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Exercice du mois : janvier

Le Réseau Hockey Canada comprend des centaines d'exercices pour les entraîneurs dans toutes les catégories de hockey

Réseau Hockey Canada
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20 January 2018

MARQUER – ENTRÉES À 1 CONTRE 0

Mise en place et exécution : les joueurs forment une rangée le long de la bande de la ligne bleue vers le coin. Ils patinent vers le centre de la glace, effectuent un virage vers la bande, tirent la rondelle contre la bande et la récupèrent. Ils franchissent ensuite la ligne bleue à pleine vitesse, effectuent une feinte devant l’obstacle et décochent un tir au but.

Points pédagogiques clés :

  • Pieds rapides lors des croisements pour virer vers la bande.
  • Récupérer la rondelle à vive allure.
  • Pleine vitesse pour franchir la ligne bleue.
  • Tête levée, feintes créatives suivies d’un tir rapide.

En nouveauté cette saison, les exercices offerts dans le Réseau Hockey Canada ont été bonifiés; en plus d'avoir un diagramme et une explication écrite, chaque exercice comprend une vidéo montrant le déroulement et un extrait illustrant exactement comment l'exercice peut être bénéfique en situation de match.

L’application permet aux entraîneurs de consulter des centaines d’exercices, de choisir ceux qu’ils veulent intégrer à leur entraînement et de les partager avec leur équipe. Les joueurs et les autres entraîneurs peuvent maintenant se présenter sur la patinoire en sachant déjà à quoi ressembleront les exercices, ce qui veut dire moins de temps consacré aux explications et plus de temps pour les exercices.

Au début de chaque mois, les exercices du mois seront ajoutés dans le Réseau Hockey Canada pour les entraîneurs de chacune des catégories de hockey. Ces exercices seront partagés par l'intermédiaire des équipes dans l'application. Suivez les instructions ci-dessous pour vous joindre à une équipe.

Si vous avez déjà un compte pour le Réseau Hockey Canada, sélectionnez le lien correspondant à la catégorie de votre programme pour vous joindre à cette équipe et recevoir les exercices du mois. Vous pouvez vous joindre à autant d'équipes que vous le désirez.

Entraîneurs de la catégorie initiation
Entraîneurs de la catégorie novice
Entraîneurs des catégories atome et pee-wee
Entraîneurs des catégories bantam et midget
Entraîneurs au hockey féminin
Habiletés pour garder les buts
Renseignements pour les parents

Si vous n'êtes pas inscrit au Réseau Hockey Canada, suivez les instructions suivantes pour créer un compte gratuitement. Le Réseau Hockey Canada est offert aux utilisateurs des appareils Android et iOS. Tout utilisateur de téléphone intelligent, de tablette Android ou d’iPad sera en mesure de télécharger l’application et de se familiariser avec les excellentes ressources numériques offertes aux entraîneurs.

La version gratuite de l'application permettra aux utilisateurs de recevoir des renseignements partagés par des entraîneurs ou des administrateurs d'AHM. Toute personne détenant un compte avec un accès complet peut transmettre tout contenu à une autre personne détenant un compte.

Pour en savoir plus, visitez le www.reseauhockeycanada.com.

Centennial Cup at Sixteen Mile Sports Complex in Oakville, Ontario

En chiffres : 11 jours à Oakville

Voici quelques faits et statistiques à propos de la Coupe du centenaire 2024, sur la glace comme à l’extérieur de la patinoire

Shannon Coulter
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19 May 2024

Sur 117 équipes au départ, il n’en reste plus que deux : les Blues de Collingwood ou les Mustangs de Melfort soulèveront la Coupe du Centenaire.

À l’approche du couronnement de l’équipe championne nationale du hockey junior A, voici un portait en chiffres des coulisses de la Coupe du centenaire 2024, présentée par Tim Hortons.

3 jeux blancs jusqu’aux demi-finales, inclusivement : Noak Pak de Collingwood (contre Longueuil), Malachi Klassen de Winkler (contre Oakville) et Noah Beaulne du Grand Sudbury (contre Longueuil) ont tous signé un blanchissage.

7jours entre le moment où les Timberwolves de Miramichi ont remporté le championnat de la MHL leur permettant de se qualifier pour la Coupe du Centenaire et leur premier match au tournoi.

16 officiels assignés à la Coupe du Centenaire. L’équipe était formée de personnes venant de tout le pays, d’Edmonton, en Alberta, à Hammonds Plains, en Nouvelle-Écosse.

29tentatives en tirs de barrage; en ronde préliminaire, les Mustangs de Melfort, les Canucks de Calgary et les Timberwolves de Miramichi l’ont tous emporté en tirs de barrage, mais aucune séance ne s’est poursuivie au-delà des cinq rondes requises.

40 jours entre la fin du parcours en séries éliminatoires de l’équipe hôte, les Blades d’Oakville, et leur premier match au tournoi, soit la plus longue pause parmi toutes les équipes participantes (les Canucks de Calgary suivent avec 22 jours).

49 buts marqués en avantage numérique jusqu’aux demi-finales, inclusivement. Spencer Young et Cody Pisarczyk sont les meneurs au tournoi avec trois buts en avantage numérique chacun.

120 bénévoles qui ont œuvré en coulisse pour assurer le bon fonctionnement du tournoi, notamment pour le déroulement des matchs, les services aux équipes et le transport.

121 membres de familles canadiennes qui ont assisté à leur premier match de hockey grâce à un programme de Tim Hortons. Les familles ont reçu des cadeaux de la marque Hockey Canada ainsi que des billets au niveau du centre de la glace et se sont régalées au Tim Hortons après le match.

141 entrevues avec les médias réalisées jusqu’aux demi-finales, inclusivement, notamment pour la diffusion en direct sur HockeyCanada.ca, auprès de médias accrédités de la LHJC et pour des articles de Hockey Canada.

150 membres de l’Association ontarienne des sociétés de l’aide à l’enfance qui ont assisté au match de la ronde préliminaire entre les Bombers de Sioux Lookout et les Mustangs de Melfort pour souligner le Jour des enfants et des jeunes pris en charge, célébré le 14 mai.

167 buts marqués jusqu’aux demi-finales, inclusivement. Elliot Robert des Timberwolves de Miramichi a marqué sept buts en six parties, ce qui le place au premier rang des buteurs du tournoi.

377 laissez-passer remis au personnel des équipes.

678 rondelles utilisées jusqu’aux demi-finales, inclusivement.

1 455 minutes de hockey jouées jusqu’aux demi-finales, inclusivement. Seuls trois matchs ont nécessité plus de 60 minutes : les duels Melfort c. Winkler, Calgary c. Navan et Miramichi c. Winkler sont allés en tirs de barrage.

1 440 bouteilles de Gatorade consommées par les 10 équipes.

1 497 élèves et membres du personnel scolaire qui sont venus encourager les équipes lors des cinq matchs disputés pendant les heures de classe.

9 204 kilomètres parcourus au total par les équipes jusqu’à Oakville (selon Google Maps). La distance la plus courte a été parcourue par les Blues de Collingwood, qui se trouvent à 124,6 km, tandis que les Canucks de Calgary ont parcouru 2 700,50 km pour participer au tournoi.

39 423 photos prises par Heather Pollock et Lori Bolliger, les photographes de Hockey Canada Images, jusqu’aux demi-finales, inclusivement, notamment de l’action sur la glace, des portraits des joueurs, des scènes exclusives en coulisse et des activations des partenaires.

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Molinaro obtient sa chance

Après avoir vécu l’expérience de la Coupe du centenaire à titre de gardien auxiliaire l’an dernier, Julian Molinaro a mené les Canucks de Calgary jusqu’au Championnat national junior A cette saison

Jason La Rose
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17 May 2024

Il y a un an, Julian Molinaro a suivi chaque instant de la Coupe du centenaire depuis le banc de son équipe.

C’est que le gardien de but était l’auxiliaire de Noah Pak, qui a joué chaque seconde des 24 matchs disputés en séries éliminatoires l’an dernier par les Blues de Collingwood, qui ont atteint les quarts de finale du Championnat national junior A du Canada.

Mais cette saison, la situation est bien différente.

Molinaro est de retour au championnat national, mais dans un autre uniforme. Il joue désormais un rôle beaucoup plus important devant la cage des Canucks de Calgary, qui visent à leur tour le titre national.

Et comme le hasard fait bien les choses au hockey, il ne fallait pas se surprendre de voir Pak à l’autre extrémité de la glace lors du premier match de Molinaro et des Canucks le 9 mai.

Aucun des deux cerbères ne voudra ajouter cette rencontre à son palmarès personnel; Molinaro a cédé cinq fois sur 26 tirs, tandis que Pak a été battu à quatre reprises, ce qui marquait seulement la sixième fois en 62 départs qu’il accordait autant de buts. Les Canucks se sont inclinés par la marque de 5-4 dans un duel qui fut surtout l’affaire des unités spéciales.

« À mon arrivée avant la rencontre, j’ai croisé Richard Judges, responsable de l’équipement de Collingwood, raconte Molinaro. Ça faisait drôle. Et d’affronter Noah, Mark McIntosh, Spencer Young et les autres, ça devenait encore plus bizarre. On ne se le cachera pas, je n’ai pas connu mon meilleur match. Sans doute l’une de mes pires performances de l’année, en fait. Mais je ne m’en fais pas trop avec ça. On les reverra, du moins je l’espère. »

Le parcours de Collingwood en 2022-2023 s’est finalement conclu par une défaite de 4-2 aux mains des Jr. Senators d’Ottawa lors du championnat national présenté à Portage la Prairie, au Manitoba. C’était aussi la fin de l’aventure avec les Blues pour Molinaro. Ce dernier avait certes excellé dans un rôle second, cumulant une moyenne de buts alloués de 2,33 et un pourcentage d’arrêts de 0,901 en 20 parties, mais comme Pak serait de retour pour une dernière campagne dans le junior A, Molinaro estimait qu’il était mûr pour un changement. Il voulait une occasion de montrer son savoir-faire comme gardien de but partant.

C’est là qu’est intervenu Brad Moran, entraîneur-chef et directeur général des Canucks, qui a officiellement acquis les droits du gardien le 11 juillet.

« Il n’avait peut-être pas joué durant les séries, mais il avait vécu l’expérience », explique Moran au sujet du passage de Molinaro avec Collingwood. « Il s’amenait d’un club gagnant où joueurs, entraîneurs et autres étaient unanimes à son sujet. Julian était réputé pour son attitude et son éthique de travail exemplaires. On ne pouvait faire autrement que de voir son ajout d’un bon œil. »

Le joueur originaire de Mississauga, en Ontario, a non seulement excellé, il a dépassé les attentes en menant tous les gardiens de but de la Ligue de hockey junior de l’Alberta (AJHL) avec 27 victoires et six blanchissages. Il a terminé la campagne au troisième rang avec une moyenne de buts alloués de 2,60 et un pourcentage d’arrêts de 0,916.

Il a ensuite remporté 12 de ses 15 départs en séries éliminatoires, affichant des statistiques fort impressionnantes (moyenne de buts alloués de 2,56, pourcentage d’arrêts de 0,908) et menant les Canucks à leur premier titre de l’AJHL depuis 1999 et à une première participation à la Coupe du centenaire depuis la conquête du titre national en 1995, le seul dans l’histoire du club.

« Au fond de moi, j’étais convaincu d’avoir les outils nécessaires pour être gardien partant, mais on ne peut être certain tant qu’on n’a pas été placé dans cette position, décrit Molinaro. Il suffisait qu’on me donne ma chance, et c’est ce que Brad a fait. Une belle marque de confiance qui m’a beaucoup aidé et qui m’a permis de prendre mes aises. Ça fait du bien de sentir l’appui de tout le personnel, de toute l’équipe. »

« Il a été selon moi le meilleur gardien de but dans notre ligue cette saison et nous a donné une chance de l’emporter à chaque match, ajoute Moran. Il a su motiver le reste de l’équipe autant sur la glace qu’à l’extérieur. Difficile de demander mieux. »

Deux jours après que les Canucks eurent complété le balayage des Wolverines de Whitecourt pour remporter le titre de l’AJHL, Molinaro s’est officiellement engagé auprès de l’Université Northern Michigan, où il se joindra aux Wildcats à l’automne.

Le portier de 20 ans connaît un succès éclatant dans son nouveau rôle, et personne n’est plus heureux pour lui que son ancien complice.

« C’est quelqu’un qui a une éthique de travail hors pair, l’un des travailleurs les plus acharnés que je connaisse, souligne Pak. Je suis vraiment content pour lui. De savoir qu’il jouera dans les rangs universitaires l’an prochain et de voir tout le succès qu’il connaît cette saison… Ça me rend heureux. »

Pour Molinaro, c’est aussi un retour aux sources à Oakville, ce qui rend le tout encore plus spécial.

Son père Jason et lui étaient jadis des habitués aux matchs des Blades, et lorsque les Canucks ont sauté sur la glace du Sixteen Mile Sports Complex pour la première fois, Molinaro savait exactement où tourner son regard.

« J’ai failli verser une larme. Mon père était juste là, dans le coin où on était toujours assis aux parties des Blades. J’avais sept ans à l’époque, on était dans ces gradins chaque vendredi soir pour voir l’équipe jouer. Toujours assis au même endroit. Et me voilà maintenant sur la glace, avec lui qui me regarde en action, c’est super. On peut dire que la boucle est bouclée. »

Aura-t-on droit à une fin hollywoodienne? Les Canucks croiseront le fer avec les Flyers de Winkler en quart de finale vendredi. L’équipe qui l’emportera aura rendez-vous avec les Mustangs de Melfort en demi-finale.

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Dans mes propres mots : Dampy Brar

L’entraîneur, mentor, instructeur et lauréat du prix Héros de la communauté Willie-O’Ree nous parle de son parcours et de l’importance de laisser sa marque au sein de la communauté sud-asiatique

Dampy Brar
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17 May 2024

Pendant d’innombrables générations, ma famille a vécu au Pendjab, en Inde. C’étaient des gens bien, honnêtes et travaillants. La terre a été cultivée de génération en génération, les traditions et le style de vie se perpétuant au sein de la famille.

Mon père rêvait d’autre chose pour lui-même et sa future famille. Il rêvait de venir au Canada et d’y refaire sa vie, d’explorer de nouveaux horizons. Mais il n’avait jamais imaginé que son rêve au Canada inclurait le hockey.

J’ai un vif souvenir de moi, à quatre ans, assis sur le perron de la maison à Sparwood, en Colombie-Britannique, la ville où je suis né. Je regardais des garçons plus âgés jouer au hockey dans la rue. Ça m’a tout de suite intrigué. Mon père a constaté mon intérêt et m’a acheté un bâton de hockey en plastique avec une lame rose, un manche jaune et un embout en caoutchouc noir, qui venait avec deux rondelles en plastique. Je jouais sans relâche dans notre sous-sol non aménagé, tirant dans une caisse de lait.

Nous avions la chance d’avoir des amis des Indes orientales dont les garçons jouaient au hockey mineur à Sparwood. À l’approche de la saison de hockey, mon père m’a inscrit. Il n’y avait qu’un seul problème : je n’avais jamais patiné.

J’ai eu la chance inouïe d’avoir un excellent instructeur en patinage. Il s’appelait Tander Sandhu et avait 11 ans. Il dit qu’il m’a fallu 15 minutes pour commencer à patiner tout seul, chaussé d’une de ses vieilles paires de patins qui n’étaient même pas à ma taille. À huit ans, j’ai été surclassé pour jouer avec les plus vieux après avoir marqué 21 buts en deux matchs.

J’ai continué à accumuler les buts. Au début de la saison, à 11 ans, une nouvelle règle est entrée en vigueur selon laquelle on ne pouvait marquer plus de trois buts par match. Même si j’étais un bon fabricant de jeu et que je faisais beaucoup de passes, il était bien connu que cette règle avait été créée à cause de moi. Avec le recul, je crois que cela a fait de moi un meilleur passeur. Ma famille se demande toutefois si, sans cette règle, je n’aurais pas reçu encore plus d’attention et de visibilité dans la communauté du hockey.

Je suis né au Canada, et j’adorais tout simplement ce sport. Je voyais tout le monde dans mon équipe et leurs familles de la même manière, mais ce n’est pas tout le monde qui me considérait comme un égal. Enfant, je ne remarquais pas trop les regards et les commentaires. Le racisme m’est apparu lorsque j’avais huit ans. Après mon troisième but lors d’un match, un joueur de l’équipe adverse, qui venait d’une ville voisine, m’a crié quelque chose à plusieurs reprises pendant la mise au jeu contre lui. Un mot qui commençait par P, mais je ne comprenais pas trop.

Après deux autres buts, le garçon a continué à crier le même mot encore et encore. Je peux encore voir ce qu’il portait, les expressions sur son visage et sa colère. Je me souviens de la peur que j’ai ressentie. J’ignorais ce que j’avais fait de mal et pourquoi il était si en colère contre moi. Mon coéquipier m’a expliqué que notre adversaire disait des choses vraiment méchantes à mon sujet. À propos de mon apparence. Les railleries ont continué, mais j’ai réussi à me concentrer sur le jeu et à m’amuser. Après le match, dans lequel j’avais fini par marquer 13 buts, le garçon m’a serré la main et m’a répété ce mot, « Paki », en pleine face.

J’ai rejoué l’incident dans ma tête toute la fin de semaine. Le lundi matin, à la récréation, j’ai demandé à mon ami indien plus âgé, qui jouait aussi au hockey, ce que signifiait « Paki ». Il m’a expliqué qu’on nous appelait ainsi pour se moquer de nous. C’était un nom qu’on m’avait donné en raison de la couleur de ma peau.

Je me suis habitué à l’entendre au fil des ans. Le pire, ça a toutefois été de l’entendre d’un parent lorsque j’avais 15 ans. Juste avant le début d’un match, tandis que le calme régnait dans l’aréna, le père du gardien de but adverse a crié à son fils : « Ne laisse pas ce maud*t Paki marquer! », puis il m’a regardé droit dans les yeux.

Vers la fin de la saison, nous nous sommes rendus dans une petite ville du col Crowsnest, dans le sud de l’Alberta, pour un match. C’était un vendredi soir, et un groupe d’ados était venu encourager leur équipe locale. Au lieu de regarder le match, ils se tenaient à l’écart des parents et me lançaient constamment des insultes racistes tout en faisant des gestes déplacés.

Je n’ai jamais répété ce qu’ils ont dit. Jusqu’à aujourd’hui. Car si l’on espère provoquer un changement, il faut parler ouvertement de ces paroles, de ces gestes. « Retourne chez toi, Paki », « Mets un peu de cari sur la rondelle, ça va t’aider », « Où est passé ton point rouge sur le front? ». Voilà le genre de moqueries que ces jeunes me lançaient. Chaque fois que le jeu sur la glace m’amenait près d’eux, ils se mettaient à frapper sur la baie vitrée depuis les gradins pour me faire peur, pour m’intimider.

Nous avons gagné 6-4 ce soir-là. Mes parents étaient tout sourire sur le chemin du retour, ils trouvaient que j’avais bien joué. Moi, j’étais silencieux, comme engourdi. En rentrant à la maison, les larmes aux yeux, j’ai dit à mes parents, « On s’en fout du match, vous n’avez pas vu ce qui se passait? » Leur réponse? Si je voulais devenir un joueur d’élite et représenter notre culture, c’était le genre de choses auxquelles j’allais devoir m’habituer. Mon père m’a ensuite parlé du racisme qu’il avait lui-même subi dans les rues et au travail. Il voulait m’en protéger, mais malheureusement, ce n’était pas possible.

C’est là que j’ai commencé à penser qu’un jour, je me servirais du hockey pour gagner le respect, et que j’aiderais à mon tour d’autres jeunes issus de la communauté sud-asiatique et leurs familles.

J’avais pour objectif de devenir hockeyeur professionnel. Un chemin parsemé d’embûches, vous l’aurez deviné. Avec des parents immigrants, sans mentor et sans Internet, il était très difficile de m’y retrouver dans le système. Je suis parvenu tant bien que mal à me frayer un chemin dans le junior B, le junior A, jusqu’à l’équipe du Collège universitaire Concordia de l’Alberta à Edmonton. Puis, je me suis mis à douter. Le hockey universitaire était-il vraiment la meilleure voie pour atteindre mon objectif?

Après quelques matchs, un ancien entraîneur dans la LNH devenu agent de joueurs, du nom de Bill Laforge père, est venu nous voir en action. Il a eu la gentillesse de me prendre sous son aile et m’a aidé à atteindre les rangs professionnels aux États-Unis.

En sept ans de carrière, j’ai passé cinq saisons avec les Sabercats de Tacoma dans la West Coast Hockey League (WCHL), où j’ai joué sous les ordres de deux entraîneurs remarquables en John Olver pendant trois ans et Robert Dirk pendant deux ans. Robert et moi sommes aujourd’hui tous deux entraîneurs à l’Okanagan Hockey Academy.

J’estime avoir pris du galon durant ces années, et pas seulement comme hockeyeur. J’ai appris l’importance de m’impliquer dans ma communauté. La ville m’a témoigné beaucoup d’amour en retour, au point d’effacer ou presque l’impact de toute discrimination contre moi. J’ai remporté le championnat de la WCHL avec les Sabercats en 1999 et pris part au match des étoiles de la ligue. J’ai aussi été élu Joueur le plus populaire par les partisans et partisanes à chacune de mes cinq saisons avec le club.

D’autres jalons ont marqué mon parcours, notamment mon rappel par le Thunder de Las Vegas dans la Ligue internationale de hockey (IHL). L’année suivante, j’ai signé un contrat à deux volets avec les Bulldogs de Hamilton dans la Ligue américaine de hockey (AHL), un club affilié à mon équipe favorite, les Oilers d’Edmonton.

En accrochant mes patins à la fin de la campagne 2002-2003, j’ai su que j’avais un nouvel objectif à atteindre. C’était à moi de donner au suivant.

Lorsque mon fils, aujourd’hui âgé de 16 ans, a commencé à jouer chez les Timbits, j’ai décidé de m’impliquer en accompagnant les jeunes de la communauté sud-asiatique et leurs familles, tantôt à titre de mentor, tantôt comme entraîneur, ou simplement en offrant mes conseils. Quelques années plus tard, quand ma fille a commencé à jouer, je me suis impliqué davantage dans le hockey féminin. J’ai même eu la chance de contribuer à bâtir des ponts à l’international lorsqu’une équipe féminine de Leh Ladakh, en Inde, est venue au Canada pour la première fois afin de participer au WickFest, une initiative menée par nulle autre que Hayley Wickenheiser, figure emblématique d’Équipe Canada.

Au bout du compte, c’est ma passion pour le hockey qui m’amène à offrir du soutien et des conseils aux joueurs et joueuses des communautés sud-asiatiques et de diverses origines, à créer des liens dans la communauté, à mettre les jeunes et les parents à l’avant-plan, et à diffuser l’information.

Mon travail auprès de la communauté sud-asiatique m’a valu l’honneur, en 2020, de recevoir le prix Héros de la communauté Willie-O’Ree. Je devenais ainsi le premier membre de cette communauté à remporter un prix de la LNH, ce qui m’a motivé à poursuivre mes efforts pour favoriser la diversité et l’inclusion dans notre sport.

Des équipes de la LNH ont déjà emboîté le pas en tenant des soirées du patrimoine sud-asiatique pour souligner les contributions de notre communauté. J’ai eu le privilège de prendre part aux cérémonies lors de ces soirées organisées par les Kings de Los Angeles, les Jets de Winnipeg, les Oilers d’Edmonton et les Flames de Calgary, soit au sein de la garde d’honneur, soit à la mise au jeu protocolaire.

Il faut du temps pour changer les choses. Mais avec assez de volonté, on y parvient. Ensemble, nous contribuerons à améliorer la culture du hockey et favoriserons l’essor du sport que nous aimons tant. Tout comme dans mon parcours de hockeyeur, depuis l’âge de quatre ans jusqu’à mon dernier match professionnel, il faut faire preuve de persévérance, de résilience.

Car le succès est une œuvre qui reste à jamais inachevée.

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Brian, derrière le banc

Au cours des trente dernières années, Brian Sugiyama a entraîné ses enfants, ses petits-enfants, d’autres enfants de la communauté et même d’autres entraîneurs et entraîneuses qui, comme lui, ne veulent qu’améliorer le sport

Chris Jurewicz
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13 May 2024

Quand on passe des décennies à faire ce qu’on aime, on évolue.

Derrière le banc, dans le vestiaire et sur la patinoire, Brian Sugiyama aide des enfants et de jeunes adultes à devenir de meilleurs joueurs et joueuses et de meilleures personnes depuis 30 ans.

À 72 ans, le résident de Nanaimo, en Colombie-Britannique, n’a peut-être pas tout vu, mais avec son expérience inégalée, il a une bonne idée de ce qu’il faut pour être un entraîneur ou une entraîneuse de hockey d’exception.

« Quand j’ai commencé à donner des formations sur l’entraînement, j’abordais surtout la technique et la science du métier, explique-t-il. Aujourd’hui, j’insiste plutôt sur l’art de l’entraînement. Je travaille avec de jeunes adultes qui parfois viennent de terminer leur parcours de hockey mineur, ou encore avec des parents. On semble croire que le rôle d’un entraîneur ou d’une entraîneuse, c’est de tracer des X et des O et de diriger des séances d’entraînement, mais ce qui compte le plus selon moi, c’est l’aspect psychologique, le développement des enfants, les liens qui se créent entre les membres d’une équipe, et le respect qui est démontré au sein de l’équipe, mais aussi à l’égard des adversaires et des autres personnes impliquées dans le sport, comme les arbitres et juges de lignes. »

En plus d’être membre du groupe de présentation des programmes d’entraînement de Hockey Canada, Sugiyama est coordonnateur des entraîneurs du district de l’île de Vancouver et personne-ressource pour les programmes Entraîneur 1, Entraîneur 2 et Développement 1 du Programme national de certification des entraîneurs, dans le cadre desquels il enseigne chaque année à des centaines de personnes de toutes expériences. Il est également entraîneur-conseil Haute performance 1 et évaluateur sur le terrain pour le programme Développement 1.

Obtenir ces qualifications requiert du temps, du dévouement, de l’expérience, de la patience et une connaissance plus qu’approfondie de notre sport national.

Sugiyama possède toutes ces qualités.

Comme bien des histoires au hockey canadien, la sienne a commencé sur les patinoires extérieures. C’est à Edmonton, où il est né et a grandi, qu’il a commencé à jouer sur une patinoire que son père avait aménagée dans la cour.

Plus son amour du sport grandissait, plus ses habiletés et son engagement se développaient. À l’adolescence, il a joué au hockey compétitif avec le Maple Leaf Athletic Club. Son parcours derrière le banc a commencé lorsqu’il a prêté main-forte au personnel entraîneur de l’équipe de son frère cadet. Puis, au début des années 1980, il a fait comme bien des pères : il a entraîné l’équipe de son fils. Son épouse Karen et lui ont quatre enfants, et les quatre ont joué au hockey.

« J’ai commencé par les divisions récréatives chez les plus jeunes, et comme je voulais m’améliorer, j’ai suivi des cours. J’ai ensuite entraîné une équipe compétitive M11. Même si j’ai vu du bon et du moins bon, j’en ai retiré beaucoup de choses. Je voulais contribuer au développement non seulement de mes propres enfants, mais aussi des enfants de ma communauté. »

Plus tard, la famille a déménagé sur l’île de Vancouver, où elle réside toujours. Le nom Sugiyama est peut-être aussi connu à Nanaimo qu’il l’est à Edmonton, compte tenu du nombre d’années que Brian et sa famille y ont passées au service de la communauté du hockey.

TJ Fisher a passé la saison 2023-2024 avec Brian derrière le banc d’une équipe récréative mixte M15 dans laquelle jouait l’un de ses enfants et l’une des petites-filles de Brian.

« C’est super de voir un grand-père entraîner ses petits-enfants, souligne Fisher. On ne voit jamais ça. Pour les gens de mon âge, réussir à évoluer avec la prochaine génération, c’est un peu un objectif de vie. Brian maîtrise les nouvelles technologies, ce qui l’aide à rester sur la même longueur d’onde que les adultes qu’il forme et les jeunes qu’il entraîne. »

Sugiyama a également inspiré Erin Wilson. Les deux ont travaillé ensemble pendant la saison 2021-2022 et se connaissent depuis près de trois décennies.

« En tant que parent et entraîneur, j’estime vraiment l’importance que Brian accorde au franc-jeu et à l’esprit sportif, explique Wilson. Il encourage tous les joueurs et les joueuses à faire partie intégrante de l’équipe; c’est très précieux pour le développement du caractère, l’estime de soi et le jeu collectif. Ces valeurs de franc-jeu et d’esprit sportif sont essentielles pour moi et j’essaie de les appliquer à mon tour quand j’entraîne une équipe. »

Si au sein des équipes compétitives, on trouve bon nombre de parents qui veulent entraîner, c’est beaucoup moins vrai pour les équipes récréatives. Brian Sugiyama, qui a travaillé dans les deux univers, est à même de le constater.

Mais l’influence de Brian ne se fait pas sentir uniquement chez des parents canadiens ordinaires. Ces dernières années, il a animé des cours auxquels participaient d’anciens joueurs de la LNH bien connus, qui souhaitent s’impliquer en entraînement.

« La saison dernière, j’avais comme élèves Andrew Ladd, Brent Seabrook et Duncan Keith, raconte-t-il. Ils veulent transmettre leurs connaissances à une école de hockey ou à une équipe, et soutiennent les initiatives de Hockey Canada en matière de formation des entraîneurs et entraîneuses. »

Pendant ses cours, Sugiyama aime blaguer qu’il commence à se faire vieux, mais il continue de s’impliquer, et le fera aussi longtemps qu’il le peut. C’est une bonne nouvelle non seulement pour les enfants sur la glace, mais aussi pour les adultes qui apprennent de lui.

« C’est spécial de voir cette famille à l’œuvre, conclut TJ Fisher. Il est toujours entraîneur, ses enfants le sont aussi, et ses petits-enfants jouent au hockey. C’est formidable. »

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Un milieu pour s’épanouir

Depuis 2011, l’Association de hockey sur luge de Calgary crée des occasions au parahockey tout en formant au passage des athlètes pour Équipe Canada

Lee Boyadjian
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09 May 2024

Des grands sourires, des fous rires et de la pure joie. Les premiers coups de patin sur une patinoire, pour quiconque adore le hockey, deviennent rapidement un souvenir impérissable. Mais pour Auren Halbert, c’était bien plus que cela.

« C’était la première fois que je me retrouvais dans un environnement compétitif avec des personnes qui avaient un handicap similaire au mien, c’était merveilleux », confie l’athlète de 22 ans qui est né sans fémur dans sa jambe gauche.

Jouer au Championnat mondial de parahockey 2024 chez lui, à Calgary, c’est spécial pour Auren. Il a participé à la ronde préliminaire devant famille et amis, dont la plupart ont un lien avec l’Association de hockey sur luge deCalgary (CSHA). Cette association représente le point de départ de sa carrière de parahockeyeur.

« Bon nombre de joueurs d’Équipe Canada ont fait leurs classes au sein de notre organisation, comme les Cody Dolan, Zach Lavin, Auren et Adam Kingsmill », explique Alan Halbert, président de la CSHA et fier père d’Auren. « Mais notre objectif n’est pas de former tout le monde pour Équipe Canada, nous sommes ici pour que ces personnes se forgent la meilleure version d’elle-même.

« Le plaisir est mis à l’avant-plan. »

La CSHA est installée dans la ville du Stampede depuis les années 1980, mais est passée de 20 athlètes à plus de 80 depuis qu’elle est devenue un organisme constitué en société en 2011. Elle compte un personnel entraîneur de plus de 20 personnes et plusieurs bénévoles. Des programmes pour tous les âges et tous les niveaux y sont offerts.

Les équipes sont divisées en fonction de l’âge et du niveau d’habileté. Les jeunes de moins de 18 ans font partie de l'équipe junior (le Venom) avant de passer à l'équipe intermédiaire (les Stingers). Les athlètes de haut niveau ont la possibilité de gravir les échelons plus rapidement. Le club senior (les Scorpions) offre le plus haut niveau de jeu et participe à des événements provinciaux et nationaux.

Avec le temps, les Scorpions sont devenus une puissance du parahockey, mais il y a dix ans, ce n’était pas le cas. Alan a dû apprendre les rudiments de ce sport pour venir donner un coup de main au sein de la formation.

« J’étais un peu naïf. Je me demandais si j’étais autorisé à jouer. Je n’ai pas de handicap, donc je n’étais pas certain. Mais le club accueille tout le monde, c’est vraiment un milieu inclusif ». Alan ajoute qu’il a vu des personnes sans handicap se réunir pour former une équipe et d’autres simplement jouer pour appuyer un proche avec un handicap.

« Il a commencé quelques années après moi et au début, il se débrouillait bien mieux que moi », raconte Auren à propos de son père. « Ça a nourri mon esprit compétitif; je devais prouver à mon père que j’étais un meilleur joueur que lui. »

Même s’il ne fait aucun doute que le jeune Halbert est devenu le meilleur des deux, c’est le dévouement d’Alan et de sa femme Ashley envers la CSHA qui a eu la plus grande influence sur son engagement envers son sport.

« Tous les efforts que mes parents ont déployés pour l’organisation, c’est incroyable, lance Auren. C’est vraiment génial de pouvoir bénéficier d'un tel soutien dans la ville.

« Mes parents sont des passionnés, je trouve ça vraiment inspirant. »

Alan a occupé à peu près tous les postes au sein de l’association : athlète, entraîneur, membre du conseil d’administration et trésorier. En 2017, il en est devenu le président, mais peu de temps après, il a dû déménager à Pittsburgh pour le travail. Personne d’autre ne voulant du poste, il est resté à la barre, accomplissant ses tâches à distance bien avant que cela ne devienne la norme. Sept ans plus tard, Alan est toujours le président. Il continue de chercher des moyens de faire progresser la CSHA.

« Nous jouons un rôle de chef de file pour faire croître le parahockey, non seulement à Calgary, mais aussi dans les régions et provinces avoisinantes, relate Alan. Nous avons une bonne relation avec plusieurs équipes qu’Auren affrontait quand il était jeune au moment où elles venaient de créer leur programme. Nous étions là pour les aider à se mettre en place ou juste pour jouer. »

Auren demeure un membre actif de la CSHA. Il s’entraîne et joue parfois avec l'équipe senior. Il espère aussi tenir un camp estival cette année : « Je veux enseigner aux autres ce que je connais. »

Mais d’abord, le jeune défenseur doit conclure sa cinquième saison avec l’équipe nationale de parahockey du Canada, participant à son quatrième Mondial de parahockey sur la même patinoire où il avait vu pour la première fois Équipe Canada à l’œuvre il y a 13 ans.

« À la première saison d’Auren, notre implication dans ce sport a vite commencé à prendre de l’ampleur, et quelques mois plus tard, le Défi mondial de hockey sur luge a été présenté à Calgary, se souvient Alan. Auren a été un porte-drapeau sur la glace, il me semble, et ça l’a plongé dans le parahockey tout en nourrissant sa passion pour ce sport à un jeune âge.

« Le tournoi en cours vient boucler la boucle. »

Auren sait que le Mondial de parahockey, c’est une occasion pour lui d’allumer cette même flamme chez d’autres jeunes athlètes et d’initier de nouvelles personnes qui voudront suivre ce sport. C’est quelque chose qui le motive. Il est heureux de se donner en spectacle devant les gens qui l’encouragent depuis ses débuts.

« Je pense que c’est la première occasion pour plusieurs personnes de ma famille de me voir jouer à ce niveau, ça veut dire beaucoup pour moi, explique Auren. Les voir dans les estrades pour m’appuyer, les entendre… je vais me souvenir de ce moment comme l’un des plus beaux de ma vie. »

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Timberwolves de Miramichi

Parcours vers la Coupe du centenaire 2024 : Timberwolves de Miramichi

Après avoir remporté leur tout premier titre dans la ligue, les champions de la MHL visent le titre national

Shannon Coulter
|
08 May 2024

Les séries éliminatoires ont été mémorables pour les Timberwolves de Miramichi, qui se tournent maintenant vers l’occasion de compétitionner pour un titre national à la Coupe du centenaire 2024, présentée par Tim Hortons.

À l’amorce des séries, les Timberwolves figuraient au milieu du classement dans la Ligue de hockey junior des Maritimes (MHL), plus exactement au quatrième rang avec une fiche de 31-16-2, en cinquième place pour le nombre de buts (211) et au quatrième échelon pour le nombre de buts alloués (182). Les unités spéciales ont été un point fort de Miramichi, dont le taux d’efficacité en désavantage numérique est de 82,1 %.

C’est toutefois au moment d’amorcer les éliminatoires que les Timberwolves sont passés à la vitesse supérieure. Après une série de cinq matchs contre les Steamers de West Kent, troisièmes au classement, Miramichi a balayé le Blizzard d’Edmundston pour accéder à la finale de la ligue contre les Western Capitals de Summerside, qui avaient terminé en tête du classement.

Les Timberwolves l’ont emporté en six affrontements chaudement disputés, dont cinq qui se sont décidés par un seul but. La troupe obtenait ainsi un premier titre dans la MHL à sa 24 e saison et une première participation à la Coupe du centenaire.

Ludovic Dufort a mené l’offensive avec 46 buts et 82 points en saison régulière. L’avant de 21 ans a aussi inscrit 3 buts et 16 points en séries.

Le gardien de but Jack Flanagan a sauté sur la glace au troisième match contre les Steamers et a signé 11 victoires en 13 matchs, présentant une moyenne de buts alloués de 2,86 et un pourcentage d’arrêts de 0,917. Le jeune de 19 ans a été élu Joueur par excellence des séries éliminatoires.

Les Timberwolves ne manquent pas de talent derrière le banc non plus. Kory Baker a joué pendant 15 ans au hockey professionnel dans l’ECHL en Suède, au Danemark et en Finlande, avant de rentrer à Miramichi pour devenir entraîneur-chef au début de la saison 2022-2023.

Il y a plus de 20 ans qu’une équipe de l’Atlantique a remporté le Championnat national junior A du Canada. Les Oland Exports de Halifax ont été les derniers champions nationaux dans la région, eux qui s’étaient imposés à domicile en 2002.

PARCOURS VERS OAKVILLE

Ligue de hockey junior des Maritimes
Quart de finale : ont battu les Steamers de West Kent 4-1 (3-5, 5-1, 2-1, 5-4, 4-3 PROL.)
Demi-finale : ont battu le Blizzard d’Edmundston 4-0 (3-2, 5-4, 4-3 2EPROL., 4-2)
Finale : ont battu les Western Capitals de Summerside 4-2 (5-6 2EPROL., 5-1, 4-3, 4-3, 1-2 2EPROL., 5-4)

SAISON RÉGULIÈRE

Fiche (V-D-DP) : 31-16-2 (4 es de la MHL)
Buts pour : 211 (5 es de la MHL)
Buts contre : 182 (4 es de la MHL)
Avantage numérique : 43 en 209 (20,6 % – 7 es de la MHL)
Désavantage numérique : 170 en 207 (82,1 % – 3 es de la MHL)
Plus longue série de victoires : 7 (27 sept.-23 oct.)

Trois meilleurs pointeurs :
• Ludovic Dufort – 46B, 36A, 82P (3 e de la MHL)
• Hugo Audette – 14B, 46A, 60P (18 e de la MHL)
• Jeremy Duhamel – 23B, 35A, 58P (20 e de la MHL)

ÉLIMINATOIRES

Fiche : 12-3
Buts pour : 59
Buts contre : 44
Avantage numérique : 11 en 52 (21,2 %)
Désavantage numérique : 42 en 53 (79,2 %)

Trois meilleurs pointeurs :
• Zachael Turgeon – 9B, 14A, 23P
• David Doucet – 13B, 7A, 20P
• Hugo Audette – 3B, 17A, 20P

HISTORIQUE AU CHAMPIONNAT NATIONAL

Première participation

ENGAGEMENTS COLLÉGIAUX ET UNIVERSITAIRES

Jeremy Duhamel – Université Nipissing (2024-2025)

CLASSEMENT PARMI LES 20 PREMIERS DE LA LHJC

2 oct. – non classés
9 oct. – 16 es
16 oct. – 8 es
23 oct. – 8 es
30 oct. – 9 es
6 nov. – 14 es
13 nov. – 19 es
20 nov. – non classés
27 nov. – mention honorable
4 déc. – non classés
11 déc. – non classés
18 déc. – non classés
8 janv. – non classés
15 janv. – non classés
22 janv. – non classés
29 janv. – non classés
5 févr. – non classés
12 févr. – non classés
19 févr. – non classés
26 févr. – non classés
4 mars – non classés
11 mars – 11 es

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Greater Sudbury Cubs

Parcours vers la Coupe du centenaire 2024 : Grads de Navan

Les champions de la CCHL ont enfin mis la main sur leur premier titre de la ligue, ce qui leur donne l’occasion de briller sur la scène nationale

Jason La Rose
|
08 May 2024

Après 32 années d’existence, les Grads de Navan accèdent finalement à la plus grande compétition de hockey junior A au Canada.

En battant les Lumber Kings de Pembroke, les Nationals de Rockland et les Bears de Smiths Falls, les Grads ont remporté leur tout premier championnat de la Ligue de hockey du Canada central (CCHL), obtenant par le fait même leur billet pour la Coupe du centenaire 2024, présentée par Tim Hortons.

Étonnamment, les trois séries gagnées par les Grads portent leur total global à seulement QUATRE depuis 1991, année de leur arrivée dans la CCHL (alors connue sous le nom de Ligue centrale de hockey junior A). Cette autre série remportée avait été le fruit d’un balayage des Stallions de Kanata en 2003.

Navan s’est hissée au sommet de la CCHL en saison régulière, 11 points devant Smiths Falls, grâce à la meilleure offensive de la ligue (235 buts marqués), dont les fers de lance Gabriel Crete (24-50—74) et Devon Savignac (35-31—66) figurent respectivement aux troisième et quatrième rangs pour lenombre de points dans la CCHL.

Devant le filet, Jaeden Nelson n’a pas ménagé ses efforts. Son total de 2 173 minutes jouées lui octroie le quatrième échelon à ce chapitre dans la CCHL, et la recrue de 17 ans figure parmi les cinq premiers gardiens pour le nombre de victoires (25, premier rang), la moyenne de buts alloués (2,57, quatrième rang), le pourcentage d’arrêts (0,921, troisième rang) et le nombre de jeux blancs (3, à égalité au troisième rang).

L’adversité a vite été au rendez-vous pour les Grads pendant les éliminatoires. Il a fallu une deuxième prolongation pour dénouer l’impasse lors du cinquième match en première ronde contre les Lumber Kings, alors que la série était égale à 2-2. Mais Sebbie Johnson a marqué le but gagnant, puis Navan a fermé les livres au sixième match, pour ensuite ne plus jamais tirer de l’arrière dans une série.

Il faut reculer de 13 ans pour le plus récent Championnat national junior A remporté par une équipe de la CCHL, en l’occurrence Pembroke. Cela dit, la ligue a produit son lot d’équipes compétitives au fil de la dernière décennie. Les Jr. Senators d’Ottawa ont atteint les demi-finales en 2018, en 2019 et en 2023, tandis que les Canadians de Carleton Place ont terminé deuxièmes en 2014 et en 2015.

PARCOURS VERS OAKVILLE

Ligue de hockey du Canada central
Quart de finale : ont battu les Lumber Kings de Pembroke 4-2 (5-1, 2-1 PROL., 1-3, 1-5, 5-4 2E PROL., 4-3)
Demi-finale : ont battu les Nationals de Rockland 4-1 (5-4, 1-0 PROL., 4-6, 5-3, 1-0)
Finale : ont battu les Bears de Smiths Falls 4-2 (3-2 PROL., 3-4 PROL., 4-1, 3-2, 0-5, 5-2)

SAISON RÉGULIÈRE

Fiche (V-D-DP) : 41-9-5 (1ers de la CCHL)
Buts pour : 235 (1ers de la CCHL)
Buts contre : 144 (3es de la CCHL)
Avantage numérique : 36 en 183 (19,7 % – 5es de la CCHL)
Désavantage numérique : 186 en 216 (86,1 % – 3es de la CCHL)
Plus longue série de victoires : 9 (23 févr. – 16 mars)

Trois meilleurs pointeurs :
• Gabriel Crete – 24B, 50A, 74P (3 e de la CCHL)
• Devon Savignac – 35B, 31A, 66P (4 e de la CCHL)
• Sebbie Johnson – 24B, 25A, 49P (23 e de la CCHL)

ÉLIMINATOIRES

Fiche : 12-5
Buts pour : 52
Buts contre : 46
Avantage numérique : 11 en 60 (18,3 %)
Désavantage numérique : 53 en 61 (86,9 %)

Trois meilleurs pointeurs :
• Colin MacDougall – 10B, 11A, 21P
• Sebbie Johnson – 6B, 12A, 18P
• Nicholas Paone – 7B, 7A, 14P

HISTORIQUE AU CHAMPIONNAT NATIONAL

Première participation

ENGAGEMENTS COLLÉGIAUX ET UNIVERSITAIRES

Gabriel Crete – Université Mercyhurst (2024-2025)
Cristobal Tola – Collège d’Amherst (2024-2025)
Matthew Roy – Collège Bowdoin (2024-2025)
Devon Savignac – Université Concordia du Wisconsin (2024-2025)

CLASSEMENT PARMI LES 20 PREMIERS DE LA LHJC

2 oct. – non classés
9 oct. – non classés
16 oct. – non classés
23 oct. – non classés
30 oct. – mention honorable
6 nov. – mention honorable
13 nov. – 20es
20 nov. – 18es
27 nov. – 17es
4 déc. – 17es
11 déc. – 13e
18 déc. – 14e
8 janv. – 11e
15 janv. – 13es
22 janv. – 16es
29 janv. – 11e
5 févr. – 11es
12 févr. – 6es
19 févr. – 7es
26 févr. – 7es
4 mars – 7es
11 mars – 7es

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Melfort Mustangs

Parcours vers la Coupe du centenaire 2024 : Mustangs de Melfort

Les champions de la SJHL ont eu un parcours éprouvant en séries éliminatoires, mais ils sont affamés de redonner un titre national à la Saskatchewan

Shannon Coulter
|
07 May 2024

Les Mustangs de Melfort ne l’ont pas eu facile en séries éliminatoires, mais leur aventure se poursuivra à la Coupe du centenaire 2024, présentée par Tim Hortons.

Les Mustangs ont terminé leur saison régulière avec une fiche de 38-14-4 dans la Ligue de hockey junior de la Saskatchewan (SJHL), ce qui leur a valu la deuxième position derrière les Bombers de Flin Flon. Le travail de leur défensive et de leurs gardiens de but a été remarquable : seulement 158 buts ont été inscrits contre les Mustangs (deuxième rang de la SJHL). Leur jeu en désavantage numérique a également été brillant (88,2 % - deuxième rang).

En séries éliminatoires, Melfort a remporté une série de cinq matchs contre les Bruins d’Estevan. Par la suite, en demi-finale, les Broncos de Humboldt les attendaient sur leur chemin. Les deux équipes ont été poussées à la limite dans cette série, qui a nécessité la tenue de sept périodes de prolongation. Au match n o 7, Ryan Duguay a mis fin au débat à 2 min 55 s de la prolongation, propulsant les Mustangs en finale.

Les Mustangs et les Bombers avaient rendez-vous pour le choc final de la SJHL. Pendant 15 semaines consécutives en saison régulière, les Bombers ont occupé le premier rang de la Ligue de hockey junior canadienne (LHJC). Le premier acte a été l’affaire des Mustangs, qui ont signé une victoire sans équivoque de 9-2, en route vers un triomphe en six parties.

James Venne a été l’homme de confiance des Mustangs devant le filet cette année. Considéré comme le meilleur cerbère de l’histoire des Mustangs par l’entraîneur-chef et directeur général de l’équipe, Trevor Blevins, Venne a été premier de classe de la SJHL au chapitre des minutes jouées (2 661) en saison régulière. Il a maintenu un pourcentage d’arrêts de 0,912 et une moyenne de buts alloués de 2,62. En séries éliminatoires, il a maintenu une fiche de 12-3, avec une moyenne de buts alloués de 2,50 et un pourcentage d’arrêts de 0,925.

Aidyn Hutchinson a été le meilleur joueur des Mustangs pendant la saison. Il a terminé troisième dans la colonne des meilleurs pointeurs du circuit, fort de ses 33 buts et 78 points, et lors des séries éliminatoires, il a touché la cible 15 fois, récoltant un total de 32 points.

Les Mustangs ont faim à l’approche du Championnat national junior A — le plus récent titre de la ligue des Prairies qu’ils représentent remonte à il y a 10 ans. Les Terriers de Yorkton avaient vaincu les Canadians de Carleton Place 4-3 en prolongation.

PARCOURS VERS OAKVILLE

Ligue de hockey junior de la Saskatchewan
Quart de finale : ont battu les Bruins d’Estevan 4-1 (5-1, 7-4, 3-4, 5-2, 4-2)
Demi-finale : ont battu les Broncos de Humboldt 4-3 (4-2, 4-3, 2-3 3EPROL., 4-3 PROL., 2-4, 3-4 2EPROL., 5-4 PROL.)
Finale : ont battu les Bombers de Flin Flon 4-2 (9-2, 4-1, 4-3 2EPROL, 3-4 PROL., 2-5, 4-1)

SAISON RÉGULIÈRE

Fiche (V-D-DP) : 38-14-4 (2 es de la SJHL)
Buts pour : 218 (4 es de la SJHL)
Buts contre : 158 (2 es de la SJHL)
Avantage numérique : 58 en 268 (21,6 % – 5 es de la SJHL)
Désavantage numérique : 208 en 250 (88,2 % – 2es de la SJHL)
Plus longue série de victoires : 9 (16 févr. – 10 mars)

Trois meilleurs pointeurs :
• Aidyn Hutchinson – 33B, 45A, 78P (3 e de la SJHL)
• Clay Sleeva – 25B, 34A, 59P (15 e de la SJHL)
• Chase Friedt-Mohr – 14B, 42A, 56P (20ede la SJHL)

ÉLIMINATOIRES

Fiche : 12-6
Buts pour : 74
Buts contre : 52
Avantage numérique : 14 en 72 (19,4 %)
Désavantage numérique : 60 en 75 (80 %)

Trois meilleurs pointeurs :
• Aidyn Hutchinson – 15B, 17A, 32P
• Ryan Duguay – 14B, 10A, 24P
• Chase Friedt-Mohr – 9B, 15A, 24P

HISTORIQUE AU CHAMPIONNAT NATIONAL

2015 – Mustangs de Melfort | 4 e place | 2-3 | 12BP, 19BC
1996 – Mustangs de Melfort | finalistes | 5-1 | 35BP, 10BC

ENGAGEMENTS COLLÉGIAUX ET UNIVERSITAIRES

Chase Friedt-Mohr – Université de Regina (2024-2025)
Hayden Prosofsky – Southern Alberta Institute of Technology (2024-2025)
Zackery Somers – Université du Maine (2024-2025)

CLASSEMENT PARMI LES 20 PREMIERS DE LA LHJC

2 oct. – 6 es
9 oct. – 4 es
16 oct. – 7 es
23 oct. – 11 es
30 oct. – mention honorable
6 nov. – non classés
13 nov. – non classés
20 nov. – non classés
27 nov. – non classés
4 déc. – non classés
11 déc. – non classés
18 déc. – non classés
8 janv. – mention honorable
15 janv. – non classés
22 janv. – mention honorable
29 janv. – mention honorable
5 févr. – 15 es
12 févr. – non classés
19 févr. – non classés
26 févr. – mention honorable
4 mars – 12 es
11 mars – 11 es

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Greater Sudbury Cubs

Parcours vers la Coupe du centenaire 2024 : Blues de Collingwood

Les champions de l’OJHL ont misé sur leur défensive dominante pour défendre leur titre et confirmer leur retour sur la scène nationale

Jason La Rose
|
07 May 2024

Ils sont de retour!

Les Blues de Collingwood sont la seule équipe du tournoi l’an dernier qui participera à la Coupe du centenaire 2024, présentée par Tim Hortons, après avoir défendu son titre dans laLigue de hockey junior de l’Ontario (OJHL)grâce à une performance défensive dominante.

Les Blues, qui avaient été éliminés en quart de finale l’an dernier à Portage la Prairie, n’ont perdu que 7 matchs sur 56 en saison régulière, et seulement 3 sur 19 en séries, étouffant les performances de l’adversaire, des avants jusqu’au gardien.

Ils n’ont accordé que 88 buts au total en saison régulière – soit une minuscule moyenne de 1,57 par match et 56 de moins que les Golden Hawks de Trenton, deuxièmes à ce chapitre – avant d’en concéder 36 en 19 joutes éliminatoires.

Noah Pak a offert une performance digne des jeux vidéo devant le filet de Collingwood, lui qui a présenté une fiche de 37-5, dont 12 jeux blancs (oui, oui, 12!), une moyenne de buts alloués de 1,30 et un pourcentage d’arrêts de 0,945. En 41 départs, il a accordé plus de trois buts à seulement deux reprises, et aucun ou un seul but 25 fois (oui, oui, 25!).

Mais ce n’est pas la seule force des Blues. L’offensive y est tout aussi dominante. La troupe a terminé au deuxième rang avec 284 buts, soit seulement cinq de moins que Trenton. Dylan Hudon a mené la charge avec 73 points (29-44—73), et la formation compte aussi huit joueurs qui ont inscrit au moins 50 points et sept qui ont atteint le plateau des 20 buts.

Collingwood a été très peu mise à l’épreuve tout au long des éliminatoires. Les Blues ont balayé Brantford en première ronde des séries et Leamington en finale de la conférence de l’Ouest, et ils n’ont plié l’échine qu’une seule fois lors du 4 e match les opposant à Oakville, après trois victoires contre les hôtes de la Coupe du centenaire.

Ce n’est qu’en finale de la ligue que l’équipe a connu un peu d’adversité, quand Trenton a créé l’égalité en remportant les matchs 3 et 4, mais Collingwood a repris les devants au match 5 avec une victoire écrasante de 7-2, avant d’écarter son adversaire sur la route au match 7.

À seulement 144 kilomètres au sud de la maison, les Blues tenteront à Oakville de devenir les premiers champions de l’OJHL à remporter le Championnat national junior A du Canada depuis les Tigers d’Aurora en 2007.

PARCOURS VERS OAKVILLE

Ligue de hockey junior de l’Ontario
Ronde 1 : ont battu les 99ers de Brantford 4-0 (2-1 2E PROL., 5-1, 4-0, 4-3)
Quart de finale : ont battu les Blades d’Oakville 4-1 (3-2, 4-2, 10-1, 3-5, 3-0)
Demi-finale : ont battu les Flyers de Leamington 4-0 (3-0, 2-1 PROL., 6-2, 4-2)
Finale : ont battu les Golden Hawks de Trenton 4-2 (5-4, 4-0, 4-5, 1-3, 7-2, 3-2)

SAISON RÉGULIÈRE

Fiche (V-D-N-DP) : 49-6-0-1 (1ers de l’OJHL)
Buts pour : 284 (2es de l’OJHL)
Buts contre : 88 (1ers de l’OJHL)
Avantage numérique : 56 en 173 (32,4 % – 2es de l’OJHL)
Désavantage numérique : 139 en 167 (83,2 % – 6es de l’OJHL)
Plus longue série de victoires : 14 (22 déc. – 11 févr.)

Trois meilleurs pointeurs :
• Dylan Hudon – 29B, 44A, 73P (13e de l’OJHL)
• Spencer Young – 39B, 33A, 72P (14e de l’OJHL)
• Jack Rimmer – 25B, 40A, 65P (24e de l’OJHL)

ÉLIMINATOIRES

Fiche : 16-3
Buts pour : 77
Buts contre : 36
Avantage numérique : 21 en 71 (29,6 %)
Désavantage numérique : 70 en 79 (88,6 %)

Trois meilleurs pointeurs :
• Spencer Young – 12B, 18A, 30P
• Dylan Hudon – 10B, 14A, 24P
• Jack Rimmer – 10B, 12A, 22P

HISTORIQUE AU CHAMPIONNAT NATIONAL

2023 – Blues de Collingwood | 5 e place | 3-2 | 14BP, 11BC

ENGAGEMENTS COLLÉGIAUX ET UNIVERSITAIRES

Declan Bowmaster – Collège Merrimack (2025-2026)
Ryan Cook – Université Wilfrid Laurier (2024-2025)
Cameron Eke – Université Niagara (2025-2026)
Dylan Hudon – Université de Guelph (2024-2025)
Marcus Lougheed – Université Lake Superior State (2025-2026)
Noah Pak – Université Yale (2024-2025)
Jack Rimmer – Université Niagara (2025-2026)
Jack Silverman – Collège Middlebury (2024-2025)
Landon Wright – Université du Maine (2026-2027)
Spencer Young – Université Niagara (2024-2025)

CLASSEMENT PARMI LES 20 PREMIERS DE LA LHJC

2 oct. – 8es
9 oct. – 5es
16 oct. – 4es
23 oct. – 2es
30 oct. – 2es
6 nov. – 4es
13 nov. – 2es
20 nov. – 3es
27 nov. – 3es
4 déc. – 3es
11 déc. – 3es
18 déc. – 3es
8 janv. – 3es
15 janv. – 3es
22 janv. – 3es
29 janv. – 2es
5 févr. – 2es
12 févr. – 2es
19 févr. – 2es
26 févr. – 1ers
4 mars – 1ers
11 mars – 1ers

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Winkler Flyers

Parcours vers la Coupe du centenaire 2024 : Flyers de Winkler

Les champions de la MJHL accèdent au championnat national pour une deuxième fois, notamment grâce à une belle lancée en début de saison

Shannon Coulter
|
06 May 2024

En 1992, les Flyers de Winkler se sont inclinés devant les Flyers de Thunder Bay en finale du Championnat national junior A du Canada. Trente-deux ans plus tard, Winkler a une nouvelle occasion de connaître la gloire à la Coupe du centenaire 2024, présentée par Tim Hortons.

Le parcours vers Oakville n’a pas été facile, les Flyers ayant fait face à une compétition relevée en séries éliminatoires de la Ligue de hockey junior du Manitoba (MJHL). Après avoir éliminé les Terriers de Portage en cinq matchs, les Flyers ont croisé le fer avec les Oil Capitals de Virden et ont vu trois de leurs matchs se décider en prolongation, dont le match 6, qui fut décisif et a nécessité quatre périodes de prolongation. C’est Jakob Jones qui a inscrit le but de la victoire pour Winkler.

Deux autres parties se sont décidées en prolongation en finale de la MJHL, mais les Flyers ont réussi à balayer les Pistons de Steinbach en quatre affrontements pour obtenir leur billet pour Oakville.

Les Flyers ont connu une bonne saison régulière, terminant deuxièmes au classement du Manitoba avec un dossier de 42-11-5 et à égalité au quatrième rang de l’histoire du club pour le nombre de victoires, soit depuis 1980. Ils ont entamé la saison avec brio en remportant leurs neuf premiers matchs et en prenant la tête du classement de la LHJC pendant deux semaines à la fin du mois d’octobre.

Dalton Andrew et Trent Penner ont mené l’offensive des Flyers. Andrew a été le meilleur pointeur de la saison régulière de la MJHL avec 43 buts et 82 points, tandis que Penner, nommé Joueur par excellence de la MJHL, figure tout près en deuxième place avec 29 buts et 78 points.

Malachi Klassen a quant à lui été élu Joueur par excellence des séries éliminatoires. Le jeune de 20 ans présente une fiche de 12-3 en séries éliminatoires, avec une moyenne de buts alloués de 2,07 et un pourcentage d’arrêts de 0,923.

Les Flyers ne manquent pas de talent derrière le banc non plus : Justin Falk (283), Ryan White (332) et Eric Fehr (722) ont une expérience combinée de 1 337 matchs dans la LNH. Falk a été embauché comme directeur général adjoint et entraîneur adjoint en mars 2021, avant d’être promu directeur général et entraîneur-chef trois mois plus tard. White a été ajouté comme entraîneur adjoint en août 2021, tandis que Fehr a été engagé à titre de directeur du développement des joueurs en juin 2022.

PARCOURS VERS OAKVILLE

Ligue de hockey junior du Manitoba
Quart de finale : ont battu les Terriers de Portage 4-1 (4-1, 2-3, 5-3, 3-1, 6-3)
Demi-finale : ont battu les Oil Capitals de Virden 4-2 (0-4, 2-1, 1-4, 5-4 2 E PROL., 2-1 2 E PROL., 2-1 4 E PROL.)
Finale : ont battu les Pistons de Steinbach 4-0 (2-1, 3-1, 4-3 PROL., 5-4 PROL.)

SAISON RÉGULIÈRE

Fiche (V-D-DP) : 42-11-5 (2 es de la MJHL)
Buts pour : 234 (2 es de la MJHL)
Buts contre : 122 (2 es de la MJHL)
Avantage numérique : 63 en 243 (25,9 % – 1 ers de la MJHL)
Désavantage numérique : 225 en 266 (84,6 % – 3 es de la MJHL)
Plus longue série de victoires : 9 (22 sept.-23 oct.)

Trois meilleurs pointeurs :
• Dalton Andrew – 43B, 39A, 82P (1 er de la MJHL)
• Trent Penner – 29B, 49A, 78P (2 e de la MJHL)
• Brody Beauchemin – 13B, 53A, 66P (4 e de la MJHL)

ÉLIMINATOIRES

Fiche : 12-3
Buts pour : 45
Buts contre : 35
Avantage numérique : 8 en 43 (18,6 %)
Désavantage numérique : 37 en 49 (75,6 %)

Trois meilleurs pointeurs :
• Trent Penner – 6B, 8A, 14P
• Dalton Andrew – 4B, 10A, 14P
• Zach Nicolas – 6B, 7A, 13P

HISTORIQUE AU CHAMPIONNAT NATIONAL

1992 – Flyers de Winkler | finalistes | 3-3 | 24BP, 33BC

ENGAGEMENTS COLLÉGIAUX ET UNIVERSITAIRES

Malachi Klassen – College of the Holy Cross (2024-2025)

Zach Nicolas – Collège Stonehill (2024-2025)

Trent Penner – Université de l’Alaska à Fairbanks (2024-2025)

CLASSEMENT PARMI LES 20 PREMIERS DE LA LHJC

2 oct. – 5 es
9 oct. – 3 es
16 oct. – 1 ers
23 oct. – 1 ers
30 oct. – 5 es
6 nov. – 3 es
13 nov. – 5 es
20 nov. – 7 es
27 nov. – 6 es
4 déc. – 6 es
11 déc. – 6 es
18 déc. – 7 es
8 janv. – 9 es
15 janv. – 8 es
22 janv. – 6 es
29 janv. – 6 es
5 févr. – 5 es
12 fév. – 5 es
19 fév. – 5 es
26 févr. – 4 es
4 mars – 4 es
11 mars – 4 es

Voir plus

Pour plus d'informations :

Esther Madziya
Responsable, communications
Hockey Canada

(403) 284-6484 

[email protected]

 

Spencer Sharkey
Responsable, communications
Hockey Canada

(403) 777-4567

[email protected]

 

Jeremy Knight
Responsable, communications organisationnelles
Hockey Canada

(647) 251-9738

[email protected]

 

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