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Välilä revient en scène pour jouer le deuxième acte

Dix ans après avoir pris sa retraite pour fonder une famille, Riikka Välilä – mère de trois enfants – est de retour avec l’équipe nationale de la Finlande

Wendy Graves
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6 novembre 2014
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Lorsque Riikka Välilä a accroché ses patins après la saison 2002-2003, elle avait fait davantage que de simplement laisser sa marque à ce jeu.

Dans une carrière internationale au cours de laquelle elle a revêtu l’uniforme de la Finlande à 118 reprises, elle a inscrit 204 points, – n’a écopé que de 24 minutes de punition – et elle a remporté quatre médailles de bronze aux Championnats mondiaux féminins de l’IIHF et trois titres féminins européens. Lorsque le hockey féminin a fait son entrée aux Jeux olympiques de Nagano en 1998, Välilä a dominé les pointeuses du tournoi (sept buts et cinq mentions d’aide) et a mené son pays jusqu’à la médaille de bronze.

À part un problème persistant au genou, dès le printemps de 2003, ses priorités avaient changé.

« Je voulais fonder une famille, affirme Välilä, et c’est pourquoi je me suis retirée. »

Maintenant devenue la maman d’Emil, 10 ans; d’Elis, 8 ans et de Helmi, 5 ans, Välilä a passé les dix années suivantes à jongler entre ses enfants et sa carrière de physiothérapeute, alors que son époux Mika pratiquait le hockey professionnel en Europe. Elle a donc transformé ses séances rigoureuses d’entraînement sur la glace en sorties de patinage relax avec ses enfants.

Son goût de la compétition persistait toutefois, mais un mélange de situation géographique et de style de vie chassait immédiatement ces idées.

« Pendant ces dix années d’absence, j’y ai quand même pensé à l’occasion; mais je vis maintenant dans le sud de la Suède et l’endroit le plus près de chez moi où se trouve une équipe de hockey féminin est à 250 kilomètres », précise Välilä. « Puis il y avait les enfants; je jugeais donc ça trop difficile. »

Mais l’acceptation du rôle de directrice de l’équipe de la Finlande pendant la saison 2012-2013 lui a montré que c’était possible.

« J’étais loin de la maison et de mon travail et tout se passait bien », souligne-t-elle. « Je me suis dit que peut-être que ça pourrait fonctionner si je m’entraînais en Suède et que je jouais en Finlande. »

Au printemps de 2013, elle a commencé à faire de l’exercice et à s’entraîner comme elle le faisait en 2003. Mais au cours de ces premières incursions de retour sur la glace, ce qui aurait dû lui sembler familier lui semblait plutôt étranger.

« Je mentirais en affirmant que tout était simple et facile, » avoue-t-elle en souriant. « Ce n’était pas facile. Je me parlais ‒ me disant que je devais faire preuve de patience et me donner du temps. »

Lorsqu’elle a réussi à se sentir bien et prête à disputer un match, Välilä s’est jointe à l’équipe de hockey de sa localité, le JYP Jyväskylä, pour entreprendre la saison 2013-2014. Elle a aussi fait savoir aux gens de l’équipe nationale finlandaise qu’elle était désireuse de revenir, mais cette fois-ci pas comme directrice.

« Je crois que tout le monde était ravi, mais un peu sceptique, » lance Välilä en riant. « D’accord, 10 ans, tu as 40 ans, ça ne marchera probablement pas. » Elle jouerait quelques matchs avec l’équipe, évaluerait comment ça s’est passé, puis les parties intéressées décideraient de la suite des choses à partir de là.

Là où Välilä irait éventuellement, c’est à ses troisièmes Jeux olympiques d’hiver à Sotchi (elle avait aussi joué à Salt Lake City en 2002). Ses cinq points en six matchs lui ont valu de terminer ex æquo au deuxième rang des pointeuses de l’équipe.

Välilä, maintenant âgée de 41 ans, est la joueuse participant à la Coupe des 4 nations la plus avancée en âge. Le chiffre seul supposerait un écart de génération – sa coéquipière la plus jeune a 18 ans –, mais toute crainte de jouer aux côtés de joueuses assez jeunes pour être sa propre fille s’est rapidement dissipée.

« J’apprécie beaucoup la présence de ces jeunes filles et je suis très heureuse de pouvoir jouer avec elles et de parler avec elles au vestiaire, » souligne Välilä. « J’adore la vie sociale avec cette équipe. »

La première vie de joueuse de Välilä l’a menée à être la première Européenne à être intronisée au Temple de la renommée de la Fédération internationale de hockey sur glace en 2010. Ce qui rend ce deuxième acte possiblement encore plus gratifiant, c’est que cette fois-ci ses enfants sont témoins de ses réalisations.

« Je crois qu’ils ressentent de la fierté, » précise Välilä, bien que leur maman leur manque. « Ils me disent, “Maman, c’est super de te voir jouer, mais tu es loin de la maison – ça me touche.” » « Mais ils sont heureux de me voir sur la glace et savent que j’aime ce sport; eux aussi aiment beaucoup le hockey. »

Tous les trois jouent au hockey; Välilä agit comme entraîneure de l’équipe de sa fille Helmi. « Elle n’a que cinq ans, donc ça fonctionne, » dit-elle avant de s’esclaffer. « Je ne pense pas toutefois que ça ira quand elle sera plus vieille. »

Avec deux parents jouant au hockey et trois enfants aimant tous ce sport autant les uns que les autres, disputer un bon match sur un étang ou une patinoire improvisée est vite devenu un de leur passe-temps familial préféré. Le seul débat familial réside sur la façon de se diviser en équipes.

« J’essaie de dire à ma fille que nous sommes déjà une équipe – les filles contre les garçons – lance Välilä. » « Mais elle n’est pas contente de ça. Elle veut que ce soit les parents contre les enfants. »

Cette semaine, Mika devra s’occuper seul des enfants ‒ « J’ai son soutien total, » précise Välilä. « C���est un formidable époux, il prend la charge des enfants quand je suis partie. » ‒ alors que Välilä participera au tournoi à Kamloops, C.-B.

Elle est bien sûr la joueuse la plus âgée sur la glace, mais cela ne veut pas dire qu’elle ne peut plus en montrer aux plus jeunes.

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