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L’orchestration d’une bulle

Comment Hockey Canada, ainsi que les parties prenantes locales, provinciales, fédérales et internationales, ont gardé la tradition canadienne du temps des fêtes en vie et créé le Championnat mondial junior de l’IIHF le plus sécuritaire de l’histoire

Jason La Rose
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30 December 2020

Pourriez-vous imaginer un temps des fêtes sans Championnat mondial junior de l’IIHF?

Pour la plupart des Canadiens, ce serait comme passer une fin décembre sans dinde farcie. Sans cadeaux sous le sapin. Sans une ou deux présences à la patinoire extérieure.

Cependant, étant donné la pandémie de COVID-19 qui a affecté le monde entier, il y a eu un moment où le tournoi était en sérieux danger de ne pas avoir lieu.

Comme c’est toujours le cas quand le Canada est l’hôte du Mondial junior, la planification commence bien à l’avance. En effet, Edmonton et Red Deer ont été officiellement annoncées comme villes hôtes de la compétition le 6 décembre 2018 et, dès les premiers mois de 2020, l’infrastructure était déjà bien en place.

Quand la pandémie a frappé et que le Championnat mondial féminin 2020 de l’IIHF a été annulé le 7 mars, le sentiment général était que le Mondial junior n’était pas en danger étant donné qu’il allait commencer dans neuf mois.

« Il y avait assurément une impression que, dans quelques mois, tout serait réglé et revenu à la normale », lance Dean McIntosh, vice-président des événements et des propriétés chez Hockey Canada. « On vivait un peu dans le déni. »

Cependant, à mesure que la pandémie a pris de l’ampleur et que le hockey a été mis de côté pour des questions de santé et sécurité, la conversation a changé. À l’été, il fallait prendre une décision quant à l’avenir du tournoi.

« L’IIHF nous avait en quelque sorte donné le mois de septembre comme échéance pour que nous déterminions comment nous allions pouvoir présenter cet événement, sans quoi une annulation serait annoncée », confie McIntosh. « Nous avons réellement commencé à penser à quoi pourrait avoir l’air cet événement sans partisans sur place dans un seul aréna et nous sommes retournés à notre planche à dessin. »

Le 17 septembre, Hockey Canada et la Fédération internationale de hockey sur glace ont annoncé que le Mondial junior 2021 serait présenté exclusivement dans une bulle à Edmonton avec 10 équipes pour un total de 28 matchs en 12 jours, du 25 décembre au 5 janvier.

(Dans le cadre de l’annonce, il a aussi été confirmé que les villes d’Edmonton et de Red Deer accueilleraient le tournoi de 2022, dans l’espoir que des partisans seraient autorisés à revenir dans les arénas).

Le moment et l’endroit ont donc été décidés. Mais la grande question demeurait encore en suspens.

Comment?

Heureusement pour Hockey Canada, l’organisation pouvait s’appuyer sur une histoire de succès d’une bulle d’un événement de hockey qui avait bien fonctionné dans sa cour arrière. Quand l’annonce du Mondial junior a été faite, la Ligue nationale de hockey présentait sa finale de la Coupe Stanley, qui venait clore des séries éliminatoires de huit semaines pendant lesquelles aucun résultat positif de dépistage de la COVID-19 n’avait été obtenu.

Si la LNH avait réussi, pourquoi pas Hockey Canada?

« Nous avons été impressionnés par la présentation du comité organisateur local qui nous a montré comment un scénario potentiel de bulle fonctionnerait à Edmonton et nous étions sûrs que nous pouvions suivre l’excellent exemple de la LNH en créant un milieu sécuritaire pour les équipes participantes », avait déclaré le président de l’IIHF, René Fasel, au moment de l’annonce de la bulle.

« En fin de compte, c’est en tenant compte du modèle de la LNH que nous avons convenu que c’était faisable », mentionne McIntosh. « Nous sentions que nous avions l’infrastructure pour y arriver. Nous avions la chance de pouvoir tenir un événement qui avait lieu au même endroit qu’un autre qui avait été un succès. Donc, tout a fonctionné parfaitement. »

Bien sûr, il y a plusieurs différences entre les séries éliminatoires de la LNH et le Mondial junior, notamment et surtout les déplacements requis. Et quand la LNH a tenu ses séries éliminatoires à Edmonton, la deuxième vague de la pandémie n’avait pas encore frappé.

Cependant, à mesure que les cas ont commencé à grimper dès les premiers mois de l’automne, la proposition de déplacer des joueurs et des membres du personnel de neuf pays à Edmonton semblait risquée, et il a fallu des efforts combinés d’une myriade d’intervenants pour concrétiser le plan.

« Les soins de santé au Canada sont gérés par les provinces, mais quand vous commencez à penser à transporter des athlètes provenant d’autres pays vers le Canada, vous devez avoir des pourparlers en ce qui a trait à l’immigration », fait remarquer McIntosh concernant tous les niveaux d’approbation nécessaires. « Et au fédéral, l’immigration se fie à l’Agence de la santé publique pour confirmer s’il est prudent de transporter ces athlètes dans ces conditions. »

« Bien que nous ayons eu la chance d’avoir d’excellentes relations avec les Services de santé de l’Alberta et certainement avec le bureau de la D re [Deena] Hinshaw [médecin hygiéniste en chef], les difficultés pour faire voyager des équipes de divers pays, et non seulement des Canadiens, ont continué de prendre de l’ampleur à mesure que la pandémie s’est aggravée durant l’automne. Cela a assurément entraîné de nouveaux défis, mais a aussi aidé à obtenir de nouveaux appuis [de Sport Canada, de l’Agence de la santé publique, de Patrimoine canadien, et d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada].

En fin de compte, un ensemble de lignes directrices strictes ont été mises en place – en ce qui a trait aux déplacements et au quotidien dans la bulle – pour assurer non seulement la sécurité des équipes et du personnel de l’événement, mais aussi de la communauté en général.

Les huit pays européens et les États-Unis sont arrivés au Canada le 13 décembre à bord d’avions nolisés. Les joueurs et membres du personnel devaient obtenir trois tests négatifs durant les jours avant leur départ. Toute personne ayant un test positif devenait immédiatement inadmissible à faire le voyage vers Edmonton.

Une fois les équipes sur place, tout le monde devait passer quatre jours en quarantaine à l’hôtel avant que les équipes puissent finalement sauter sur la glace pour leur premier entraînement le 18 décembre.

Toutes les personnes au Mondial junior doivent subir des tests quotidiens par l’intermédiaire de DynaLIFE, le port du couvre-visage est requis en tout temps (sauf pendant les repas et quand les joueurs sont sur la patinoire) et toutes les accréditations sont munies de la technologie vestimentaire de TraceSafe, propulsé par TELUS, qui permet le suivi des personnes à des fins de recherche des contacts.

Il y a certainement des obstacles sur le chemin – huit joueurs allemands et deux membres du personnel de la Suède ont obtenu un test positif à leur arrivée à Edmonton, ce qui a mené à l’annulation de six matchs préparatoires et à des modifications à l’horaire des autres parties – mais tandis que la ronde préliminaire tire à sa fin, tout semble au beau fixe.

« Nous sentons que nous en sommes venus à un point où nous pouvons dire que nous avons créé une bulle vraiment bien organisée, mais je pense que la clé sera de continuer de respecter les règles établies », explique McIntosh. « Une bonne équipe de hockey ne peut changer sa façon de jouer; elle doit continuer de faire ce qui la mène au succès. Et je pense que notre programme médical vit passablement la même réalité. Nous devons continuer de faire ce qui fonctionne – la distanciation physique, le port du couvre-visage, le lavage des mains et ne pas baisser les bras dans nos efforts de maintien de la sécurité. Faisons cela et nous nous rendrons au 5 janvier. »

Autant il peut être difficile d’y croire parfois, il existe un avenir sans COVID-19 et avec un retour plus ou moins à la normale dans le monde du hockey.

Pour Hockey Canada, le point de mire sera bientôt la tenue du Championnat mondial féminin 2021 de l’IIHF, prévu du 7 au 17 avril à Halifax et Truro, en Nouvelle-Écosse. Aussi, des plans préliminaires ont été mis en place pour le Mondial junior 2022 qui aura lieu à nouveau en Alberta.

Devant des défis sans précédent, le message demeure le même que depuis les premiers jours de la pandémie : quand le sport du hockey sera prêt, quand le monde sera prêt, Hockey Canada le sera aussi.

« Je pense vraiment que, dans un avenir pas si lointain, les Canadiens seront enthousiastes à l’idée de pouvoir retourner à l’aréna », commente McIntosh. « Je pense que cette expérience permet de retenir à quel point ce sport est important pour la population canadienne. L’intérêt envers le hockey continuera d’être grand. Nous devons juste rendre la prochaine expérience pour les partisans dans l’aréna encore meilleure. »

163 joueurs invités aux camps estivaux du Programme d’excellence du Canada

Des espoirs pour les volets junior, M18 et M17 seront en action en juillet

NR.047.24
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16 July 2024

CALGARY, Alberta – Hockey Canada a invité 163 joueurs à ses camps estivaux du Programme d’excellence – la vitrine estivale de l’équipe nationale junior du Canada, le camp de sélection de l’équipe nationale masculine estivale des moins de 18 ans du Canada et le camp national de développement des moins de 17 ans du Canada.

« Nous sommes emballés par l’occasion de tenir des camps estivaux de notre Programme d’excellence cette année et d’obtenir des renseignements précieux sur le développement de nos athlètes de la relève », a déclaré Scott Salmond (Creston, BC), premier vice-président de la haute performance et des activités hockey. « Ces athlètes se familiariseront avec les activités de notre programme avant le Défi mondial des M17 2024, la Coupe Hlinka-Gretzky 2024 et le très attendu Championnat mondial junior 2025 de l’IIHF à Ottawa. »

Au total, 42 joueurs – 4 gardiens de but, 13 défenseurs et 25 avants – ont été invités à la vitrine estivale de l’équipe nationale junior du Canada, qui se tiendra du 28 juillet au 3 août au WFCU Centre de Windsor, en Ontario, et au sud de la frontière, soit à Plymouth, au Michigan.

La formation au camp comprend 38 joueurs qui ont été repêchés dans la LNH, dont 17 choix de première ronde : Colby Barlow (WPG), Cole Beaudoin (UHC), Oliver Bonk (PHI), Berkly Catton (SEA), Easton Cowan (TOR), Sam Dickinson (SJS), Tij Iginla (UHC), Cayden Lindstrom (CBJ), Jett Luchanko (PHI), Tanner Molendyk (NSH), Bradly Nadeau (CAR), Zayne Parekh (CGY), Calum Ritchie (COL), Beckett Sennecke (ANA), Matthew Wood (NSH), Brayden Yager (PIT) et Carter Yakemchuk (OTT).

Le processus de sélection a été mené par Salmond et le groupe de gestion, qui comprend Peter Anholt (Naicam, SK/Lethbridge, WHL) et Brent Seabrook (Tsawwassen, BC), avec l’aide du premier responsable des activités hockey Benoit Roy (Sudbury, ON). L’entraîneur-chef Dave Cameron (Kinkora, PE/Ottawa, OHL) et les entraîneurs adjoints Sylvain Favreau (Orléans, ON/Drummondville, LHJMQ), Mike Johnston (Dartmouth, NS/Portland, WHL) et Chris Lazary (Toronto, ON/Saginaw, OHL) ont également contribué au processus.

Au camp de sélection de l’équipe nationale masculine estivale des moins de 18 ans du Canada, 41 joueurs – 4 gardiens de but, 12 défenseurs et 25 avants – seront en compétition pour avoir l’occasion de représenter le pays à la Coupe Hlinka-Gretzky 2024 du 5 au 10 août, à Edmonton, en Alberta. Le camp de sélection aura lieu du 27 au 30 juillet au WinSport Event Centre de Calgary. Deux matchs entre les Rouges et les Blancs sont prévus les 29 et 30 juillet. La liste des joueurs invités comprend cinq médaillés d’or au Championnat mondial des M18 2024 de l’IIHF (Desnoyers, Hamilton, Ivankovic, McKenna, Schaefer).

Le dépisteur en chef Byron Bonora (Brooks, AB) a dirigé le processus de sélection des joueurs, avec l’appui de Salmond. Le responsable du groupe de gestion du Programme d’excellence Dave Brown (Niagara-on-the-Lake, ON/Erie, OHL), l’entraîneur-chef Kris Mallette (Kelowna, BC/Kelowna, WHL) de même que les entraîneurs adjoints Gordie Dwyer (Dalhousie, NB/Acadie-Bathurst, LHJMQ) et Ryan Oulahen (Newmarket, ON/North Bay, OHL) ont également contribué à la sélection.

80 joueurs – 8 gardiens de but, 24 défenseurs et 48 avants – participeront au camp national de développement des moins de 17 ans du Canada, qui se déroulera du 18 au 24 juillet aux Joshua's Creek Arenas à Oakville, en Ontario. Les 80 ont été repêchés par un club de la Ligue canadienne de hockey (39 de l’OHL, 23 de la WHL et 18 de la LHJMQ). Un total de 17 hockeyeurs ont représenté le pays lors des Jeux olympiques de la jeunesse d’hiver 2024 (Beites, Chartrand, Croskery, Di Iorio, Edwards, Ellsworth, Esler, Lawrence, Lin, O’Donnell, Preston, Liam Ruck, Markus Ruck, Rudolph, Valentini, Verhoeff, Wassilyn).

Bonora a mené le processus de sélection avec l’aide des dépisteurs régionaux Pierre Cholette (Québec), Rob Simpson (Ontario), Darren Sutherland (Atlantique) et Darrell Woodley (Ontario), de même que des représentants des membres. L’évaluation des joueurs se poursuivra lors du début de la saison 2024-2025 en préparation pour le Défi mondial des M17 2024, qui se tiendra du 1er au 9 novembre à Sarnia, en Ontario.

Pour de plus amples renseignements sur Hockey Canada et le Programme d’excellence, veuillez consulter le site HockeyCanada.ca ou suivre les médias sociaux sur FacebookX et Instagram.

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Dave Cameron, Sylvain Favreau, Mike Johnston, Chris Lazary et Justin Pogge.

Annonce du personnel de l’équipe nationale junior en vue du Championnat mondial junior 2025 de l’IIHF

Dave Cameron agira à titre d’entraîneur-chef; Sylvain Favreau, Mike Johnston et Chris Lazary seront ses adjoints

NR.042.24
|
04 July 2024

CALGARY, Alberta – Hockey Canada a dévoilé l’identité de ceux qui formeront le groupe d’entraîneurs ainsi que le personnel de soutien de l’équipe nationale junior pour le Championnat mondial junior 2025 de l’IIHF, qui se tiendra à Ottawa, en Ontario.

Dave Cameron (Kinkora, PE/Ottawa, OHL) reprend les rênes de l’équipe après avoir mené le Canada à la médaille d’or du Championnat mondial junior 2022 de l’IIHF. Il sera épaulé par les adjoints Sylvain Favreau (Orléans, ON/Drummondville, LHJMQ), Mike Johnston (Dartmouth, NS/Portland, WHL) et Chris Lazary (Toronto, ON/Saginaw, OHL), ainsi que par le consultant des gardiens de but Justin Pogge (Penticton, BC) et l’entraîneur vidéo James Emery (Calgary, AB).

En outre, Peter Anholt (Naicam, SK/Lethbridge, WHL) fera un retour à titre de responsable des M20 au sein du groupe de gestion du Programme d’excellence. Il sera accompagné par le triple champion de la Coupe Stanley et médaillé d’or olympique Brent Seabrook (Tsawwassen, BC), qui s’impliquera avec l’équipe nationale junior pour une deuxième année de suite. Anholt et Seabrook ont contribué à la sélection du personnel avec Scott Salmond (Creston, BC), premier vice-président de la haute performance et des activités hockey, ainsi que Benoit Roy (Sudbury, ON), premier responsable des activités hockey.

« Dave a remporté deux médailles d’or au Mondial junior et a démontré qu’il était un excellent leader de l’équipe nationale junior du Canada, a commenté Salmond. Nous sommes ravis de son retour derrière le banc de notre équipe, qui tentera de reconquérir la médaille d’or dans la capitale nationale cette année. Nous sommes également heureux de compléter notre personnel entraîneur avec Sylvain, Mike, Chris, Justin et James. Nos sept entraîneurs feront profiter notre équipe de leur vaste expérience dans la LCH et à l’international. Peter et Brent font également un retour, et nous en sommes reconnaissants. Ils ont aidé à former un personnel de classe mondiale et joueront un rôle clé pour former une équipe très talentueuse que les partisans et partisanes à Ottawa et partout au pays pourront appuyer avec fierté durant le temps des Fêtes. »

Cameron a été l’entraîneur-chef des 67’s d’Ottawa de la Ligue de hockey de l’Ontario (OHL) lors des trois dernières saisons (2021-2024), menant le club à trois participations de suite aux séries éliminatoires. Il a reçu le titre d’Entraîneur de l’année de la Ligue canadienne de hockey (LCH) et de l’OHL en 2022-2023. Auparavant, il a passé deux saisons (2016-2018) à titre d’entraîneur adjoint des Flames de Calgary et cinq (2011-2016) avec les Sénateurs d’Ottawa dans des fonctions d’entraîneur-chef et d’entraîneur adjoint. Il a également été entraîneur-chef et directeur général des Greyhounds de Sault Ste. Marie de l’OHL (1997-1999) et des St. Michael’s Majors de Toronto (2000-2004, 2009-2010). Cameron a aussi occupé un poste d’entraîneur adjoint des Maple Leafs de St. John’s (1999-2000) et d’entraîneur-chef des Senators de Binghamton (2004-2007) dans la Ligue américaine de hockey (AHL). Sur la scène internationale, il a remporté quatre médailles au Championnat mondial junior de l’IIHF, soit une d’argent et une d’or en tant qu’entraîneur-chef en 2011 et 2022 respectivement, ainsi qu’une d’or et une d’argent à titre d’entraîneur adjoint en 2009 et 2010 respectivement. Cameron a aussi gagné l’or dans un rôle d’entraîneur adjoint au Championnat mondial 2016 de l’IIHF et d’entraîneur-chef à la Coupe du monde junior 2004.

Favreau vient de compléter sa première saison à la barre des Voltigeurs de Drummondville de la Ligue de hockey junior Maritimes Québec (LHJMQ) après six campagnes comme entraîneur-chef (2021-2023) et entraîneur adjoint (2017-2021) des Mooseheads de Halifax de la LHJMQ. Cette saison, il a mené les Voltigeurs à un championnat de la LHJMQ et à une participation à la Coupe Memorial. L’équipe a fini au sommet de l’association Ouest en saison régulière. Avant de se joindre à la LHJMQ, il a été entraîneur adjoint (2009-2011) et entraîneur-chef (2011-2015) des Rangers de Gloucester dans la Ligue de hockey du Canada central (CCHL), de même qu’entraîneur-chef et directeur des activités hockey des Grads de Cumberland de la CCHL pendant deux campagnes (2015-2017). Favreau a gagné une médaille d’or comme entraîneur adjoint de l’équipe nationale masculine estivale des moins de 18 ans du Canada à la Coupe Hlinka-Gretzky 2023 et a été un entraîneur adjoint d’Équipe Canada Noirs et l’entraîneur-chef d’Équipe Canada Blancs respectivement lors des éditions 2018 et 2019 du Défi mondial des M17.

Johnston a passé 13 campagnes (2009-2014, 2016-2024) à titre de premier vice-président, directeur général et entraîneur-chef des Winterhawks de Portland de la Ligue de hockey de l’Ouest (WHL). Cette saison, il a été nommé Administrateur de l’année et Entraîneur de l’année de la division U.S. de la WHL. Il est également devenu le 11e entraîneur-chef de l’histoire de la WHL à gagner 500 matchs et il a mené les Winterhawks à sept saisons consécutives de 40 victoires. Johnston a également été un entraîneur adjoint (1999-2003) et un entraîneur associé (2003-2004) des Canucks de Vancouver, un entraîneur associé des Kings de Los Angeles (2005-2008) et l’entraîneur-chef des Penguins de Pittsburgh (2014-2016). Il a également dirigé l’équipe nationale masculine du Canada de 1994 à 1999, remportant deux médailles d’or (1997, 2007), deux d’argent (1996, 2008) et une de bronze (1995) au Championnat mondial de l’IIHF. Johnston a aussi remporté l’or à trois éditions du Championnat mondial junior de l’IIHF (1994, 1995, 1996) en tant qu’entraîneur adjoint, a occupé un poste d’adjoint aux Jeux olympiques d’hiver de 1998, a été l’entraîneur-chef au Championnat mondial des M18 2009 de l’IIHF et a gagné la Coupe Spengler en 1993.

Lazary a été l’entraîneur-chef du Spirit de Saginaw de l’OHL au cours des cinq dernières saisons (2018-2024) après avoir joué un rôle d’entraîneur associé de Saginaw à différents moments pendant trois saisons (2016-2018). Il a également été un entraîneur adjoint du Sting de Sarnia de l’OHL lors de deux campagnes (2014-2016). Il a mené le Spirit, équipe hôte de la Coupe Memorial cette saison, au championnat. Il a aussi dirigé la formation lors de deux titres de division consécutifs de la division Ouest (2018-2019, 2019-2020). Avant sa carrière d’entraîneur dans la LCH, il a passé deux saisons (2010-2012) comme entraîneur adjoint pour les Buzzers de St. Michael’s dans la Ligue de hockey junior de l’Ontario (OJHL) et une (2012-2013) en tant qu’adjoint pour l’Université York. Lazary avait été nommé entraîneur-chef d’Équipe Canada Rouges en vue du Défi mondial de hockey des M17 2020, qui a été annulé en raison de la COVID-19.

Le personnel de soutien de l’équipe nationale junior du Canada pour le Championnat mondial junior 2025 de l’IIHF comprend :

  • Les thérapeutes en sport Kevin Elliott (Charlottetown, PE) et Andy Brown (Owen Sound, ON/Owen Sound, OHL)
  • Le médecin de l’équipe, Dr R.J. MacKenzie (Albert Bridge, NS/Cap-Breton, LHJMQ)
  • Les responsables de l’équipement Chris Cook (Ottawa, ON/Brantford, OHL) et Clayton Johns (Toronto, ON/Portland, WHL)
  • Le préparateur physique Sean Young (Ennismore, ON/Ottawa, OHL)
  • Le conseiller en performance mentale Luke Madill (Kirkland, QC)
  • Le premier coordonnateur des activités hockey Jacob Grison (Lion’s Head, ON)
  • Le responsable des relations avec les médias Spencer Sharkey (Hamilton, ON)
  • La coordonnatrice des activités hockey Cassidy Wait (North Vancouver, BC) – membre du personnel au camp
  • Le stagiaire aux activités hockey Jared Power (Calgary, AB) – membre du personnel au camp

« Le personnel entraîneur et de soutien de l’équipe nationale junior du Canada est exceptionnel, et nous sommes convaincus que ce groupe fera tout ce qu’il peut pour nous aider à avoir du succès à Ottawa en décembre et en janvier, a ajouté Anholt. Je sais que tous les membres de notre personnel sont reconnaissants de faire partie d’un événement si spécial au pays, et j’ai hâte de bâtir une formation qui portera l’unifolié avec fierté sur la glace et ailleurs sous les encouragements de la population canadienne. »

L’équipe nationale junior du Canada se réunira du 28 au 31 juillet au WFCU Centre de Windsor, en Ontario, pour un camp d’entraînement de quatre jours. En plus des séances d’entraînement, il y aura un match entre les Rouges et les Blancs le 30 juillet et un duel face à la Suède le 31 juillet. Les deux rencontres se tiendront à 19 h 30 HE / 16 h 30 HP. Les billets pour les matchs à Windsor seront en vente au HockeyCanada.ca/Billets à compter du 5 juillet au coût de 30 $ (frais en sus) par match ou de 45 $ (frais en sus) pour un forfait de deux matchs.

Par la suite, l’équipe se rendra à Plymouth, au Michigan, afin de participer à la vitrine estivale du Mondial junior, qui se déroulera du 1er au 3 août. Elle croisera le fer avec la Finlande le 2 août à 13 h HE / 10 h HP et avec les États-Unis le 3 août à 16 h HE / 13 h HP. 

Pour de plus amples renseignements sur Hockey Canada, l’équipe nationale junior du Canada et le Championnat mondial junior 2025 de l’IIHF, veuillez consulter le HockeyCanada.ca, ou suivre les médias sociaux Facebook, X et Instagram.

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Susan Sloan wearing a shirt that says Volunteer in front of a balloon arch.

Bénévole et reconnaissante

D’abord un moyen pour nouer des amitiés dans un nouveau milieu, le bénévolat est devenu un élément essentiel dans la vie de Susan Sloan

Shannon Coulter
|
18 April 2024

Susan Sloan ne saurait imaginer sa vie sans le bénévolat. En fait, elle mènerait sans doute une tout autre vie si elle n’avait pas fait ce choix de donner de son temps bénévolement.

M me Sloan a occupé toutes sortes d’emplois au fil du temps, que ce soit dans une boulangerie ou comme spécialiste des TI, ou même comme instructrice de conditionnement physique dans un YMCA. Après s’être installée à Orléans – communauté dans l’est d’Ottawa, en Ontario – au début des années 2000, elle accepte un contrat d’un an avec Bénévoles Canada qui changera le cours de sa vie.

« J’ai cru bon, en tant que responsable des adhésions, d’en apprendre un peu plus sur ce que représentait le bénévolat, même si j’avais déjà pris la décision de m’impliquer bénévolement pour rencontrer des gens. Je n’avais pas encore d’amis à ce moment-là. »

Susan Sloan vit sa première expérience en tant que bénévole avec Patrimoine canadien, à qui elle offre son aide pour la tenue de l’événement Les lumières d’hiver au Canada. Elle poursuit ensuite avec le Bal de Neige à Ottawa, événement dont elle ne connaissait rien auparavant. Puis avec les célébrations de la fête du Canada.

« Mes trois événements chouchous – chaque année (si on exclut la pandémie), j’y étais, beau temps, mauvais temps. Encore aujourd’hui, ce sont mes événements favoris. Vingt-deux ans plus tard, je suis encore bénévole pour Patrimoine canadien. »

Susan Sloan lies down in front to pose with a group of volunteers at a Canadian Heritage event in Ottawa

Entre ces trois activités principales, M me Sloan explore tout de même d’autres possibilités de bénévolat dans des milieux qui l’intéressent.

« J’adore le sport, alors je donnais mon nom pour n’importe quel événement sportif pour lequel on cherchait des bénévoles. Il y a l’embarras du choix à Ottawa; je pourrais me tenir occupée toutes les fins de semaine à compter du jeudi. »

Elle commence par un tournoi de volleyball, puis se met à donner des cours de Zumba dans le cadre du Relais pour la vie. Les expériences se succèdent rapidement et mènent à de nouvelles occasions dans le sport.

« Le sport a toujours été un refuge pour moi. Dans une petite communauté comme celle-ci, et surtout à Ottawa, il suffit que les gens vous connaissent un peu, que votre nom soit associé à certains événements pour que l’on vous demande de donner un coup de main ailleurs.

« J’ai profité d’occasions extraordinaires auxquelles je n’aurais pas eu accès, n’eût été mon implication dans le passé. »

Lors de la venue de l’équipe nationale féminine du Canada à Ottawa en 2021 pour la Série de la rivalité, Susan Sloan s’est portée volontaire pour le dévoilement du chandail des Jeux olympiques, en plus d’aider à l’accueil des personnes invitées au match.

« Ce fut vraiment un bonheur de travailler avec Hockey Canada. Les gens de l’organisation nous traitaient avec beaucoup de respect, c’était très apprécié. Ils sont reconnaissants pour chacune de nos actions, aussi petites puissent-elles sembler. »

Le Championnat mondial junior 2025 de l’IIHF aura lieu plus tard cette année à Ottawa. Grâce aux relations nouées au fil du temps et à sa réputation au sein de la communauté, M me Sloan s’est vu offrir une nouvelle occasion : devenir la coprésidente responsable des bénévoles pour le Mondial junior. Une offre dure à refuser, surtout pour quelqu’un qui vient d’une famille aussi passionnée de hockey que la sienne, qui s’assure de ne rien rater du tournoi chaque année.

« On m’a choisie pour le Mondial junior. C’était un choix, et c’est ce qui fait le plus chaud au cœur. Et rien de tout cela ne serait arrivé sans le bénévolat. »

Susan Sloan poses beside a Hockey Canada welcome sign

M me Sloan a hâte que les touristes et invités découvrent tout ce qu’Ottawa a à offrir lorsque le tournoi prendra son envol en décembre prochain.

« Pour les bénévoles, c’est un peu le branle-bas. J’aime la diversité que ça apporte à la ville. L’énergie que ça crée. Il faut être sur place pour la sentir. Vraiment, c’est extraordinaire d’en faire partie.

« Les gens viennent de partout dans le monde, et on a l’occasion d’aller à leur rencontre. De s’impliquer pour sa ville. »

Avec une telle expérience dans autant de rôles différents, M me Sloan sait très bien ce que peut apporter chaque bénévole.

« La synergie qui se crée lorsque l’on côtoie des gens aux intérêts similaires, c’est magique. Certains événements reposent sur la contribution des bénévoles. Les tournois de l’IIHF n’auraient pas lieu sans bénévoles. Même chose pour les célébrations de la fête du Canada. »

Ayant accompagné d’autres bénévoles à leurs premiers pas dans ce rôle, M me Sloan en a vu plusieurs s’épanouir d’une manière que ces personnes n’auraient jamais cru possible. Les mots lui manquent pour décrire à quel point elle se sent chanceuse d’avoir emprunté la voie du bénévolat il y a 22 ans.

« Tout ce que je suis, tout ce que je deviendrai, je le dois au bénévolat. Rares sont les choses dans la vie auxquelles on consacre autant d’efforts et qui nous apportent autant en retour. Vraiment, je ne saurais imaginer mon existence sans le bénévolat. »

Vous aimeriez être bénévole quand Ottawa accueillera à nouveau des gens de partout dans le monde l’hiver prochain? Inscrivez-vous maintenant au Programme des bénévoles du Mondial junior de TELUS!

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Canada vs. Czechia

Aperçu du match au Mondial junior : Canada c. Tchéquie

Mardi 2 janvier | 8 h 30 HE | Göteborg, Suède | Quart de finale

01 January 2024
NOTES SUR LE MATCH : CANADA C. TCHÉQUIE (2 JANV.)

L’équipe nationale junior du Canada voudra amorcer l’année 2024 du bon pied mardi dans un duel en quart de finale contre la Tchéquie au Championnat mondial junior 2024 de l’IIHF.

Dernier match de chaque équipe 

Le Canada a vaincu l’Allemagne 6-3 en conclusion de la ronde préliminaire dimanche, marquant trois buts sans réplique en troisième période pour briser une égalité. Macklin Celebrini a inscrit un doublé, Owen Beck, Easton Cowan, Jordan Dumais et Brayden Yager ont récolté un but chacun, et le Canada a terminé en deuxième place du groupe A pour finir l’année 2023 sur une note positive.

De son côté, la Tchéquie a eu le dessus sur la Suisse au compte de 4-2 à son dernier match de la ronde préliminaire dimanche, confirmant sa troisième position dans le groupe B. Juri Kulich, Matyas Melovsky et Ondrej Becher ont terminé la partie avec deux points chacun. Devant le filet, Michael Hrabal a repoussé 17 des 19 tirs reçus.

Dernière rencontre entre les deux équipes 

Le Canada a remporté la médaille d’or du Championnat mondial junior 2023 de l’IIHF en battant la Tchéquie 3-2 en prolongation dans un match enlevant à Halifax. Les Canadiens se sont donné une avance de deux buts en troisième période, mais les Tchèques ont répliqué avec deux buts en 54 secondes pour envoyer tout le monde en prolongation. Dylan Guenther s’est transformé en héros pour la formation canadienne, complétant un échange avec Joshua Roy pour inscrire le but en or à 6 min 22 s de la prolongation.

À surveiller 

Macklin Celebrini. Son nom est sur toutes les lèvres, et avec raison. Le jeune de 17 ans continue de faire état de ses prouesses offensives et de démontrer pourquoi il est si important pour la troupe canadienne. Dans les trois victoires en ronde préliminaire, il a inscrit son nom sur la feuille de pointage. À l’aube de la ronde éliminatoire, Celebrini est à égalité avec l’Américain Gavin Brindley au deuxième rang des pointeurs de la compétition, fort d’une récolte de huit points. Il n’est qu’à un point de Servac Petrovsky de la Slovaquie. De plus, le joueur natif de Vancouver a vu son temps de jeu augmenter au fil du tournoi et il se trouve maintenant sur le premier trio. Dans la victoire du Canada face à l’Allemagne, il a passé 19 min 27 s sur la surface glacée, son sommet au Mondial junior. Il a fini la rencontre avec deux filets et huit tirs au but.

Jiri Kulich, Matyas Melovsky et Eduard Sale ont propulsé les Tchèques en quart de finale — Kulich (4-3—7) et Melovsky (0-7—7) ont sept points au compteur, tandis que Sale (3-2—5) en a cinq. Ce n’est pas la même formation tchèque qui a croisé le fer avec le Canada au match pour la médaille d’or l’an dernier, mais il y a tout de même près d’une douzaine de joueurs qui sont de retour. La Tchéquie compte également 11 joueurs qui évoluent dans la LCH cette saison, dont Adam Zidlicky (Mississauga, OHL), le fils de l’ancien joueur de la LNH, Marek Zidlicky. Autre note : Kulich fait une troisième présence au Mondial junior; dimanche, il a établi le record (de l’ère post-Tchécoslovaquie) de son pays pour le nombre de buts en carrière à ce tournoi annuel, avec 13.

Rétrospective 

Le Canada et la Tchéquie (anciennement la République tchèque) se sont affrontés à 24 reprises au Mondial junior depuis la dissolution de la Tchécoslovaquie; les Canadiens ont signé 21 victoires.

Ce sera la troisième fois que les deux équipes ont rendez-vous en quart de finale; Julien Gauthier avait inscrit deux buts en troisième période dans un gain de 5-3 du Canada en 2017, et Devon Levi avait signé un jeu blanc de 29 arrêts dans une victoire de 3-0 dans la bulle d’Edmonton en 2021.

Fiche de tous les temps : Le Canada mène 21-2-2 (1-1 en PROL. ou TB)
Buts pour le Canada : 118
Buts pour le Canada : 45

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Faire contre mauvaise fortune bon cœur

Libéré par l’équipe nationale junior du Canada il y a un an, Jordan Dumais s’est servi de son expérience pour dominer la LHJMQ et parvenir à porter la feuille d’érable en Suède

Nicholas Pescod
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31 December 2023

Jordan Dumais se souvient de ce qu’il a ressenti lorsqu’il a appris qu’il ne porterait pas les couleurs d’Équipe Canada au Championnat mondial junior 2023 de l’IIHF. 

« C’était difficile, j’étais vraiment déçu », évoque Dumais. 

À 18 ans, l’attaquant vedette des Mooseheads de Halifax faisait partie des 28 joueurs invités au camp de sélection de l’équipe nationale junior à Moncton, en vue d’une occasion de jouer devant une foule qui lui était familière à Halifax. 

Au moment d’amorcer le camp, Dumais était le meilleur marqueur de la Ligue de hockey junior Maritimes Québec (LHJMQ) avec une récolte de 54 points en 25 matchs, devancé seulement par Connor Bedard pour le plus grand nombre de points dans toute la Ligue canadienne de hockey (LCH).

« Je savais que j’étais parmi les plus jeunes et que mes chances de faire l’équipe étaient minces, mais j’ai aimé ma performance au camp », raconte Dumais, qui avait inscrit un but et une aide lors d’un match contre une équipe d’étoiles d’U SPORTS dans le cadre du camp. 

Malgré ses efforts, Dumais a été l’un des cinq avants retranchés à la fin du camp. 

« Je suis allé au camp et j’ai fait ce que j’avais à faire, mais ça n’a pas marché », dit Dumais. 

Un an plus tard, l’histoire est bien différente pour le joueur natif de Montréal. Invité à nouveau au camp de sélection, il a su éviter le couperet cette fois et représente maintenant le Canada en Suède en tant que membre de l’équipe nationale junior du Canada. 

« J’avais plus d’expérience à mon arrivée cette année, j’ai joué comme je sais le faire, et ça a fonctionné, raconte Dumais. C’est un rêve d’enfance qui se réalise. Honnêtement, c’est incroyable de porter le logo du Canada à chaque partie. » 

Passer à la vitesse supérieure 

Dumais faisait la pluie et le beau temps dans la LHJMQ bien avant d’être libéré d’Équipe Canada, mais il a atteint un tout autre niveau à son retour avec les Mooseheads après le camp, pour finir par connaître une saison exceptionnelle. 

Il a obtenu des points à chacun de ses huit premiers matchs suivant le camp et a été tenu à l’écart de la feuille de pointage seulement six fois en 40 matchs. Au cours de cette séquence, il a inscrit notamment sept points (4-3—7) contre Moncton le 19 février et six points (2-4—6) le 22 mars contre Charlottetown.

Au fil de ces 40 matchs, Dumais a accumulé 86 points, dont 31 en mars seulement, pour terminer la saison avec 140 points (54-86—140) à sa fiche, battant ainsi le record pour le plus grand nombre de points en une saison chez les Mooseheads (137). 

Il a raflé au passage de belles récompenses individuelles pour sa saison, remportant le trophée Jean-Béliveau à titre de meilleur pointeur de la LHJMQ et le trophée Michel-Brière à titre de joueur le plus utile de la LHJMQ. Il a aussi été nommé à l’équipe des étoiles des médias tant dans la LHJMQ que dans la LCH.

Jake Furlong, son coéquipier au sein des Mooseheads et d’Équipe Canada, a été à même de voir un changement s’opérer chez Dumais après son retour du camp. 

« Surtout après Noël, je pense qu’il avait un peu plus de motivation et de combativité », relate Furlong, qui côtoie Dumais à Halifax depuis quatre saisons. « Il voulait faire mentir ses détracteurs et prouver que les gens qui croyaient en lui avaient raison. Il est resté le même au quotidien, rien n’a changé, mais sur la glace, il a vraiment mis les bouchées doubles, et ça a paru en deuxième moitié de saison. » 

Furlong est également d’avis que la tenue du Mondial junior à Halifax a contribué au désir de Dumais de passer à la vitesse supérieure. 

« Ça fait probablement partie des facteurs », souligne le coéquipier de Dumais. « Après tout, il est originaire de cette région et évolue avec les Mooseheads. Il sait que nos partisans sont au rendez-vous soir après soir, et c’était rempli à craquer pendant le Mondial junior, alors je suis sûr que ça lui donnait envie d’être à la hauteur. » 

Dumais avoue que son retranchement d’Équipe Canada n’a fait qu’attiser son désir de repousser ses limites.

« Évidemment, j’étais déçu de ne pas avoir été pris l’année dernière, mais je m’en suis servi comme motivation pour revenir cette année. » 

Faire taire les critiques

À seulement 5 pi 9 po, le choix de troisième ronde (96e au total) des Blue Jackets de Columbus lors du repêchage 2022 de la LNH a souvent vu sa taille et sa capacité à maintenir un niveau de performance suffisamment élevé tout au long de sa carrière être remises en question. 

« Je pense qu’on a douté de moi toute ma vie. Donc, à ce stade, je reste fidèle à mon style de jeu malgré cette pression que j’ai toujours ressentie. Je n’y pense pas trop, mais c’est toujours là. » 

Pendant la saison morte, Dumais s’est affairé à peaufiner différents aspects de son jeu, notamment son coup de patin et sa forme physique. 

« Je cherche constamment à devenir meilleur de toutes les façons possibles. Je connais mes faiblesses. Je suis plus petit que les autres, mais je ne m’en fais pas avec ça. Pendant l’été, je travaille toujours sur les aspects qui me permettent de m’améliorer. » 

Aux yeux de Jim Midgley, l’entraîneur-chef des Mooseheads, c’était évident dès le début de l’année que Dumais souhaitait être nommée à l’équipe nationale junior du Canada. Il voit en l’avant de 19 ans une personne qui carbure à la compétition et qui a toujours soif de victoire et d’excellence. 

« À chaque exercice que nous faisons à l’entraînement, il veut être le meilleur. Il veut gagner, il veut être le plus rapide, il veut faire mieux que les autres. Jordan affiche un niveau de combativité élevé, et c’est ce qui lui permet de se démarquer. Il n’est pas le plus grand, mais pour un petit gabarit, il a beaucoup de hargne. »

Ce travail acharné et ce désir ardent d’être le meilleur ont porté leurs fruits pour Dumais, qui s’est présenté au camp de sélection fort d’un total de 47 points (16-31—47) en seulement 21 matchs avec les Mooseheads. Seuls cinq points le séparent de Mathieu Cataford, le meneur parmi les meilleurs pointeurs de la LHJMQ, malgré 13 matchs en moins comparativement à Cataford et son absence des Mooseheads depuis le 8 décembre.

Au cours de la prochaine semaine, toute son attention reste tournée vers Équipe Canada et le Mondial junior, à l’instar de Furlong et Mathis Rousseau, ses coéquipiers des Mooseheads. C’est un moment dont Dumais se souviendra toute sa vie.

« On a un super groupe de joueurs ici. L’ambiance est excellente dans le vestiaire, à l’hôtel, peu importe où on va, et on a beaucoup de plaisir. Je réalise un rêve. »

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Aperçu du match au Mondial junior : Canada c. Allemagne

Vendredi 31 décembre | 13 h 30 HE | Göteborg, Suède | Ronde préliminaire

Nicholas Pescod
|
30 December 2023

NOTES SUR LE MATCH : CANADA C. ALLEMAGNE (31 DÉC.)

L’équipe nationale junior du Canada tente de rebondir et affronte l’Allemagne à son dernier match de la ronde préliminaire le 31 décembre au Championnat mondial junior 2024 de l’IIHF.

Dernier match de chaque équipe 

Le Canada a subi sa première défaite du tournoi vendredi, s’inclinant 2-0 face à la Suède devant une salle comble, dont 3 500 partisanes et partisans canadiens. Mathis Rousseau a effectué 22 arrêts, dont quelques-uns dignes des faits saillants, et Macklin Celebrini a fait quatre tirs au but, mais ça n’a pas été suffisant.

L’Allemagne s’est inclinée 6-2 contre la Lettonie samedi. Samuel Schindler et Norwin Panocha ont fait mouche, mais les Allemands n’ont pu compléter la remontée après avoir tiré de l’arrière 3-0 en première période. Ils devront obtenir au moins un point à leur dernier match de la ronde préliminaire pour accéder aux quarts de finale.

Dernière rencontre entre les deux équipes 

Nul besoin de fouiller bien loin dans les livres d’histoire. La dernière rencontre entre ces deux nations remonte à il y a un peu plus d’un an en ronde préliminaire au Mondial junior 2023 à Halifax. Connor Bedard avait égalisé le record canadien pour le plus grand nombre de points, avec 7 (3-4—7), et Dylan Guenther avait réussi un tour du chapeau dans une victoire de 11-2 du Canada.

À surveiller 

Mathis Rousseau, sans aucun doute. Le gardien de but de 19 ans des Mooseheads de Halifax, snobé au repêchage de la LNH, offre une prestation exceptionnelle. Son arrêt sensationnel en fin de première période aux dépens des Finlandais le 26 décembre a débouché sur un but du Canada. Contre la Suède, Rousseau a fait un superbe arrêt avec la lame de son patin qui a su impressionner le « roi » Henrik Lundqvist lui-même. Il figure actuellement au deuxième rang des gardiens de but du tournoi pour la moyenne de buts alloués (1,33) et le pourcentage d’arrêts (0,944).

La formation allemande n’est pas celle qui a le plus de profondeur, mais elle compte notamment l’espoir de la LNH Julian Lutz (Arizona, 2022, 43e au total), 19 ans, qui a inscrit 23 points (10-13—23) en 19 matchs avec les Gamblers de Green Bay dans l’USHL. Elle mise aussi sur deux joueurs de 18 ans qui évoluent dans la LHJMQ, soit Julius Stumpf (Wildcats de Moncton) et Norwin Panocha (Saguenéens de Chicoutimi). Stumpf a obtenu 28 points en 30 matchs avec les Wildcats, tandis que Panocha (Buffalo, 2023, 205e au total) a 11 points avec Chicoutimi.

Rétrospective 

En ce qui concerne les affrontements entre les deux nations, le Canada a remporté les 16 matchs disputés depuis la réunification de l’Allemagne, en 1991. Si on compte également les matchs contre l’Allemagne de l’Ouest joués de 1977 à 1989, le dossier du Canada est impressionnant : 26 victoires en 27 duels. La seule fois que le Canada a flanché, c’était en finale consolation du tournoi de 1981 par la marque de 7-6. La bonne nouvelle de cette défaite? Cet échec a indirectement contribué à la mise en place du Programme d’excellence l’année suivante.

Fiche de tous les temps : le Canada mène 16-0-0
Buts pour le Canada : 101
Buts pour l’Allemagne : 23

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Aperçu du match au Mondial junior : Canada c. Suède

Vendredi 29 décembre | 13 h 30 HE | Göteborg, Suède | Ronde préliminaire

Nicholas Pescod
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29 December 2023

NOTES SUR LE MATCH : CANADA C. SUÈDE (29 DÉC.)

L’équipe nationale junior du Canada espère poursuivre sur sa lancée au Championnat mondial junior 2024 de l’IIHF et croisera le fer avec le pays hôte dans un choc entre deux équipes invaincues au sommet du groupe A.

Dernier match de chaque équipe 

Le Canada s’est imposé 10-0 contre la Lettonie mardi pour signer un deuxième gain en autant de jours. Macklin Celebrini a mené la charge à l’offensive avec une récolte d’un but et quatre mentions d’aide – il s’agissait d’une 32e performance de cinq points pour un joueur canadien dans l’histoire du tournoi. Conor Geekie et Carson Rehkopf ont chacun touché la cible à deux reprises, tandis que Mathis Rousseau a repoussé les 22 tirs dirigés vers lui.

Du côté de la Suède, Otto Stenberg a réussi un tour du chapeau dans une victoire de 5-0 sur l’Allemagne jeudi. L’équipe hôte a maintenant une fiche de 2-0 en ronde préliminaire et partage la tête du groupe A avec le Canada. Mattias Havelid a inscrit un but et une aide, et il n’aura fallu que 15 arrêts à Melker Thelin pour signer le jeu blanc.

Dernière rencontre entre les deux équipes 

Le Canada avait vaincu la Suède par la marque de 5-1 en ronde préliminaire au Mondial junior 2023. C’était la veille du jour de l’An, à Halifax. Brennan Othmann avait inscrit un doublé, Connor Bedard avait participé à quatre buts des siens, et Thomas Milic avait bloqué 22 rondelles dans une rencontre où l’équipe canadienne s’était forgé une avance de 3-0 après seulement 12 minutes de jeu. Avec la victoire, le Canada s’était assuré de la deuxième place au classement du groupe A.

À surveiller 

Qui d’autre que Macklin Celebrini? Le Vancouverois a été le clou du spectacle face aux Lettons, amassant un but et quatre aides pour se hisser en tête des pointeurs du tournoi (2-4—6) après la deuxième journée de compétition. Dominant. Le mot n’est pas trop fort pour décrire Celebrini sur la scène internationale. Si l’on remonte jusqu’au Championnat mondial des M18 2023 de l’IIHF le printemps dernier, on remarque que le jeune de 17 ans a amassé pas moins de 21 points (8-13—21) au cours de ses huit dernières rencontres.

Ce n’est certainement pas la profondeur qui manque dans le clan suédois, qui compte au sein de sa formation 18 espoirs de la LNH, dont neuf joueurs sélectionnés en première ronde lors des deux derniers repêchages — Filip Bystedt (San Jose, 27e au total en 2022), David Edstrom (Vegas, 32e au total en 2023), Jonathan Lekkerimäki (Vancouver, 15e au total en 2022), Theo Lindstein (St. Louis, 29e au total en 2023), Liam Öhgren (Minnesota, 19e au total en 2022), Noah Östlund (Buffalo, 16e au total en 2022), Axel Sandin Pellikka (Detroit, 17e au total en 2023), Otto Stenberg (St. Louis, 25e au total en 2023) et Tom Willander (Vancouver, 11e au total en 2023).

Rétrospective 

L’historique est long entre les deux nations. En 36 affrontements depuis la toute première édition du Mondial junior en 1977, le Canada a eu un net avantage, vainquant la Suède à 25 occasions, y compris lors de quatre matchs pour la médaille d’or – en 1996, 2008, 2009 et 2018.

Il s’agira d’un cinquième duel seulement entre les deux équipes en territoire suédois, et d’un premier depuis 2006, lorsque le Canada avait eu le dessus sur la Suède au compte de 2-0 grâce aux filets de Luc Bourdon et de Brad Marchand. Les Canadiens détiennent l’avantage 3-1 dans ces rencontres.

Fiche de tous les temps : le Canada mène 25-10-1 (2-1 en PROL. ou TB)
Buts pour le Canada : 160
Buts pour la Suède : 112

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© Vincent L-Rousseau

Gilles Bouchard, la fierté de Normandin

De son patelin du Lac-Saint-Jean à Sherbrooke en passant par Trois-Rivières, Rouyn-Noranda et Syracuse, Gilles Bouchard a fait son petit bonhomme de chemin jusqu’au Mondial junior en Suède

Eric Lavoie
|
26 December 2023

Rares sont ceux à Normandin qui auraient pu prédire que le nom de Gilles Bouchard résonnerait autant dans un domaine qui le mènerait aujourd’hui à un poste d’entraîneur adjoint au Championnat mondial junior 2024 de l’IIHF, à Göteborg, en Suède.

« Quand ma mère rencontrait mes professeurs, elle se faisait dire : "Gilles, il y a de quoi à faire avec, il est bon, mais on dirait qu’il ne veut pas l’être". J’étais pas mal tannant », dit-il en riant de bon cœur! « Mais j’aimais les sports et sans être une vedette, je me débrouillais bien dans la plupart d’entre eux. »

Dans son petit village du Lac-Saint-Jean, au Québec, où il retourne chaque été pour voir ses proches et pratiquer la pêche, il a grimpé les échelons du hockey mineur jusqu’à faire partie de la première édition du hockey M18 AAA à Jonquière avec les Cascades du Lac-St-Jean en 1987-1988. Par la suite, il a joué trois saisons dans la LHJMQ, terminant son parcours junior en 1991 avec une conquête de la Coupe du Président dans l’uniforme des Saguenéens de Chicoutimi.

Pas mal pour un petit boute-en-train qui donnait du fil à retordre à ses professeurs!

Le sport a façonné le destin de Gilles… un destin qui lui a permis de soulever des coupes, de gagner des médailles et de récolter des honneurs individuels.

Sa passion l’a motivé à s’inscrire à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) en éducation physique. Il y a porté les couleurs des Patriotes, avec qui il a participé au Championnat canadien de hockey universitaire en 1996.

« Ceux qui m’ont connu jeune à Normandin doivent être tombés sur le dos de savoir que je suis allé à l’université », lance-t-il.

Pendant son parcours universitaire, il a appris des notions qui allaient aussi lui être bien utiles dans son rôle d’entraîneur. « En éducation physique, ça parle du corps humain, des muscles, de psychologie. J’ai également appris comment me placer et bouger devant un groupe pour bien faire passer mon message. »

Gilles Bouchard pose avec son chandail des Patriotes de l’UQTR.Gilles dans l’uniforme des Patriotes de l’UQTR, où il a joué de 1992 à 1996.

Un premier emploi formateur

Le nouveau bachelier n’a pas perdu de temps pour se faire la main.

« Après mes études, j’ai eu la chance de devenir responsable du programme sport-études de l’Académie les Estacades. Je faisais de la suppléance à l’école le matin et j’allais sur la glace l’après-midi. »

En plus de toutes ses tâches dans cet établissement scolaire de la Mauricie, Gilles a goûté à sa première expérience derrière le banc comme entraîneur adjoint des Estacades du Cap-de-la-Madeleine (M18 AAA), dont il est devenu l’entraîneur-chef six ans plus tard.

Cumuler les fonctions d’enseignant et d’entraîneur ont permis à Gilles de constater que malgré toutes les similitudes qu’il peut y avoir entre enseigner à un groupe d’élèves et diriger des joueurs, il y a tout un monde entre les deux.

« Au début, je dirigeais comme un enseignant, mais je me suis rendu compte que ce n’est pas parce que j’ai un bac que je vais être un bon entraîneur. Il faut gérer des jeunes, les faire performer, les sortir de leur zone de confort. Ce n’est pas juste en enseignant qu’on va chercher le meilleur de ses joueurs. »

En 2012, mûr pour un nouveau défi après avoir solidifié les bases du pédagogue en lui, il a délaissé son emploi de professeur et postulé pour devenir le nouvel entraîneur-chef à temps plein des Patriotes de l’UQTR. À sa seule saison à la barre de ce prestigieux programme, il a soulevé la coupe Queen’s, le titre des Sports universitaires de l’Ontario (SUO), et pris part au championnat canadien.

Cette décision audacieuse a changé le cours de son destin.

De la Mauricie à l’Abitibi

Quelques mois plus tard, après un long processus d’entrevues avec l’organisation des Huskies de Rouyn-Noranda dans la LHJMQ, Gilles a décidé de se lancer dans l’aventure du hockey junior pour occuper le poste de directeur général et entraîneur-chef de l’équipe.

« J’ai été cinq ans à Rouyn et j’ai bien aimé ça. C’est une organisation avec du bon monde, le propriétaire Jacques Blais est une personne incroyable. »

En Abitibi, Gilles a bâti et développé un noyau solide qui lui a permis en 2016 de remporter la Coupe du Président avec notamment Jérémy Lauzon, Rafaël Harvey-Pinard, Timo Meier et Francis Perron. Le magnifique parcours des Huskies s’est terminé en finale de la Coupe Memorial à Red Deer, en Alberta, où un certain Matthew Tkachuk a procuré aux Knights de London le titre canadien en prolongation.

Son passage avec les Huskies, avec qui il a été nommé Directeur général de l’année et Entraîneur de l’année en 2015-2016, a été marquant dans sa carrière d’entraîneur. Son nom s’est mis à circuler de plus en plus.

Gilles Bouchard soulève la Coupe du Président.Gilles qui soulève fièrement la Coupe du Président à Rouyn-Noranda. – Photo de Jean Lapointe

Le saut chez les pros

En juin 2018, Hockey Canada a embauché Gilles comme entraîneur-chef en vue de la Coupe Hlinka-Gretzky 2018, mais le destin en a voulu autrement… l’appel du hockey professionnel s’est fait entendre.

Présent au repêchage de la LNH à Dallas pour voir son fils Xavier être sélectionné par les Golden Knights de Vegas, Gilles a été convoqué à une entrevue avec le Lightning de Tampa Bay pour un poste d’entraîneur adjoint avec le club-école du Crunch de Syracuse dans la Ligue américaine de hockey (AHL). Quelques heures plus tard, il était embauché et directement envoyé au camp de développement à Tampa Bay.

Gilles Bouchard (à droite) avec son fils Xavier (à gauche) à la pêche sur le lac Saint-Jean.Gilles à la pêche sur le lac Saint-Jean avec son fils Xavier, repêché par les Golden Knights de Vegas en 2018.

Gilles a passé cinq ans à Syracuse, dont quatre avec Benoit Groulx et Eric Veilleux. Ensemble, le trio de Québécois a dirigé les meilleurs espoirs du Lightning, qui a gagné deux Coupes Stanley et perdu une fois en finale.

Cette première expérience au hockey professionnel a été très formatrice pour le Normandinois.

« Ça m’a permis de voir comment ça se comporte, des joueurs pros. Mon objectif chaque jour était de m’investir à l’aréna pour qu’ils sentent qu’ils devenaient de meilleurs joueurs et de meilleures personnes. J’ai vu des Alex Barré-Boulet, Russ Colton et Cal Foote ne pas l’avoir facile, se développer, devenir des hommes, et ils ont tous accédé à la LNH. »

Gilles Bouchard derrière le banc du Crunch de Syracuse.Gilles Bouchard derrière le banc du Crunch de Syracuse de l’AHL, où il a été un entraîneur adjoint de 2018 à 2023.

À l’issue des dernières séries, l’organisation a décidé de prendre une autre direction avec son personnel entraîneur, ce qui a mené Gilles à un retour dans les rangs de la LHJMQ à titre d’entraîneur-chef du Phœnix de Sherbrooke.

« C’était la première fois que ça m’arrivait de me faire tasser », souligne l’homme de 52 ans.

« Cependant, je n’en ai pas fait une affaire personnelle, je n’ai pas pensé que je n’étais pas capable de diriger au hockey professionnel. Je suis toujours le destin dans ma vie… je suis de retour au hockey junior cette saison et bien heureux de ça. »

Un retour avec Hockey Canada

Pendant son séjour avec les Huskies, Gilles a œuvré dans le monde du hockey international à trois reprises, soit aux éditions 2014, 2015 et 2017 du Défi mondial de hockey des moins de 17 ans. Il a gagné l’or avec Équipe Canada Blancs en 2015 comme entraîneur adjoint et l’argent avec Équipe Canada Rouges en 2017 dans le rôle d’entraîneur-chef.

À son retour dans la LHJMQ l’automne dernier, Gilles n’a pas mis trop de temps avant de penser au prochain Mondial junior.

« Je me suis dit que si j’avais un appel, j’allais y aller. Un lundi après-midi, j’étais dans mon bureau au Palais des sports et j’ai vu sur mon afficheur le nom de Scott Salmond [le premier vice-président de la haute performance et des activités hockey]. J’ai compris assez vite de quoi il allait me parler! »

À Göteborg, située à des milliers de kilomètres de Normandin, Gilles sait aujourd’hui qu’il a l’appui de sa communauté dans la quête d’une 21e médaille d’or d’Équipe Canada au Mondial junior, qui s’amorce le 26 décembre.

« Moi, je n’ai pas de compte Facebook, mais par mes sœurs et mes chums là-bas, je sais que le monde de la place m’encourage et me suit », confie modestement la fierté de Normandin.

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Aperçu du match au Mondial junior : Canada c. Finlande

Mardi 26 décembre | 8 h 30 HE | Göteborg, Suède | Ronde préliminaire

Nicholas Pescod
|
25 December 2023

NOTES SUR LE MATCH : CANADA C. FINLANDE (26 DÉC.) 

Ça y est. L’équipe nationale junior du Canada amorce sa quête d’une troisième médaille d’or de suite au Championnat mondial junior de l’IIHF (pour un total de 21) par un duel contre la Finlande le lendemain de Noël.

Dernier match de chaque équipe 

Le Canada a subi un revers de 6-5 en prolongation aux mains des États-Unis en match préparatoire samedi lors d’une rencontre où l’unifolié a tout de même comblé un retard de deux buts en troisième période. Macklin Celebrini a frappé deux fois, Owen Allard a nivelé la marque à mi-chemin du dernier tiers et Jorian Donovan, nouvellement ajouté à l’équipe, a obtenu une aide à son premier match depuis son arrivée au sein d’Équipe Canada.

La Finlande entame le Mondial junior sur une note positive après avoir battu la Tchéquie 4-1 jeudi pour couronner un calendrier préparatoire parfait. Rasmus Kumpulainen, Arttu Kärki, Emil Hemming et Jani Nyman ont été les moteurs offensifs de la Finlande, qui a accumulé neuf buts en deux duels hors concours.

Dernière rencontre entre les deux équipes 

Le dernier affrontement du Canada contre la Finlande fut un match préparatoire à Halifax l’année dernière. Connor Bedard avait inscrit deux buts, dont celui de la victoire, Brennan Othmann avait récolté un but et une aide, et le Canada l’avait emporté par un pointage de 5-3.

Mais la dernière fois où les deux équipes ont croisé le fer dans le cadre du tournoi lui-même, il s’agissait du match pour la médaille d’or en août 2022. Le Canada avait signé un gain enlevant de 3-2 en prolongation, où Kent Johnson avait fait mouche peu après que Mason McTavish sauve le clan canadien en dégageant la rondelle de son filet au vol avant que celle-ci traverse la ligne des buts.

À surveiller 

Macklin Celebrini, évidemment. Le jeune homme de 17 ans, originaire de Vancouver, est une menace constante à chacune de ses présences sur la glace. À quel point se démarque-t-il? En trois matchs préparatoires, Celebrini a inscrit sept points (3-4—7), soit plus que tout autre joueur. Et n’oublions pas les nouveaux venus. Avec les forfaits de Tristan Luneau et de Tanner Molendyk, Donovan et Ty Nelson ont officiellement vu leurs noms être ajoutés à la formation canadienne après la partie contre les Américains.

Les Finlandais seront privés de Joakim Kemell, l’espoir des Predators de Nashville qui était admissible à une troisième participation au Mondial junior, mais 11 joueurs de l’équipe ont été repêchés dans la LNH. De ce nombre, on compte Jani Nyman, l’espoir du Kraken de Seattle. Le hockeyeur de 19 ans a marqué 14 buts en 28 matchs pour les Ilves de Tampere dans la Liiga, la première ligue finlandaise, une performance bonne pour le deuxième rang parmi tous les patineurs en activité.

Rétrospective 

Les Canadiens et les Finlandais se connaissent bien, puisqu’ils se sont affrontés 42 fois au Mondial junior depuis 1977. C’est le Canada qui a l’avantage avec une fiche de 27-9-6 (V-D-N), mais la Finlande semble toujours l’embêter sur les patinoires suédoises. En effet, un tiers des gains des Finlandais sont survenues sur le territoire de leurs voisins nordiques.

Les Canadiens ont remporté cinq des six dernières rencontres, y compris une victoire convaincante de 5-0 en demi-finale en 2020. Joel Hofer avait réalisé 32 arrêts pour signer le jeu blanc, Alexis Lafrenière avait réussi un doublé, et le Canada avait marqué trois buts dans les quatre premières minutes en route vers le match pour la médaille d’or et ce qui allait s’avérer un 18e titre au Mondial junior.

Fiche de tous les temps : le Canada mène 26-9-6 (1-1 en PROL.)
Buts pour le Canada : 163
Buts pour la Finlande : 105

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Aperçu du match au Mondial junior : Canada c. États-Unis

Samedi 23 décembre | 12 h HE | Kungsbacka, Suède | Match

Nicholas Pescod
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23 December 2023

NOTES SUR LE MATCH : CANADA C. ÉTATS-UNIS (23 DÉC.) 

L’équipe nationale junior du Canada termine son calendrier préparatoire samedi contre les États-Unis lors de son dernier duel avant le Championnat mondial junior 2024 de l’IIHF. 

Le Canada vient de remporter une victoire de 6-3 en match préparatoire contre la Suisse vendredi. Owen Beck a marqué deux buts, dont un en infériorité numérique, et Conor Geekie a ajouté un but et une aide. Macklin Celebrini, quant à lui, a obtenu deux aides pour les Canadiens, qui ont rompu l’égalité avec quatre buts sans riposte en deuxième période, avant d’être expulsé en raison d’une punition majeure de cinq minutes assortie d’une punition d’extrême inconduite pour avoir donné de la bande. 

Lors de leur dernier match, les États-Unis ont inscrit cinq buts de suite pour défaire la Suède 5-3 dans le cadre de leur calendrier préparatoire jeudi. Jimmy Snuggerud, Will Smith et Cutter Gauthier ont chacun obtenu trois points dans la victoire, tandis que Trey Augustine a repoussé 14 des 16 tirs dirigés vers lui.

Dernière rencontre entre les deux équipes 

La dernière fois que ces deux équipes se sont affrontées, le Canada avait obtenu son laissez-passer pour le match pour la médaille d’or au Championnat mondial junior 2023 de l’IIHF après avoir frappé six fois de suite afin de vaincre les États-Unis 6-2. Joshua Roy avait connu une soirée de deux buts, Connor Bedard, Logan Stankoven, Adam Fantilli et Brandt Clarke avaient chacun inscrit un but et une aide, et Thomas Milic avait offert une prestation exceptionnelle de 43 arrêts. 

À surveiller 

Seul membre de l’équipe qui a remporté l’or dans les Maritimes l’année dernière, Owen Beck est sous les projecteurs. Mais le franc-tireur des Petes de Peterborough ne semble pas se laisser atteindre par toute cette attention. Il était partout sur la glace contre les Suisses, donnant pour de bon l’avance au Canada tôt en deuxième période, pour ensuite ajouter un but spectaculaire en désavantage numérique avant la fin de l’engagement. Beck a été formidable jusqu’à présent pour les champions en titre de l’OHL, marquant 16 buts et 30 points en 25 matchs.

Les États-Unis, qui ont une formation avec beaucoup de profondeur, font toujours partie des favoris pour plusieurs bonnes raisons. Premièrement, les États-Unis misent sur 10 choix de première ronde au repêchage de la LNH, une liste qui comprend le quatrième choix au total de 2023 (Will Smith, San Jose) et le cinquième choix au total de 2022 (Cutter Gauthier, Philadelphie). Deuxièmement, leur filet sera défendu par Trey Augustine. L’espoir de 18 ans des Red Wings de Detroit présente un dossier de 11-3-2 et un pourcentage d’arrêts de 0,912 pour l’Université Michigan State cette saison. Troisièmement, les Américains se connaissent très bien; huit joueurs faisaient partie de l’équipe qui a remporté le bronze à Halifax.

Rétrospective 

Historiquement, le Canada a l’ascendant sur les États-Unis, ayant remporté 34 matchs et fait 3 verdicts nuls en 49 rencontres au total, mais on s’approche davantage d’une parité depuis quelques années. Les Canadiens et les États-Unis se partagent également les dix derniers affrontements depuis 2012.

Avant la victoire en demi-finale du Canada l’année dernière, il faut remonter au match d’ouverture de l’édition 2020 du Mondial junior pour le dernier triomphe du Canada contre les Américains. Alexis Lafrenière avait obtenu le but gagnant et trois aides dans un gain de 6-4 le lendemain de Noël

Fiche de tous les temps : le Canada mène 34-12-3 (3-3 en PROL. ou TB)
Buts pour le Canada : 200
Buts pour les États-Unis : 136

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