melodie daoust feature
© Jeff Vinnick/HHOF-IIHF-IOC
Le long chemin du retour
La plus jeune des « filles en or » de Sotchi, Mélodie Daoust a eu plus que sa part d’épreuves et de tribulations
Jason La Rose
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20 octobre 2017
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Âgée de seulement 22 ans lorsque l’on a accroché une médaille d’or olympique à son cou, Mélodie Daoust semblait avoir le monde du hockey à ses pieds. Elle était la plus jeune de la formation canadienne à Sotchi et elle semblait sur la bonne voie pour devenir une chef de file de la prochaine génération d’Équipe Canada.

Mais les choses ne se sont pas passées comme prévu.

La jeune femme originaire de Valleyfield, Québec, maintenant âgée de 25 ans, n’a joué que cinq matchs avec l’équipe nationale féminine du Canada depuis les Olympiques de 2014, et seulement 11 au total sur la scène internationale.

Ses mésaventures ont commencé quelques mois après Sotchi lorsqu’elle a mis le pied dans un trou pendant une séance d’entraînement et qu’elle s’est déchirée le ligament croisé antérieur du genou; elle a donc raté la majeure partie de la saison 2014-2015.

« Ça a pris environ un mois et demi avant que je puisse marcher de nouveau, et je le faisais avec une canne au début », se rappelle Daoust. « Les premières semaines, je ne pouvais pas m’entraîner du tout, je devais faire de la physiothérapie tous les jours. C’était éprouvant mentalement. »

Un horaire de réadaptation intensif lui a permis de retourner à l’équipe de l’Université McGill seulement six mois après son accident, et Daoust a accumulé 21 points en 11 matchs pour aider les Martlets à atteindre la finale du championnat national du SIC.

Elle a connu deux excellentes saisons à ses deux dernières années à McGill – remportant deux championnats consécutifs du RSEQ et deux prix de la Joueuse de l’année du RSEQ, en plus d’être nommée deux fois de suite à la première équipe des étoiles canadiennes du SIC (maintenant U Sports) –, mais elle n’a jamais pu se tailler une place au sein de la formation canadienne pour le Championnat mondial féminin de l’IIHF.

Elle a cependant pu jouer sur la scène internationale au cours de ses deux dernières saisons à l’université. Daoust a été capitaine de l’équipe nationale féminine de développement du Canada qui a remporté l’or à la Coupe des nations 2016 et elle a effectué un retour au sein de l’équipe nationale pour la première fois depuis Sotchi à la Coupe des 4 nations 2016, mais c’est une invitation au Mondial féminin qu’elle attendait.

Ne pas avoir été invitée lors des deux années où elle se remettait de sa blessure au genou était tout à fait prévisible, mais ne pas avoir été retenue au printemps dernier a été une amère déception – une qu’elle a utilisée pour se motiver en vue de la centralisation.

« Je comprends pour l’année après les Olympiques; puisque je m’étais déchiré le LCA, c’était évident que je n’allais pas être là », dit Daoust. « L’année suivante, je pense que je n’avais pas encore atteint ce niveau-là. J’ai pensé que cette année j’aurais l’occasion d’y aller, mais je n’ai pas reçu l’appel; ça m’a tout simplement motivée à m’entraîner plus fort pour m’assurer d’être [centralisée]. »

Au bout du compte, ses réalisations à l’Université McGill et son expérience antérieure ont suffi pour qu’elle obtienne une place parmi les 28 candidates à l’équipe olympique et une invitation pour la centralisation où – malgré son succès à Sotchi – elle affronte les mêmes défis qu’en 2013.

Il y a trois ans, lorsqu’elle s’est présentée à Calgary, Daoust était la recrue avec seulement trois matchs avec l’équipe senior à son actif. Elle a pu en ajouter 16 au cours de la saison olympique, mais seulement cinq depuis, et certains pensent qu’elle accuse un certain retard par rapport à des coéquipières ayant plus d’expérience.

Mais Daoust n’est pas d’accord.

« Je ne pense pas que cela me place à l’arrière », dit-elle. « C’est tout le contraire; [ne pas jouer pour Équipe Canada] m’a motivée à m’entraîner encore plus fort et à mériter ma place pour la centralisation. C’était important pour moi, et maintenant je suis prête. Je peux rivaliser avec les autres filles, et je suis contente d’être là où je suis.

« Je pense que c’est la meilleure situation pour moi. Je ne veux pas que l’on me donne une place. J’ai travaillé fort, je me suis entraînée intensément, et maintenant je suis physiquement et mentalement prête à être ici et à me rendre à PyeongChang. »

Même si sa feuille de route ressemble à celle de 2014, son rôle est différent. Avant Sotchi, Daoust avait les yeux écarquillés et elle observait tout en absorbant le plus possible des vétérantes comme Caroline Ouellette, Marie-Philip Poulin et Charline Labonté.

Maintenant, elle a hâte de jouer le rôle de mentore et d’aider les sœurs Potomak, Micah Zandee-Hart et les autres nouvelles venues à la centralisation sur le long parcours vers les Olympiques qui s’avère parfois épuisant.

« J’ai beaucoup appris [en 2013-2014], mais maintenant je sens que je suis dans une position où d’autres peuvent se tourner vers moi », dit Daoust. « J’ai l’expérience pour savoir à quoi m’attendre pendant l’année et je peux donc aider les filles et jouer un peu plus le rôle de vétérante. »

Compte tenu de tout ce qu’elle a vécu au cours des trois dernières années, il serait logique de penser que cette occasion de participer aux Olympiques revêtirait plus de sens pour Daoust, qu’elle validerait tout le travail qu’elle a fourni depuis Sotchi.

Mais elle ne souscrit pas à cette théorie. Les Olympiques sont la plus grande scène du sport, et il faut saisir chaque occasion d’y participer, peu importe le nombre de fois que cela s’est produit par le passé.

« Je pense que ce serait tout aussi spécial », affirme Daoust. « Ce n’est pas parce que j’y suis allée une fois que ce n’est pas aussi important; [le souvenir d’avoir gagné l’or] me motive à en obtenir une autre. J’ai la soif de devenir une athlète qui a pris part à deux Olympiques et, je l’espère, une double championne olympique. »

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