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Voir l’autre côté de la médaille

Lauriane Rougeau a encore des choses à accomplir sur la glace, mais elle pense déjà à sa vie après le hockey

Jason La Rose
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25 mars 2016
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Tout d’abord, un petit avertissement. Cette histoire ne porte aucunement sur le fait que Lauriane Rougeau se prépare à quitter l’équipe nationale féminine du Canada. Au contraire, elle se concentre entièrement à l’ajout d’une ou deux autres médailles d’or à sa collection.

Mais il n’est jamais mauvais d’être prête.

Rougeau a passé les deux dernières années de sa vie entre le hockey et l’école, patrouillant la ligne bleue des Canadiennes de Montréal de la Ligue canadienne de hockey féminin (LCHF) tout en faisant sa maîtrise.

Après un an passé à Calgary, Alb., se préparant à ses premiers Jeux olympiques d’hiver, qui se sont terminés par une victoire palpitante contre les États-Unis dans un match pour la médaille d’or olympique qui a suscité le plus de conversations à vie, Rougeau est retournée à la maison, à Beaconsfield, Qc, et a fait un constat étonnant.

« Je suis revenue et je ne savais pas quoi faire de ma vie », lance-t-elle. « Devrais-je retourner à l’école et pour faire quoi? »

Rougeau a obtenu un baccalauréat de l’Université Cornell en science de la nutrition en 2013, mais ce domaine n’a pas suscité une « passion éternelle » chez l’athlète de 25 ans.

Ayant passé la majeure partie de sa vie sur la patinoire, ça n’a pas été long de décider que le sport, et le hockey en particulier, était le monde dans lequel elle se sentait le plus à l’aise et où elle pouvait se projeter dans l’avenir une fois sa carrière de joueuse terminée.

« J’ai décidé que je voulais rester dans le sport, surtout le hockey; c’est ma passion », confie-t-elle. « Je sentais que je voulais vraiment redonner au sport qui m’a tant donné. J’ai fait le tour de quelques programmes et il y en avait un à l’Université Brock, mais c’était un peu loin de la maison. Et il y en avait un à Ottawa. »

Une période tumultueuse de deux ans à jouer au hockey dans une province et à étudier dans une autre s’est donc amorcée.

À sa première session, Rougeau faisait la route de deux heures vers l’Université d’Ottawa le dimanche soir ou le lundi matin après ses parties avec les Canadiennes (qui s’appelaient alors les Stars de Montréal), allait à ses cours du lundi au mercredi, retournait à Montréal pour son entraînement de hockey le jeudi, prenait ensuite la direction d’Ottawa pour son cours du vendredi et reprenait la route vers Montréal pour ses matchs de la fin de semaine dans la LCHF avant de tout recommencer.

Pour aider à apaiser la pression, Rougeau a évité les résidences universitaires de la capitale nationale et a opté pour habiter avec la famille de la gardienne de but d’Équipe Canada Geneviève Lacasse, qui habitait à Limoges, Ont., à l’est d’Ottawa.

« La famille Lacasse m’a accueilli les bras ouverts et est devenue ma deuxième famille », dit-elle. « C’était à 1 h 20 min de chez moi, donc c’était vraiment plaisant qu’elle m’accueille. J’ai vraiment aimé mon temps avec eux; revenir de l’école et prendre un repas avec la famille, jouer avec leur chien. »

Et même si elle excellait à l’école, ce n’était pas au détriment de ses performances sur la glace.

Rougeau a terminé au neuvième rang des meilleures pointeuses chez les défenseures de la LCHF en 2014-2015, aidant les Stars à participer à la finale de la Coupe Clarkson. Elle a également pris part à son troisième Championnat mondial féminin de l’IIHF, remportant une médaille d’argent avec Équipe Canada, à Malmö, Suède.

Alors que son année scolaire et sa saison de hockey étaient terminées, Rougeau a pris le chemin vers l’ouest une autre fois, revenant à Calgary. Mais cette fois, au lieu de sauter sur la glace, elle a utilisé ses contacts, plus précisément la directrice générale des programmes de l'équipe nationale féminine, Melody Davidson, pour collaborer avec Hockey Canada d’une façon différente.

« Nous devions faire un stage pour compléter notre maîtrise. Je savais que je voulais faire quelque chose en lien avec le hockey et j’ai été en mesure de me joindre au service des événements et des propriétés », explique Rougeau. « J’ai aidé à planifier les événements à venir, j’ai travaillé beaucoup sur le manuel d’accueil en ligne que Hockey Canada a préparé pour les comités hôtes et sur la Vitrine estivale, événement qui accueille les camps des M17, des M18 et de l’équipe junior, ainsi que les camps féminins. »

Une habituée des événements et des camps en raison de son évolution au sein du programme d’Équipe Canada, Rougeau était excitée de voir le hockey de l’autre côté de la médaille et a pu réaliser ce que ça prenait pour faire des événements de Hockey Canada un succès.

« Ça m’a vraiment fait ouvrir les yeux », avoue-t-elle. « Il y a tellement de travail à accomplir pour un événement avec le déroulement d’un jour de match. J’avais si mal aux pieds à la fin de la journée parce que je ne portais pas les bons souliers. »

Après une autre année sur les bancs d’école et une autre saison avec les Canadiennes (terminant troisième meilleure pointeuse chez les défenseures de la LCHF, étant une finaliste au titre de Défenseure de l’année et participant pour une deuxième fois à la finale de la Coupe Clarkson), l’équilibre entre l’école et le hockey a fini par payer; Rougeau détient maintenant avec fierté une maîtrise en sciences de l’activité physique de l’Université d’Ottawa, avec une concentration en gestion du sport.

Et que lui réserve l’avenir?

En dehors de la glace, Rougeau espère travailler pour le Championnat mondial junior 2017 de l’IIHF, voir comment Hockey Canada tire les ficelles en coulisses pour organiser l’un des plus gros tournois de hockey.

Sur la patinoire, elle se trouve à Kamloops, C.-B., pour une quatrième présence au Championnat mondial féminin de l’IIHF, visant un deuxième titre avec sa médaille d’or de 2012. Elle commence à se concentrer sur la centralisation de l’été 2017 en route vers les Jeux olympiques d’hiver de 2018 en Corée du Sud.

Mais elle n’oublie pas ce qui pourrait arriver ensuite.

« Mon attention est assurément portée vers le hockey », affirme Rougeau. « Je souhaite faire partie de l’équipe olympique à PyeongChang. Je me concentre vraiment là-dessus, mais je veux bâtir mon curriculum vitae pour avoir quelque chose devant moi après les Jeux olympiques. J’aimerais trouver un bon équilibre entre mon attention sur le hockey et une autre option pour ma carrière. »

Pour plus d'informations :

Dominick Saillant
Directeur, communications
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514-895-9706
[email protected]

 

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Responsable, communications
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