2019 oohic jayna hefford
Par amour pour le jeu
Jayna Hefford a transformé sa passion pour le hockey en une carrière qui l’a menée au Temple de la renommée; maintenant, elle se concentre sur l’avenir du hockey féminin
Wendy Graves
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18 juin 2019
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Il existe une maxime qui dit : suivez votre passion et le succès vous suivra.

Jayna Hefford a suivi sa passion comme en témoigne une plaque au Temple de la renommée du hockey.

Hefford a pratiqué le sport au plus haut niveau pendant 17 saisons. Ses statistiques et ses réalisations sont ahurissantes. Elle a pris sa retraite de l’équipe nationale féminine du Canada en 2015 en tant que deuxième meilleure pointeuse de tous les temps : 157 buts, 134 aides et 291 points en 267 matchs. Elle a remporté quatre médailles d’or olympiques et une d’argent. Elle a remporté sept médailles d’or au Championnat mondial féminin de l’IIHF et cinq d’argent. Elle a été nommée Meilleure avant deux fois (2004, 2005) et à l’équipe des étoiles du tournoi en 2004. Elle a remporté 12 autres médailles d’or à la Coupe des 3 ou des 4 nations.

Comment choisir un fait saillant à l’issue d’une telle carrière?

« Si je devais n’en choisir qu’un », dit Hefford, « ce serait probablement gagner notre première médaille d’or olympique à Salt Lake City. Juste la façon dont nous l’avons fait – faire partie d’une équipe qui n’était pas censée gagner et vivre un véritable conte de fées aux États-Unis. »

L’histoire est bien connue. Les Canadiennes avaient perdu huit matchs de suite contre leurs rivales avant les Jeux. L’équipe a écopé de 13 punitions dans le match pour la médaille d’or, y compris huit de suite à un certain moment.

Alors que le chronomètre s’approchait du zéro en deuxième période, le jeu a été arrêté profondément dans le territoire canadien. Lorsque le Canada a pris le contrôle de la rondelle à la mise au jeu suivante, Hefford avait une foulée d’avance sur sa couvreuse. Elle a capté une passe de Becky Kelly à la ligne bleue éloignée, s’est avancée seule en zone adverse et a compté en effectuant une feinte du revers pour porter la marque à 3-1 pour le Canada. « Je savais qu’il restait moins de 20 secondes au moment de la mise au jeu », dit-elle. « Mais quand la rondelle a pénétré dans le filet, je n’avais aucune idée qu’il ne restait qu’une seconde à la période. »

Ce but s’est avéré le but de la médaille d’or.

Hefford parle ensuite de jouer à domicile en 2010. « Faire partie de quelque chose de si spécial pour tout le pays et voir les gens embrasser l’événement fut un autre fait saillant.

« Puis, il y a mon dernier match à Sotchi [en 2014], non seulement parce que c’était mon dernier match, mais aussi à cause du genre de match que ce fut. » Après avoir tiré de l’arrière pendant tout le match, le Canada a marqué deux fois dans les quatre dernières minutes de temps réglementaire pour niveler le pointage à 2-2. « Je n’avais jamais joué dans un match comme celui-là où le vent a tourné si rapidement, et remporter une médaille d’or olympique en prolongation à mon dernier match, c’était plutôt excitant. »

Le hockey a toujours été ce que Hefford voulait faire. Elle a grandi à Kingston, en Ontario, avec une patinoire dans sa cour arrière. À l’âge de trois ans, elle patinait, et à six ans, elle jouait au hockey. « Je ne me souviens pas d’une époque où ça ne me passionnait pas. »

Regarder le Championnat mondial féminin 1990 de l’IIHF l’a inspirée à repenser à son avenir.

« Ce fut un moment qui a vraiment défini ce que mon rêve allait être », dit-elle. « J’ai grandi en pensant que je jouerais dans la LNH. Quand j’ai réalisé que jouer pour le Canada était une option, c’est devenu un de mes objectifs. »

Lorsque Hefford a fait ses débuts avec Équipe Canada en 1997, elle était reconnue pour son talent offensif à l’avant. (Elle a accumulé plus de 1 300 points au hockey mineur, et les chandails portant son numéro ne sont plus utilisés au hockey mineur à Kingston.) Mais ce qui lui a permis de concourir pendant près de 20 ans, c’est sa réticence à se fier à sa réputation.

« Je pense que c’est parce que le hockey me passionne tant, mais au-delà de ça, probablement grâce à ma préparation et à mon désir d’être une joueuse constante, d’être le genre de joueuse sur laquelle les gens – mes coéquipières et mes entraîneurs – pouvaient compter. Je ne voulais pas me contenter d’être là. J’ai toujours été motivée par le fait que si j’allais faire partie de l’équipe, je pourrais avoir un impact. »

Hefford a aussi joué pendant 13 saisons avec le Thunder de Brampton. Elle a remporté deux championnats de la Ligue nationale de hockey féminin (1997, 2007) et un titre de la Ligue canadienne de hockey féminin (2008). Elle a été la meilleure pointeuse de ces ligues à sept reprises et elle a été nommée Joueuse par excellence de la LCHF lors de la saison inaugurale de la ligue en 2007-2008. Quand elle a pris sa retraite du Thunder en 2013, elle était la meilleure pointeuse de tous les temps de la ligue.

Elle continue de participer activement au sport. Elle est membre du personnel des entraîneurs de l’équipe de hockey féminin de l’Université de Toronto depuis 2011. « Je le fais, premièrement, parce que je suis une passionnée et que j’adore ça », dit-elle. « Deuxièmement, il y a beaucoup d’expériences et de connaissances à partager. » Hefford a vu le hockey sous divers angles : joueuse, entraîneuse, membre de la direction. Chaque rôle lui a permis d’apprendre quelque chose de nouveau, et, selon elle, c’est ce qui a fait d’elle une meilleure enseignante. « C’est important de redonner. C’est valorisant de partager ces expériences avec de jeunes joueuses. »

Hefford a été nommé commissaire par intérim de la LCHF en juillet 2018. C’était une occasion d’aider à promouvoir la visibilité du sport et des joueuses. Bien que la ligue ait cessé ses activités depuis et qu’il existe beaucoup d’incertitude entourant le volet féminin du sport, Hefford continue d’être une porte-parole pour le sport et les athlètes.

« Je veux voir le sport grandir », dit-elle. « Je veux qu’il atteigne un point où le produit et le modèle de viabilité permettront à mes filles, si elles choisissent de jouer au hockey, de se tourner vers celui-ci. Je regarde la situation de différents angles, mais je continuerai à soutenir le sport. Je ne sais tout simplement pas en quelle capacité actuellement.

« Ces temps difficiles ont donné lieu à de très bonnes conversations entourant non seulement le hockey féminin, mais aussi tous les sports féminins. L’incertitude est là, mais je suis vraiment optimiste pour l’avenir du sport. »

Hefford veut que les joueuses soient de véritables professionnelles qui n’ont plus besoin de travailler ailleurs, et que tout le monde – le marché, les commanditaires – manifeste son intérêt pour promouvoir activement le jeu.

« Ces femmes sont d’une grande valeur en tant que modèles, en tant qu’ambassadrices du sport et en tant que chefs de file pour la prochaine étape », déclare Hefford. « Ce ne sera peut-être pas au hockey, mais elles seront des chefs de file dans tout ce qu’elles choisiront de faire au-delà de ça. »

Hefford comprend aussi bien que quiconque que le hockey est bien plus qu’un sport.

« Toute ma personnalité a été façonnée autour du hockey parce que je l’ai pratiqué pendant si longtemps et que j’étais tellement passionnée », dit-elle. « Les compétences acquises par l’intermédiaire du sport, et plus particulièrement un sport d’équipe – engagement, travail acharné, préparation, travail d’équipe, communication, responsabilité, conversations difficiles – sont celles qui vous permettent de réussir en dehors du sport. J’attribue une grande partie de qui je suis au hockey. »

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