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Apprendre par les expériences de la vie
Assoiffé de connaissances pratiques et théoriques, George Kingston a étudié et enseigné le hockey partout au Canada et dans le monde
Paul Edmonds
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18 juin 2019
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Il n’y a probablement pas d’entraîneur plus citoyen du monde que George Kingston dans l’histoire du hockey canadien. Et s’il y en a qui le sont plus, ils doivent être peu nombreux.

D’Atlanta à San Jose dans la Ligue nationale de hockey et de la Norvège au Mexique sur la scène internationale, l’homme de 79 ans a été entraîneur, tuteur, conseiller et instructeur au hockey pendant plus d’un demi-siècle.

Mais ses connaissances personnelles et sa sagesse vont bien au-delà du cadre de ce sport. Il est aussi un grand voyageur et une personne cultivée, et ces deux aspects ont caractérisé la majeure partie de sa vie.

Par exemple, en 1971, pour comprendre comment les Russes entraînaient et dirigeaient leurs athlètes, il a déménagé sa jeune famille dans cette nation communiste qu’il a visitée au plus fort de la guerre froide. Lui et sa famille ont vécu ce périple dans une fourgonnette Volkswagen et pour Kingston, ce fut une expérience enrichissante – un cours pratique sur la façon dont les Russes contribuaient à l’avancement du hockey sur la glace et à l’extérieur.

« Ma motivation était de comprendre les valeurs transmises par l’intermédiaire du sport dans différentes nations de hockey », confie Kingston. « Mes recherches ont toujours été orientées par une science sociale. »

Le voyage a eu lieu tout juste avant la Série du siècle de 1972, une série de huit matchs entre le Canada et l’Union soviétique, qui a été marquée par l’excitation, des moments saisissants et une trame de fond politique.

« Je suis un gars de la campagne avec un esprit curieux », explique-t-il. « Et les Soviétiques à cette époque étaient vraiment les meilleurs au monde. »

Né à Biggar, en Saskatchewan, un village à environ une heure à l’ouest de Saskatoon, Kingston a perdu son père dans un accident agricole lorsqu’il était très jeune. La tragédie a fait en sorte que sa mère a dû l'élever essentiellement sous le toit de ses parents et de ses proches près des Battlefords.

Il a grandi dans un foyer métis chaleureux et éducatif qui lui a montré à être fier, solide et indépendant. Il a aussi appris la valeur du sport et de l'éducation par le sport.

Quand sa mère s’est remariée, la famille a déménagé à Edmonton où il a été profondément influencé par deux professeurs et entraîneurs à l’école secondaire : Clare Drake et Murray Smith.

De son propre aveu, Kingston considère qu’il était un athlète « décent » au hockey, au baseball, au basketball, et en athlétisme. C’est là que ces deux entraîneurs ont forgé le plus la personne qu’il est devenu, surtout Smith.

« Il est avec moi tout le temps », confie Kingston, qui a suivi les deux hommes à l’Université de l'Alberta, où il a commencé de longues études postsecondaires.

« C’était une approche complètement différente », se souvient Kingston. « Jusqu’à ce temps, les seules formes de motivation dont j’avais entendu parler étaient négatives : la peur, les menaces, la culpabilité, l’isolement et l’intimidation. »

La carrière d’entraîneur de Kingston a été bien remplie. Un simple retour sur celle-ci permet de s’en rendre compte. En 1967, il s’est joint à l’équipe masculine de hockey de l’Université de Calgary, à titre d’entraîneur adjoint.

L’année suivante, il a pris les rênes du programme des Dinos et a été l’entraîneur-chef pendant 16 ans, accumulant une fiche de 245–128 et menant Calgary à cinq championnats de Canada Ouest.

Pendant deux de ces saisons, il a également été entraîneur adjoint des Flames de Calgary de la LNH et pendant sa carrière universitaire, il a amorcé une association avec Hockey Canada.

Il a notamment été entraîneur adjoint d’Équipe Canada aux Jeux olympiques (1980, 1984 et 1988) et directeur général en 1994.

« En tant que joueur, vous jouez », philosophe Kingston. « Mais pour vraiment comprendre ce sport – quand vous commencez à l’enseigner – vous réalisez à quel point vous avez peu de connaissances et que vous en avez à acquérir. Ma mission était de trouver les connaissances. »

Il a quitté le hockey universitaire pour de bon en 1988-1989 pour occuper un poste d’entraîneur adjoint des North Stars du Minnesota. Il a été en poste pendant une seule saison, avant de s’exiler en Norvège pour diriger les équipes nationales du pays pendant deux ans.

Il est revenu en Amérique du Nord en 1991 pour devenir le tout premier entraîneur de l’équipe d’expansion des Sharks de San Jose. Mais après deux campagnes là-bas, il a fait un retour au sein de Hockey Canada et il a mené la nation à une médaille d’or au Mondial de 1994 en Italie, mettant ainsi fin à une disette de 33 ans.

Au cours des quatre années suivantes, Kingston a été entraîneur en Allemagne et en 1999, il est revenu dans la LNH pour faire des arrêts à Atlanta et en Floride, encore une fois à titre d’entraîneur adjoint, jusqu’en 2007.

Cependant, c’est sur la scène internationale qu’il a pu vraiment mettre à profit ses riches connaissances au hockey qu’il a pu continuer d’acquérir.

« J’aime partager des informations sur le hockey », lance Kingston, qui célèbre son 58e anniversaire de mariage avec Wendy cette année. « Je pense que j’en ai appris plus que ce que j’ai pu partager. J’ai été tellement chanceux de vivre autant d’expériences avec tant de gens. »

Depuis 2007, Kingston a exclusivement dirigé ailleurs qu’au Canada. Il est retourné en Norvège pour partager et enseigner ses connaissances, tout en jouant des rôles d’entraîneur et de consultant auprès d’autres nations de hockey émergentes comme le Mexique et la Lithuanie, qui ont pu profiter de son savoir au hockey et au parahockey, parfois les deux en même temps.

« Je suis surpris d’avoir été considéré pour recevoir cet honneur au Canada parce que j’ai passé tellement de temps de ma carrière au hockey à l’extérieur du pays », dit-il à propos de son intronisation à l’Ordre du hockey au Canada.

« Je suis un Canadien au plus profond de moi-même, mais j’ai aussi un grand respect pour les autres nations et leur cheminement au hockey et pour ce que je peux apprendre d’elles. »

Outre le hockey, Kingston est également un coureur passionné et il aime l’anthropologie et l’archéologie.

Il a participé à des ultramarathons et fait d’autres voyages en prenant des vacances à des endroits uniques partout dans le monde.

Avec sa fille Erin, il a voyagé en Afrique, en Chine et au camp de base du mont Everest. Récemment, il a séjourné à Machu Picchu, au Pérou, avec son fils Kevin, pour découvrir la cité perdue des Incas, de quoi satisfaire son envie de voyager.

L’esprit de pionnier a toujours existé en Kingston, une caractéristique dont il s’est fièrement servi au hockey et à l’échelle locale.

Au cours des dernières décennies, l'un de ses domaines d'intérêt dans ses rôles de mentor, d’instructeur et d’administrateur a été la transition qui a eu lieu au hockey mineur pour améliorer le ratio des heures d’entraînement aux matchs dans un contexte de hockey en espace restreint et de développement des habiletés.

« Le hockey s’en va dans la direction que j’ai espérée », fait-il remarquer. « Cette philosophie est en place pas mal partout maintenant. »

Kingston considère qu’il est « chanceux » en ce qui a trait à sa carrière et il continuera de s’engager dans ce sport aussi longtemps que sa santé le lui permettra. Il passe peu de temps à penser à ses réalisations.

« Je ne fais pas vraiment de réflexion », dit-il. « Je suis un activiste. Je peux seulement témoigner à quel point j’ai été chanceux. J’ai encore une bonne santé. Et j’ai eu de la chance à la loterie de la vie. »

« Célébrer l’obtention de cet honneur (l’Ordre du hockey au Canada) avec tant de gens qui ont été si importants pour moi sera vraiment spécial. C’est merveilleux de pouvoir célébrer avec tant de gens qui ont eu une influence sur ma vie et sur ma carrière. »

Parmi eux, ils seront peu nombreux à être comme lui.

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