wickenheiser retires
La meilleure, tout simplement
Nouvellement confirmée comme membre du Temple de la renommée de l’IIHF, Hayley Wickenheiser est bien plus que la joueuse la plus titrée de l’histoire de l’équipe nationale féminine du Canada
Jason La Rose
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6 février 2019
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Il y a 9 068 jours, Hayley Wickenheiser, adolescente de 15 ans à la mine fraîche, faisait ses débuts avec l’équipe nationale féminine du Canada au Championnat mondial féminin 1994 de l’IIHF à Lake Placid, New York.

Au cours des 24 ans, neuf mois et 27 jours qui ont suivi, elle a réussi à devenir le visage d’un sport et il ne fait aucun doute qu’elle est la joueuse de hockey la plus célèbre au monde.

« Son dévouement au monde du sport, son désir de s’améliorer et son éthique du travail ne se sont jamais démentis depuis qu’elle a fait ses débuts dans notre programme », affirme Melody Davidson, dépisteuse en chef des équipes nationales féminines à Hockey Canada et entraîneure de longue date de l’équipe nationale.

« Elle est devenue une chef de file sur la patinoire et à l’extérieur de celle-ci et elle a établi des standards qui ont poussé nos athlètes, notre personnel et notre programme vers des sommets qui semblaient parfois inatteignables. »

Ses statistiques à elles seules sont extraordinaires : Wickenheiser – qui a été confirmée mercredi comme l’une des membres de la cuvée 2019 du Temple de la renommée de l’IIHF – a mis fin à sa carrière internationale avec une fiche de 168 buts, 211 aides et 379 points en 276 matchs. Toutes ces statistiques la placent au premier rang de l’histoire d’Équipe Canada et aucune d’elles n’est sur le point d’être surpassée.

Afin de placer ces totaux en perspective, il suffit de les comparer à la fiche de Marie-Philip Poulin, qui est la meneuse dans ces quatre catégories parmi les joueuses actives en 2018-2019; elle a participé à 159 matchs et accumulé 103 buts, 141 aides et 244 points derrière celle qui est la fierté de Shaunavon, Saskatchewan.

Wickenheiser a fait son entrée au programme de l’équipe nationale comme prodige après avoir marqué, alors qu’elle n’avait que 12 ans, le but gagnant qui a donné la médaille d’or à l’Alberta aux Jeux d’hiver du Canada de 1991, où elle affrontait des joueuses qui avaient jusqu’à cinq ans de plus qu’elle.

Après un début en or à Lake Placid - le premier de sept titres mondiaux qu’elle ferait siens - Wickenheiser a accumulé neuf points au Mondial féminin 1997 et 30 points en 27 matchs au cours de la saison olympique 1997-1998 à l’âge de 19 ans, un aperçu de ce qui allait venir au cours des deux prochaines décennies.

Au bout du compte, qu’est-ce que Wickenheiser n’a pas accompli?

Elle a remporté quatre médailles d’or olympiques (2002, 2006, 2010, 2014) en plus de sept championnats mondiaux, des prix de Joueuse par excellence et de Meilleure avant (aux Olympiques de 2002 et 2006 et au Mondial féminin de 2007), et elle a souvent été membre de l’équipe des étoiles de ces deux événements – neuf fois en tout.

Elle occupe le premier rang de l’histoire au chapitre des buts (18), des aides (33) et des points (51) aux Olympiques, ainsi que le premier rang au chapitre des aides (49) et des points (86) au Championnat mondial féminin de l’IIHF.

Elle a porté le « C » avec l’équipe nationale féminine du Canada pendant sept saisons, de 2006 à 2013, menant son pays à deux championnats mondiaux et à une médaille d’or olympique pendant cette période.

Et elle était tout aussi bonne auprès de ses équipes de clubs, remportant un championnat de la NWHL et trois titres de la WWHL avec l’Oval X-Treme de Calgary, un championnat national du SIC avec l’Université de Calgary, et la Coupe Clarkson en 2016 avec l’Inferno de Calgary.

Elle est donc une gagnante. Et elle est une gagnante depuis longtemps.

« Il ne fait aucun doute que le feu sacré de Hayley et son désir d’être la meilleure lui ont permis de rester dans le sport », dit Davidson. « Son engagement à développer ses habiletés, sa forme physique, sa passion et son amour du sport ont toujours été bien évidents, et ce sont tous des facteurs qui ont joué un rôle dans sa capacité à faire partie d’un si grand nombre de médailles d’or pour le Canada. »

Mais soyez assuré que l’on se souviendra de Wickenheiser pour beaucoup plus que ses réalisations sur la glace, aussi impressionnantes et inégalées soient-elles.

Elle a parcouru le pays et le monde sans relâche pour faire la promotion du volet féminin du sport, la promotion d’un mode de vie sain et la promotion du pouvoir du sport.

« Ses réalisations sur glace et hors glace parlent d’elles-mêmes et elles ont favorisé la croissance du hockey féminin partout dans le monde » dit Davidson. « Elle a toujours repoussé les normes traditionnelles, que ce soit en jouant avec les hommes ou le type de jeu que nous jouions. À cause de ses racines dans une petite ville de la Saskatchewan et de la façon dont elle a été élevée, elle a un fort sentiment d’appartenance à la collectivité et elle redonne constamment au sport.

« Elle a toujours fait un effort pour être à la disposition de tous en tout temps, et ce ne serait pas surprenant si plusieurs jeunes femmes portaient le prénom Hayley un peu partout au pays à cause d’elle. »

En 2011, lorsqu’elle a été nommée Officière de l’Ordre du Canada « pour ses réalisations comme athlète et pour ses contributions à la croissance du hockey féminin », Wickenheiser était au Ghana, en Afrique de l’Ouest, avec Right to Play, une agence internationale humanitaire et de développement.

Elle a assumé un rôle de chef de file avec le Programme des ambassadrices et des mentores de la Fédération internationale de hockey sur glace cette année-là, aidant à orienter et à apporter du soutien aux athlètes ambassadrices travaillant auprès de nations en voie de développer le hockey féminin.

Et en 2014, alors que les Jeux de Sotchi prenaient fin, elle a été élue à la Commission des athlètes du CIO, un groupe d’élite qui travaille avec le Comité international olympique au nom d’athlètes de tous les sports.

Tout au long de son parcours, Wickenheiser est restée concentrée sur l’avenir du hockey féminin au Canada ce qui, en 2010, a entraîné la création du Festival mondial de hockey féminin Wickenheiser – Wickfest – qui rassemble des équipes féminines de partout au pays, non seulement sur la glace, mais pour des ateliers et des stages qui contribuent à façonner de meilleures joueuses et personnes.

Tout compte fait, voilà ce qui a toujours défini Hayley Wickenheiser : rendre le hockey – et le pays – meilleur. Et c’est exactement ce qu’elle a fait sur la patinoire et à l’extérieur de celle-ci en contribuant au succès d’Équipe Canada et en devenant un modèle pour des milliers de jeunes filles partout au pays.

Alors que les honneurs commencent à s’accumuler depuis qu’elle a mis fin à sa carrière de joueuse, comment les gens se souviendront-ils de Wickenheiser? Même Davidson n’en est pas certaine.

« Les legs continuent d’évoluer longtemps après que les joueuses arrêtent de jouer, alors c’est difficile de dire exactement ce que son legs sera », dit-elle. « Hayley sera toujours quelqu’un à qui les gens pourront se référer, et il n’y a aucun doute qu’elle va continuer à avoir une voix importante aux plus hauts niveaux pour les femmes dans le sport et la société. »

Il y a plusieurs mots pour la décrire – chef de file, coéquipière, gagnante, super vedette, précurseure, pionnière, ambassadrice... et ainsi de suite. Est-ce possible de n’en choisir qu’un? Probablement pas.

Alors, il suffira peut-être de dire...

Merci, Hayley.

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