ryan smyth
« Capitaine Canada » sera intronisé au Temple de la renommée de l’IIHF
Ryan Smyth se taille une place parmi les grands de la scène internationale au sein de la cuvée 2020
Chris Jurewicz
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4 février 2020
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Au cours d’une incroyable série de sept Championnats mondiaux de l’IIHF consécutifs de 1999 à 2005 – les cinq derniers avec le « C » sur la poitrine – Ryan Smyth a reçu le surnom de « Capitaine Canada » par le journaliste et écrivain sportif Pierre LeBrun.

Le surnom est resté… et avec raison.

Smyth est le meneur de tous les temps du Canada pour le nombre de matchs disputés aux Championnats mondiaux (60) et il se classe au 10e rang avec 31 points. Cependant, la feuille de route internationale de Capitaine Canada va bien au-delà des Mondiaux; il a pris part à un Championnat mondial junior de l’IIHF, à deux Jeux olympiques d’hiver, à la Coupe du monde de hockey et à la Coupe Spengler.

Mardi, Smyth a été dévoilé comme membre de la cuvée 2020 du Temple de la renommée de l’IIHF.

Championnat mondial junior de l’IIHF
Smyth a participé à un Mondial junior et il n’aurait pas pu en choisir un meilleur s’il en avait eu la chance. Le jeune homme originaire de Banff et ses coéquipiers canadiens ont remporté les sept matchs en Alberta – le tournoi était basé à Red Deer, mais les matchs ont été disputés dans toute la province, de Stettler à Leduc en passant par Innisfail.

« Ce fut vraiment spécial », dit Smyth. « La façon dont nous avons gagné était unique en raison du format à l’époque (tournoi à la ronde sans ronde de médailles), mais nous avons fini par gagner les sept matchs auxquels nous avons participé et remporter l’or. Mes parents avaient déménagé à Red Deer quelques années auparavant; c’était donc chez eux. Tout semblait être en parfaite harmonie, le fait que j’étais né en Alberta, que j’avais été repêché par les Oilers d’Edmonton – c’était très amusant.

« Le Mondial junior est le coup d’envoi de beaucoup de bons souvenirs et de la chance de côtoyer des gens formidables dans le sport. Vous mettez la feuille d’érable sur votre poitrine, vous jouez pour votre pays et vous rencontrez des gars de partout au Canada. C’est l’aspect particulier. »

Championnat mondial de l’IIHF
Smyth a un bon sens de l’humour et il plaisante en disant qu’il n’est pas sûr que ce soit bien qu’il ait pris part à huit championnats mondiaux.

« Cela signifie que votre équipe a raté les séries éliminatoires à chacune de ces années », dit-il en riant.

Mais Smyth est devenu Capitaine Canada aux Mondiaux. Au cours de sa série de cinq ans avec le « C », le Canada a remporté deux médailles d’or consécutives en 2003 et 2004, et a ajouté l’argent en 2005.

« C’était incroyable de participer autant de fois aux Mondiaux et j’ai été tout à fait honoré chaque fois qu’ils me l’ont demandé. J’aimais simplement les matchs », explique Smyth. « C’était bien que ma femme et mes enfants me soutiennent. À cette période de l’année, si vous n’êtes pas dans les séries éliminatoires, vous voulez être là pour votre famille, donc j’ai eu beaucoup de chance que ma famille me soutienne.

« Les Mondiaux sont une expérience formidable, de jouer ces matchs à parcourir le monde. J’ai gagné beaucoup de respect pour différents pays et joueurs d’outre-mer. Pour qu’ils partent d’aussi loin pour jouer dans ce que nous considérons comme la meilleure ligue, la LNH… eh bien, j’ai réalisé qu’il y avait de grands joueurs de ces pays. »

Jeux olympiques d’hiver
« Quelqu’un m’a demandé récemment : “Qu’est-ce qui est mieux – jouer aux Olympiques ou dans la LNH?” », raconte Smyth. « En tant qu’enfant au Canada, vous ne pensez pas beaucoup aux Olympiques – du moins pas moi – parce qu’ils ont lieu tous les quatre ans. Mais c’est un événement si spécial. Je suis allé à quelques matchs en 1988 à Calgary. Mais quand j’étais plus jeune, pour moi, tout tournait autour de la LNH. Mais plus tard, alors que j’étais dans la LNH, vous voyiez qu’ils prenaient des joueurs de la LNH et, tout à coup, votre nom commençait à circuler, et vous vous disiez “Ce serait incroyable.” »

Smyth a participé à deux Jeux olympiques, aidant le Canada à mettre fin à une disette de 50 ans aux Jeux de 2002 à Salt Lake City avant de représenter à nouveau son pays quatre ans plus tard en Italie.

« À part le huard chanceux au centre de la glace, ce qui m’a le plus marqué a été cette défaite de 5-2 contre la Suède et les premiers matchs. Les médias ne nous lâchaient pas », explique Smyth. « [Le directeur général] Wayne Gretzky est sorti et a dit ce qu’il avait à dire; il nous a soutenus à 100 %. Je me souviens que le lendemain, Curtis Joseph m’a dit : “Smytty, aucun pays ne va nous battre d’ici la fin.” J’étais l’un des jeunes joueurs, et chaque vétéran plus âgé nous a donné l’impression d’en faire partie, que vous n’ayez pas beaucoup de temps de glace ou que vous ayez un rôle à jouer comme joueur. Tout le monde a mis les égos de côté et c’était une équipe. »

Coupe du monde de hockey
Smyth et Équipe Canada ont accumulé une fiche de 3-0 lors de la ronde préliminaire de la Coupe du monde de hockey 2004, ils ont blanchi la Slovaquie 5-0 en quart de finale et ils ont battu les Tchèques de justesse 4-3 en demi-finale avant de vaincre la Finlande 3-2 pour remporter la première Coupe du monde du Canada.

Smyth dit que son expérience internationale lui a beaucoup appris. Plus que tout, elle lui a permis de développer un respect total pour les joueurs d’autres pays qui pratiquent le sport.

« Pour moi, nous pensons parfois que le Canada est une référence et que ces autres pays se demandent “Comment pouvons-nous battre le Canada?” », dit Smyth. « Mais nous avions des conversations sur la préparation pour affronter la Russie, la Finlande et la Suède. Et puis, plus tard dans ma carrière internationale, nous nous disions “Attention à l’Allemagne ou à la Suisse.” C’est génial de voir à quel point le sport a pris de l’ampleur à l’échelle mondiale. »

Coupe Spengler
Le plus vieux tournoi de hockey sur invitation de la planète, la Coupe Spengler voit généralement le Canada réunir une équipe de professionnels jouant pour des équipes de clubs européens. Ce ne fut pas le cas en 2012, lorsque des joueurs de la LNH, dont Smyth, John Tavares et Tyler Seguin, entre autres, se sont joints à la formation en raison d’un lock-out dans la LNH.

Après une défaite lors du premier match du tournoi contre l’Adler de Mannheim, le lendemain de Noël, le Canada a décroché trois victoires consécutives pour remporter le titre.

« Le plaisir avec les familles et les gars, c’est phénoménal », explique Smyth. « J’ai dû essentiellement supplier Hockey Canada de m’emmener, car il y avait beaucoup de joueurs jouant à l’étranger pendant le lock-out. Et j’ai pu jouer avec des gars comme Seguin et [Patrice] Bergeron. Les partisans, l’ambiance – c’est tout ça. Et l’aréna est si unique. Les partisans s’y mettent, vous êtes dans la belle Davos, à côté d’une grande station de ski. Cela me rappelle beaucoup Banff. »

Smyth sera officiellement intronisé au Temple de la renommée de l’IIHF en mai pendant le Championnat mondial 2020 de l’IIHF à Zurich et Lausanne, en Suisse.

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