regional hosts feature
Le plus difficile, c’est d’attendre
Après avoir été éliminées tôt en séries ou les avoir ratées complètement, trois équipes hôtes de championnats régionaux de la Coupe TELUS attendent impatiemment leur retour sur la glace
David Brien
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16 mars 2016
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Existe-t-il quelque chose de plus important qu’un bon élan pour connaître du succès en séries éliminatoires? Connaissez une bonne séquence et vous pourriez soulever le trophée. Tirez de l’arrière, et vous pourriez être éliminés rapidement.

Malheureusement pour des équipes qui accueilleront des championnats régionaux de la Coupe TELUS ce printemps, cet élan n’existe pas et cela signifie une très longue pause avant de reprendre l’action sur la glace.

Les Contacts de Saskatoon ont raté les éliminatoires par quatre points dans la Ligue de hockey midget AAA de la Saskatchewan, les Privateers de St. John’s ont été éliminés en six matchs lors des demi-finales de la Ligue de hockey midget majeur de Terre-Neuve-et-Labrador, et les Wolves de Waterloo ont vu une série de huit victoires prendre fin lors des demi-finales de l’Alliance du hockey mineur de l’Ontario. Les trois formations auront donc beaucoup de temps pour réfléchir à ce qui n’a pas fonctionné et se demander ce qui les attend.

Lorsque les championnats régionaux commenceront plus tard ce mois-ci, les trois équipes hôtes auront dû patienter pendant 40 jours (Saskatoon – région ouest), 38 jours (Waterloo – région centrale), et 23 jours (St. John’s – région atlantique).

Alors, comment des équipes se préparent-elles pour s’assurer d’être prêtes pour les plus importants matchs de la saison?

Malgré le fait qu’elles disposent de beaucoup d’heures de glace, les trois équipes ont de la difficulté à trouver des adversaires pour des matchs hors concours qui, selon les trois entraîneurs-chefs, représenteraient la meilleure façon de se préparer.

Puisque la plupart des équipes sont encore en séries et que celles qui ont été éliminées sont souvent rapidement démantelées, les hôtes ont dû trouver d’autres façons de rester prêts, concentrés et affamés.

« Nous avons eu des séances d’entraînement à plus vive allure », affirme l’entraîneur-chef des Contacts de Saskatoon, Marc Chartier, qui a mené les contacts à une participation à la Coupe TELUS en 2012 et 2013. « Nous avons même divisé la glace pour des exercices afin que les gars touchent la rondelle plus souvent et qu’ils se retrouvent dans plus de situations simulant un match. »

« Au cours des deux dernières semaines, nous avons gardé nos séances d’entraînement habituelles et maintenant, nous allons en avoir trois cette semaine, trois la semaine prochaine, et quatre la suivante », ajoute l’entraîneur-chef de Waterloo, Jeff Brick. « En plus de ça, nous avons une couple d’équipes juniors B locales avec lesquelles nos joueurs sont affiliés contre qui nous avons tenu des entraînements pour les unités spéciales. »

Les entraîneurs sont d’accord que d’aller sur la glace le plus souvent possible a aidé leur équipe à se remettre de leurs éliminatoires décevantes, mais cela comporte aussi quelques autres avantages.

Les Privateers et les Wolves accueilleront un tournoi régional dans des arénas qui ne sont pas leur aréna local habituel pendant la saison régulière; ils ont donc pu se familiariser d’avance avec leur nouveau milieu ce qui leur confère un certain avantage.

« C’est un aréna flambant neuf et nous n’avons aucun joueur qui y a joué », dit l’entraîneur-chef de St. John’s, Doug Jackman. « Simplement pour le facteur confort et le fait de connaitre son environnement, je pense que c’est certainement un avantage. »

« Nous avons déplacé nos séances d’entraînement au centre récréatif qui accueillera les régionaux », dit Brick au sujet des préparatifs de Waterloo. « C’est une patinoire de dimensions olympiques; nous nous habituons donc à la surface plus grande et nous nous familiarisons avec ce qui nous entoure. »

Bien qu’elles sachent peut-être contre qui elles joueront au tournoi régional, les équipes ne connaissent pas qui elles affronteront pour une place à la Coupe TELUS ce qui leur complique la tâche afin de maximiser leurs préparatifs.

Le tableau de la région centrale a été déterminé le 14 mars; Waterloo aura donc deux semaines pour en apprendre le plus possible sur ses cinq adversaires, mais les Contacts et les Privateers n’auront peut-être que quelques jours pour se familiariser avec les champions qu’ils affronteront.

Ne possédant que très peu de renseignements, les entraîneurs ont dû y aller de leur propre initiative pour déterminer quelles sont les clés du succès pour leur équipe. Jouer avec un plus grand désespoir semble être un raisonnement commun.

Puisqu’ils étaient assurés de participer aux régionaux, Brick et Jackman disent tous deux que leur équipe n’était pas aussi désespérée de gagner lors des séries éliminatoires que les autres équipes dont la saison était en jeu, et un manque d’expérience et de conviction a aussi joué un rôle.

« Nos deux dernières saisons ont été des saisons pour rebâtir et nous avons raté les éliminatoires; nous avions donc des joueurs qui n’avaient jamais joué un vrai match éliminatoire du midget majeur », dit Jackman. « Ce fut un apprentissage pour ces gars-là et nous avons maintenant une deuxième chance de faire les choses un peu différemment. »

« Le plus gros défi va être d’arriver là et d’avoir confiance en nous », ajoute Chartier. « Je me souviens d’avoir été entraîneur lors de régionaux passés où nous avons connu un succès imprévu, alors ça n’a rien à voir avec les autres équipes; c’est la façon dont nous nous préparons et dont nous donnons tout ce que nous pouvons pendant quatre jours. »

Brick a vu de près ce que ça prend pour gagner à l’échelle régionale et nationale; puisque Waterloo était confirmée comme équipe hôte régionale, il s’est rendu à Toronto pour assister au régional de la région centrale l’an dernier et à Rivière-du-Loup au Québec pour la Coupe TELUS 2015, simplement pour déterminer les habiletés requises et ce qu’il faut pour gagner.

« Nous devrons jouer avec beaucoup de désespoir, dit-il, mais nous devrons réussir [et] être en congé en mars pendant presque cinq semaines est une bonne préparation.

« Nous devons nous reconcentrer afin d’être prêts à nous retrouver soudainement sur la glace et à rivaliser à ce niveau-là. Tu dois gagner chaque match si tu veux aller de l’avant; nous devrons donc nous ajuster à cette réalité. Au bout du compte, les joueurs vont devoir embarquer. »

Est-ce que l’attente et le repos supplémentaire vont s’avérer bénéfiques pour les Contacts, les Privateers et les Wolves? Ils devront attendre encore un peu plus pour le savoir.

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