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La reine du retour
Après avoir passé une année sans jouer en raison d’une grave blessure à un genou, Mélodie Daoust est de retour au sein d’Équipe Canada, cette fois dans un rôle de meneuse
David Brien
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6 janvier 2016
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Au moment où on lui enfilait sa médaille d’or autour du cou aux Jeux olympiques d’hiver de 2014 – un moment qu’elle décrit comme étant « le plus beau de sa vie » –, Mélodie Daoust ne savait pas ce que son parcours au hockey lui réservait pour la suite.

Alors qu’elle savoure sa médaille, elle ignore que la remontée victorieuse du Canada pour un gain de 3-2 contre les États-Unis en prolongation à Sotchi marque le début d’une période de plus de 11 mois avant qu’elle ne puisse disputer un autre match.

Après une tournée pour célébrer la médaille d’or avec ses coéquipières canadiennes, suivie de quelques mois de repos bien mérités, Daoust reprend l’entraînement en vue de son retour à l’Université McGill à l’automne 2014.

Toutefois, en juin, une séance d’entraînement de routine prend une mauvaise tournure lorsque l’athlète originaire de Valleyfield, au Québec, met le pied dans un trou et se déchire le ligament croisé antérieur du genou, compromettant ainsi sa saison 2014-2015.

Pourtant, un peu moins de 18 mois après son accident, Daoust s’est de nouveau taillé une place au sein de l’équipe nationale. Elle fait partie de l’équipe nationale féminine de développement du Canada à la Coupe des nations 2016 disputée à Füssen, en Allemagne.

En fait, la joueuse de 23 ans (elle en aura 24 le 7 janvier, jour de la finale de la Coupe des nations) ne fait pas que réintégrer Équipe Canada. Elle en est la capitaine.

« C’est un rôle plutôt nouveau pour moi », avoue Daoust au sujet d’être nommée capitaine. « Aux Jeux olympiques, j’étais la jeune joueuse qui devait observer les vétérantes et apprendre d’elles. Maintenant, c’est moi qui porte le “C”, alors c’est à mon tour de donner l’exemple. »

« Elle met toujours en valeur les principes fondamentaux de notre programme par son dévouement, son talent et son humilité, précisément comme nous souhaitons que nos athlètes le fassent », estime Melody Davidson, directrice générale des programmes de l'équipe nationale féminine à Hockey Canada. « Les autres filles savent toutes qu’elle est une athlète olympique, donc elle doit rester elle-même, soit une personne sympathique avec qui les autres joueuses sont à l’aise de parler. »

Si jamais Daoust devait composer avec l’adversité sur la glace à Füssen, il y a fort à parier que la situation sera loin d’être aussi éprouvante que pendant sa guérison et sa réadaptation; elle se sent donc bien prête à relever tous les défis qui l’attendent.

Elle a subi une opération pour réparer son ligament quelques semaines après son accident, mais a dû ensuite composer avec le fait qu’elle serait tenue à l’écart des patinoires, et ce, pendant un certain temps.

« Ça a pris environ un mois et demi avant que je puisse marcher de nouveau, et je le faisais avec une canne au début », se rappelle Daoust. « Les premières semaines, je ne pouvais pas m’entraîner du tout, je devais faire de la physiothérapie tous les jours. C’était éprouvant mentalement. »

Heureusement, elle a reçu beaucoup de soutien, et elle pouvait se ressourcer en puisant dans un moment des plus heureux.

« Tout le monde qui m’approchait voulait me parler des Jeux olympiques », affirme-t-elle. « Je pense que, d’une certaine façon, ça m’a aidé à traverser les moments difficiles, parce que ça m’occupait l’esprit pendant que j’étais tenue à l’écart et que je devais me contenter d’un rôle de spectatrice. »

Daoust se montre reconnaissante envers les efforts déployés par le personnel de l’Université McGill, notamment par le physiothérapeute Pierre-Luc Gosselin, mais elle souligne tout particulièrement l’appui de Davidson, qui s’est avérée l’une de ses principales sources de soutien.

« Je ne sais pas comment ça se passe dans les autres pays, mais le fait qu’elle ait gardé le contact avec moi tout au long de mon rétablissement m’a vraiment fait chaud au cœur », révèle-t-elle au sujet de Davidson, qui lui téléphonait régulièrement pour savoir comment elle se portait et comment avançait sa guérison.

Visant petit à petit un retour sur la glace, en passant d’abord par le vélo stationnaire et des entraînements légers avec des poids et haltères, Daoust a pu chausser de nouveau les patins cinq mois seulement après son opération, avant de réintégrer la formation de McGill dès le mois suivant.

Elle a effectué son retour au jeu avec les Martlets le jour de la Saint-Valentin, inscrivant un but et deux mentions d’aide dans une victoire contre l’Université Carlton, pour ensuite obtenir trois aides le lendemain dans un match où McGill a causé la surprise en battant l’Université de Montréal, la meilleure équipe du SIC au hockey féminin.

Un total de six points en deux matchs après un rétablissement plus rapide que prévu d’une blessure grave, ce n’est pas mal du tout.

« Tous les grands athlètes font face à l’adversité », estime Davidson, « et Mélodie est une grande athlète, alors tout le mérite lui revient d’avoir su travailler fort et retrouver le niveau de jeu auquel elle joue présentement. »

Ce niveau de jeu auquel elle joue présentement lui permet d’enfiler le chandail d’Équipe Canada, de représenter son pays, et de sonner la charge à l’offensive – Daoust compte cinq points en trois matchs préparatoires en vue de sa première réelle compétition internationale depuis Sotchi.

Mais le fait de passer du statut de la plus jeune joueuse de la formation olympique au rôle de capitaine d’Équipe Canada signifie-t-il une pression accrue? Dans le cas de Daoust, non, puisqu’elle a eu la chance de côtoyer des joueuses qui figurent parmi les plus grandes meneuses du sport.

« Les vétérantes qui m’ont précédée m’ont appris que, au hockey, il faut savoir rester calme tout en s’amusant », explique-t-elle. « C’est un message que je transmets toujours aux filles plus jeunes – les expériences que nous avons la chance de vivre ici sont vraiment uniques, alors c’est important de vivre chaque instant et de profiter de chaque moment. »

Après avoir été tenue à l’écart du sport qu’elle aime pendant si longtemps, Daoust sait de quoi elle parle.

Calme, heureuse et ancrée dans le moment présent, elle suit un parcours qui, une fois de plus, lui permet de se demander ce que le hockey lui réserve pour la suite.

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