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Ethan Gauthier

Le soutien familial d’Ethan Gauthier

Dans une période de la vie marquée par une multitude de changements, Ethan Gauthier peut compter sur sa famille pour l’aider à atteindre les plus hauts sommets

François Lafleur
|
04 August 2022

La dernière année de la vie d’Ethan Gauthier s’est écoulée à la vitesse de l’éclair.

Pour commencer, le jeune de 17 ans a été le tout premier choix au Repêchage 2021 de la LHJMQ par le Phoenix de Sherbrooke.

Cependant, en raison de la pandémie, Gauthier n’avait disputé aucun match dans la LHM18AAAQ avec les Cantonniers de Magog avant d’être sélectionné.

« Je ne m’attendais pas à autant d’adaptation en début de saison, reconnaît l’ailier droit. J’ai l’impression que je pensais plus à plaire aux partisans qu’à moi-même. Ça vient peut-être avec la pression d’être repêché au premier rang. »

Gauthier note deux moments déterminants qui lui ont permis de faciliter son adaptation.

D’abord, sa participation au Défi de la capitale à l’automne 2021, un tournoi qui remplaçait exceptionnellement le Défi mondial de hockey des moins de 17 ans. La compétition, présentée à Ottawa, réunissait l’équipe nationale féminine du Canada ainsi que trois équipes composées des meilleurs joueurs de moins de 17 ans au Canada.

Le principal intéressé confirme que sa participation lui a permis de retrouver sa confiance.

« Avec l’année marquée par la COVID-19, de pouvoir me comparer à des joueurs de mon groupe d’âge et de voir où j’en étais dans mon cheminement, je n’aurais pas pu demander mieux de cette compétition, note Gauthier qui y a récolté un but et huit mentions d’aide en cinq matchs dans l’uniforme d’Équipe Canada Blancs. Ça s’est bien passé pour moi. Ça m’a permis de bien lancer ma deuxième moitié de saison à Sherbrooke. J’ai pu conserver la confiance que j’avais acquise pendant le tournoi. »

Par la suite, la pause du temps des Fêtes est survenue dans la LHJMQ. L’occasion était idéale pour que le Drummondvillois recharge les batteries afin de connaître une deuxième moitié de saison plus productive.

Le 22 décembre, Gauthier a reçu un cadeau de Noël à l’avance lorsqu’il a appris que son frère Kaylen était échangé des Voltigeurs de Drummondville au Phoenix.

« De l’avoir à mes côtés s’est avéré très bénéfique, révèle Ethan qui est de trois ans le cadet de Kaylen. Depuis que je suis jeune, il m’a toujours remis à l’ordre et appris à rester humble, même au niveau atome, où tout allait très bien pour moi. Je pense que ça m’a aidé dans mon parcours. On s’entraîne ensemble, et il m’a toujours poussé en voulant le meilleur pour moi. Donc, lorsqu’il a été avec moi à Sherbrooke, j’ai connu de bons moments, mais quand ça allait moins bien, il m’encourageait. Il a toujours été là pour moi depuis que je suis jeune. Je n’aurais pas pu demander mieux. »

Après n’avoir obtenu que quatre buts et sept passes en 26 matchs lors de la première moitié de saison, Gauthier a conclu la campagne 2021-2022 avec 14 filets et autant de mentions d’aide en 39 rencontres pour un total de 18 buts et 21 aides en 65 matchs.

Parmi les ajustements qu’il a faits, il a notamment travaillé sur l’aspect mental de son jeu et le fait de jouer pour lui-même sans penser aux autres.

« J’avais peut-être certaines attentes envers moi-même, mais d’autres en avaient aussi envers moi, juge le jeune attaquant. Tout ça faisait en sorte que je pensais trop. Je n’ai pas vraiment changé ma façon de jouer, mais plutôt des trucs liés à mon mental. Il ne fallait pas que je joue pour rendre le monde heureux, mais que je le fasse pour moi-même afin de rendre mes coéquipiers meilleurs. C’est à ce moment-là que j’ai vu une grande différence. »

En plus de son frère, Gauthier peut compter sur le soutien inconditionnel de son père, Denis, qui a joué dans la LNH.

Fort d’une carrière de 10 ans avec les Flames de Calgary, les Coyotes de l’Arizona, les Flyers de Philadelphie et les Kings de Los Angeles, le paternel est bien placé pour prodiguer des conseils à son fils.

« Mon père sait ce que ça prend, explique celui qui est né en Arizona. Il a vécu ce que c’est d’être un joueur professionnel dans la LNH. C’est un outil que peu de gens ont et que j’essaie d’utiliser le plus possible. Il a eu un gros impact sur moi lorsque j’étais jeune, mais ne m’a jamais mis de pression. Il a tout le temps été en mesure de différencier le père de l’entraîneur tout au long de mon parcours dans le hockey. »

« Après mes matchs, il est toujours disponible pour me parler ou pour me donner des conseils sur ce que je peux améliorer, poursuit le fils de celui qui a été un choix de premier tour (20e au total) des Flames en 1995. Je refuse souvent parce que je suis trop fâché, mais il respecte ça. Si j’ai le goût d’en discuter, on se parle. Il a toujours été là pour moi et m’a toujours soutenu. »

Admissible au Repêchage 2023 de la LNH, Gauthier participe présentement à la Coupe Hlinka-Gretzky, un tournoi estival réunissant les meilleurs joueurs de moins de 18 ans, signe qu’il est sur le bon chemin pour imiter son père Denis.

Il rappelle toutefois que le processus demeure long et qu’à court terme, l’objectif demeure de remporter la médaille d’or à Red Deer.

« C’est une belle occasion pour moi de me faire un nom et de montrer ce que je peux faire, analyse celui qui a jusqu’à présent inscrit quatre buts et une mention d’aide lors du tour préliminaire de la compétition. Ce que je vais prouver ici, je veux juste que ça se poursuive à Sherbrooke. C’est sûr qu’on est ici pour performer afin d’améliorer notre rang de repêchage, mais ce n’est pas la priorité. On est surtout ici pour gagner l’or ensemble. Si on connaît du succès ici, ça va tous nous aider individuellement. C’est une occasion pour nous de se faire voir. Après ça, il arrivera ce qu’il arrivera. »

Justement, de belles choses pourraient arriver à Gauthier et au Phoenix de Sherbrooke dès la saison prochaine : selon les dires du jeune espoir, l’équipe espère connaître un long parcours en séries éliminatoires au printemps prochain dans l’espoir de remporter la Coupe du Président et ainsi participer à la Coupe Memorial.

À l’instar de sa dernière année, Ethan Gauthier risque de ne pas voir passer ses 12 prochains mois.

Personnel entraîneur en vue de la Coupe Hlinka-Gretzky 2024 et du Défi mondial des M17 2024

Kris Mallette dirigera l’équipe nationale masculine estivale des moins de 18 ans du Canada; Travis Crickard et Mathieu Turcotte derrière le banc des équipes canadiennes chez les M17

NR.046.24
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12 July 2024

CALGARY, Alberta Hockey Canada a dévoilé le nom des membres du personnel entraîneur et du personnel de soutien de l’équipe nationale masculine estivale des moins de 18 ans du Canada, qui tentera de défendre son titre à la Coupe Hlinka-Gretzky 2024, de même que les entraîneurs qui dirigeront les deux équipes chez les moins de 17 ans du Canada au Défi mondial des M17 2024.

Après avoir aidé le Canada à gagner l’or deux ans de suite à la Coupe Hlinka-Gretzky en tant qu’entraîneur adjoint, Kris Mallette (Kelowna, BC/Kelowna, WHL) est de retour auprès de l’équipe nationale masculine estivale des moins de 18 ans du Canada pour une troisième année, cette fois à titre d’entraîneur-chef.

Mallette sera épaulé par les entraîneurs adjoints Gordie Dwyer (Dalhousie, NB/Acadie-Bathurst, LHJMQ) et Ryan Oulahen (Newmarket, ON/North Bay, OHL), ainsi que par le consultant des gardiens de but Dan De Palma (Kamloops, BC/Kamloops, WHL) et l’entraîneur vidéo Ethan O’Rourke (Bowmanville, ON/Kingston, OHL).

« Nous sommes ravis d’annoncer les membres du personnel entraîneur et de soutien qui iront à la défense de notre médaille d’or à la Coupe Hlinka-Gretzky », a affirmé Benoit Roy (Sudbury, ON), premier responsable des activités hockey à Hockey Canada. « Kris, Gordie, Ryan, Dan et Ethan possèdent une vaste expérience tant à l’international que dans la Ligue canadienne de hockey, et ils seront d’excellents leaders pour ces jeunes de grand talent qui représenteront le Canada à Edmonton le mois prochain. »

Mallette a été l’entraîneur-chef des Rockets de Kelowna dans la Ligue de hockey de l’Ouest (WHL) lors des cinq dernières campagnes (2019-2024) après avoir passé six saisons (2013-2019) dans un rôle d’adjoint. En 2015, il a remporté le championnat de la WHL et a aidé les Rockets à atteindre la finale de la Coupe Memorial. Sur la scène internationale, en plus d’avoir gagné deux fois la médaille d’or à la Coupe Hlinka-Gretzky, il a mis la main sur l’argent en tant qu’entraîneur-chef d’Équipe Canada Rouges lors du Défi de la capitale 2021.

Dwyer est entraîneur-chef et directeur général du Titan d’Acadie-Bathurst dans la Ligue de hockey junior Maritimes Québec (LHJMQ) depuis 2022. Il était auparavant entraîneur-chef des Sea Dogs de Saint John (2021-2022) et des Cataractes de Shawinigan (2019-2020), toujours dans la LHJMQ. Dwyer a remporté la médaille d’or à titre d’entraîneur adjoint de l’équipe nationale masculine des moins de 18 ans du Canada au Championnat mondial des M18 2021 de l’IIHF. Il était aussi l’entraîneur-chef du Canada lors des Jeux olympiques de la jeunesse d’hiver 2020, gagnant la médaille de bronze, à laquelle s’ajoute une autre médaille de bronze remportée dans un rôle d’entraîneur adjoint au Championnat mondial des M18 2012 de l’IIHF.

Oulahen vient de conclure sa sixième saison à la barre du Battalion de North Bay dans la Ligue de hockey de l’Ontario (OHL), après avoir passé trois campagnes dans le rôle d’entraîneur-chef des Firebirds de Flint dans l’OHL et six à titre d’entraîneur adjoint du Battalion (2010-2016). Il était également derrière le banc lors du Défi mondial de hockey des moins de 17 ans en 2014 (entraîneur adjoint, Équipe Canada Rouges), en 2015 (entraîneur adjoint, Équipe Canada Noirs) et en 2016 (entraîneur-chef, Équipe Canada Blancs), en plus d’avoir remporté une médaille d’argent comme adjoint lors de la Coupe Hlinka-Gretzky 2019.

Pour la liste complète du personnel de l’équipe nationale masculine estivale des moins de 18 ans du Canada, cliquez ici.

La formation en vue du camp de sélection de l’équipe nationale masculine estivale des moins de 18 ans du Canada sera annoncée à une date ultérieure.

Le Canada amorcera la ronde préliminaire de la Coupe Hlinka-Gretzky 2024 contre la Suisse le 5 août à 19 h 30 HR / 21 h 30 HE. L’équipe a aussi rendez-vous avec la Slovaquie et la Suède les 6 et 7 août, respectivement. Le tournoi prendra fin le 10 août avec les matchs pour les médailles.

Chez les moins de 17 ans, Travis Crickard (St. John’s, NL/Saint John, LHJMQ) et Mathieu Turcotte (Kirkland, QC/Blainville-Boisbriand, LHJMQ) dirigeront Équipe Canada Rouges et Équipe Canada Noirs, respectivement.

Matt Anholt (Prince Albert, SK/Lethbridge, WHL) et Wes Wolfe (Niagara Falls, ON/Erie, OHL) travailleront aux côtés de Crickard derrière le banc d’Équipe Canada Rouges à titre d’entraîneurs adjoints.

Du côté d’Équipe Canada Noirs, Turcotte sera épaulé par ses adjoints Brad MacKenzie (Charlottetown, PE/Halifax, LHJMQ) et Ryan McDonald (Prince Albert, SK/Prince Albert, WHL).

« Le volet des moins de 17 ans est la première étape du Programme d’excellence de Hockey Canada, et nous sommes heureux d’accueillir des entraîneurs parmi les meilleurs de la Ligue canadienne de hockey pour initier les jeunes de l’élite du pays, a mentionné Roy. Chacun possède de l’expérience en compétition internationale de courte durée, et nous avons hâte de poursuivre notre préparation en vue du mois de novembre. »

Crickard a récemment conclu sa deuxième saison comme entraîneur-chef des Sea Dogs de Saint John dans la LHJMQ après une saison dans un rôle d’adjoint. Il a remporté deux médailles d’or avec l’équipe nationale masculine des moins de 18 ans du Canada au Championnat mondial des M18 de l’IIHF – l’une en 2024 en tant qu’entraîneur adjoint, et l’autre en 2021 à titre d’entraîneur vidéo. Crickard était entraîneur adjoint de l’équipe de hockey masculin du Canada aux Jeux olympiques de la jeunesse d’hiver 2024 qui a terminé en quatrième position, en plus d’avoir été entraîneur vidéo (2016) et entraîneur adjoint (2017) d’Équipe Canada Noirs au Défi mondial de hockey des moins de 17 ans, gagnant la médaille d’argent en 2016.

Turcotte vient quant à lui de terminer sa première saison comme entraîneur-chef de l’Armada de Blainville-Boisbriand dans la LHJMQ. Avant de se joindre au club, il a dirigé le Blizzard du Séminaire Saint-François dans la Ligue de hockey M18 AAA du Québec, mettant la main sur l’or au Championnat national masculin des clubs de M18 2023. Il a également passé trois saisons avec les Voltigeurs de Drummondville dans la LHJMQ à titre d’entraîneur adjoint (2019-2022) et six avec les Chevaliers de Lévis de la LHM18AAAQ comme entraîneur adjoint (2008-2010) et DG/entraîneur-chef (2015-2019). À cela s’ajoutent des séjours en tant qu’entraîneur adjoint des Foreurs de Val-d’Or (2010-2012) et des Saguenéens de Chicoutimi (2012-2014) dans la LHJMQ.

Anholt a été nommé entraîneur associé des Hurricanes de Lethbridge dans la WHL en juin dernier. Il a passé six saisons avec le club, notamment à titre d’entraîneur en habiletés et en développement, avant d’être nommé entraîneur adjoint en 2020. Avant le début de la campagne 2021-2022, Anholt a ajouté à son rôle les fonctions de directeur général adjoint et travaille depuis aux côtés de son père Peter Anholt, directeur général des Hurricanes. Il était également entraîneur adjoint d’Équipe Canada Rouges lors du Défi mondial de hockey des moins de 17 ans 2023.

MacKenzie a récemment conclu sa troisième saison comme entraîneur adjoint des Mooseheads de Halifax dans la LHJMQ et a été promu entraîneur associé en juin. Avant son arrivée chez les Mooseheads, il a été entraîneur-chef des Rapids de Grand River dans la Ligue de hockey des Maritimes (2019-2021), recevant le titre d’entraîneur de l’année dans le circuit en 2020-2021.

McDonald a récemment terminé sa troisième campagne dans un rôle d’entraîneur adjoint des Raiders de Prince Albert de la WHL. Il a remporté la médaille d’argent à titre d’adjoint au sein d’Équipe Saskatchewan aux Jeux d’hiver du Canada en 2023, et il a aussi passé quatre saisons avec le programme AAA des Wildcats de Warman aux niveaux M15 et M18. McDonald a joué cinq ans dans la WHL avec les Pats de Regina et Prince Albert avant de connaître une carrière de quatre saisons avec l’Université Lakehead et l’Université de la Saskatchewan au sein du réseau U SPORTS.

Wolfe a récemment terminé sa deuxième saison en tant qu’entraîneur adjoint des Otters d’Erie dans l’OHL. Il avait passé la saison 2021-2022 en tant que directeur général et entraîneur-chef des Cougars de Cobourg dans la Ligue de hockey junior du Nord de l’Ontario après cinq campagnes (2016-2021) comme entraîneur adjoint avec Erie, qui avait remporté la Coupe J.-Ross-Robertson à titre d’équipe championne de l’OHL à la première saison de Wolfe derrière le banc du club.

Pour la liste complète du personnel des équipes nationales des moins de 17 ans du Canada, cliquez ici.

La formation en vue du camp de développement de l’équipe nationale des moins de 17 ans du Canada sera annoncée à une date ultérieure.

Pour de plus amples renseignements sur Hockey Canada et l’équipe nationale masculine estivale des moins de 18 ans du Canada ou le programme national des moins de 17 ans du Canada, veuillez visiter le HockeyCanada.ca ou suivre les médias sociaux Facebook, X et Instagram.

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Jamie Keeley.

Maman, entraîneuse et leader au hockey

Passionnée et désireuse d’aider les femmes à prendre confiance derrière le banc, Jamie Keeley a ouvert les possibilités au sein de son association, à Calgary et dans toute l’Alberta

Jason La Rose
|
05 July 2024

Le parcours de Jamie Keeley comme entraîneuse au hockey mineur a commencé comme celui de bien d’autres parents au Canada qui souhaitent accompagner leur enfant dans le monde du hockey.

« C’est en voyant mon fils sur la glace que j’ai eu envie d’être là avec lui pour qu’on vive ça ensemble et de l’aider à apprendre », se souvient la principale intéressée.

C’était il y a presque six ans.

Aujourd’hui, Keeley est la lauréate nationale du Prix des entraîneuses BFL CANADA dans le volet communautaire et la créatrice d’un florissant programme de développement des entraîneuses au sein du Club de hockey des Knights à Calgary.

« Il est important que les femmes réalisent qu’elles ont beaucoup à offrir et que ce qu’elles ont à offrir est reconnu et apprécié », dit Keeley à propos de la reconnaissance de BFL CANADA. « Et c’est la visée de ce prix, il met en lumière le fait que nous en sommes capables. Nous y sommes maintenant. Continuons à ouvrir la voie et à briser des plafonds de verre, c’est merveilleux. »

Petite, Keeley a évolué à la ringuette et a aussi joué au hockey quand le nombre de joueurs dans sa collectivité du nord de la Saskatchewan était insuffisant pour compléter la formation de l’équipe masculine. Elle n’avait jamais vraiment songé à devenir entraîneuse avant que son fils fasse ses débuts au hockey avec les M7 Timbits, à l’automne 2018.

La saison suivante, elle n’a pas été sélectionnée pour entraîner chez les M9. Elle est donc revenue à ses premières amours et a rejoint l’Association de ringuette Bow View à titre d’entraîneuse adjointe et d’entraîneuse-chef chez les M10 et les M12.

« J’ai beaucoup appris et j’ai gagné la confiance dont j’avais besoin pour revenir au hockey et contribuer à changer les choses », dit-elle à propos de ses trois saisons auprès de Bow View.

Keeley évoque souvent ce processus, elle qui a passé ces années à observer d’autres personnes derrière le banc, à veiller à bien s’entourer, à bâtir son réseau et ses appuis, à se doter d’outils et apprendre à entraîner dans le volet compétitif.

Elle en retient surtout qu’on n’y arrive pas en faisant cavalier seul.

« Selon moi, ce qui détermine la réussite d’une personne en entraînement, c’est sa capacité de s’entourer de personnes qui ont des habiletés dont elle-même ne dispose pas encore. Je m’assure donc toujours d’avoir une équipe bien équilibrée formée de personnes desquelles je peux apprendre et qui peuvent compenser mes lacunes. »

À l’amorce de la saison de hockey 2022-2023, Keeley était prête à s’impliquer auprès de l’équipe de son fils chez les M11.

Mais elle n’est pas revenue au hockey les mains vides. En plus des compétences acquises avec Bow View, Keeley est arrivée en proposant un programme de développement en entraînement destiné aux femmes.

« Le programme ne visait pas simplement à donner aux femmes les outils dont elles ont besoin pour diriger une équipe. Il faut d’abord avoir confiance en soi pour lever la main, proposer sa candidature et croire qu’on a quelque chose à offrir. Le programme visait essentiellement à inciter les femmes à se porter volontaires et à les aider à gagner la confiance de sauter sur la glace.

« L’un des objectifs était de veiller à ce qu’il y ait des femmes dans des rôles de premier plan pour garder les filles dans le sport, car c’est important. On se doutait qu’en voyant des personnes du même sexe qu’elles exercer leur leadership sur la glace, les filles voudraient peut-être rester impliquées au hockey. »

L’association a sauté sur la proposition, et Keeley est allée de l’avant.

« J’ai commencé par organiser une première séance sur glace, et 12 femmes se sont inscrites et sont venues. Il s’agissait avant tout de leur présenter le programme.

« J’avais réservé la glace pour une heure et demie, mais je pense que nous y avons été 20 minutes. Nous avons essentiellement discuté afin de savoir si ça leur convenait vraiment et si elles avaient la confiance nécessaire pour se lancer, de leur expliquer à quoi ça ressemblerait si elles étaient sélectionnées pour être sur la glace avec leur enfant. C’était incroyable d’entendre ces femmes parler de défis, d’obstacles et de barrières, et pour moi qui lançais ce programme, d’être en mesure de leur offrir cet espace pour discuter ouvertement et librement, ce qu’elles n’avaient nulle part ailleurs. »

Ce qui devait initialement être une initiative locale s’adressant aux femmes du programme des Knights s’est rapidement transformé en quelque chose de beaucoup plus important, à la grande joie de Keeley.

Une formation a par la suite été créée avec l’aide de Hockey Alberta – le premier stage Entraîneur 2 de la province réservé aux femmes.

« J’ai commencé par ouvrir les inscriptions au stage au groupe local qui avait manifesté de l’intérêt, puis nous avons décidé de les étendre à toute la province. C’est ainsi que, par un jour de novembre bien enneigé, 24 femmes venant de partout en Alberta se sont réunies dans une salle. Nous avons suivi les quatre heures de cours, puis le lendemain, nous nous sommes retrouvées pour sept autres heures.

« C’est là que le réseau s’est formé. Beaucoup d’entre nous avons gardé contact. Nous échangeons des courriels, et lorsqu’un événement s’adresse aux entraîneuses, nous veillons à relayer l’information et à y assister. »

Lors de cette première saison, on comptait neuf femmes derrière le banc des Knights. En 2023-2024, ce nombre est passé à 14, soit 2 entraîneuses-chefs et 12 adjointes.

Keeley a organisé une réunion de début de saison en septembre pour enseigner aux entraîneuses à préparer un plan saisonnier et à élaborer des plans d’entraînement. Par la suite, elle a fait le point régulièrement avec chaque entraîneuse du programme en les aidant à surmonter les difficultés et en veillant à ce que l’expérience leur soit bénéfique.

Elle travaille toujours en étroite collaboration avec Hockey Calgary et participe à des occasions d’apprentissage continu réservées aux entraîneuses, par exemple des séances de développement sur glace et hors glace.

Mais son rôle le plus important demeure celui de mère, et peu de choses lui procurent plus de joie que de participer au hockey avec son fils. Cette saison, Keeley a dirigé l’équipe de niveau 4 des M13.

« Je lui demande toujours s’il veut que j’entraîne », dit-elle à propos de son fils. « Je le faisais même pour mon implication comme entraîneuse sans enfant à la ringuette, car ça me demandait du temps loin de lui. Je m’assurais d’obtenir son accord.

« Quand j’étais avec l’équipe M12 AA, au printemps 2022, je devais souvent m’absenter. Nous étions sur la glace cinq fois par semaine. Pour la première fois, il m’a dit qu’il s’ennuyait de moi et m’a demandé d’être son entraîneuse.

« Nous sommes en train de remplir notre dossier d’inscription pour la saison à venir, qui sera sa deuxième année chez les M13. Quand il m’a demandé si j’allais entraîner l’équipe, j’ai voulu savoir si lui avait envie que je m’implique, et il m’a répondu que je pourrais diriger son équipe aussi longtemps que je le voudrai. Donc oui, je vais de nouveau soumettre ma candidature pour être entraîneuse. »

C’est une grande chance pour le fils et l’association que de bénéficier de ce que Keeley a à offrir.

Mais elle-même vous dira bien humblement le contraire – que c’est elle qui a de la chance et qui bénéficie de ce que les jeunes peuvent lui offrir.

« J’ai vécu des expériences extraordinaires sur la glace et ailleurs auprès de ces équipes, et j’ai beaucoup appris. Il y a tant de choses que l’on peut apprendre quand on s’arrête et qu’on tend l’oreille, c’est incroyable. Et les jeunes nous font toujours sourire. »

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Shakita Jensen.

Redonner comme entraîneuse

Profondément marquée par ses anciennes entraîneuses, Shakita Jensen a toujours su qu’elle voudrait s’impliquer, ce qu’elle fait en œuvrant à son tour derrière le banc dans sa ville natale

Shannon Coulter
|
04 July 2024
Pour Shakita Jensen, prendre place derrière le banc d’Équipe Territoires du Nord-Ouest aux Jeux d’hiver de l’Arctique 2024 venait boucler la boucle, en quelque sorte.

Il faut savoir qu’elle avait elle-même été du tournoi en Alaska comme joueuse en 2014. Et voilà qu’une décennie plus tard, à l’âge de 26 ans, elle y était à nouveau. Cette fois comme entraîneuse.

« C’était un moment chargé d’émotions », soutient Jensen, lauréate nationale du Prix des entraîneuses BFL CANADA dans le volet compétitif.

Issue de la Première Nation de Tahltan, Jensen a fait ses débuts comme bénévole en 2014, sur la glace, au sein de l’Association de hockey mineur de Yellowknife. Elle poursuit depuis son parcours en entraînement, toujours animée de la même passion, du même désir de s’impliquer.

« La communauté du hockey m’a tant apporté, je me devais de redonner comme je le pouvais. Après mes études, j’ai eu l’idée de m’essayer comme entraîneuse, question de voir si ça pouvait me plaire. Pas besoin de vous le dire, j’ai eu la piqûre dès les premiers instants. »

Comme joueuse, Jensen a pu s’inspirer de ses entraîneuses. Des femmes qui ont eu une grande influence sur elle et qui lui ont en quelque sorte ouvert les yeux sur un monde de possibilités.

« Jouer pour la première fois sous les ordres d’une femme, c’était super. Ça m’a donné envie de me lancer dans l’entraînement. Plus jeune, j’étais parfois la seule fille de mon équipe. On voyait rarement des femmes derrière le banc. Mes premières entraîneuses, je les trouvais tellement inspirantes. J’ai voulu suivre leurs traces. »

Servir de modèle et de leader pour les jeunes de sa communauté a aussi été une grande source de motivation pour Jensen. C’est ce qu’elle cherchait à travers l’entraînement.

« Comme joueuse, j’ai eu tellement d’entraîneuses et d’entraîneurs marquants. C’est un rôle si important, qui permet aux jeunes de tirer des enseignements qui auront un impact durable non seulement sur la glace, mais dans toutes les sphères de leur vie. Un rôle dans lequel je sentais que j’avais beaucoup à offrir. Je voulais être une présence dans la vie des jeunes. »

Shakita Jensen coaching Team NWT at a One For All practice.

Pour ses débuts en tant qu’entraîneuse-chef, Jensen était tout simplement au bon endroit au bon moment. Comme il manquait d’entraîneurs et d’entraîneuses dans son association, on lui a demandé si le rôle l’intéressait. Il faut dire que Jensen avait déjà soumis sa candidature, mais seulement pour donner un coup de main sur la glace.

« J’ai dû apprendre sur le tas, mais j’ai toujours gardé confiance en moi. J’ai demandé conseil auprès d’anciens entraîneurs et entraîneuses pour que je puisse aider l’équipe à connaître une bonne saison. Je crois que ça m’a bien servie. »

Jensen avait également soumis sa candidature pour faire partie du personnel entraîneur d’Équipe Territoires du Nord-Ouest aux Jeux d’hiver du Canada 2023, mais n’avait pas été sélectionnée. On lui avait toutefois suggéré de se tourner vers le Programme d’apprentis entraîneurs autochtones offert par le Cercle sportif autochtone.

« Ils choisissaient un homme et une femme pour tout le territoire, tous sports confondus. Je savais que mes chances étaient minces. J’ai sauté de joie en apprenant que j’étais retenue. »

Grâce au programme, Jensen a pu assister aux Jeux d’hiver du Canada de l’année dernière à l’Île-du-Prince-Édouard et travailler avec Équipe Territoires du Nord-Ouest à l’approche du tournoi. Elle est ensuite devenue entraîneuse adjointe de l’équipe pour les Jeux d’hiver de l’Arctique 2023, avant d’être promue entraîneuse-chef pour l’édition 2024.

« Ça m’a ouvert bien des portes. C’était génial de voir la progression de l’équipe. Sans compter que j’ai acquis au passage les outils et les ressources nécessaires pour bien préparer notre groupe. »

Dans ce rôle d’entraîneuse-chef d’Équipe Territoires du Nord-Ouest, il est parfois difficile de gérer les horaires, puisque les joueuses vivent souvent éloignées les unes des autres. Les occasions de tenir des entraînements complets se font parfois rares avant le début des compétitions.

« Avec une équipe aussi dispersée, ce n’était pas évident de bâtir une culture d’équipe et de peaufiner nos stratégies en vue d’un tournoi de la haute performance de courte durée. Certaines membres de l’équipe vivent dans des communautés accessibles par avion seulement, d’autres doivent composer avec des obstacles financiers. Le fait d’avoir gardé contact virtuellement à l’approche des Jeux nous a aidées énormément. »

Cette année, l’équipe de Jensen a eu l’occasion de participer à un autre événement d’envergure, à savoir la célébration Ensemble pour elles tenue en février à Yellowknife. Elles sont plus de 300 à avoir pris part à l’événement d’une durée de quatre jours, qui se voulait une célébration du hockey féminin et qui proposait des activités d’initiation au hockey, des séances de développement des habiletés sur glace, des stages en entraînement, et plus encore.

Pour l’occasion, Équipe Territoires du Nord-Ouest et Équipe Nunavut se sont réunies pour des entraînements et un affrontement hors concours.

« Ce fut un succès sur toute la ligne », relate Jensen, qui était de l’événement à titre de bénévole. « Des jeunes qui enfilaient l’équipement de hockey pour la toute première fois, côtoyant d’autres qui étaient en fin de parcours au hockey mineur. C’était super d’y contribuer. J’espère que ça deviendra un rendez-vous annuel. »

Apprendre qu’elle était la lauréate du Prix des entraîneuses BFL CANADA pour Hockey Nord dans le volet compétitif a eu l’effet d’un choc pour Jensen.

« J’ai vraiment été étonnée. J’ai ressenti tant de fierté, tant de reconnaissance. »

Jensen ne savait trop si elle avait le bagage nécessaire pour rivaliser avec les candidates provinciales et territoriales de choix de partout au pays. Puis, il y a eu cet appel vidéo de Cassie Campbell-Pascall pour féliciter les lauréates nationales. Là encore, elle n’en revenait pas.

« Il n’y a pas de mots pour le décrire », dit-elle sur ce qu’elle a ressenti en apprenant la nouvelle. « Il y a tant d’entraîneuses remarquables qui ne reçoivent pas toujours la reconnaissance qu’elles méritent pour le travail qu’elles accomplissent. Je suis très fière de moi, mais aussi de chacune de ces femmes aux quatre coins du pays qui en font tant pour le hockey féminin. »

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Cayden Lindstrom at the 2024 NHL Draft (left) and on ice at the 2023 Hlinka Gretzky Cup (right).

Des anciens s’illustrent à Vegas

Cinquante-trois anciens de la Coupe Hlinka-Gretzky ont été sélectionnés au repêchage 2024 de la LNH, dont Cayden Lindstrom au 4e rang

Jason La Rose
|
03 July 2024

De nombreux anciens de la Coupe Hlinka-Gretzky ont enfilé un chandail de la LNH pour la première fois lors du repêchage 2024 de la LNH. Sur les 53, 10 provenant de quatre pays ont été sélectionnés en première ronde à la Sphère de Las Vegas.

Le premier d’entre eux, Cayden Lindstrom, a été sélectionné au quatrième rang. À la Coupe Hlinka-Gretzky 2023, il avait marqué deux buts (dont un au match pour la médaille d’or) et avait obtenu une mention d’aide en cinq matchs pour le Canada, qui a remporté une 24 e médaille d’or à cette édition du tournoi estival des M18.

Au total, trois des neuf premiers joueurs sélectionnés et six des vingt premiers étaient des anciens du tournoi, et six pays ont été représentés.

Canada – 17

Cole Beaudoin, Berkly Catton, Ben Danford, Sam Dickinson, Charlie Elick, Carter George, Liam Greentree, Tanner Howe, Ollie Josephson, Ryerson Leenders, Cayden Lindstrom, Maxim Massé, Henry Mews, Zayne Parekh, Justin Poirier, Ryder Ritchie, Carson Wetsch

Finlande – 10

Emil Hemming, Aron Kiviharju, Markus Loponen, Julius Miettinen, Niilopekka Muhonen, Heikki Ruohonen, Joona Saarelainen, Kim Saarinen, Veeti Väisänen, Eemil Vinni

Tchéquie – 9

Dominik Badinka, Ales Cech, Maxmilian Curran, Jakub Fibigr, Adam Jecho, Adam Jiricek, Ondrej Kos, Jakub Milota, Petr Sikora

États-Unis – 8

Trevor Connelly, Joe Connor, Tanner Henricks, Adam Kleber, Tory Pitner, AJ Spellacy, Mac Swanson, Will Zellers

Suède – 6

Alfons Freij, Gabriel Eliasson, Linus Eriksson, Melvin Fernström, Lucas Pettersson, Leo Sahlin Wallenius

Suisse – 3

Christian Kirsch, Leon Muggli, Basile Sansonnens

Le total pour le Canada comprend 16 membres de l’équipe qui a remporté l’or à Breclav et à Trencin l’été dernier (sur les 17 qui étaient admissibles au repêchage), dont le capitaine de la formation, Berkly Catton. Choix de première ronde de Seattle (huitième au total), Catton avait marqué huit buts en cinq matchs, ce qui le place au deuxième rang de l’histoire du tournoi estival des M18 à ce chapitre pour un Canadien. Il avait aussi terminé en tête des pointeurs du tournoi, avec 10 points (8-2—10), à égalité avec l’Américain Trevor Connelly (5-5—10, repêché en première ronde au 19 e rang par les Golden Knights de Vegas) et le Tchèque Adam Benak (qui n’est pas admissible au repêchage avant 2025). Cinq des dix meilleurs pointeurs de la Coupe Hlinka-Gretzky 2023 ont été repêchés cette année.

La Coupe Hlinka-Gretzky 2024 se déroulera du 5 au 10 août à Edmonton et mettra en vedette les meilleurs espoirs du repêchage de la LNH 2025 dans une compétition rassemblant la crème de la crème des moins de 18 ans. Les billets unitaires sont maintenant en vente à partir de seulement 20 $ par match, et plusieurs forfaits de billets sont également offerts.

Pour de plus amples renseignements ou pour acheter des billets, veuillez visiter le CoupeHlinkaGretzky.ca.

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Kelly Paton with the BFL Canada Women in Coaching logo.

L’importance du mentorat

À ses débuts en entraînement, l’ancienne joueuse Kelly Paton a pu compter sur l’aide de ses mentors pour prendre confiance en elle derrière le banc

Shannon Coulter
|
03 July 2024

Les coulisses du hockey ont toujours attiré Kelly Paton. Même quand elle était joueuse, elle tentait à chaque occasion d’approfondir ses connaissances auprès du personnel entraîneur, s’intéressant notamment à l’appui que recevaient les étudiantes-athlètes lorsqu’elle évoluait avec l’équipe de l’Université du New Hampshire.

Cet intérêt n’est pas passé inaperçu, et son sens du hockey non plus. C’est d’ailleurs ce qui a incité son entraîneur-chef Brian McCloskey à l’orienter vers l’entraînement. Pour lui, Paton était une entraîneuse dans l’âme.

« Il me répétait sans cesse que c’était naturel chez moi », se rappelle Paton, lauréate nationale d’un Prix des entraîneuses BFL CANADA dans le volet haute performance. « C’est vrai que l’intérêt était là, mais la suite n’était pas claire dans mon esprit. Je cherchais un moyen de rester impliquée au hockey. Il faut dire que les possibilités comme joueuse étaient limitées au-delà des rangs collégiaux pour moi, alors devenir entraîneuse m’apparaissait comme la meilleure solution. »

Paton a passé les six dernières saisons en tant qu’entraîneuse-chef de l’équipe de hockey féminin à l’Université Wilfrid-Laurier. Originaire de Woodstock, en Ontario, elle est issue d’une famille où le sport occupe une place de choix. Lorsque son grand frère a commencé à jouer au hockey, elle a voulu suivre ses traces.

« On passait beaucoup de temps à jouer dans la rue à la maison. Je finissais toujours devant le filet, à tenter de bloquer les tirs de ses amis. C’est probablement là que mon intérêt est né. »

Paton a commencé à jouer aux côtés des garçons dans sa ville natale avant de passer au hockey féminin avec les Devilettes de London. Après sa dernière année de hockey mineur, elle a passé quatre ans au New Hampshire, où elle a été capitaine et fait partie des trois finalistes pour le prix Patty-Kazmaier à sa dernière saison en 2009-2010.

« Mon passage chez les Wildcats m’a apporté une bonne dose de confiance. Non seulement en mes capacités comme joueuse, mais aussi dans les possibilités devant moi. Je voulais l’occasion de m’impliquer et de contribuer au développement d’autres joueuses. C’est là que j’ai compris que j’avais un bon sens du hockey, et que cela cadrait parfaitement avec l’entraînement. »

Kelly Paton coaches the Laurier women's team during a break in play.

Si elle se savait prête pour cette nouvelle discipline au terme de ses études de premier cycle, Paton hésitait entre s’y adonner bénévolement et en faire une carrière proprement dite. Après avoir obtenu un diplôme d’études supérieures de l’Université Mercyhurst et habité quelque temps sur l’île de Vancouver, elle a pris la décision de rentrer chez elle, dans le sud-ouest de l’Ontario, et de s’impliquer dans le sport qu’elle aimait tant.

Elle a alors renoué avec ses racines dans le hockey mineur en acceptant un rôle d’entraîneuse au sein du programme junior des Devilettes. Paton rend crédit à Dwayne Blais, l’un de ses mentors à ses débuts en entraînement.

« J’étais entraîneuse-chef, mais il m’a beaucoup aidée en m’apprenant comment gérer les conflits et les attentes, et surtout, à préparer des plans d’entraînement qui favorisent le développement de l’athlète. »

Après avoir repris contact avec l’un de ses entraîneurs dans le junior, Paton a eu l’occasion de se joindre à l’Université Western à titre d’entraîneuse adjointe.

« J’arrivais dans un contexte où les Mustangs venaient de remporter le titre national. On peut donc dire que les attentes étaient élevées. Heureusement, nous avons continué sur cette lancée, et l’équipe est demeurée parmi les meilleures dans le réseau du SUO. »

Paton a conservé ce poste pendant deux ans avant d’être promue entraîneuse-chef à l’Université Western. Puis, elle a rejoint Wilfrid-Laurier avant le début de la saison 2018-2019.

« Nous venons de conclure une excellente saison. Nos leaders ont été remarquables en me donnant l’espace nécessaire pour que je puisse bien accomplir mon travail. Difficile de demander mieux. Oui, les attentes envers nous sont élevées. Wilfrid-Laurier a une longue tradition d’excellence au hockey, et c’est à nous de perpétuer cette tradition. La progression demeure notre priorité, notre objectif. Et à mon avis, nous sommes sur la bonne voie, en grande partie grâce aux joueuses au sein de notre programme. »

Kelly Paton looks on from the bench.

 L’une des plus grandes leçons tirées durant son parcours d’entraîneuse au sein du réseau U SPORTS a été l’importance d’adapter sa façon de communiquer à chaque joueuse de l’équipe.

« Dans les rangs universitaires, il peut devenir difficile de changer constamment son style d’enseignement dans l’espoir de rejoindre chacune des 25 joueuses et de repartir avec le sentiment d’avoir fait ce qui était au programme cette journée-là. Mais au fil du temps, j’ai compris que ça faisait partie du processus. Plus jeune, j’ai dû m’habituer à suivre l’évolution de chaque joueuse au quotidien. Et le seul moyen d’y arriver, c’est de poser des questions, d’où l’importance d’une bonne communication. »

Nouer des relations s’est révélé un élément clé dans le parcours de Paton, elle qui poursuit son développement comme entraîneuse et se dit reconnaissante du soutien qu’elle a reçu en cours de route.

« Cet appui a été déterminant, puisque cela m’a permis de prendre confiance en moi. Je pense à certaines personnes plus particulièrement, qui m’ont aidée à définir mon propre style en tant qu’entraîneuse et communicatrice, et à parfaire mes connaissances. Dwayne a eu une grande influence sur moi, tout comme Rachel Flanagan. Sans oublier Brian, mon entraîneur dans les rangs collégiaux. Je lui parle encore aujourd’hui, 14 ans plus tard. »

Pour celles qui songent à se lancer comme elle en entraînement ou qui aspirent à poursuivre leur progression comme entraîneuses jusqu’à la haute performance, deux mots viennent à l’esprit de Paton : honnêteté et imputabilité.

« Quand une erreur survient, c’est important d’en assumer la responsabilité. Si certains éléments nous donnent du fil à retordre ou nécessitent des éclaircissements, c’est là que le mentorat devient utile. Il n’y a rien de mieux que de pouvoir faire appel à quelqu’un de neutre qui nous aide à prendre des décisions sans aucun parti pris.

« Je me sens chanceuse d’avoir été aussi bien entourée. C’est justement ce qui m’a permis de garder confiance en moi malgré les erreurs. Cette confiance, elle finit par se répercuter sur les joueuses. »

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Cayden Lindstrom

Le moment tant attendu

À l’aube du repêchage 2024 de la LNH à Las Vegas, les anciens de la Coupe Hlinka Gretzky sont prêts pour la prochaine étape de leur parcours au hockey

Jason La Rose
|
27 June 2024

Les futures étoiles du hockey connaîtront leur nouveau domicile en fin de semaine dans le cadre du repêchage 2024 de la LNH qui se tiendra à Las Vegas.

Au total, 224 joueurs seront sélectionnés vendredi et samedi, dont des anciens de la Coupe Hlinka-Gretzky.

Commençons par le Canada, l’équipe qui a remporté les grands honneurs l’été dernier à Breclav et à Trencin.

Sur les 23 joueurs de la formation canadienne, 17 sont admissibles au repêchage. Et si l’on se fie aux prédictions de deux personnalités de TSN, les Canadiens seront nommés tôt et à de nombreuses reprises.

Selon le repêchage simulé de Craig Button, six médaillés d’or de 2023 seront sélectionnés en première ronde, soit Cayden Lindstrom (4), Zayne Parekh (7), Sam Dickinson (8), Berkly Catton (15), Charlie Elick (30) et Ryder Ritchie (31), tandis que Bob McKenzie en inclut 11 dans sa liste finale des 90 meilleurs espoirs, soit Lindstrom (5), Dickinson (6), Parekh (8), Catton (12), Ritchie (31), Elick (33), Maxim Massé (39), Henry Mews (48), Ben Danford (54), Carson Wetsch (70) et Carter George (71).

(Si vous cherchez le nom de Macklin Celebrini, pressenti pour être le premier choix au total, rappelons qu’il n’a pas pu participer au tournoi l’été dernier en raison d’une blessure à l’épaule.)

McKenzie ajoute également à sa liste un médaillé d’or de 2022, soit Tanner Howe (45).

Et ce n’est qu’une seule équipe!

Si les prédictions de Button se réalisent, la délégation canadienne sera rejointe en première ronde par l’avant américain Trevor Connelly (11) et le défenseur tchèque Adam Jiricek (14). Au total, la liste de McKenzie comporte 16 anciens de la Coupe Hlinka-Gretzky provenant de quatre autres pays :

Tchéquie – Jiricek (16), Adam Jecho (60), Ondrej Kos (68), Tomas Galvas (82)

Finlande – Emil Hemming (26), Julius Miettinen (46), Aron Kiviharju (52), Veeti Väisänen (75)

Suède – Lucas Pettersson (40), Alfons Freij (41), Leo Sahlin Wallenius (42), Linus Eriksson (44), Gabriel Eliasson (46), Melvin Fernström (80)

États-Unis – Connelly (15), Adam Kleber (51)

La Coupe Hlinka-Gretzky 2024 se déroulera du 5 au 10 août à Edmonton et mettra en vedette les meilleurs espoirs du repêchage de la LNH 2025 dans une compétition rassemblant la crème de la crème des moins de 18 ans. Les billets unitaires sont maintenant en vente à partir de seulement 20 $ par match, et plusieurs forfaits de billets sont également offerts.

Pour de plus amples renseignements ou pour acheter des billets, veuillez visiter le CoupeHlinkaGretzky.ca.

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Deux Canadiens admis au Temple

Shea Weber et Colin Campbell font partie de la cuvée 2024 du Temple de la renommée du hockey

Jason La Rose
|
26 June 2024

La cuvée 2024 aura une saveur légèrement canadienne lors de la cérémonie d’intronisation au Temple de la renommée du hockey cet automne.

Des sept noms annoncés mardi, deux viennent du pays de l’unifolié – Shea Weber sera admis dans la catégorie des joueurs, tandis que Colin Campbell fera son entrée en tant que bâtisseur.

Regardons les nouveaux membres de plus près…

Shea Weber est l’un des défenseurs les plus décorés de l’histoire d’Équipe Canada, fort de deux médailles d’or olympiques, une médaille d’or au Championnat mondial de l’IIHF et au Championnat mondial junior de l’IIHF, en plus d’un titre de la Coupe du monde de hockey.

L’athlète originaire de Sicamous, en Colombie-Britannique, a porté l’uniforme orné de la feuille d’érable à six reprises, remportant les grands honneurs chaque fois, sauf au Championnat mondial 2009 de l’IIHF, où le Canada a mis la main sur la médaille d’argent.

Malgré tout, c’est à ce Mondial masculin 2009 qu’il a offert sans aucun doute sa meilleure performance sur la scène internationale. Il a terminé au premier rang des pointeurs parmi les défenseurs avec 12 points (4-8—12) en sept rencontres, ayant été nommé Meilleur défenseur et à l’équipe des étoiles des médias.

Weber a fait partie de l’équipe de rêve qu’a été celle du Canada au Mondial junior 2005, remportant l’or, et par la suite, au Championnat mondial 2007 de l’IIHF, il a répété l’exploit après sa deuxième saison dans la LNH. Trois ans plus tard, il a récolté six points (2-4—6) en sept matchs pour aider le Canada à gagner l’or olympique à Vancouver. En 2014 à Sotchi, il a obtenu une autre médaille d’or olympique, terminant le tournoi avec six points (3-3—6) en six affrontements.

C’est là qu’il a offert sa plus grande contribution à Équipe Canada en marquant le but de la victoire en troisième période dans un gain de 2-1 en quart de finale aux dépens de la Lettonie.

Weber n’a pas brillé uniquement à l’international. Il a été trois fois finaliste au trophée Norris (2010-2011, 2011-2012, 2013-2014), a gagné le trophée Mark-Messier pour le leadership (2015-2016) et a été invité au Match des étoiles de la LNH à six reprises. Il a porté le « C » chez les Predators de Nashville (2010-2016) et les Canadiens de Montréal (2018-2022).

Colin Campbell, qui est premier vice-président directeur des activités hockey à la Ligue nationale de hockey depuis 1998, a passé cinq décennies dans les rangs de la LNH à titre de joueur, entraîneur et dirigeant.

Natif de Tillsonburg, en Ontario, Campbell a joué 636 matchs avec Vancouver, Pittsburgh, Colorado, Edmonton et Detroit. Il a aussi passé 12 saisons derrière le banc de Detroit et des Rangers de New York, aidant les Rangers à mettre fin à une disette de 54 ans sans Coupe Stanley en 1994, lorsqu’il était entraîneur associé de l’équipe. Lors des trois saisons suivantes, il a occupé le poste d’entraîneur-chef.

Au cours des 26 dernières années, Campbell a contribué à façonner le hockey tel qu’il est pratiqué aujourd’hui en faisant sa marque au sein des services des activités hockey, de l’arbitrage et de la centrale de recrutement de la LNH.

Weber et Campbell seront admis lors de la cérémonie d’intronisation le 11 novembre au Temple de la renommée du hockey à Toronto. Natalie Darwitz, Pavel Datsyuk, David Poile, Jeremy Roenick et Krissy Wendell-Pohl recevront le même honneur.

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Dans mes propres mots : Emerance Maschmeyer

La gardienne de l’équipe nationale féminine se confie sur sa vie avec sa partenaire Geneviève Lacasse, la fondation d’une famille, son rôle de pionnière dans la LPHF et l’importance d’être soi-même

Emerance Maschmeyer
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15 June 2024

Geneviève et moi avions décidé de ne pas faire de coming out officiel. Nous avions plutôt simplement choisi de publier des photos de notre mariage en juillet dernier. Nos proches – les personnes les plus importantes dans nos vies – étaient déjà au courant de notre relation.

Nous étions sceptiques à l’idée d’en faire une grosse histoire d’affirmation. Nous avons pensé que publier des photos de notre mariage serait une façon amusante de dire : « C’est nous. Nous sommes maintenant mariées ». Comme n’importe qui le ferait. Nous étions rendues là. Nous voulions le dire, sans peur. La vague d’amour et de soutien qui a suivi notre publication était si grande, et ça a été très inspirant d’en constater l’impact.

Nous avons une plateforme et une influence. Plusieurs suivent nos aventures. Les personnes qui sont derrière nous sans hésitation, nous les voulons dans nos vies. Nous tenons à maintenir un lien avec elles. Pour les autres, ce n’est pas plus grave que ça.

Nous savions que notre dévoilement pourrait avoir une influence. Une influence positive. Nous espérions pouvoir aider d’autres personnes qui vivent une situation similaire. Je crois qu’on avait le courage, à notre âge, d’aller de l’avant pour raconter notre histoire. Nous avons tout le soutien dont nous avons besoin. Après coup, pour nous, la question était de savoir comment nous pouvions aider les autres maintenant.

Annoncer publiquement notre relation nous a libérées d’un énorme poids qui, sans qu’on en soit conscientes, pesait sur nos épaules. Aujourd’hui, je sens vraiment que nous sommes ouvertes à l’idée d’engager des conversations à propos de notre relation. Nous n’avons pas peur d’être nous-mêmes. Tout ça a été une aventure gratifiante pour nous. Ça fait seulement un an que nous avons officialisé notre union, et nous nous amusons tellement depuis. Nous sommes un couple. Et les gens le savent.

Geneviève et moi avons commencé à nous fréquenter en 2015. Ça n’a pas été trop long avant que je parle à ma sœur de notre relation. Geneviève était la première femme dans ma vie. Donc, avant de l’annoncer à toute ma famille, je voulais m’assurer que notre couple soit solide. C’est ce que j’aurais fait pour n’importe quelle relation.

J’étudiais à Harvard à ce moment. Mes coéquipières et amis à l’école l’ont su assez rapidement. Je voulais le dire à ma famille, mais je voulais l’annoncer en personne. Je ne tenais pas à en faire toute une histoire. Mais je sais bien aussi que, encore à ce jour dans notre société, une personne est hétérosexuelle jusqu’à preuve du contraire. Il faut faire un coming out, raconter son histoire. Je voulais l’annoncer de la façon la plus normale possible, mais je me devais d’avoir des conversations en personne avec ma famille aussi.

Un an après le début de notre fréquentation, j’ai commencé à en parler. Je l’ai dit à mes parents, un à la fois. J’ai fait le tour de ma famille, qui est nombreuse, donc des conversations, il y en a eu beaucoup! J’étais jeune (j’avais 20 ans), donc je ressentais pas mal de nervosité, mais mes proches m’ont manifesté un si grand soutien. J’ai retenu de chacune de mes discussions que ma famille était là pour moi et qu’elle allait m’aimer coûte que coûte. Je sais que ce n’est pas tout le monde qui a cette chance, mais je suis vraiment bénie des dieux d’avoir une famille qui me soutient quoi qu’il arrive. Tout le monde était juste heureux que je sois en amour.

Nous avons hésité à en parler publiquement, mais ça n’avait rien à voir avec notre orientation sexuelle. C’était plus en raison de notre implication avec l’équipe nationale féminine. Nous n’étions pas vraiment friandes à l’idée que les nouvelles autour de nous soient à propos de notre relation ou de notre orientation. Nous voulions qu’elles portent sur le hockey et nos performances.

C’est assurément un défi lorsqu’on pratique la même profession que sa partenaire. Au début, nous avons convenu que, à plus d’un égard, notre relation devait primer sur le reste. Mais il nous fallait aussi réserver une place de choix à notre carrière au hockey. Non pas d’une manière égoïste, mais plutôt… Si tu fais tout ce que tu peux pour être sélectionnée à une équipe et que tu es disposée à jouer, et que je fais tout ce que je peux pour être sélectionnée à une équipe et que je suis disposée à jouer, et bien notre couple ne fait pas partie de l’équation dans ce cas. Ce sont des facteurs externes qui décideront de notre sort… le personnel entraîneur et de dépistage.

Nous étions ensemble dans cette même aventure. Sur le plan individuel, nous ne ménagions pas les efforts et faisions tout notre possible pour arriver à nos fins. Mais une fois une décision rendue, il n’y avait aucune rancœur entre nous. Nous pouvions éprouver de l’empathie si l’une s’était démarquée par rapport à l’autre, mais en fin de compte, si l’une d’entre nous était désignée pour défendre la cage, nous étions là pour nous épauler.

Nous avons eu quelques obstacles en cours de route. Je n’ai pas été choisie pour les Jeux olympiques de 2018. Elle, oui. Le contraire s’est produit pour les Jeux de 2022. J’étais de l’aventure, mais pas elle. Ça nous a donné de la très belle matière pour apprendre de notre relation. La première fois, quand c’est moi qui ai subi le couperet, nous n’avions pas vraiment les aptitudes pour bien réagir. Je caressais ce grand rêve de jouer aux Jeux olympiques. Alors, que dire à sa partenaire, à celle qui y va, ou à celle qui n’y va pas? C’était une situation complexe à gérer pour nous. Nous nous soutenions mutuellement, alors nous avons senti qu’il valait mieux nous abstenir de parler de hockey. Pour le bien de notre couple.

La deuxième fois, pour les Jeux de Beijing, nous avons appris comment en parler. Nous avons appris à dialoguer dans des circonstances périlleuses. À nous ouvrir franchement à l’autre. Il aurait été préférable que ces situations ne se produisent jamais, mais en fait, elles ont contribué à solidifier notre relation. Nous avons acquis les aptitudes pour bien nous épauler l’une l’autre à travers les tempêtes et communiquer de la bonne façon. Nous avons pris conscience de l’importance de toujours faire mieux dans ces moments.

Au début de l’année 2023, quelques mois après notre mariage, nous avons appris que nous allions avoir un enfant. Par chance, nous avons des amies qui avaient déjà suivi un traitement de fertilité. Nous avons pu leur poser une tonne de questions. Faire plusieurs recherches sur le sujet. Nous vivions au Québec, et heureusement, des mesures financières sont en place pour aider. Et la fécondation s’est faite assez rapidement. Nous en sommes très reconnaissantes.

Ça a été une belle expérience. Nous sommes très heureuses de fonder notre famille et d’accueillir notre petit garçon. Nous attendons ce moment depuis si longtemps. Étant donné nos carrières sur la glace, ce n’était pas une possibilité, surtout sans les salaires et la sécurité financière d’une ligue professionnelle. Mais aujourd’hui, je joue dans la LPHF, et Geneviève occupe un emploi stable à titre de responsable des commandites et des ventes de la ligue. Il y a longtemps que nous avions goûté à une telle sécurité et stabilité. Nous sommes emballées de fonder notre famille.

Nous souhaitons que notre garçon grandisse auprès de femmes fortes. Et nous sommes certaines qu’il sera un être respectueux des femmes et que lorsqu’il verra des athlètes féminines, il ne verra que des athlètes tout court.

Le dévoilement du sexe de notre bébé est un souvenir récent qui me revienten mémoire constamment! J’étais assise dans l’autobus avec Emily Clark lors d’un voyage cette année, et nous nous sommes mises à discuter de la façon dont nous pourrions l’annoncer Geneviève et moi. Des idées ont germé. Puis, nous avons réalisé qu’une course à obstacles avec l’équipe pourrait être très amusante. Nous sommes passés d’un duel Clark contre Jenner, à un duel Équipe gars contre Équipe fille.

Geneviève et moi, nous voulions vivre l’effet de surprise, donc nous avons donné aux autres membres de l’équipe le lien vers la confirmation du sexe de notre bébé. Un jour, après un entraînement, Clarky et Jenner ont expliqué le déroulement de la course. Tout a si bien fonctionné!

La dernière année a été un vrai tourbillon. Le mariage, l’annonce de la création de la LPHF, ma signature avec Ottawa, la nouvelle de notre enfant, le lancement de la ligue, la conquête d’un autre championnat… c’est difficile de croire que tout cela s’est passé dans les 11 derniers mois seulement.

C’est tellement incroyable, l’élan que nous donne la LPHF, l’appui des partisans et partisanes, le soutien de partout, les investissements et la visibilité. Et la croissance que nous avons connue à notre première saison seulement. Mais la fierté que j’ai ressentie chaque fois que j’ai sauté sur la glace avec mes coéquipières à Ottawa cette saison… je n’ai pas de mots pour décrire à quel point c’est spécial.

Évidemment, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour atteindre l’équité et la parité, mais nous avons fait quelques pas de géant au cours des dernières années. Même à l’échelle locale, il y a un effet d’entraînement généré par la LPHF pour que les femmes s’initient au sport et continuent de le pratiquer.

À nos matchs, je vois des jeunes (pas seulement des petites filles, mais aussi des petits garçons) qui nous perçoivent simplement comme des athlètes qui pratiquent le hockey. Ces jeunes ne nous considèrent pas comme des joueuses de hockey féminin. Garçons et filles voient simplement leur avant ou cerbère modèle. On n’entend pas : « Tu es ma gardienne de but favorite… au hockey féminin. » C’est fantastique de voir l’évolution de l’état d’esprit. Et il y a tant de jalons à venir.

Puisque c’est le Mois de la fierté, un événement qui a une grande signification pour moi, je voulais conclure sur ce sujet.

Individuellement, tout le monde peut faire une introspection et trouver des pistes d’amélioration. Je pense que souvent, des présomptions sont faites lorsque deux personnes se rencontrent pour la première fois. Mais nous pouvons faire mieux en laissant l’autre raconter son histoire au lieu de l’étiqueter en lui disant : « Tu es ceci ou tu es cela. » Il peut être intimidant d’être soi-même. Les idées préconçues sont un frein.

Malheureusement, il y aura toujours de la haine sur Internet. À l’ère des médias sociaux, c’est inévitable. Mais je pense qu’autant que possible, nous devons nous accrocher à l’amour et au soutien, et veiller à ce que les voix bienveillantes, aimantes et encourageantes l’emportent sur les voix négatives.

En tant que personne en couple avec une personne du même sexe, je suis parfois un peu timide ou hésitante de montrer la vraie version de moi-même. Mais aux personnes de notre communauté, je dis : soyez aussi braves que possible. Soyez vous-mêmes. Si vous participez aux conversations et que vous laissez aller votre vraie personnalité, les mentalités commenceront à changer lentement. Une personne à la fois.

Nous avançons dans la bonne direction. Et c’est ensemble que nous continuerons de le faire.

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Mordre dans sa nouvelle vie grâce au hockey

Bridget Vales n’avait jamais entendu parler du hockey avant de déménager en Saskatchewan depuis les Philippines; aujourd’hui, le sport du Canada meuble son quotidien

Katie Brickman
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24 May 2024

Bridget Vales a eu un premier contact avec le hockey lorsqu’elle a assisté à une séance d’entraînement de son demi-frère peu de temps après avoir quitté les Philippines pour White City, en Saskatchewan. Elle avait huit ans. Et rapidement, elle a eu le goût d’essayer ce sport.

Cette première expérience ne s’est pas déroulée comme prévu.

« Ça a été difficile », confie Bridget, maintenant âgée de 14 ans. « C’était gênant, je participais aux essais, mais je ne savais pas patiner. Je pleurais à l’aréna. Tout le monde était meilleur que moi. »

Elle a fini par être sélectionnée au sein de l’équipe, et de match en match, elle s’améliorait. La saison suivante, alors âgée de neuf ans, elle a été choisie pour jouer avec le club « B » de l’Association de hockey mineur Prairie Storm. Elle a travaillé sans relâche pour améliorer son coup de patin et ses habiletés.

« J’étais heureuse de ma progression, lance-t-elle. Mais la transition n’a pas été de tout repos. »

La passion du hockey est venue naturellement à Bridget. Sa mère, Reynilda Vales, était rapidement tombée en amour avec ce sport à son arrivée au Canada en provenance des Philippines avec un visa de travail de sage-femme en avril 2015. À l’époque, elle n’était pas autorisée à être accompagnée de membres de sa famille, mais après deux ans, elle a obtenu son statut de résidente permanente et a pu faire venir Bridget à Regina en 2018. Son employeur de l’époque l’a initiée au hockey, et c’est là que son histoire d’amour avec le hockey a commencé.

« Je voulais que Bridget puisse aussi essayer ce sport, commente Reynilda. Je suis une mordue de hockey. Je ne passe pas inaperçue dans les estrades avec mes encouragements intenses. Je ne me possède plus dans un aréna. Aux Philippines, on est habitués qu’il fasse vraiment chaud, mais quand les enfants jouent au hockey ici, je ne me soucie pas du froid. »

Là-bas, Bridget mettait l’accent sur ses études. Elle ne s’adonnait à aucun sport. Depuis son arrivée en sol canadien, elle a découvert son côté sportif; elle pratique le hockey, le baseball, la crosse, le badminton, le volleyball et l’athlétisme. Mais c’est le hockey qu’elle préfère.

« J’adore jouer des matchs et rencontrer de nouvelles coéquipières, raconte-t-elle. Ce que je préfère, c’est patiner et donner des mises en échec. Le hockey est mon sport favori, ça me rend tellement joyeuse et fébrile. C’est un sport tellement amusant à pratiquer. »

Le hockey n’est qu’un moyen parmi tant d’autres dont Bridget s’est servie pour mieux comprendre la vie au Canada. Non seulement elle a pu rencontrer de nouvelles personnes et nouer des amitiés, mais cela l’a également aidée à s’adapter à une nouvelle vie, ainsi qu’à une culture, un climat, des aliments, une langue et un système scolaire qu’elle ne connaissait pas.

« Je suis contente que le hockey soit un sport chéri ici. C’est amusant à regarder et à pratiquer, j’aime apprendre des choses sur le hockey. Avec mon équipe, je suis à ma place et je sens que je fais partie de quelque chose de plus grand. »

Reynilda a été une influence importante dans la vie de Bridget. Elle l’a aidée à se débrouiller dans une nouvelle ville et un nouveau pays.

« C’est facile pour moi de guider ma fille, car je suis arrivée ici avant elle et j’ai ressenti le même choc culturel, explique Reynilda. Le hockey est dans nos vies maintenant. Ça nous garde occupés et nous aide à veiller au bien-être des enfants. C’est dans notre quotidien. »

Ce n’est pas évident de faire un changement radical dans sa vie et de déménager dans un nouveau pays, mais le hockey a facilité les choses. Avec les commentaires que Reynilda entend aujourd’hui, elle comprend à quel point Bridget a fait du chemin.

« Les parents me demandent si Bridget a grandi ici en la voyant patiner, témoigne Reynilda. Elle n’a pas l’air de quelqu’un qui vient de commencer à pratiquer ce sport. C’est fou comment elle a progressé. Je pense que c’est parce que le hockey coule dans ses veines. Elle adore ça. »

Reynilda et Bridget ont adopté entièrement le style de vie canadien – apprenant la pêche sur glace et le hockey – mais elles font aussi découvrir leur culture.

« Avant, je me sentais mal à l’aise parce que j’étais différente, mais maintenant, quand les gens savent que je suis une Philippine, ils veulent en apprendre sur moi et ma culture, ils veulent connaître ma langue, dit Bridget. Ça me rend heureuse de m’ouvrir. Comme tout le monde, au hockey, je me sens à la maison. »

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Centennial Cup at Sixteen Mile Sports Complex in Oakville, Ontario

En chiffres : 11 jours à Oakville

Voici quelques faits et statistiques à propos de la Coupe du centenaire 2024, sur la glace comme à l’extérieur de la patinoire

Shannon Coulter
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19 May 2024

Sur 117 équipes au départ, il n’en reste plus que deux : les Blues de Collingwood ou les Mustangs de Melfort soulèveront la Coupe du Centenaire.

À l’approche du couronnement de l’équipe championne nationale du hockey junior A, voici un portait en chiffres des coulisses de la Coupe du centenaire 2024, présentée par Tim Hortons.

3 jeux blancs jusqu’aux demi-finales, inclusivement : Noak Pak de Collingwood (contre Longueuil), Malachi Klassen de Winkler (contre Oakville) et Noah Beaulne du Grand Sudbury (contre Longueuil) ont tous signé un blanchissage.

7jours entre le moment où les Timberwolves de Miramichi ont remporté le championnat de la MHL leur permettant de se qualifier pour la Coupe du Centenaire et leur premier match au tournoi.

16 officiels assignés à la Coupe du Centenaire. L’équipe était formée de personnes venant de tout le pays, d’Edmonton, en Alberta, à Hammonds Plains, en Nouvelle-Écosse.

29tentatives en tirs de barrage; en ronde préliminaire, les Mustangs de Melfort, les Canucks de Calgary et les Timberwolves de Miramichi l’ont tous emporté en tirs de barrage, mais aucune séance ne s’est poursuivie au-delà des cinq rondes requises.

40 jours entre la fin du parcours en séries éliminatoires de l’équipe hôte, les Blades d’Oakville, et leur premier match au tournoi, soit la plus longue pause parmi toutes les équipes participantes (les Canucks de Calgary suivent avec 22 jours).

49 buts marqués en avantage numérique jusqu’aux demi-finales, inclusivement. Spencer Young et Cody Pisarczyk sont les meneurs au tournoi avec trois buts en avantage numérique chacun.

120 bénévoles qui ont œuvré en coulisse pour assurer le bon fonctionnement du tournoi, notamment pour le déroulement des matchs, les services aux équipes et le transport.

121 membres de familles canadiennes qui ont assisté à leur premier match de hockey grâce à un programme de Tim Hortons. Les familles ont reçu des cadeaux de la marque Hockey Canada ainsi que des billets au niveau du centre de la glace et se sont régalées au Tim Hortons après le match.

141 entrevues avec les médias réalisées jusqu’aux demi-finales, inclusivement, notamment pour la diffusion en direct sur HockeyCanada.ca, auprès de médias accrédités de la LHJC et pour des articles de Hockey Canada.

150 membres de l’Association ontarienne des sociétés de l’aide à l’enfance qui ont assisté au match de la ronde préliminaire entre les Bombers de Sioux Lookout et les Mustangs de Melfort pour souligner le Jour des enfants et des jeunes pris en charge, célébré le 14 mai.

167 buts marqués jusqu’aux demi-finales, inclusivement. Elliot Robert des Timberwolves de Miramichi a marqué sept buts en six parties, ce qui le place au premier rang des buteurs du tournoi.

377 laissez-passer remis au personnel des équipes.

678 rondelles utilisées jusqu’aux demi-finales, inclusivement.

1 455 minutes de hockey jouées jusqu’aux demi-finales, inclusivement. Seuls trois matchs ont nécessité plus de 60 minutes : les duels Melfort c. Winkler, Calgary c. Navan et Miramichi c. Winkler sont allés en tirs de barrage.

1 440 bouteilles de Gatorade consommées par les 10 équipes.

1 497 élèves et membres du personnel scolaire qui sont venus encourager les équipes lors des cinq matchs disputés pendant les heures de classe.

9 204 kilomètres parcourus au total par les équipes jusqu’à Oakville (selon Google Maps). La distance la plus courte a été parcourue par les Blues de Collingwood, qui se trouvent à 124,6 km, tandis que les Canucks de Calgary ont parcouru 2 700,50 km pour participer au tournoi.

39 423 photos prises par Heather Pollock et Lori Bolliger, les photographes de Hockey Canada Images, jusqu’aux demi-finales, inclusivement, notamment de l’action sur la glace, des portraits des joueurs, des scènes exclusives en coulisse et des activations des partenaires.

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Pour plus d'informations :

Esther Madziya
Responsable, communications
Hockey Canada

(403) 284-6484 

[email protected]

 

Spencer Sharkey
Responsable, communications
Hockey Canada

(403) 777-4567

[email protected]

 

Jeremy Knight
Responsable, communications organisationnelles
Hockey Canada

(647) 251-9738

[email protected]

 

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