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Conor Geekie (2014)

Là d’où je viens

Que ce soit à Dominion City, Strathclair, Clavet ou Ardrossan, dans n’importe quel petit village, il y a un parcours qui mène vers Équipe Canada

Jason La Rose
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21 juillet 2020
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« On a un terrain de golf et une piscine. On a un aréna, mais il ouvre seulement en hiver. On a des panneaux d’arrêt et des rues asphaltées, mais on n’a rien qui a l’air d’un feu de circulation ou de trucs du genre. »

Le fait que Denton Mateychuk sente qu’il a besoin de dire que son village d’origine a des rues asphaltées confirme tout ce dont vous avez besoin de savoir à propos de la superficie de Dominion City, au Manitoba.

Selon le recensement du Canada de 2016, le village – situé à 90 kilomètres au sud de Winnipeg, à seulement 15 minutes de la frontière entre le Manitoba et le Minnesota – compte seulement 353 habitants, ce qui en fait le plus petit village natal d’un des 113 joueurs qui assistent cette semaine au camp national de développement des moins de 17 ans du Canada, présenté en ligne.

Le village d’un autre Manitobain au camp présente des statistiques similaires.

« Il y a une caisse populaire, une épicerie et une station d’essence. C’est tout ce qu’il y a », répond Conor Geekie, à propos de la municipalité de Strathclair, située à une heure au nord-ouest de Brandon et dont la population était de 709 personnes en 2016. « Il y a environ 120 à 140 habitants là-bas. »

Les chiffres ne sont pas importants. Qu’on puisse prétendre qu’un village est le plus petit, ça importe peu. Ce qui est important, c’est le parcours.

Le duo de Manitobains – de même que Kalem Parker (Clavet, Sask. – pop. de 410), Jordan Gustafson (Ardrossan, Alb. – pop. de 412) et Donovan Arsenault (Richmond, Î.-P.-É. – pop. de 755), ainsi que d’autres au camp des M17 – sont la preuve que les produits de petits villages ont la possibilité de se rendre jusqu’au Programme d’excellence.

Les deux joueurs ont gravi les échelons de leur association de hockey locale – Mateychuk avec l’Association de hockey mineur des Southern Steelers et Geekie avec l’AHM de Strathclair – les deux se sont rendus jusqu’au programme de la haute performance de Hockey Manitoba et ont été parmi les premiers choix du repêchage bantam 2019 de la WHL – Geekie deuxième au total de l’Ice de Winnipeg, neuf rangs avant Mateychuk, qui a été un choix des Warriors de Moose Jaw – et les deux se sont taillé un poste au sein de la formation canadienne qui a pris part aux Jeux olympiques de la jeunesse d’hiver 2020. Cependant, Geekie a eu une mononucléose quelques semaines avant le tournoi, ce qui l’a empêché de jouer au tournoi.

Alors, qu’en est-il de la notion que ce sont les joueurs des grandes villes qui attirent toute l’attention? Ils n’y croient pas.

« Peu importe où vous êtes, ils vous trouveront », affirme Mateychuk. « Il suffit de jouer, de s’amuser et de laisser le hockey vous mener là où il vous mènera . »

Le plaisir en jouant au hockey a toujours été au rendez-vous. Le fait d’avoir grandi dans un petit village y est pour beaucoup. Mateychuk a été un gardien de but dans sa jeunesse – « Je pense que tu es un peu meilleur comme joueur que comme gardien de but, alors faisons un essai », lui a dit son père après quelques cuisantes défaites – et Geekie a joué une saison au cours de laquelle son équipe comptait 10 joueurs, soit sept filles et trois garçons.

Mais quand on disait que c’était le parcours qui était important, c’est exactement ça; Mateychuk et Geekie n’hésitent pas à affirmer que leur village leur a permis de devenir les jeunes hommes qu’ils sont aujourd’hui et que leur association de hockey locale les a aidés à forger leur jeu.

« Je pouvais marcher à l’aréna à partir de ma maison et patiner quand je le voulais », raconte Geekie. « En grandissant dans une petite association de hockey locale, il y avait des jeunes qui en étaient à leur première année au hockey. Je devais m’assurer qu’ils touchent à la rondelle. Je devais les faire marquer un but. Pour moi, c’était un jeu au sein du jeu. »

Comme Geekie le mentionne, l’un des avantages de vivre dans un petit village est l’accès facile à une patinoire. Il avait la clé du Strathclair Arena, tandis que le père de Mateychuk, Jason, travaille au Dominion City Arena, et n’hésitait pas à débarrer les portes, peu importe quand un de ses quatre fils voulait patiner.

Évidemment, dans les Prairies, il y a quelques particularités avec lesquelles les joueurs des grandes villes ne sont pas familiers.

« On a des vaches dans l’aréna en été jusqu’au mois de septembre environ », confie Geekie en riant. « Ensuite, la glace est faite par-dessus la terre. »

Mateychuk et Geekie savent que leur parcours peut ressembler à celui de joueurs de petits villages de la Colombie-Britannique à Terre-Neuve-et-Labrador. Alors, quand ils ont l’occasion de partager quelques conseils, ce n’est pas surprenant qu’ils ne fassent aucune allusion aux tirs du poignet ou à la durée des présences sur glace.

Ils font plutôt référence à des valeurs propres aux petits villages qui ont marqué leur éducation.

« Il faut travailler sans relâche », lance Geekie. « Il n’y a pas de limite au travail qu’on peut accomplir. Le succès viendra, peu importe quand il viendra, et si tu es dû pour en avoir, tu en auras. Il suffit de se concentrer à jouer son jeu. Il n’y a aucune raison de changer. Et il faut toujours être une bonne personne. On m’a toujours enseigné ça en grandissant. Tu peux être vraiment mauvais au hockey, mais si tu es une mauvaise personne, je ne vois pas où tu peux te rendre. »

Pour plus d'informations :

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Responsable, communications
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