D’abord, le Mondial…
Fort de son expérience au Mondial junior et appuyé par l'un des plus grands hockeyeurs français, Tom Pajonkowski est prêt à relever le défi à Cobourg
David Brien
|
18 mai 2017
|

Pour la plupart des joueurs sur la glace cette semaine à Cobourg, la Coupe RBC 2017 sera l'apogée de leur carrière au hockey, une rare occasion de jouer sur la scène nationale.

Mais pas pour Tom Pajonkowski.

Alors que quelques-uns de ses adversaires ont de l'expérience à l'international – le défenseur de Brooks Cale Makar au Défi mondial junior A, et son coéquipier à Terrebonne, Loïk Léveillé, au Défi mondial de hockey des moins de 17 ans, pour en nommer deux – le défenseur des Cobras est le seul joueur à avoir chaussé les patins à un Mondial junior.

Il y a un peu plus d'un an, Pajonkowski a aidé la France à gagner l'or (et à être promue) au Championnat mondial junior de l’IIHF, Division I, groupe B, à domicile, à Megève.

« C'était vraiment cool là-bas », se souvient-il. « Ce n'est pas tous les jours que tu peux jouer à un tournoi comme celui-là; ce fut excitant pour moi. Chaque jour, nous avions des matchs de hockey difficiles et c'était bien parce qu'on a eu la chance de jouer pour l'or. »

Maintenant, son parcours l’a mené au Championnat national junior A du Canada, et Pajonkowski, qui est né en France, peut compter sur son expérience et la partager avec ses coéquipiers.

« Nous devons absolument être prêts », dit-il. « Tu ne peux pas te présenter à un tournoi à court terme sans être prêt.

Lorsque j'ai joué pour la France, je n'avais eu qu'un camp d’entraînement avec l'équipe et je ne connaissais que quelques joueurs contre qui j'avais joué plus jeune. C'est différent [à la Coupe RBC] par contre; nous avons eu beaucoup de temps pour nous préparer en équipe. »

Avoir pris part à un Mondial junior a permis à Pajonkowski de savoir ce que jouer sous pression signifie.

La France a entrepris son dernier match à Megève ayant besoin de vaincre la Pologne par au moins trois buts pour s'assurer d'être promue à la Division I, groupe A, en 2017. La tâche s'avérait ardue puisque les Polonais avaient blanchi leurs deux derniers adversaires et n'avaient accordé que trois buts en trois matchs.

La France a marqué trois buts en deuxième période pour entreprendre le troisième tiers avec une avance de 4-1, et elle a creusé l'écart au dernier vingt pour gagner par la marque de 7-2 et ainsi se qualifier pour le Mondial junior 1A pour la première fois depuis 2013.

Mais ses souvenirs de Megève ne sont pas la seule chose sur laquelle Pajonkowski pourra compter à Cobourg. Il a aussi reçu des conseils de son célèbre père, Franck.

Franck Pajonkowski est une légende du hockey français; il a joué 21 saisons en partie avec Megève, Paris et Rouen, gagnant le titre de la Ligue Magnus – la meilleure ligue professionnelle en France – à huit reprises et remportant le titre de meilleur pointeur cinq fois. Il a accumulé 1 213 points en 443 matchs, soit une moyenne impressionnante de 2,74 points par match.

Franck a aussi laissé sa marque sur la scène internationale, jouant pour la France à sept Championnats mondiaux de l'IIHF et deux Jeux olympiques d'hiver, en 1988 et 1994.

Quels conseils Franck a-t-il donnés à Tom? Rien de compliqué.

« Il m'a simplement dit de croire en moi et que si je faisais ça, je pourrais accomplir n'importe quoi », a dit Tom.

Mais son père lui a légué plus que des mots. La réputation de Franck a suivi Tom tout au long de son hockey mineur en France et à l'adolescence, lorsqu'il a franchi l'Atlantique pour venir au Québec.

Plutôt que de plier sous la pression associée à son nom, il se l'est appropriée.

« Plus jeune, je plaçais toujours une pression plus grande sur moi parce que tout le monde connaissait mon père en tant que marqueur de l'élite et s'attendait à ce que je fasse la même chose », affirme Tom. « Ça ne m'a jamais dérangé de travailler fort pour tenter de l'imiter et, d'une certaine façon, je pense que ça m'a aidé à me rendre où je suis maintenant. »

Contrairement à son père, Tom se considère plus comme un « plombier » que comme un joueur de finesse et les statistiques en font foi – il a accumulé six points en 42 matchs de la saison régulière avec Terrebonne et Chambly cette saison. Bien que leur style de jeu soit différent, leur parcours au hockey en Amérique du Nord est similaire.

Franck a quitté la France à 16 ans pour venir jouer dans la catégorie midget à Québec et il a passé deux saisons dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec à Shawinigan et Chicoutimi avant de rentrer en France pour amorcer son illustre carrière. Un an plus jeune que son père à son arrivée au Canada, Tom a participé à neuf matchs dans la LHJMQ avec Gatineau avant de passer les deux dernières saisons dans les rangs collégiaux avec le Collège Lionel-Groulx.

Le fils Pajonkowski n'a cependant pas l'intention de retourner en Europe.

« J'ai déménagé au Québec pour vraiment me concentrer sur le hockey. Je voulais vivre une expérience unique, mais je ne pensais pas rester si longtemps », explique Tom. « Je m'amuse beaucoup et j'ai décidé de rester et d'essayer de jouer au hockey le plus longtemps possible. »

Pour plus d'informations :

Lisa Dornan
Directrice des communications
Hockey Canada
403-777-4557 / 403-510-7046 (mobile)
ldornan@hockeycanada.ca

 

Morgan Bell
Responsable, communications
Hockey Canada
403-284-6427 / 403-669-1261 (mobil)
mbell@hockeycanada.ca

 

Esther Madziya
Coordonnatrice, relations médias
Hockey Canada
403-284-6484
emadziya@hockeycanada.ca

 

Videos
Photos
ÉNF 2017-18 : USA 5 – CAN 2 (Hors concours)
Le Canada perd le premier de six matchs préolympiques contre les É.-U.
ENF 2017-18 : CAN 9 – AIR 1 (Hors concours)
Saulnier et Johnston ont 2B dans la victoire du Canada à la série Esso.
ENF 2017-18 : NOR 4 – CAN 0 (Icebreaker)
Geneviève Lacasse a réalisé 22 arrêts, mais le Canada s’est incliné 4-0.
ENF 2017-18 : CAN 3 – ROY 1 (Icebreaker)
Poulin a marqué deux fois en troisième dans un gain du Canada.
Horaire
Close
Credit