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Madison et l’approche multisport
Forte de ses réussites dans deux sports, Madison Willan est en quête d’un deuxième titre de la Coupe Esso en attendant une saison de baseball bien remplie cet été
Paul Edmonds
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27 avril 2018
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À une époque où la spécialisation dans les sports commence plus tôt que jamais pour les athlètes, Madison Willan remet en doute l’efficacité de cette tendance.

Elle se veut l’exception à la croyance moderne selon laquelle la poursuite de l’excellence dans une discipline nécessite qu’on s’y consacre entièrement, et ce, le plus tôt possible, pour accroître le taux de succès.

Elle n’est peut-être pas connue, pour l’instant, mais n’oubliez pas que Bo Jackson ne l’était pas non plus avant de jouer pour l’Université d’Auburn ou d’évoluer pour les Raiders d’Oakland et les Royals de Kansas City simultanément.

À 17 ans seulement, Willan est déjà une athlète accomplie dans deux sports, elle qui excelle tant au hockey qu’au baseball dans les catégories les plus élites au Canada pour son âge.

Willan et ses coéquipières du Slash de St. Albert tentent de remporter un deuxième titre de la Coupe Esso de suite cette semaine à Bridgewater, en Nouvelle-Écosse.

Par ailleurs, elle est lanceuse pour Équipe Alberta, qui vise une médaille d'or au championnat national féminin invitation de Baseball Canada à Montréal cet été.

Par la suite, Willan espère percer la formation de l’équipe nationale féminine de baseball qui participera à la Coupe du monde de baseball féminin en Floride à la fin août.

Et ne lui demandez pas de choisir entre les deux sports, ce serait une perte de temps.

« J’ai toujours joué au baseball et au hockey », affirme l’élève de 12 e année à l’école secondaire St. Francis Xavier à Edmonton, où elle conserve une moyenne de 90 %. « J’aime autant un sport que l’autre. »

« Mes parents m’ont fait essayer plusieurs sports quand j’étais jeune, mais le baseball, le hockey et le golf sont les seuls dans lesquels je me suis investie de façon sérieuse. »

Dans l’univers de Willan, il n’y a pas de saisons. Ce ne sont pas les aléas de la météo qui dictent si elle quitte la maison avec bâton de hockey ou bâton de baseball en main.

« Je m’entraîne pour chacun des sports en même temps », dit-elle.

Ainsi, elle s’est rendu compte que les deux sports forment désormais une symbiose dans sa quête continuelle pour s’améliorer et faire partie de l’élite de chacun d’eux, surtout au baseball, un sport qui peut s’avérer impitoyable dans son principe de base qui repose sur les succès au marbre, alors qu’un frappeur ne réussit sa frappe que trois fois sur dix.

« L’attention aux détails requise au baseball, le jeu de pieds et la capacité à suivre la balle m’ont vraiment aidé au hockey », soutient Willan, qui excelle aussi au niveau provincial sur les terrains de golf. « La force mentale qu’exige le baseball m’a aussi aidé. Si je fais une erreur au hockey, ça ne me dérange pas en raison de toutes les fois où j’ai échoué au baseball. »

La tâche la plus difficile dans la pratique élite de deux sports reste sans doute l’entraînement nécessaire à cette fin et l’atteinte d’un équilibre malgré un horaire bien rempli.

Au cours d’une semaine normale, elle s’entraîne cinq fois pour le hockey. Pendant deux matins au cours de cette même période de sept jours, avant l’école, elle prend part à des entraînements de baseball et, deux fois par semaine après l’école, elle s’exerce dans une cage des frappeurs.

Elle admet que trouver une harmonie en jonglant entre l’école, la famille et les amis est parfois difficile, sans toutefois être impossible.

« Ce n’est pas facile », avoue-t-elle. « Il faut vraiment savoir gérer son temps pour y arriver. Et je suis fière de mes efforts en ce sens. Je gère mon temps de façon rigoureuse, et ça fonctionne bien pour moi.

« Parfois, c’est difficile de faire quoi que ce soit immédiatement après l’école quand tu te concentres sur ton entraînement à un niveau élite pour deux sports, mais ça n’en fait pas trop dans l’ensemble, parce que, si je gère bien mon temps, il est censé m’en rester assez pour me reposer ou voir à mes autres obligations. »

Et à voir comment tout se déroule, il serait difficile de critiquer la routine de Willan et les résultats qui en découlent, tant pour elle que pour ses différentes équipes.

Lors de la Coupe Esso 2017 à Morden, au Manitoba, le Slash a remporté le Championnat national midget féminin du Canada grâce à une victoire de 1-0 en prolongation contre les Harfangs du Triolet dans le match pour la médaille d’or.

L’équipe de Willan est devenue la première à réussir un parcours de sept matchs parfait dans le tournoi, et Willan s’est illustrée lors du dernier match en orchestrant le seul but de la rencontre après avoir bloqué un tir dans sa propre zone, pour ensuite récupérer la rondelle libre et lancer l’attaque en sens inverse.

Après avoir traversé la ligne bleue offensive, elle a fait une passe arrière à sa coéquipière Tyra Meropoulis, dont le tir, qui a battu la gardienne du Triolet du côté rapproché, a mené au but en or.

« Elle a créé l’occasion de toutes pièces pour nous », affirme Dan Auchenberg, entraîneur-chef du Slash. « Elle fait toujours partie du jeu quand ça compte. Elle trouve une façon de soulever l’équipe. C’est une joueuse des grandes occasions. Elle est une personne dévouée et une athlète de haut niveau. »

L’année dernière, Willan occupait le premier rang des pointeuses du Slash grâce à une récolte de 25 buts et de 50 points en 28 matchs. Ce rendement de l’attaquante de première année lui a valu le titre de Recrue de l’année dans la Ligue de hockey féminin de l'Alberta.

Elle a donné suite à cette performance en inscrivant 13 buts et 26 points cette saison, puis cinq buts additionnels dans les séries éliminatoires de l’AFHL, dont sans doute le but le plus important de l’année pour St. Albert – un but égalisateur à 6,9 secondes de la fin de la finale provinciale, un match que le Slash allait ensuite gagner en prolongation pour garder ses espoirs d’un deuxième championnat national de suite en vie.

« Madison est une joueuse très talentueuse et robuste », dit Auchenberg. « Elle approche le jeu de manière très intelligente – sans doute de la meilleure façon possible. Elle a aussi beaucoup de créativité, elle est patiente avec la rondelle et rend tout le monde meilleur lorsqu’elle est sur la glace. »

Et comme s’il ne suffisait pas de célébrer un championnat national au hockey au cours d’une année, pourquoi ne pas ajouter une première au baseball féminin canadien?

En août dernier, tandis qu’elle représentait le Canada dans une série hors concours à Washington D.C. contre le programme de développement de l’équipe nationale féminine des États-Unis, Willan a aidé son pays à balayer les Américaines en deux matchs grâce à un coup de circuit la première journée de la compétition.

La frappe de trois points était importante pour deux raisons : elle a brisé une égalité de 2-2 dans une victoire de 5-4 du Canada, mais elle marquait aussi la première fois qu’une joueuse canadienne expédiait un coup de circuit par-dessus la clôture d’un stade de baseball.

Ce coup mémorable est survenu à la première apparition au bâton de Willan dans la série et lors du deuxième lancer dirigé vers elle – un coup de canon qui a franchi plus de 100 mètres à la gauche du champ centre.

« J’ai vraiment frappé avec force », dit Willan, dont le joueur de baseball préféré est celui qui évolue au deuxième but pour les Astros de Houston, joueur par excellence de la Ligue américaine et champion de la Série mondiale, Jose Altuve, qui, comme elle, mesure à peine plus d’un mètre cinquante.

« Après avoir frappé la balle, je courais de toutes mes forces vers le premier but, puis j’ai levé la tête et j’ai vu la voltigeuse de gauche au mur. Je me suis dit que la balle était sortie. Ensuite, j’ai entendu la foule célébrer et j’ai su que c’était un circuit. À ce moment, j’étais au deuxième but et j’ai ralenti ma course. »

Donc, devant ces deux réussites extraordinaires dans deux sports différents pendant une même année, peut-on accorder plus d’importance à l’une de celles-ci?

« C’est une question difficile », affirme-t-elle. « Il s’agit de deux expériences incroyables. Les deux sont tout aussi importantes pour moi. Elles ont la même valeur à mes yeux. »

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