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De retour à l’aréna!

Après une saison 2020-2021 marquée par l’incertitude, un certain retour à la normale est plus que bienvenu par les associations de hockey locales et les Académies des habiletés Hockey Canada

Shannon Coulter
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23 November 2021

On sent la fébrilité dans les arénas d’un océan à l’autre, à l’autre. Les patins sont tout juste aiguisés, les bâtons sont fraîchement recouverts de ruban, et les Canadiennes et Canadiens célèbrent le retour du hockey.

Après l’incertitude de la saison dernière, les associations de hockey locales et les Académies des habiletés Hockey Canada sont bien soulagées du retour à la normale.

« On planifie des tournois et on joue des matchs hors concours; tout le monde a hâte de refaire partir la machine », explique Trevor Hanley, entraîneur d’une équipe AA de M18 à Martensville, en Saskatchewan.

À Kenora, en Ontario, tous les programmes du conseil scolaire de Dave Tressor ont dû être annulés l’an dernier en raison de la COVID-19. Mais cette année, le hockey sera de retour à l’école secondaire de Beaver Brae dès février.

« Nous sommes vraiment contents de relancer l’académie avec nos élèves », se réjouit Dave Tressor, directeur adjoint de l’école.

L’année 2020 devait être la première de l’AHHC à la polyvalente Edwin Parr d’Athabasca, en Alberta. Pour les élèves de 8e et de 9 e année, cette attente n’a qu’attisé le désir.

« Dès qu’on me parle de l’académie, j’ai le sourire fendu jusqu’aux oreilles, confie la directrice adjointe Brenna Liddell. Je me sens comme une enfant le jour de Noël. Nos jeunes s’amusent comme des fous, et les parents se sont bien adaptés. »

« J’ai passé deux semaines à rencontrer les jeunes avant les vacances de novembre. On parlait de l’école et des présences, et je leur demandais comment ça se passait, à l’académie de hockey. Ils disaient tous que c’est la meilleure chose au monde. »

À Whitehorse, l’école secondaire Porter Creek a pu tenir son AHHC l’an dernier, mais en raison des restrictions sanitaires, l’accent était mis sur le développement des habiletés.

« Je pense que les jeunes ont hâte de pouvoir en faire plus cette année », indique Amy Vermeulen, l’instructrice principale du programme.

L’académie n’aura lieu que dans la deuxième moitié de l’année scolaire, mais les élèves trépignent déjà à l’idée d’un certain retour à la normalité pour le programme de hockey.

« Je les vois dans les corridors, raconte Vermeulen. Ils disent qu’ils ont hâte que le semestre soit fini pour pouvoir enfin commencer le programme de hockey. »

Même son de cloche dans les associations de hockey locales partout au pays. À l’Île-du-Prince-Édouard, les équipes sont de retour sur la glace, la principale différence cette année étant qu’elles peuvent être à l’aréna plus longtemps avant les séances d’entraînement et les matchs.

Blaine Fitzpatrick, entraîneur de hockey mineur pour l’équipe féminine AAA de M15 à Charlottetown, sait que ce temps permet à ses athlètes de se rapprocher.

« Elles veulent juste que ça redevienne comme avant. Elles veulent pouvoir jaser et niaiser ensemble avant d’aller sur la glace. On s’en rapproche. On a régulièrement droit à 30 minutes. Les filles ont le temps de s’amuser un peu. Il y a beaucoup de fébrilité. On pourrait potentiellement avoir une saison normale, une saison comme avant la COVID. »

À Yellowknife, les joueurs s’ennuient des tournois.

« Normalement, on joue contre les équipes des petites municipalités, explique l’entraîneuse adjointe au niveau M7 Patricia Parker. Ici, à Yellowknife, ou chez eux. On peut visiter leur coin un peu, ils peuvent venir à la piscine. Ça manque beaucoup aux enfants en ce moment. »

Trevor Hanley dit que tout le monde est de retour sur la glace dans son association : les équipes de M7 à M11 s’entraînent, et les équipes de M13, M15 et M18 ont déjà commencé à disputer des matchs ou s’apprêtent à le faire. L’an dernier, les séances d’entraînement étaient permises en Saskatchewan, mais il fallait se limiter à huit joueurs sur la glace.

« Il a fallu être créatif pour que les jeunes s’amusent. Nos entraîneurs ont hâte de reprendre les entraînements normaux, d’avoir toute l’équipe sur la glace et de pouvoir être derrière le banc pendant les matchs », raconte-t-il.

Certes, la pandémie a été mère de créativité et de flexibilité. Compte tenu des restrictions dans les vestiaires au Yukon, Patricia Parker a dû trouver de nouvelles façons d’aider ses mini-hockeyeurs à se préparer.

« Ils venaient tout habillés, mais il fallait les aider à lacer et délacer leurs patins. Ça nous a rapproché d’eux, parce que pendant ce temps-là, on parlait un peu avec chaque enfant, par exemple ce qu’ils ont fait en fin de semaine ou de ce qu’ils ont mangé. »

Blaine Fitzpatrick, lui, s’est inspiré de la NFL : l’an dernier, il a créé un livre de jeu détaillant les systèmes de marquage, que ses joueurs peuvent étudier à leur guise.

« On a moins de temps sur la glace pour passer en revue les trios, donc ça leur donne la chance d’étudier à la maison, quand ça leur convient. »

Malgré tout ce que la pandémie a entraîné, les gens de partout au Canada comptent bien utiliser le hockey pour promouvoir un mode de vie sain.

« La santé mentale a beaucoup souffert. Pas seulement en Saskatchewan, mais d’un océan à l’autre, à l’autre, résume Dave Tressor. Le programme d’académies de hockey est un beau moyen d’amener les élèves à pratiquer un sport et socialiser. »

Maintenant que notre sport est de retour, tout le monde se prépare à renouer avec le meilleur sport au monde.

« Je suis content de voir que le reste de leur passage en hockey mineur se déroulera peut-être normalement, et aussi de les voir s’amuser sur la patinoire avec leurs amis, se réjouit Fitzpatrick. Ils vont travailler fort et s’améliorer, et qui sait ce que l’avenir leur réservera? Je suis vraiment content pour les jeunes. »

Kaylee Grant instructs a group of young girls on the ice at the One For All event in Yellowknife.

Laisser sa marque dans le Nord

Figure marquante du hockey féminin dans les territoires, Kaylee Grant n’hésite jamais à donner de son temps bénévolement pour offrir plus d’occasions aux femmes et aux filles

Katie Brickman
|
14 April 2024

Dès son arrivée à Yellowknife, Kaylee Grant s’est empressée de se trouver une équipe de hockey.

L’ingénieure d’exploitation y était pour un mandat d’un an en vue d’acquérir de l’expérience dans son domaine. Douze ans plus tard, elle vit toujours dans les Territoires du Nord-Ouest. Et si elle a choisi d’y élire domicile, le hockey y est certainement pour quelque chose.

« On tend souvent à chercher nos repères, et le sport en était un pour moi, décrit Grant. Se joindre à une équipe sportive, c’est aussi se faire un cercle d’amies. On fait partie d’un groupe où l’on se sent acceptée, où toutes sont unies par un but et un intérêt communs. À mon arrivée dans le Nord, je ne savais pas trop comment m’y prendre pour rencontrer des gens, d’où l’idée de tenter ma chance à l’aréna. »

C’est sur les patinoires que Grant a passé la majeure partie de sa jeunesse à Antigonish, en Nouvelle-Écosse. Il faut dire que le hockey est roi et maître dans sa ville natale, où l’enthousiasme de la population pour ses équipes junior A, junior B et universitaire est toujours palpable. Cette passion collective pour le sport est ce qui explique l’importance du hockey dans la vie de Grant.

« Le hockey prenait toute la place. On sentait l’appui de la communauté pour nos équipes. Les arénas étaient toujours pleins, l’ambiance était électrisante. »

Grant a fait son hockey mineur en Nouvelle-Écosse avant de s’installer à Terre-Neuve-et-Labrador, où elle a évolué avec l’équipe de l’Université Memorial. Puis, à 23 ans, elle plie bagage et prend la direction de Yellowknife. Elle se doutait bien qu’elle retrouverait le même esprit de communauté dans un aréna.

« Rien ne favorise les nouvelles rencontres autant que le sport. Quand on vient d’ailleurs, il n’y a pas meilleur moyen. En rejoignant une équipe de hockey, je me créais d’emblée un petit réseau de gens aux intérêts similaires, plus ou moins du même âge. Et puis, il y a tant de possibilités dans le Nord pour se développer, que l’on s’intéresse à l’entraînement ou au mentorat ou que l’on souhaite parfaire notre jeu sur la glace. Ça m’a beaucoup aidée. »

La passion de Grant pour le sport ne se limitait pas à sa qualité de joueuse, elle qui a su trouver d’autres voies pour élargir ses connaissances lorsqu’elle était encore en Nouvelle-Écosse. C’est à titre de coordonnatrice hors glace avec l’équipe féminine des moins de 18 ans des Bulldogs d’Antigonish qu’elle a fait ses débuts en entraînement.


Kaylee Grant smiles as she skates with a young player on the ice.

Grant a obtenu la certification d’évaluation après avoir suivi les formations Développement 1 et Haute performance 1. D’autres formations et certifications en entraînement ont suivi au fil des ans, toujours dans une optique de perfectionnement et d’implication communautaire.

« De voir l’essor continu du hockey féminin, c’est ce qui me motive. J’adore voir la progression de mes joueuses. Les voir se développer et évoluer comme personnes. Et quand elles décident de s’impliquer comme entraîneuses, je suis comblée. »

La philosophie de Grant derrière le banc? Nourrir la passion des joueuses pour le sport, montrer l’exemple et créer un milieu positif pour les femmes et les filles.

L’entraînement et l’accompagnement des filles sont des aspects que Grant a à cœur. Pour elle, la voie la plus efficace pour faire évoluer les choses était d’agir à un plus haut niveau, notamment en jouant le rôle de personne-ressource pour inciter davantage de joueuses à s’intéresser à l’entraînement. C’est d’ailleurs ce qui l’a menée à travailler avec Hockey Nord et le programme des formatrices de responsables du développement des entraîneuses de Hockey Canada, qui vise à éliminer les obstacles à la formation des entraîneuses.

« Kaylee a connu tout un parcours, elle qui a été bénévole à pratiquement tous les niveaux et qui s’implique de plus en plus dans la formation d’entraîneuses et en tant qu’instructrice », souligne Kyle Kugler, directeur administratif de Hockey Nord et ami proche de Grant. « C’est une excellente ambassadrice de notre sport qui sait comment mettre à profit son propre vécu pour aider d’autres entraîneuses dans leur développement. »

En tant qu’entraîneuse bénévole, Grant a connu des moments forts avec ses équipes, notamment à titre d’entraîneuse-chef lors des Jeux d’hiver de l’Arctique et des Jeux d’hiver du Canada et en tant qu’entraîneuse adjointe d’Équipe Nord au Championnat national autochtone de hockey.

« J’ai eu tellement d’occasions grâce à Hockey Nord, reprend Grant. Cet appui a eu un énorme impact sur mon parcours comme entraîneuse. Que de beaux moments passés avec ces équipes des territoires. J’ai fait le choix de rester ici, et c’est en grande partie en raison de ces expériences et des occasions en entraînement. C’est plaisant de savoir que nous avons toujours la possibilité de progresser, d’aller plus loin. »

Grant était aussi parmi les principales bénévoles lors de la toute première célébration Ensemble pour elles tenue à Yellowknife en février. L’événement de quatre jours destiné aux femmes et aux filles de partout aux Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut proposait entre autres des stages pour gardiennes de but, des jeux dirigés sur glace et diverses activités hors glace. Née d’un partenariat entre Hockey Canada et Hockey Nord, l’initiative se veut une célébration du sport en soutien au hockey local dans le Nord.

« Kaylee est l’une des coresponsables dans la région, alors quand nous avons décidé de lancer cette initiative à Yellowknife, qu’elle en fasse partie allait de soi », explique Katie Greenway, responsable du hockey féminin à Hockey Canada. « Fidèle à ses habitudes, elle a saisi la balle au bond et s’est investie pleinement. Des gens comme elle, qui s’impliquent autant pour leur communauté et pour leur sport, c’est précieux. »

S’impliquer comme Grant le fait en entraînement, c’est dans sa nature. Elle le fait pour les autres, pour que les femmes prennent encore plus leur place dans le sport. Et jamais dans le but d’en retirer elle-même quelque chose.

« Cela fait quelques années maintenant que je connais Kaylee, et je sais à quel point elle est occupée, poursuit Greenway. Pourtant, elle ne dit jamais non. Et elle aide non pas pour qu’on l’encense, mais bien par bonté de cœur, toujours le sourire aux lèvres. C’est une personne formidable qui a un impact positif sur chaque personne qu’elle croise. »

L’impact de Grant sur le hockey dans le Nord, que ce soit à titre d’entraîneuse, de mentore ou de coéquipière, elles sont nombreuses à l’avoir ressenti au cours des 12 dernières années. Mais la principale intéressée préfère remettre les choses en perspective.

« Je n’irais pas jusqu’à dire que j’ai eu une grande influence sur le hockey féminin dans le Nord. Je ne suis qu’une infime partie de tout ce qui est en train de bouger dans cette partie du pays depuis la dernière décennie. J’aime à penser que j’ai aidé à former d’autres entraîneuses, et que j’ai donné le bon exemple dans mon parcours. S’il s’avère que j’ai eu un impact, ç’aura été en incitant les joueuses à se tourner vers l’entraînement. Mais ça reste un travail collectif – tout le monde qui participe aura laissé sa marque sur le hockey féminin. »

Pour Kyle Kugler, seul administrateur de Hockey Nord, la présence de bénévoles comme Kaylee est essentielle à son travail et au développement des joueuses.

« Les bénévoles jouent un rôle crucial dans toute programmation offerte aux petites communautés dans le Nord, conclut-il. Kaylee en fait encore plus que nous ne le pensons. Les entraîneuses et entraîneurs ont une grande influence sur les équipes et les athlètes. Kaylee est un modèle positif et une fière porte-parole du hockey féminin qui donne de son temps sans compter les heures. Une bénévole qui a le cœur sur la main. »

Vous aimeriez vous impliquer derrière le banc? Rendez-vous au HockeyCanada.ca/Entraineurs ou communiquez avec votre association de hockey locale, ou encore, avec votre membre régional, provincial ou territorial de Hockey Canada.

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Two players high-five on the ice.

L’Académie des habiletés Hockey Canada au service de l’apprentissage

Qu’il s’agisse de maintenir l’intérêt des élèves toute la journée ou de favoriser l’essor du sport dans la communauté, le programme de l’AHHC offre une expérience unique en son genre

Katie Brickman
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22 February 2024

Aider les élèves à acquérir de nouvelles compétences, à prendre confiance et à créer des liens durables, autant en classe qu’ailleurs, c’est ce que visent Shaune Beatty et Brett Cameron, deux professionnels du milieu de l’éducation.

À leurs yeux, la présence de l’Académie des habiletés Hockey Canada (AHHC) dans leurs écoles a des retombées importantes pour les jeunes.

« L’Académie des habiletés Hockey Canada offre une multitude de possibilités aux élèves », décrit M. Beatty, directeur des activités scolaires et superviseur du programme de l’AHHC pour la division scolaire Good Spirit à Yorkton, en Saskatchewan.

Good Spirit a introduit le programme dans ses écoles dans l’espoir de mettre en place une nouvelle culture, d’attirer de nouveaux élèves et de favoriser l’essor du hockey dans ses communautés. Cela fait maintenant quatre ans que les AHHC sont implantées à Yorkton.

« Certaines de nos académies comptent sept jeunes, dont quelques-uns qui n’avaient jamais joué auparavant. Quelques classes ont même organisé des collectes d’équipement afin de rendre le sport plus accessible et plus répandu dans la communauté. »

Plus de cent vingt élèves de sept écoles à Yorkton participent au programme de l’AHHC. Pour beaucoup d’entre eux, c’est une façon de poursuivre leur parcours scolaire avec un plus grand intérêt.

« Les commentaires que je reçois se rapportent beaucoup à l’implication. Les jeunes ont hâte d’aller à l’école. Leurs journées se trouvent à être scindées, ce qui leur donne une pause de l’enseignement magistral. Cette implication, qui va au-delà de la salle de classe, est ce qu’ils et elles apprécient le plus. »

L’objectif du programme de l’AHHC consiste d’une part à favoriser la réussite scolaire en créant un équilibre entre les études et le sport et, d’autre part, à améliorer les habiletés au hockey.

« Je pense notamment à deux anciens du programme dans notre communauté, qui ont poursuivi leur cheminement et font maintenant partie d’académies de plus grande envergure. C’est formidable de voir ces jeunes motivés avoir de telles occasions. »

En tant qu’ancien hockeyeur, Brett Cameron fait de son mieux pour transmettre le savoir qu’il a acquis comme joueur à ses élèves de l’école secondaire Miramichi Valley de Miramichi, au Nouveau-Brunswick.

« Je cherche simplement à transmettre mes connaissances », explique-t-il.

L’AHHC de Miramichi Valley a connu une forte expansion depuis son introduction à l’automne 2020. À l’origine, le programme n’était offert que sur un semestre aux élèves de 9 e et 10 e années ainsi qu’aux élèves en immersion française. En 2021, il était offert en français et en anglais à chacun des deux semestres. Et aujourd’hui, on compte 24 élèves – des garçons et des filles de différents niveaux d’habileté – qui participent au programme chaque semestre.

« Des sourires fendus jusqu’aux oreilles, c’est ce qu’on voit en permanence sur la glace, poursuit M. Cameron. La progression est claire et se fait au rythme de chacun et de chacune. Les jeunes s’amusent tout en s’améliorant. »

Grâce à l’AHHC, les élèves de Miramichi Valley peuvent non seulement apprendre les habiletés de base sur la glace, mais aussi d’obtenir leurs certifications en arbitrage et en entraînement.

« Cela dépasse le simple cadre du hockey, et c’est un net avantage du programme. C’est tellement gratifiant de voir les jeunes s’améliorer et travailler sur leurs habiletés, tant sur la glace qu’à l’extérieur de la patinoire. Eux n’ont pas toujours conscience de leurs progrès en classe, mais nous voyons bien les changements et l’évolution de semaine en semaine. »

Les élèves ne sont pas les seuls à bénéficier du programme. En tant qu’instructeur-chef, mais aussi comme enseignant d’histoire et d’éducation physique et dans son rôle d’entraîneur au niveau AAA, Brett Cameron voit bien à quel point le programme de l’AHHC l’a lui-même aidé.

« Je m’améliore comme entraîneur. Tout ce temps et ces efforts investis dans le programme m’aident beaucoup derrière le banc au hockey mineur. Je suis très reconnaissant d’avoir la chance d’enseigner à ces jeunes les bases du hockey, sans oublier tous les bienfaits indirects qu’ils et elles retirent du programme. »

Bien que l’AHHC ait donné lieu à de nombreux souvenirs mémorables, il y a un moment en particulier qui ressort du lot pour M. Cameron. L’automne dernier, les Maritimes ont accueilli le Défi mondial de hockey junior A à Truro, en Nouvelle-Écosse. Max Jardine, un ancien joueur de l’AHHC, était du tournoi. L’ensemble des élèves inscrits à l’AHHC se sont rendus sur place pour voir Jardine affronter les meilleurs.

« C’était la preuve que tout est possible. Pour ceux et celles qui ne jouent pas forcément à un échelon élevé, c’était super de voir à l’œuvre un ancien de l’AHHC à ce niveau de compétition. »

Le programme de l’AHHC est maintenant présent dans plus de 150 écoles réparties dans huit provinces, et le nombre continue de grimper. Brett Cameron y va de quelques conseils à l’intention des autres exploitants : « L’objectif, c’est d’abord de s’adapter au niveau de chacun et de chacune, et ensuite, de s’assurer de leur progression. Pour que les jeunes s’amusent et prennent confiance au maximum, ils doivent recevoir un bon enseignement et constater eux-mêmes les progrès réalisés au cours du semestre. »

Pour Shaune Beatty, là où le programme prend toute sa signification, c’est en créant des partenariats au sein des communautés et en aidant ainsi les petites écoles à surmonter les obstacles auxquels elles peuvent être confrontées.

« Évitons de concentrer tous nos efforts sur les joueuses et les joueurs les plus doués, poursuit-il. Par la force des choses, ces jeunes vont s’améliorer, ne serait-ce que par le temps supplémentaire qu’ils et elles passent sur la glace. Les récits les plus marquants sont souvent ceux de filles et de garçons qui ont moins d’expérience, ou même qui en sont à leurs premiers coups de patin. Le succès des AHHC tient en partie à ces jeunes qui s’initient au hockey avec intérêt. C’est la meilleure façon de favoriser l’essor de notre sport. Ce sont des élèves d’abord et avant tout, mais il y a là l’occasion de leur transmettre la passion du hockey. Et ça, c’est pour la vie. »

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Entraîneuses en herbe 2023

Huit étudiantes-athlètes participeront au programme Entraîneuses en herbe

La troisième cohorte du programme Entraîneuses en herbe sera suivie jusqu’en 2024-2025

NR.061.23
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21 September 2023

CALGARY, Alb. – Hockey Canada et U SPORTS ont annoncé les huit étudiantes-athlètes choisies pour participer à la troisième cohorte du programme Entraîneuses en herbe pendant les saisons 2023-2024 et 2024-2025.

Née en 2021 d’un partenariat entre Hockey Canada, U SPORTS et la Fondation Hockey Canada, l’initiative Entraîneuses en herbe vise à accroître le nombre de femmes derrière le banc au hockey au Canada. De la formation et du mentorat sont offerts à des étudiantes-athlètes qui évoluent au sein d’U SPORTS et qui désirent devenir entraîneuses. Les participantes au programme occuperont un poste d’entraîneuse adjointe au sein d’une équipe de hockey féminin de M13, M15 ou M18 pendant les deux saisons et recevront une formation en entraînement, des occasions de perfectionnement professionnel et une rétribution.

La cohorte de cette année est composée d’étudiantes-athlètes provenant de huit programmes de hockey féminin U SPORTS représentant trois de ses conférences :

• Alexis Anonech (Université York, SUO)

• Emmy Fecteau (Université Concordia, RSEQ)

• Lyndsey Janes (Université Mount Royal, CW)

• Madison Laberge (Université Nipissing, SUO)

• Isabelle Lajoie (Université de l’Alberta, CW)

• Sophie Lalor (Université de la Saskatchewan, CW)

• Sarah-Maude Lavoie (Université McGill, RSEQ)

• Chihiro Suzuki (Université de Guelph, SUO)

« Nous sommes ravis d’accueillir ces huit étudiantes-athlètes accomplies au sein du programme Entraîneuses en herbe et d’avoir le plaisir de collaborer avec elles au cours des deux prochaines saisons », a commenté Marin Hickox, vice-présidente du hockey féminin à Hockey Canada. « L’initiative Entraîneuses en herbe est un programme important pour appuyer et développer la prochaine génération de meneuses au hockey, et nous remercions le personnel entraîneur de U SPORTS ayant proposé la candidature de ces athlètes de talent.

« Les filles qui sont dirigées par une femme sont plus susceptibles de se tourner vers le rôle d’entraîneuse à la fin de leur parcours de joueuse, et nous espérons que ce programme aura une influence positive sur le recrutement et la rétention des filles dans des rôles de meneuses au hockey. »

Depuis sa création, le programme a guidé des étudiantes-athlètes provenant de 16 programmes de hockey féminin U SPORTS représentant les quatre conférences de l’alliance.

« Les huit étudiantes-athlètes sélectionnées pour Entraîneuses en herbe sont d’excellentes ambassadrices pour le hockey et le sport universitaire au Canada », a affirmé Lisette Johnson-Stapley, directrice en chef du sport à U SPORTS. « Nous voyons déjà l’impact positif du programme, véritable source d’inspiration pour les jeunes filles partout au pays. Nous sommes heureux qu’Alexis, Chihiro, Emmy, Isabelle, Lyndsey, Madison, Sarah-Maude et Sophie fassent leurs débuts derrière le banc tout en continuant à représenter fièrement leur université respective en tant qu’étudiantes-athlètes. »

Le comité de sélection d’Entraîneuses en herbe est composé de représentants et représentantes de Hockey Canada, d’U SPORTS, des membres régionaux, provinciaux et territoriaux de Hockey Canada ainsi que du conseil d’administration de la Fondation Hockey Canada.

Pendant la Semaine nationale des entraîneurs, Hockey Canada souligne l’influence positive du personnel entraîneur sur les athlètes aux quatre coins du pays avec des ressources pour dire #MerciCoach et une série d’articles que vous trouverez ici.

Pour de plus amples renseignements sur Hockey Canada, veuillez consulter le HockeyCanada.ca ou suivre les médias sociaux FacebookX et Instagram.

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A coaching whiteboard rests on top of the boards.

Des outils pour le personnel entraîneur

Des formations à venir jusqu’à des démonstrations d’habiletés et d’exercices, Hockey Canada propose une variété de ressources pour les entraîneurs et entraîneuses de tous les niveaux du pays

Shannon Coulter
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17 September 2023

Les entraîneurs et entraîneuses sont la pierre angulaire de la communauté du hockey. Que vous soyez derrière le banc depuis longtemps ou en pleine découverte de ce rôle, Hockey Canada vous offre bon nombre de ressources pour réussir dans votre parcours.

Par où commencer?

Le point de départ, c’est le Programme national de certification des entraîneurs (PNCE) de Hockey Canada. Il permet aux entraîneurs et entraîneuses de se donner les outils nécessaires et de parfaire leurs connaissances du jeu afin de pouvoir travailler de façon efficace auprès de leurs athlètes. Hockey Canada offre six stages en entraînement et cinq champs de compétence au sein du profil Instruction.

Pour obtenir un statut « Formé » permettant de diriger une équipe au sein du profil sport communautaire, vous pouvez suivre les formations Entraîneur 1 — Intro à l’entraînement ou Entraîneur 2 – niveau Entraîneur. À ces niveaux, il n’est pas requis de détenir une certification du PNCE; un entraîneur ou une entraîneuse peut conserver le statut « Formé » pour une période indéfinie après avoir complété ces profils. Inscrivez-vous à un stage en entraînement ou visitez le site Web de votre membre pour plus d’information.

Respect et sport

Le programme Respect et sport pour leaders d’activité et entraîneurs est une formation en ligne amusante et conviviale qui aide les entraîneurs et entraîneuses ainsi que les chefs de file qui travaillent auprès des jeunes à reconnaître et comprendre les cas d’intimidation, de mauvais traitements, de harcèlement et de discrimination et à y réagir. La formation vise à établir une culture holistique de respect au sein de la communauté sportive et à fournir les outils fondamentaux qui permettent à tout membre du personnel entraîneur de devenir de meilleurs modèles pour les jeunes athlètes qui sont sous leur responsabilité.

Dans l’écosystème du hockey canadien, plus de 230 000 entraîneurs et entraîneuses ont obtenu une certification du Respect Group.

Habiletés et exercices

Le Réseau Hockey Canada offre aux entraîneurs et entraîneuses et aux athlètes les outils pour réussir sous forme d’exercices, d’habiletés, de vidéos, de plans d’entraînements et d’articles accessibles au moyen d’une tablette ou d’un téléphone. L’appli compte plus de 1 500 exercices et 100 plans de leçons, et d’autres sont ajoutés pendant la saison.

Vous manquez d’inspiration pour vos exercices? Hockey Canada publie fréquemment dans ses réseaux sociaux des vidéos d’habiletés qui peuvent être intégrées à vos plans d’entraînement. Recherchez les mots-clics #EntraîneursHabiletésHC et #EntraîneursGardiensHC sur X (anciennement Twitter), Facebook et Instagram pour trouver plus de vidéos d’exercices.



L’Accès aux exercices est une ressource qui permet de trouver des démonstrations d’habiletés et d’exercices pour les athlètes. Offerte gratuitement, elle contient des centaines d’exercices et de vidéos. Elle comprend aussi des plans d’entraînement préconçus offerts en téléchargement avec des gabarits pour les formations lors de matchs, les statistiques individuelles, les rapports de dépistage et bien plus.

L’entraînement au féminin

Programme Les entraîneuses

Le programme Les entraîneuses est une formation en entraînement gratuite réservée aux femmes qui a été conçue pour accroître le nombre d’entraîneuses formées au Canada et ainsi offrir des mentores et des modèles aux jeunes participantes. Il vise à mettre en place des infrastructures pour favoriser et soutenir la participation des filles et des femmes au hockey partout au pays, à contribuer au développement de modèles et chefs de file au sein de la communauté du hockey et à éliminer les barrières à la formation des entraîneuses.

Formatrices de responsables du développement des entraîneuses

Lancé en 2019, le programme des formatrices de responsables du développement des entraîneuses (FRDE) offre des programmes d’entraînement au hockey dirigés par des femmes. Jusqu’à maintenant, le programme a outillé 38 entraîneuses émérites non seulement pour présenter des stages sur l’entraînement, mais aussi pour former des personnes-ressources et des évaluatrices au sein de chaque membre.

Les membres ont l’occasion de soumettre des candidatures de déléguées chaque saison. Une fois qu’elles ont suivi des formations et obtenu des certifications du programme, les déléguées peuvent jouer un rôle de meneuse pour assurer la meilleure exécution possible du programme Les entraîneuses et soutenir les entraîneuses au sein de leur communauté.

Entraîneuses en herbe

En 2021, la Fondation Hockey Canada s’est associée à U SPORTS pour lancer Entraîneuses en herbe, un programme conçu pour accroître le nombre de femmes dans des rôles d’entraîneuses au Canada. Ce programme de mentorat de deux ans vise à former, à mentorer et à valoriser les femmes derrière le banc.

Les candidates sont proposées par leur entraîneur ou entraîneuse du réseau U SPORTS.

Y a-t-il d’autres ressources pour m’appuyer dans mon rôle derrière le banc?

Vous êtes à la recherche de ressources additionnelles? Vous avez une question à propos de l’entraînement dans votre région? Hockey Canada et ses membres ont des personnes-ressources prêtes à vous aider dans votre parcours.

Cliquez ici pour trouver leurs coordonnées.

Vous avez d’autres questions? Visitez les foires aux questions suivantes pour en apprendre davantage sur divers sujets :

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Une jeune hockeyeuse se concentre sur le contrôle de la rondelle durant un exercice.

Nouveau semestre, nouvelles habiletés

En ce début d’année scolaire dans le programme des Académies des habiletés Hockey Canada, il est important d’évaluer diverses habiletés chez les athlètes afin de planifier les leçons pour tout le semestre

Shannon Coulter
|
25 October 2022

La nouvelle année scolaire est maintenant bien entamée, et les élèves du programme des Académies des habiletés Hockey Canada (AHHC) se réjouissent d’être de retour en classe et sur la glace. Après un été loin des patinoires, la rentrée scolaire est le moment idéal pour évaluer le niveau d’habileté des jeunes. Cela permet aux instructeurs-chefs et aux instructrices-chefs d’adapter leurs plans de leçon en fonction des besoins cernés.

« En début d’année, il s’agit d’évaluer diverses habiletés pour se faire une idée du niveau des jeunes, tant leurs forces que leurs faiblesses », explique Corey McNabb, directeur du développement de la prochaine génération à Hockey Canada. « On peut ensuite dresser un plan mieux adapté, définir ce que l’on veut enseigner et la façon de le faire. »

Quel type d’habiletés devrait-on inclure dans l’évaluation? On suggère d’intégrer les techniques de patinage de base et le contrôle de la rondelle, puisque ce sont des habiletés qui sont sollicitées dans toutes sortes d’exercices, tout comme dans les matchs. Il est également utile d’évaluer ces techniques en espace restreint.

Certaines habiletés peuvent être évaluées selon la position. Pour les défenseurs, par exemple, on peut commencer par les habiletés de patinage, puis ajouter le jeu en transition et les pivots sans la rondelle, pour ensuite évaluer les habiletés de passeur.

« Plutôt que de porter sur les habiletés en général, nos plans d’évaluation sont axés sur celles qui sont applicables en situation de match », fait remarquer Dean Seymour, responsable de la prochaine génération et du développement des joueurs à Hockey Canada.

Le début d’année est également un bon moment pour réaliser certaines évaluations hors glace. Le sprint sur 40 mètres, l’épreuve d’agilité 5-10-5, le saut en longueur sans élan et le lancer du ballon d’entraînement en sont quelques exemples. Chacune de ces évaluations pourra servir de référence tout au long de l’année scolaire.

Les participants et participantes du programme des AHHC ont des parcours variés au hockey; certains jouent depuis des années, alors que d’autres en sont à leurs premiers coups de patin. Ce qui est bien des exercices visant les habiletés de base, c’est qu’ils peuvent être utilisés avec tous les athlètes.

« L’exécution ne fait que s’améliorer au fil du temps et du développement, souligne McNabb. En fait, il existe très peu d’évaluations qu’on ne saurait utiliser avec les jeunes au hockey mineur. »

En ce qui a trait à la planification des leçons, McNabb suggère de se concentrer sur les principaux points d’enseignement et d’évaluation. Ainsi, l’attention est centrée sur des aspects précis d’un exercice, plutôt que sur la réalisation d’un exercice sans objectif clair. Une bonne planification pour tout le semestre peut aussi aider les instructeurs et instructrices à atteindre leurs objectifs.

« L’important est d’établir un calendrier et de le respecter, sans trop sauter d’étapes », soutient Seymour.

Pour les élèves inscrits à une AHHC qui pratiquent le sport en dehors du programme, il convient d’assurer une bonne communication avec le personnel d’entraîneurs de l’association de hockey locale.

« Il faut parler aux entraîneurs et entraîneuses, leur demander conseil quant aux aspects précis à travailler avec certains jeunes, ajoute McNabb. C’est une belle occasion de collaborer. »

Dans le cas des AHHC comptant des élèves qui s’initient au hockey, la répétition des exercices tout au long du semestre constitue une excellente stratégie pour améliorer les habiletés de base.

« Tous les exercices ou presque impliquent des virages à gauche, des virages à droite, souligne McNabb. On patine, on effectue des passes et des tirs. Le but demeure de garder les jeunes actifs et leur permettre de s’améliorer simplement en effectuant les exercices demandés. »

Vous cherchez des idées d’exercices à inclure dans votre plan d’entraînement AHHC? L’appli Réseau Hockey Canada, offerte gratuitement, contient plus de 1 500 exercices et plus de 100 plans de leçon – tout ce dont les entraîneurs et entraîneuses et leurs athlètes ont besoin pour réussir. Accès aux exercices est une autre ressource qui vous propose gratuitement des centaines d’exercices et de vidéos.

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Un officiel dépose une rondelle lors d’une mise au jeu pendant un match entre de jeunes élèves.

Du soutien au fil de l’année scolaire

Les Académies des habiletés Hockey Canada bénéficient de ressources, d’exercices et de certifications en entraînement afin de préparer leurs plans de leçons

Shannon Coulter
|
25 October 2022

Qui dit retour à l’école dit retour de la saison des Académies des habiletés Hockey Canada (AHHC)! Pour aider les élèves en classe et sur la glace tout au long de l’année scolaire, voici quelques ressources que les instructeurs et instructrices peuvent intégrer à leur curriculum de l’AHHC.

Habiletés et exercices

L’appli Réseau Hockey Canada offre aux entraîneurs et entraîneuses et aux athlètes les outils pour réussir sous forme d’exercices, d’habiletés, de vidéos, de plans d’entraînements et d’articles accessibles au moyen d’une tablette ou d’un téléphone. L’appli compte plus de 1 500 exercices et 100 plans de leçons, et d’autres sont ajoutés pendant la saison.

Accès aux exercices est une autre ressource qui propose des exercices et habiletés pour les élèves. Offerte gratuitement, elle contient des centaines d’exercices et de vidéos. Elle comprend aussi des plans d’entraînement offerts en téléchargement avec des gabarits de formations pour les matchs, de statistiques individuelles, de rapports de dépistage et bien plus.

Vous manquez d’inspiration pour vos exercices? Hockey Canada publie fréquemment des vidéos d’habiletés dans ses réseaux sociaux qui peuvent être intégrées à vos plans d’entraînement. Cherchez #EntraîneursHabiletésHC (ou #HCSkillsCoach) et #EntraîneursGardiensHC (ou #HCGoalieCoach) sur Twitter, Facebook et Instagram pour trouver plus de vidéos d’exercices qui vous seront utiles sur la glace.

Certification en entraînement

Tous les instructeurs-chefs et instructrices-chefs des AHHC doivent obtenir la certification du programme Respect et sport pour leaders d’activité. Il faut aussi obtenir la certification Entraîneur 2 – niveau Entraîneur du Programme national de certification des entraîneurs (PNCE), ou au moins obtenir le statut « formé » dans deux des stages suivants du profil Instruction : patinage, développer les défenseurs, habiletés et jeux en espaces restreints.

Il est également possible d’obtenir des certifications en entraînement de plus haut niveau, comme d’autres stages du profil Instruction ou d’autres programmes du PNCE tels que Développement 1 ou Haute performance 1. La page consacrée à l’entraînement du site Web de Hockey Canada explique la différence entre les niveaux et présente des cheminements en entraînement. Nous vous invitons à communiquer avec votre membre de Hockey Canada pour en savoir plus sur la certification en entraînement de haut niveau.

Membres de l’AHHC

Pour d’autres ressources, ouvrez une session sur votre compte de l’AHHC au HockeyCanada.ca. Vous aurez accès au curriculum de l’AHHC, aux plans d’entraînement pour les activités sur et hors glace, à des conseils et à des liens vers des séminaires antérieurs des AHHC.

Il y a plus de 150 AHHC dans l’ensemble du pays. Nous vous invitons à communiquer avec des instructeurs-chefs et instructrices-chefs d’autres écoles pour échanger des idées et des conseils. Les associations de hockey locales de votre région peuvent aussi de bon conseil lorsque vous préparez vos plans de leçons. Si vous avez besoin de soutien au fil de l’année scolaire, veuillez communiquer avec Drew McLaughlin, responsable des programmes scolaires, mobilisation des membres.

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Des modèles bien réels

Véritables ambassadrices de leur sport, Courtney Birchard-Kessel, Tara Watchorn et Stefanie McKeough sont passées à l’histoire en formant la première équipe d’entraîneuses entièrement féminine du programme des M18

Jonathan Yue
|
24 September 2022

Sur la glace, l’équipe nationale féminine des moins de 18 ans du Canada a balayé ses trois matchs contre les États-Unis pour la première fois depuis 2007 dans le cadre de sa série estivale. Mais derrière le banc, une autre page d’histoire a été écrite grâce au personnel d’entraîneuses.

L’entraîneuse-chef Courtney Birchard-Kessel et ses adjointes Stefanie McKeough et Tara Watchorn ont formé la première équipe d’entraîneuses entièrement féminine de l’histoire du programme féminin des M18 du Canada. Sans négliger l’importance de la performance contre les Américaines, il reste que l’impact de la série sur l’essor du hockey féminin va bien au-delà de la patinoire.

« Il y a un bel élan en ce moment pour les femmes qui s’impliquent dans l’entraînement, soutient Watchorn. Grâce à des pionnières comme Hayley Wickenheiser et Caroline Ouellette, on a le plaisir de voir des femmes qui s’investissent comme entraîneuses, et c’est maintenant possible d’en faire une carrière, alors que c’était extrêmement difficile d’y parvenir auparavant. J’aime vraiment voir cette transition où une génération de joueuses qui ont fait carrière au hockey peut maintenant aspirer à décrocher un poste en entraînement. »

S’ajoute à cette réalisation le fait que les trois membres du personnel d’entraîneuses sont des anciennes du programme national féminin qui ont foulé la glace ensemble lors de différents camps et événements au fil des 15 dernières années. Elles ont notamment goûté à l’or avec l’équipe nationale féminine de développement du Canada à la Coupe MLP 2011, le seul événement où elles ont représenté leur pays au sein d’une même équipe.

Ensemble, les trois ont un bagage de 183 matchs sur la scène internationale. Birchard-Kessel a pris part à trois éditions du Championnat mondial féminin de l’IIHF, gagnant l’or en 2012, Watchorn est devenue une médaillée d’or olympique en 2014, en plus de participer trois fois au Mondial féminin, et McKeough faisait partie de la formation canadienne au Championnat mondial féminin des M18 2009 de l’IIHF.

Ces retrouvailles derrière le banc pour le programme national revêtent ainsi une couleur particulière pour les trois hockeyeuses.

« Nos trois parcours se sont croisés tellement souvent pendant nos carrières de joueuses, et nous avons beaucoup d’expériences et de valeurs apprises en cours de route que nous partageons, raconte Watchorn. Dans le cas des M18, elles sont plutôt jeunes et, pour bon nombre d’entre elles, il s’agit d’une initiation au milieu de la haute performance. Donc, on est en mesure de comprendre ces sources d’anxiété et d’en tenir compte. On leur dit de simplement se concentrer sur l’instant présent et de profiter du temps qu’elles passent avec leurs coéquipières, car ça ne fait que les rendre meilleures. »

Watchorn a toujours voulu être entraîneuse. Déjà, au cours de son illustre carrière de joueuse, marquée par les Jeux olympiques, le Mondial féminin et une conquête de la coupe Clarkson avec les Blades de Boston dans la LCHF en 2015, Watchorn savait qu’elle souhaitait transmettre ses expériences positives vécues au hockey.

« Je suis tellement chanceuse d’avoir pu m’imprégner de cultures et m’inspirer d’équipes qui ont véritablement changé ma vie », affirme l’entraîneuse native de Newcastle, en Ontario, qui est la toute première pilote du programme féminin au Collège Stonehill, « et je souhaite donc recréer de tels environnements et de telles cultures pour d’autres jeunes femmes qui peuvent cheminer, être inspirées, repousser leurs limites et devenir des meneuses capables de faire leur marque. »

Jouer au hockey ne mène pas forcément à un parcours en entraînement, mais c’est une transition qui finit parfois par s’opérer à force de baigner dans le milieu. Après avoir accroché ses patins à la suite d’une carrière collégiale de cinq ans à l’Université du Wisconsin (où elle a remporté le titre national de la NCAA en 2011), McKeough ne s’attendait aucunement à ce que ce soit l’entraînement qui finisse par occuper ses temps libres.

Mais son parcours de joueuse l’a menée en Suède, où elle a eu la piqûre après avoir été initiée à ce travail. À ce jour, McKeough se dit encore surprise de se présenter à l’aréna à titre d’entraîneuse à temps plein.

« Les joueuses de hockey sont d’abord et avant tout des humains, explique la native de Carlsbad Springs, en Ontario. J’ai appris grâce à l’entraînement qu’il faut d’abord aider la personne avant d’aider la joueuse, et le fait de pouvoir soutenir les autres est un aspect qui me motive chaque jour à l’aréna. »

Entraîneuse adjointe à l’Université d’Ottawa, McKeough a l’occasion d’apprendre d’entraîneuses vétéranes d’U SPORTS comme Vicky Sunohara (Toronto), Rachel Flanagan (Guelph) et Chelsea Grills, l’entraîneuse-chef des Gee-Gees, des femmes qu’elle côtoie au quotidien dans le cadre de son travail. Elles ont servi d’exemples à McKeough d’abord pendant qu’elle était joueuse, puis maintenant dans son rôle d’entraîneuse.

« En fait, Vicky a été l’une de mes entraîneuses à mon premier camp des M18, et Rachel était entraîneuse adjointe lors de l’une de mes années au sein de l’équipe des moins de 22 ans. Maintenant que je travaille à leurs côtés, je suis à même d’apprécier encore plus ce qu’elles accomplissent comme entraîneuses.

« En ayant des modèles bien réels, j’ai pu continuer à développer ces liens avec d’autres entraîneuses et les joueuses. »

La croissance et la visibilité des femmes en entraînement et dans des postes de leadership ne font que prendre de l’ampleur. Pas plus tard que cet été, l’ancienne de Hockey Canada Jessica Campbell a été embauchée à titre d’entraîneuse adjointe par les Firebirds de Coachella Valley dans l’AHL, Laura Fortino, qui a connu une longue carrière de défenseure avec l’équipe nationale, a obtenu le même rôle pour les Bulldogs de Hamilton dans l’OHL, et les médaillées d’or olympiques de 2022 Marie-Philip Poulin et Rebecca Johnston ont accepté des postes de développement des joueurs respectivement avec les Canadiens de Montréal et les Flames de Calgary.

« Un leadership diversifié n’a pas de prix, soutient Watchorn. C’est essentiel de pouvoir profiter des différents bagages de chacun et tisser des liens avec les joueuses. Ça prend des modèles bien réels. »

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Troy Ryan.

Dans mes propres mots : Troy Ryan

L’entraîneur-chef médaillé d’or se rappelle ses premiers pas au hockey féminin, raconte ce qui rend l’équipe nationale féminine si spéciale et parle du meilleur conseil qu’il a reçu

Troy Ryan
|
23 September 2022

Ma première implication au hockey féminin ne date pas d’hier. Il faut remonter à quand je jouais au hockey pour l’Université du Nouveau-Brunswick, au milieu des années 1990. Il n’y avait pas d’équipe au sein de l’université, mais il y avait un club de hockey féminin. De temps en temps, ce club avait besoin d’aide. Donc, pendant une brève période, alors que j’étais encore un joueur, je leur donnais aussi un coup de main dans un rôle d’entraîneur.

Après ça, j’ai amorcé ma carrière d’entraîneur au hockey masculin. Je me trouvais à Calgary au camp des moins de 17 ans de Hockey Canada. J’ai reçu un appel de Darren Sutherland, de Hockey Nouvelle-Écosse. Il voulait me dire qu’il y avait eu un changement de dernière minute derrière le banc de son équipe de hockey féminin en vue des Jeux d’hiver du Canada et il voulait savoir si j’avais une personne à lui recommander. Je pense que je lui ai suggéré trois noms, mais deux n’étaient pas disponibles et un n’avait pas d’intérêt pour ce poste. Il m’a rappelé pour me demander si je voulais accepter ce défi. J’ai sauté sur cette occasion et dirigé l’équipe aux Jeux d’hiver du Canada en 2015.

L’année suivante, ces filles se sont réunies et ont envoyé une lettre à Hockey Nouvelle-Écosse afin de proposer ma candidature pour un prix remis à un entraîneur ou à une entraîneuse… c’est moi qui l’a gagné. Je sais que ça fait un peu cliché, mais elles m’ont un peu eu par les sentiments. J’ai aussitôt eu la piqûre du hockey féminin.


C’est principalement en raison de la passion que ces femmes ont pour leur sport que j’aime diriger au hockey féminin. Aussi, elles sont de vraies professionnelles, donc l’aspect haute performance de mon rôle d’entraîneur est comblé. Elles consacrent essentiellement tout leur temps à leur art. Tout est une question de passion. La passion qu’elles ont pour le hockey, pour le fait de représenter leur pays, et pour chacune de leurs coéquipières… je n’ai jamais rien vu de tel dans ma carrière d’entraîneur. Ce sont des athlètes spéciales.

Chaque fois que je travaille auprès de l’équipe nationale féminine du Canada, je suis aux oiseaux. Côtoyer ces joueuses et membres du personnel, c’est plaisant au quotidien. Ce qui me stimule le plus dans mon rôle, c’est que je sais que ce groupe peut encore faire mieux. Nous avons effectué des pas de géant dans la bonne direction. Notre équipe est meilleure aujourd’hui qu’elle l’était hier. Les joueuses tiennent énormément au succès de leurs coéquipières et elles les vivent ensemble. Je pense quand même que nous pouvons apporter des améliorations, et si je n’y croyais pas, je ne ferais pas bien mon travail.

L’un des plus beaux aspects de mon rôle d’entraîneur avec cette équipe, c’est l’accès que j’ai à des choses que les autres ne peuvent voir. Comme quand j’ai une séance vidéo avec une athlète qui lui permet de franchir un obstacle et que je peux la voir réussir ensuite sur la glace. Ce petit regard qu’elle vous jette quand elle revient au banc après avoir accompli quelque chose dont vous avez discuté avec elle, ça veut tout dire. Ces moments sont très spéciaux pour moi. Les victoires et tout ça, c’est évidemment plaisant, mais souvent, elles nous font vivre davantage un soulagement que des émotions fortes. Ce sont tous les petits moments au fil de nos parcours que je retiens surtout.

J’ai un exemple des Jeux olympiques de Beijing… en raison de la COVID-19, ce sont les athlètes qui devaient mettre les médailles autour du cou de leurs coéquipières. C’était tellement unique et spécial. J’ai observé chacune de mes joueuses et pour chacune d’elle, j’avais une histoire qui me passait par la tête. Ça pouvait être un obstacle qu’une avait dû surmonter pour se retrouver là. Plusieurs d’entre elles n’avaient pas été choisies en vue du Mondial, et elles ont travaillé fort pour nous forcer à brasser nos cartes. J’ai vraiment décroché mentalement pendant ces cinq minutes de la cérémonie des médailles; je me remémorais de belles histoires de résilience que chacune de ces femmes avait dû affronter pour savourer ce moment. C’était une expérience vraiment cool de voir les joueuses recevoir une médaille d’or olympique à tour de rôle d’une de leurs équipières.

Mike Johnston m’a dirigé à l’Université du Nouveau-Brunswick. C’est inusité, parce qu’il est l’oncle de Rebecca Johnston. À mes débuts derrière le banc, il m’a dit de ne jamais oublier ma province, peu importe ce que j’allais accomplir au hockey. Plusieurs personnes oublient leur programme provincial quand elles ont leur première chance chez les M18 ou au hockey junior. J’admirais tellement Mike quand j’étais jeune, donc je me suis toujours assuré d’être là pour faire du bénévolat et aider si Hockey Nouvelle-Écosse faisait appel à mes services, peu importe mon poste au hockey. Si je n’avais pas dévié de mon parcours d’entraîneur au hockey junior ou au hockey universitaire, je n’aurais probablement jamais vécu les expériences auprès de mon membre provincial qui sont les plus bénéfiques pour moi dans mon rôle aujourd’hui. Des expériences comme la participation à des événements de courte durée, la collaboration avec des athlètes et entraîneurs de premier plan et l’acquisition d’expérience à l’échelle de la haute performance.

Il y a longtemps, on m’a donné ce conseil bien simple : sois à l’écoute des autres, même avec une équipe nationale. Certaines de nos athlètes ont participé quatre fois aux Jeux olympiques, d’autres espèrent faire partie de notre formation centralisée avant les Jeux, et d’autres encore visent un poste au championnat mondial. Comme entraîneur, il faut comprendre les différentes dynamiques au sein de l’équipe; au hockey féminin, ces dynamiques ont tendance à être bien différentes de celles au hockey masculin.

Quand j’ai commencé derrière le banc, l’une des questions typiques qu’on me posait, c’était d’expliquer la différence entre diriger des hommes et diriger des femmes. Plusieurs entraîneurs font l’erreur d’avoir une approche uniforme auprès de l’ensemble des membres de leur groupe. J’ai toujours trouvé que les bons entraîneurs ont une approche individuelle au lieu de collective pour diriger les athlètes qui composent leur équipe. Il faut prendre le temps de connaître ses athlètes, leurs objectifs et leurs ambitions. Maintenant, nous nous affairons à bâtir notre programme en vue de notre quête de la médaille d’or aux Jeux olympiques de 2026. Pour y arriver, nous devons suivre de près de multiples histoires individuelles en lien avec notre équipe. Ce sera pas mal mon point de mire au fil des premières années de ce cycle de quatre ans en vue de ces Jeux.

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L’école secondaire Technical Vocational (Tec-Voc) de Winnipeg, au Manitoba

Accueillir la « normalité »

Avec un retour à la normale dans l’ensemble du pays, les Académies des habiletés Hockey Canada ont repris leur programme régulier avec joie

Quinton Amundson
|
27 June 2022

Au cours de l’année scolaire 2021-2022, un retour à la normale s’est fait de plus en plus sentir au Canada – et la grande majorité des programmes pour les écoles de l’Académie des habiletés Hockey Canada (AAHC) ont eu le feu vert pour retourner à leurs activités habituelles d’avant 2020.

Jaydee-Lynn McDougall, qui vient de terminer sa première année comme éducatrice à l’école secondaire Technical Vocational (Tec-Voc) de Winnipeg, au Manitoba, est heureuse que son année d’instructrice de danse, de professeure en éducation physique et de responsable de l’AHHC se soit passée avec un minimum de restrictions.

« Quand j’ai pris les rênes du programme, il n’était plus obligatoire au Manitoba de porter un couvre-visage sur la patinoire, donc ça s’est très bien passé », raconte McDougall, qui a 26 ans. « Ça faisait deux ans que les élèves n’avaient pas sauté sur la glace même s’ils pouvaient s’inscrire à une académie des habiletés, donc ils ont manqué cette partie importante du programme. C’est bien pour ça qu’ils se sont inscrits, n’est-ce pas? Pour enfiler leurs patins et améliorer leurs habiletés au hockey. »

L’année scolaire a été à bien des égards un signe rafraîchissant de retour à la « normalité » telle qu’elle l’était avant que la COVID-19 ne fasse partie de nos vies.

Greg Masterson, superviseur des services d'apprentissage du Calgary Catholic School District (CCSD), confirme que ce retour à la normalité a fait du bien.

« Ce fut merveilleux pour nos élèves et nos entraîneurs de retourner sur la glace sans restrictions additionnelles », lance-t-il. « La fébrilité sur la glace est palpable durant les cours. »

La reprise du programme d’AHHC normal – deux séances sur glace, des entraînements hors glace et des périodes de travail en classe chaque semaine pour la plupart des académies – a encore une fois mis en lumière les avantages que ces activités ont générés depuis l’instauration de ce programme en 2000-2001, notamment une amélioration générale du rendement scolaire.

« L’Académie des habiletés Hockey Canada met l’accent sur le bien-être des élèves, et quand les élèves se sentent bien, ils sont enclins à apprendre », commente Masterson. « Quand j’étais directeur adjoint, j’ai remarqué à quel point ces élèves étaient organisés hors de l’aréna, et ils se montraient reconnaissants d’avoir le privilège de faire partie de l’Académie. »

McDougall confirme qu’il était évident que ses 20 élèves de la 10 e à la 12e année des AHHC utilisaient en classe, comme sur la glace et au gym, leur discipline et leur concentration.

« Le programme a vraiment aidé les élèves à retrouver leur engagement envers l’école et probablement envers la vie en général », philosophe McDougall. « J’ai quelques élèves qui se sont joints à l’académie plus tard dans l’année pour qui ça n’allait pas très bien sur le plan scolaire, et après leur arrivée avec nous en novembre, ils se sont améliorés en classe, en plus d’avoir réussi tous leurs cours et leur année. »

À sa première année à l’école Tec-Voc, la professeure de première année confie que ça lui a fait chaud au cœur de voir autant d’élèves de l’AHHC participer activement à ses heures de tutorat pédagogique les vendredis. Elle a remarqué qu’ils avaient une approche aussi rigoureuse que lorsqu’ils veulent améliorer leur maîtrise des carres, leur maniement de la rondelle et leur tir.

L’inclusion et l’accessibilité sont d’autres faits d’armes du modèle d’apprentissage des AHHC. McDougall, qui a joué au hockey préparatoire scolaire à la St. Mary’s Academy lors de ses années au secondaire, a été témoin de cette belle dimension du programme à sa première année comme instructrice.

« J’étais très attirée par ce programme. Je ne savais pas à quoi m’attendre », confie-t-elle. « J’avais des élèves qui jouaient dans une ligue à l’extérieur de l’école et un jeune de 11e année qui n’avait jamais patiné en raison de la COVID-19. C’était incroyable de voir le développement de leurs habiletés. L’écart entre les élèves s’est rétréci de plus en plus au fil de l’année en raison du nombre d’occasions que nous avions d’aller sur la glace et de travailler sur les habiletés.

« Quand ils passent l’année ensemble, ils apprennent à se connaître et à s’accepter. Les jeunes se sont entraidés pour atteindre les niveaux d’habiletés dont ils avaient besoin. Nous avons eu plus d’exercices fractionnés au début de l’année; d’un côté de la glace, on travaillait sur les habiletés, et de l’autre, sur des défis. À la fin, on tenait nos entraînements tous ensemble. »

Avec une autre année terminée, on peut s’attendre à beaucoup de choses en 2022-2023. Masterson et McDougall souhaitent vraiment favoriser davantage l’accessibilité et l’inclusion en organisant plus de séances de hockey sur luge pour les élèves. D’ici là, il y a plusieurs succès à souligner par rapport à l’année scolaire 2021-2022.

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Enseignement inspirant et innovation

Pendant trois jours, le Séminaire estival des Académies des habiletés Hockey Canada reprendra sa formule en personne cette année; éducation et inspiration sont à l’ordre du jour

Quinton Amundson
|
27 June 2022

Le 19e Séminaire estival des Académies des habiletés Hockey Canada (AHHC) reviendra à ses habitudes cette année.

Après des sommets tenus en mode virtuel en 2020 et 2021 en raison de la pandémie de COVID-19, plus de 70 délégués du domaine de l’éducation et du hockey de partout au Canada se réuniront au Markin MacPhail Centre de Calgary, du 7 au 9 juillet. Les chefs de file du programme de l’AHHC assisteront à des présentations d’experts et participeront à des exercices interactifs pour apprendre comment passer au prochain niveau lorsqu’ils enseignent sur la glace et dans les salles de classe.

Drew McLaughlin, responsable des programmes scolaires du service de la mobilisation des membres, affirme que Hockey Canada est ravie et reconnaissante que tant d’éducateurs et d’éducatrices soient aussi fébriles de faire partie de cette expérience pendant leurs vacances estivales.

« Plusieurs d’entre eux enseignent ou gravitent dans le domaine de l’enseignement », confie-t-il. « Nous savons fort bien que notre séminaire n’a pas lieu pendant l’année scolaire régulière, donc nous apprécions leur engagement envers l’excellence et leur volonté de comprendre comment leur programme peut devenir plus inclusif et enrichissant. »

Trois personnes-ressources présenteront le profil Instruction du Programme national de certification des entraîneurs (PNCE) qui constituera le volet principal du séminaire.

Darren Rommerdahl, un entraîneur affecté au développement des joueurs des Flames de Calgary, tiendra des exercices pour montrer comment tirer et marquer et quelles stratégies de développement sur et hors glace les participants et participantes au séminaire peuvent utiliser pour leur programme scolaire à l’école primaire ou secondaire.

Vanessa Hettinger, qui est certifiée comme maître entraîneuse en patinage de Hockey Canada, une certification détenue par une seule autre personne, s’occupera de la présentation sur glace consacrée au patinage. Maître entraîneuse de Quantum Speed, une entreprise spécialisée en développement du patinage, Hettinger transmettra également des conseils relatifs au développement de l’élève-athlète autant pour la patinoire qu’ailleurs.

Brett Dudar, un entraîneur certifié en développement des habiletés et formé du volet Haute performance 1 à Hockey Manitoba, fera une démonstration d’exercices en espace restreint et prodiguera des conseils à propos d’une gestion efficace des joueurs, ainsi que des séances d’entraînement. Dudar est le directeur du développement des joueurs au sein de l’organisation de développement des habiletés Evolution Hockey, basée à Winnipeg.

Gina Kingsbury, directrice des activités hockey de l’équipe nationale féminine du Canada, sera la conférencière principale de l’événement. Ross McCain, directeur de la performance sportive et responsable du Duckett Performance Centre de l’Edge School de Calgary, fera une présentation intitulée A 360 Degree View on Student-Athlete Development (analyse complète du développement de l’élève-athlète).

Soucieux de promouvoir une forte participation des membres au séminaire, McLaughlin se dit ravi que quatre dirigeants d’expérience de la scène provinciale aient confirmé leur présence à l’événement à titre de chefs de file. Ces personnes sont le responsable du développement des athlètes de Hockey C.-B., Dave Cunning, le directeur administratif par intérim et directeur technique de Hockey Nord-Ouest de l’Ontario, Jim Fetter, le directeur du développement du hockey de Hockey Manitoba, Bernie Reichardt, et le directeur technique de Hockey Nouveau-Brunswick, Matt Vautour.

McLaughlin s’attend à ce que le séminaire donne lieu à de belles occasions de réseautage pour les personnes présentes après deux ans en formule virtuelle.

« Nos participants et participantes et nos 155 programmes pour les écoles de l’ensemble du pays ont vraiment hâte d’avoir accès à ce type de perfectionnement professionnel et à cette occasion de se réunir avec des homologues dans le but de travailler sur des pratiques exemplaires du domaine et de comprendre comment d’autres programmes similaires font les choses. »

Pour McLaughlin, ce sera son premier séminaire estival des AHHC. Il est impatient d’être témoin des idées avant-gardistes et des innovations qui émergeront des échanges entre les experts du hockey et les professionnels du domaine de l’éducation. Il va sans dire que tous les délégués ont ce fort désir de laisser leur empreinte sur le programme national des AHHC pour plusieurs années à venir.

Le programme de l’AHHC célébrera son 23e anniversaire durant l’année scolaire 2022-2023. McLaughlin prévoit qu’environ 160 écoles offriront des cours de l’AHHC. En moyenne, 5 000 élèves y participent annuellement. L’accessibilité est un des faits d’armes de chaque programme. Chaque élève, peu importe son niveau d’habileté, est le bienvenu dans cette expérience éducative unique.

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Pour plus d'informations :

Esther Madziya
Responsable, communications
Hockey Canada

(403) 284-6484 

[email protected]

 

Spencer Sharkey
Responsable, communications
Hockey Canada

(403) 777-4567

[email protected]

 

Jeremy Knight
Responsable, communications organisationnelles
Hockey Canada

(647) 251-9738

[email protected]

 

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