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Au cœur d’une valse d’entraîneurs

John Druce a pris un chemin inhabituel vers un endroit connu, menant les Dukes de Wellington à la Coupe RBC en quête de son deuxième titre national de suite

Derek Jory
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14 mai 2018
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Rien ne laissait présager ce qui allait arriver à John Druce.

L’an dernier, l’ancien attaquant de la LNH aujourd’hui âgé de 52 ans, qui a récolté 239 points en 531 matchs avec Washington, Winnipeg, Los Angeles et Philadelphie au cours d’une carrière de 10 ans, était l’entraîneur-chef des Cougars de Cobourg.

Druce s’est joint à l’équipe de la Ligue de hockey junior de l’Ontario à la fin de la saison 2015-2016 avant de prendre les commandes en 2016-2017. Avec Druce derrière le banc, les Cougars ont connu la meilleure campagne de l’histoire de la franchise, gagnant la coupe RBC à domicile au printemps dernier.

Ce fut un début de carrière rêvé pour Druce, mais cette carrière a tourné au cauchemar seulement cinq mois plus tard.

Les Cougars ont pu compter sur seulement trois vétérans de l’édition championne de l’an dernier et ont connu un mauvais départ, amorçant la saison 2017-2018 avec une fiche de 7-7-1-2. Druce a été relevé de ses fonctions le 31 octobre.

« Nous repartions pas mal à zéro », explique-t-il. « Nous avions une fiche de 0,500 et je pensais que nous serions meilleurs après Noël, une fois que certains de nos nouveaux joueurs se seraient adaptés un peu plus à la ligue, mais la direction avait d’autres plans. C’est le hockey. Les choses changent en un claquement de doigts.

« J’étais vraiment déçu. En tant qu’entraîneur, tu mets ton cœur et ton âme pour travailler avec les jeunes chaque jour à l’aréna et tout d’un coup, c’est fini. En fin de compte, cette porte s’est fermée, puis une autre s’est ouverte. »

Deux mois après avoir été limogé par les Cougars, leurs rivaux de l’OJHL, les Dukes de Wellington, lui ont lâché un coup de fil. « Un appel inattendu ».

Inattendu est le mot. Les Dukes avaient une avance de 13 points au sommet de la conférence Nord-Est quand le directeur général Ryan Woodward a démissionné, ce qui a mené à un remaniement majeur. Les Dukes se sont alors retrouvés sans entraîneur-chef et, comme la chance fait bien les choses, Druce était libre comme l’air.

C’est drôle comment les choses s’alignent des fois.

« J’ai été vraiment surpris de recevoir l’appel », commente Druce. « J’ai d’abord été très étonné, puis j’ai essayé de comprendre ce qui se passait. Il est devenu clair qu’ils voulaient un nouveau départ et j’étais prêt à venir ici avec un nouvel état d’esprit, alors c’était un heureux mariage. »

L’ancien de la LNH et des Dukes, Derek Smith, a été embauché à titre d’entraîneur adjoint à Druce, et même si les deux ne s’étaient jamais rencontrés avant de faire équipe derrière le banc, ils ont cliqué instantanément. Druce donne le crédit à Smith pour avoir facilité sa transition vers Wellington, un défi qui l’a amené à ne pas déstabiliser sa troupe tout en établissant une sorte de dominance sur ses joueurs.

Après avoir dirigé quelques séances d’entraînement et évaluer les Dukes, Druce était prêt à mener l’équipe au prochain niveau.

« Nous avons réalisé très rapidement que nous avions une équipe talentueuse, mais nous devions nous assurer qu’ils étaient prêts à jouer avec robustesse en séries éliminatoires et à faire les petites choses pour gagner. Nous avons établi une structure, travaillé sur des détails et nous nous sommes concentrés là-dessus. »

Est-ce que ce changement a été une grosse prise de conscience pour l’équipe?

« Absolument », répond Druce. « Nous avons eu une grosse période d’ajustement et nous avons connu de belles séquences victorieuses et des mauvaises séquences de revers, mais les gars ont vu de quoi ils avaient besoin pour gagner et ils se sont adaptés, ils ont vraiment acheté le concept et je suis très fier d’eux. »

Les Dukes ont eu du succès sous la gouverne de Druce, se rendant jusqu’à la Coupe RBC et permettant à leur entraîneur-chef de retourner au Championnat national junior A du Canada.

Aucun club n’a joué autant de matchs pour se rendre à la Coupe RBC que les Dukes, et aucun n’est passé aussi près de subir l’élimination. Sept des trente duels de Wellington en séries éliminatoires ont été des matchs sans lendemain et l’équipe est toujours en vie. Druce affirme que l’expérience acquise dans les victoires aux septièmes matchs des deux premières rondes ont donné à son équipe une confiance inestimable et cimenté sa formation comme jamais avant.

La Coupe RBC 2017 a permis à Druce de constater le rythme et la qualité de jeu à ce tournoi. Il faut s’y attendre lorsque vous jouez bien en mai, mais il ne sera pas pris au dépourvu cette fois. Il veut que les Dukes soient concentrés, structurés et qu’ils suivent le plan de match.

S’ils y arrivent, ils seront à surveiller.

« Je n’ai rien d’autre que des attentes élevées pour nous, sans vouloir être prétentieux. Ce n’est pas mon genre de l’être. Nous avons une bonne chance puisque nous avons trimé dur pour nous rendre ici et nous avons mérité notre chance de participer au tournoi. Difficile de prédire le résultat, mais nous allons tout faire pour triompher. »

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