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Le hockeyeur de Davidson

Le parcours de Nolan Allan jusqu’au Championnat mondial des M18 2021 de l’IIHF prend racine dans un village où le temps de glace et le soutien de la communauté abondent

Jamie Umbach
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28 avril 2021
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Prenez l’autoroute 11 vers Regina en direction sud-est à partir de Saskatoon, et vous arriverez à la petite municipalité rurale de Davidson après avoir parcouru environ 104 kilomètres.

Le village abrite notamment la plus grosse cafetière au monde, symbole de son hospitalité et de sa réputation à titre de lieu traditionnel où s’arrêter à mi-chemin entre les deux plus grandes villes de la province.

Tous les services auxquels on s’attendrait d’une petite municipalité en Saskatchewan habituée de servir de point d’arrêt, dont les stations-service, un Tim Hortons et les autres restaurants locaux, se trouvent dans le sud du village, d’où l’autoroute se poursuit pendant 146 kilomètres jusqu’à la capitale provinciale.

À travers un flot constant d’automobilistes qui ne font que passer sur l’autoroute achalandée, les résidents qui habitent les maisons et les fermes avoisinantes de Davidson – dont Nolan Allan, défenseur de l’équipe nationale masculine des moins de 18 ans, les membres de sa fratrie Blake, Evhan, Kacie et Rylyn, ainsi que leurs parents Kim et Kelly – se connaissent bien entre voisins grâce à leurs nombreuses interactions dans la municipalité, que ce soit au centre des loisirs ou au marché communautaire.

« Notre ferme familiale se trouve à environ 20 minutes du village », raconte Allan. « C’est plutôt typique du coin. »

Le joueur de 18 ans (c’est sa fête ce mercredi), qui fait partie des huit défenseurs invités à représenter le Canada au Championnat mondial des M18 2021 de l’IIHF, est le seul provenant de la « terre des cieux vivants ».

« Le village compte environ mille habitants, qui forment une communauté tissée serrée » ajoute-t-il. « Tout le monde se connaît. J’ai les mêmes amis depuis la maternelle. On grandit tous ensemble, on fait tous les mêmes sports. »

Ce n’est peut-être qu’un petit village en bordure d’autoroute dans le centre-sud de la Saskatchewan rurale, mais Davidson s’est avéré un lieu déterminant dans le parcours de l’arrière des Raiders de Prince Albert pour se mettre en valeur au Mondial des M18 avant le tant attendu repêchage 2021 de la LNH cet été.

L’aréna municipal, qui fait partie d’un complexe récréatif aujourd’hui nommé le Davidson AGT Centre, ressemble à tant d’autres installations de ce genre qu’on trouve dans les petites communautés de l’Ouest canadien. Des publicités de fermes, d’entreprises de construction et de services commerciaux tapissent les murs aux dessus des bancs, qui se trouvent en face des gradins de béton érigés d’un seul côté de la grande patinoire de dimension olympique. Le vestibule s’étend de part et d’autre de la bande, jusqu’à la ligne des buts, et les chaises qui sont de niveau avec la baie vitrée, à l’abri des mises en échec et des rondelles errantes, placent les spectateurs tout près de l’action.

Allan se rappelle de ses débuts sur patins à l’aréna à l’âge de quatre ans, en compagnie de ses parents et de son frère aîné Blake, qui, en tant que membre des Pats de Regina, a été son adversaire pendant la saison 2019-2020 de la WHL avant de se joindre aux Hitmen de Calgary cette année.

À Davidson, cette municipalité surnommée la « communauté en mouvement » où les loisirs abondent, Allan prenait régulièrement part aux séances de patinage libre entre la fin des classes et le début des entraînements prévus par l’association de hockey mineur de Davidson.

Aujourd’hui, il mise sur sa constance en défensive, son jeu de transition fondée sur une bonne première passe et sa grande mobilité malgré son gabarit imposant de 6 pi 2 po et 195 livres, des aspects de son arsenal qu’il attribue à tout ce temps additionnel passé à l’aréna après l’école.

« Tous les jours, après l’école, il y avait du patinage libre jusqu’à 17 h, heure à laquelle les entraînements commençaient », se souvient Allan. « C’était ouvert au public, tout le monde pouvait en profiter. On apportait des rondelles et on pouvait faire tout ce qu’on voulait, donc c’était assez plaisant d’avoir ce temps pour patiner et développer des habiletés, au besoin. »

Lorsqu’il a fait ses débuts chez les M15 et s’est joint aux Broncos AA de Humboldt, Allan a pu compter sur les sacrifices de ses généreux parents, qui ont passé d’innombrables heures sur la route pour parcourir avec lui les 163 kilomètres qui lui permettaient de prendre part aux entraînements et aux matchs.

« Le trajet prenait une heure et demie à l’aller, donc je dépendais beaucoup de mes parents », révèle Allan. « On partait tout de suite après l’école et on revenait autour de minuit, c’était un horaire assez éprouvant. »

Il y aurait toutefois du renfort pour le duo de parents Kim et Kelly la saison suivante.

« À ma deuxième année, d’autres joueurs des environs de Davidson ont obtenu un poste au sein de l’équipe. On a pu faire du covoiturage cette année-là, ce qui a donné un fier coup de main à mes parents. »

Allan a dominé offensivement au cours de sa deuxième saison avec Humboldt, pour ensuite conserver un rendement de près d’un point par match dans son rôle de défenseur l’année suivante avec l’équipe des M18 AAA des Blazers de Saskatoon (12 buts et 35 points en 39 matchs), ce qui lui a valu le titre de Meilleur défenseur de la SMAAAHL après sa sélection au troisième rang au total par Prince Albert en 2018.

Puisqu’ils passaient moins de temps à faire la navette partout en Saskatchewan pour deux fils doués, Kim et Kelly ont pu chercher comment encourager leurs deux enfants quand les Raiders et les Hitmen s’affrontaient pendant la saison recrue de Nolan dans la WHL.

« Mon premier match contre mon frère dans la WHL était un peu bizarre », avoue Allan. « On a grandi en jouant ensemble jusqu’à la division des M15, où il s’est joint aux Hitmen. C’était étrange d’être du côté opposé au sien sur la glace. »

« Je pense que les pires dans tout ça étaient mes parents, qui ne savaient plus qui encourager. Ils trouvent cependant le moyen de nous soutenir tous les deux. »

En ce moment, pour Allan, tous les chemins mènent au Texas, où il patrouille la ligne bleue pour aider son pays à remporter la médaille d’or avec l’aide de talentueux coéquipiers qui, comme lui, ont amorcé leur parcours dans les arénas communautaires.

Une bonne performance en défensive pour son pays peut se traduire par une hausse de sa valeur au repêchage de la LNH. Sur la plus récente liste des joueurs à surveiller du Bureau central de dépistage de la LNH, Allan avait une cote « B », ce qui en fait un candidat pour une sélection au cours de l’une des trois premières rondes.

« C’est Équipe Canada, donc c’est certain qu’il s’agit d’une formation talentueuse », affirme-t-il. « On vise l’or, évidemment, comme chaque année, donc on espère qu’il y aura une belle chimie au sein de l’équipe et qu’on atteindra notre but. »

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