2019 cwg team nunavut
Le match qui a tout changé
Les débuts historiques du Nunavut aux Jeux d’hiver du Canada 2019 ont engendré des développements positifs partout sur ce territoire nordique
Quinton Amundson
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17 octobre 2019
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C’est une image purement canadienne qui a défilé sous les yeux des gens du Nunavut cette journée-là.

Le 17 février, des garçons et des filles de cet immense territoire, dont la population est vastement dispersée, se sont dirigés vers les rues et les patinoires extérieures lors d’une journée glaciale d’hiver pour pratiquer le sport national.

Le matin, même si plusieurs enfants s’imaginaient peut-être incarner Connor McDavid en faisant une montée d’un bout à l’autre de la glace, ils ont imité en après-midi et en soirée les exploits héroïques de Josie Cote, 16 ans.

Cote, un produit d’Iqaluit, est devenu un héros sportif instantané du Nunavut en marquant deux buts en troisième période pour permettre à son territoire de vaincre le Yukon 5-3 à ses débuts aux Jeux d'hiver du Canada.

« Il y a eu quelques larmes de joie après cette victoire », confie Martin Joy, entraîneur-chef de l’équipe. « C’est tellement une grosse réalisation pour ces garçons. »

Le téléphone de Joy a été bombardé de messages textes, puisque les gens du Nunavut suivaient l’action de la diffusion en continu du match qui était présenté à Red Deer, Alberta.

L’engouement ne s’est pas fait seulement sentir au Nunavut : des Canadiens d’un océan à l’autre à l’autre ont envahi les médias sociaux pour féliciter l’équipe et des médias de partout au pays ont fait mention du triomphe.

Le travail sur le terrain avait commencé en 2015, quand le Nunavut s’est engagé à former sa première équipe de hockey aux Jeux d'hiver du Canada en 2019.

Inévitablement, le parcours vers la sélection de la formation a été parsemé de quelques obstacles.

« Si vous regardez une carte du Nunavut, vous pouvez remarquer qu’il n’y a pas de route qui connecte ces communautés », explique Joy, qui a dirigé à divers niveaux du hockey mineur de ce territoire pendant près d’une décennie. « C’est tellement difficile même de rassembler des jeunes ici juste pour un simple tournoi.

« Il y a seulement deux patinoires dans tout le territoire qui ne sont pas naturelles. Nous avons un système de réfrigération à Iqaluit et un à Rankin [Inlet], mais dans toutes les autres communautés, les gens doivent attendre que les patinoires gèlent, mais parfois, elles ne gèlent pas. »

Selon Joy, ces obstacles font en sorte que certains joueurs de hockey du Nunavut ne jouent que quatre ou cinq parties par année en raison des catégories d’âge qui rassemblent de 12 à 15 athlètes dans certaines communautés.

Cependant, il y a eu des signes de potentiel sur glace qui ont pu être constatés dans les années menant à 2019.

« Nous avons remarqué que nous développions de meilleurs patineurs », souligne Joy. « Nous avons conclu que si nous pouvions avoir de bons patineurs, nous pourrions, dans un effort concerté, enseigner des aspects du jeu qui nous permettraient d’être compétitifs. »

Heureusement, le personnel des entraîneurs a identifié 20 athlètes (nés en 2002, 2003 ou 2004), dont 17 étaient d’origine inuite, qui manifestaient de l’enthousiasme à l’idée de progresser ensemble en équipe pour profiter pleinement d’une expérience d’une vie.

La preuve de cet engagement s’est manifestée par l’intermédiaire de huit membres de l’équipe qui se sont inscrits à un club ou à une école de hockey à l’extérieur du Nunavut en 2018-2019. Leur but était d’améliorer leurs habiletés et de s’habituer à la façon dont le hockey se joue dans d’autres régions canadiennes.

Le défenseur Max Joy (fils de Martin), le capitaine, a été le seul joueur à évoluer ailleurs que dans le territoire avant la saison dernière. Il s’était joint aux Hounds de Notre Dame (bantam AAA) au début de la saison 2017-2018.

Joy affirme qu’il connaît « 12 ou 13 athlètes » plus jeunes qui veulent essayer le hockey dans une autre province canadienne pour lever leur jeu d’un cran et apprendre les aptitudes de vie qui viennent avec le fait de jouer loin de la maison à un jeune âge.

Ce n’est pas le seul développement positif causé par le match du 17 février.

« Je pense que ce match a tout changé, puisque plusieurs jeunes nés en 2006, 2007 et 2008 parlent de l’année où leur tour pourrait venir », raconte Joy. « Ils pensent au tournoi qui aura lieu dans quatre ans à l’Île-du-Prince-Édouard [aux Jeux d'hiver du Canada 2023]. C’est leur rêve. »

Hockey Nunavut travaille fort pour que les gars ne fassent pas le voyage seuls dans quatre ans.

« Nous nous engageons à envoyer une équipe féminine aux Jeux de 2023 », lance le président de Hockey Nunavut, Mike McPherson. « Nous nous préparerons en assistant à quelques tournois cette année pour commencer à cibler des jeunes qui seront admissibles. »

Peut-être bien que lors d’un matin frais de février 2023, une jeune fille amorcera la journée en prétendant qu’elle est Marie-Philip Poulin aux Jeux olympiques d’hiver et qu’en soirée, elle reproduira un but de la victoire marqué par une fille de cette formation historique des Jeux d'hiver du Canada.

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