Selon Tara Chisholm, dans le monde du sport adapté, il incombe de tirer le
meilleur parti possible de la situation. Quand la COVID-19 a forcé
Parahockey féminin du Canada à changer les plans pour ses camps de
parahockey locaux, Chisholm a dirigé l’équipe qui a créé le plan B – un
camp virtuel de parahockey à domicile.
« L’adaptation fait partie intégrante de notre sport », explique celle qui
est entraîneuse-chef de l’équipe nationale féminine de parahockey. « Il
faut penser à la façon de rejoindre le plus de personnes possible, de
produire un maximum d’effet et d’inspirer les filles et les femmes+ à
rester motivées et à continuer à pousser pour pouvoir jouer au hockey. »
« Belle façon de commencer la fin de semaine! Merci à @CSHWT pour cette belle occasion. » - Mr Hartman
Le maintien du lien entre les athlètes et le hockey est au cœur du travail
de la Fondation Hockey Canada (FHC) durant la pandémie, bien que les
niveaux de mobilisation aient dû être revus pour la saison 2020-2021.
Au départ, les subventions octroyées à Parahockey féminin du Canada par la
FHC pour cette saison devaient servir à appuyer la tenue de camps en
personne. Quand l’idée d’un camp virtuel a été proposée comme solution de
rechange aux camps locaux, la FHC a donné le feu vert au projet.
« Quand nos plans de camps en personne sont tombés à l’eau à cause de la
COVID-19, nous avons eu la chance d’avoir le soutien de la Fondation Hockey
Canada, qui nous a permis de garder les fonds et de les réinvestir dans la
communauté initialement visée, mais d’une façon adaptée à la vie en pleine
pandémie », reconnaît Chisholm.
« La Fondation nous a donné non seulement des ressources, mais aussi son
appui, et la reconnaissance de l’importance de notre mission », ajoute
Janice Coulter, présidente de Parahockey féminin du Canada.
Le camp virtuel de parahockey à domicile, qui s’est déroulé au début du
mois de février, comportait six séances réalisées par vidéoconférence sur
trois jours. Bien qu’il ne faisait pas partie du plan original, le format
virtuel a favorisé la participation des athlètes, peu importe leur
emplacement géographique.
« Ce qui est bien aussi, c’est que les gens pouvaient adapter leur
participation à leur situation personnelle. Par exemple, une personne qui
se remettait d’une blessure ne pouvait pas participer à l’entraînement
complet, mais pouvait quand même bénéficier de la séance sur l’équipement,
ce qui est fantastique », raconte Coulter.
Les 55 participantes des programmes locaux, âgées de 6 à 63 ans, ont reçu
une trousse d’équipement comprenant tout le nécessaire pour le camp,
notamment une paire de bâtons, des outils pour l’entretien des luges, un
chandail, une bouteille d’eau et quelques surprises. Les séances portaient
sur la forme physique, la préparation mentale, le maniement de la rondelle
ainsi que l’entretien et l’ajustement de l’équipement de parahockey.
« Regardez-moi ces beaux cadeaux du camp de parahockey à domicile. » - izzy_the_dessert_lover
La fin de semaine, axée sur le programme de la haute performance de
l’équipe nationale féminine, comprenait des présentations des entraîneurs,
des soigneurs et des athlètes elles-mêmes. Selon Chisholm, la possibilité
d’interagir avec les participantes des programmes locaux a donné un regain
d’espoir à ses joueuses, qui sont nombreuses à avoir été privées de la
présence sur la glace avec leur équipe cette année.
« Grâce au camp virtuel, elles ont retrouvé, le temps d’une fin de semaine,
un certain sentiment de communauté, ce qui est très positif », affirme
Chisholm.
Mais ce sont les participantes des programmes locaux qui ont le plus
bénéficié de la présence des joueuses de la haute performance.
« Les filles et les femmes qui ont un handicap similaire à celui des
athlètes peuvent trouver l’inspiration auprès d’une personne qui est passée
par ce qu’elles ont vécu », ajoute Chisholm. « L’impact qu’on peut avoir
quand nos joueuses sont mises à l’avant-plan est considérable, car elles
sont de meilleures ambassadrices que moi et comprennent leur réalité mieux
que quiconque. »
Les commentaires reçus tant des participantes des programmes locaux que des
athlètes de la haute performance après le camp étaient si encourageants que
Parahockey féminin du Canada a décidé de tenir des séances pour le groupe
toutes les six à huit semaines. On envisage également la tenue d’autres
camps virtuels à l’avenir.
Coulter conclut : « Prenons l’exemple d’une fillette atteinte de spina
bifida, qui se lie d’amitié avec une autre participante de son âge
également atteinte de spina bifida, mais habitant une autre province. Le
format virtuel favorise ce genre de rencontres. Je pense que nous
reconnaissons maintenant à quel point c’est important. »
Pour de plus amples renseignements sur la Fondation Hockey Canada,
veuillez consulter le
HockeyCanada.ca/Fondation.