pascal stjacques feature
Aux premières loges
L'arbitre canadien Pascal St-Jacques avait une place de choix lors du dernier Championnat mondial junior de l'IIHF qui a eu lieu au pays
David Brien
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8 décembre 2016
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Outre les joueurs, personne n'est aussi près de l'action au Championnat mondial junior de l'IIHF que la troisième équipe sur la glace – celle des officiels.

Donc, lorsque Pascal St-Jacques a reçu l'appel lui annonçant qu'il serait un arbitre au Mondial junior, il a réalisé le rêve d'une vie. HockeyCanada.ca a rencontré l'arbitre natif de Laval, au Québec, pour lui demander de raconter ses souvenirs de Toronto et de Montréal.

Q : Comment as-tu réagi lorsque tu as su que tu serais un arbitre au Mondial junior 2015?

R : La première fois que j'ai été invité au Championnat mondial junior, c'était en Suède, l'année d'avant. Mais, malheureusement, j'ai subi une blessure et je n'ai pas été capable de récupérer à temps. Ça avait été une grande déception. Mais la vie arrange bien les choses, on m'a appelé l'année suivante vers la fin septembre pour m'annoncer que j'avais été sélectionné pour le tournoi de Montréal et Toronto. Ma première réaction a été d'appeler ma blonde, mais elle n'a pas répondu. Alors j'ai appelé ma mère, mais elle non plus n'a pas répondu. Donc je pleurais de joie, tout seul, dans mon auto!

Q : Était-ce un objectif personnel d'arbitrer au Championnat mondial junior de l'IIHF?

R : Si tu m'avais dit il y a 25 ans, alors que je faisais mes débuts en tant qu'arbitre, qu'un jour j'allais arbitrer au Mondial junior, j'aurais probablement dit que tu étais fou ou que c'était impossible. Il y a tellement d'arbitres au Canada et tellement de circonstances qui peuvent faire en sorte que tu peux y être une telle ou telle année, que les chances sont très minimes. Beaucoup d'appelés, très peu d'élus, comme on dit. Mais j'avoue que je priais fort pour y aller suite à ma malchance [en 2014].

Q : Comme Québécois, comment as-tu vécu l'expérience de travailler au Mondial junior à domicile?

R : Mon premier match du tournoi était à Montréal; c'était une victoire inattendue de la Slovaquie sur la Finlande. C'était le seul match que j'ai fait à Montréal, mais c'était [celui dont j'étais le plus fier], parce que j'avais mon garçon de 6 ans et mon autre garçon de 4 ans dans les estrades qui regardaient leur père sur la glace du Centre Bell. De pouvoir faire un tournoi comme celui-là, dans un tel contexte, j'en parle et j'ai encore des frissons. D'avoir eu mes enfants, ma blonde et ma mère dans les estrades pour me voir à l'œuvre, disons que c'était le fait marquant de ma carrière.

Q : Que représente le Championnat mondial junior pour toi?

R : Quand j'étais jeune, on passait le temps des Fêtes à regarder ce tournoi-là en famille chez nous. C'était la grosse affaire et, en tant que jeune arbitre, je rêvais à ça! Les rêves ne sont souvent pas réalité, mais moi, j'ai pu réaliser celui-là. Je n'irai jamais arbitrer dans la Ligue nationale, dans la Ligue américaine, ou chez les professionnels, donc mon plus haut fait d'armes c'était ça. C'est ce qui a donné un sens à ma carrière, dans le fond. Je ne retrouverai plus jamais le sentiment que j'ai eu pendant ces cinq jours-là. J'ai même enregistré tous les matchs, et ils resteront chez moi pour le restant de mes jours.

Q : Pour un arbitre, en quoi le Mondial junior diffère-t-il des autres tournois?

R : J'ai fait plusieurs tournois partout dans le monde; durant [le Championnat mondial des moins de 18 ans] en République tchèque, il y avait plus de dépisteurs que de spectateurs dans la foule. J'ai aussi fait d'autres championnats où il y avait des spectateurs uniquement pour les matchs dans lesquels l'équipe locale jouait. Mais pour avoir parlé avec plusieurs autres arbitres qui ont fait le [Mondial junior] ailleurs, c'est lorsque c'est au Canada que c'est vraiment spécial. Je me souviens avoir fait un match Suède-Allemagne à Toronto, et c'était plein à craquer!

Q : Selon toi, pourquoi tous les amateurs de hockey devraient-ils assister au Championnat mondial junior 2017 de l'IIHF?

R : C'est l'expérience d'une vie! C'était juste incroyable. Je n'ai pas eu la chance de le voir de mes propres yeux à Montréal, mais l'ambiance aux alentours de l'aréna à Toronto était incroyable. Le Mondial junior, c'est aussi la prochaine génération de vedettes de la LNH. J'ai été sur la même glace qu'Auston Matthews, Jesse Puljujarvi et plusieurs autres. Ce sont des joueurs exceptionnels qui pourraient probablement jouer dans la LNH l'année où ils sont au Mondial junior. Comme ce sont les joueurs de demain, ils doivent être encouragés par notre pays!

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