Un Belge de bon gabarit
Fils de deux joueurs de basketball professionnel, originaire d'un pays qui n'est pas vraiment reconnu pour le hockey, le joueur d'origine belge Métis Roelens a choisi de faire sa marque sur la glace plutôt que sur les parquets de basketball
David Brien
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28 avril 2017
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À 6 pi 4 po et près de 200 livres, avec une épaisse chevelure blond platine, Métis Roelens a plutôt tendance à attirer les regards partout où il va. Ajoutez ensuite deux pouces à sa taille lorsqu'il est sur patins, donnez-lui un bâton et une rondelle, et c'est garanti qu'il ne passera pas inaperçu.

Toutefois, l'attaquant du Blizzard du Séminaire Saint-François est désormais habitué à cette attention, et il n'a pas fini de faire tourner les têtes cette semaine à la Coupe TELUS 2017, à Prince George.

Le jeune homme de 16 ans a toujours été un peu différent de ses pairs. En Belgique, son pays natal, la plupart de ses amis rêveraient d'une carrière professionnelle au soccer ou au tennis. Mais jamais au hockey.

Métis se démarque d'autant plus en raison de sa lignée. Son père Olivier, qui mesure 6 pi 10 po, a joué au basketball professionnel en Belgique pendant 14 ans et de façon intermittente en compétition internationale.

Sa mère, Cynthia Johnston, est une Canadienne de 6 pi 1 po qui a un statut de légende au basketball à l'Université Bishop’s. Elle a été nommée deux fois Joueuse par excellence du RSEQ et trois fois Joueuse par excellence de l'Union sportive interuniversitaire canadienne (USIC), en plus d'être nommée cinq fois à l'équipe des étoiles du RSEQ de 1987 à 1991. Elle a aussi eu une carrière professionnelle de 14 ans en Belgique – où elle a rencontré Olivier – et a représenté le Canada aux Jeux olympiques d'été de 1996.

Donc, comment quelqu'un venant d'une famille de joueurs de basketball, dans un pays qui n'est pas vraiment porté sur le hockey, développe-t-il une passion pour les patinoires plutôt que les terrains de basketball?

En février 2006, la famille Roelens a visité Montréal pour assister à deux matchs des Canadiens, et Métis, alors âgé de six ans, était de la partie. Sur le chemin du retour, la famille a fait un arrêt à Saint-Jean, N.-B., pour rendre visite à des proches de Cynthia, et Métis a sauté sur la glace pour la première fois.

« C'est à ce moment que mon amour du hockey est réellement né », dit-il. « Nous sommes revenus en Belgique, et j'étais obsédé par le hockey, alors j'ai demandé à mon père de m'inscrire dans une ligue. »

Métis avait un talent naturel pour ce sport, et après trois ans seulement, ses parents et lui ont compris que le niveau de compétition en Belgique n'était pas assez élevé comparativement à son développement.

« Mon père a commencé à faire des trajets transfrontaliers en voiture pour m'emmener à Lille, en France », se souvient-il. « Il y avait plus de joueurs là-bas et de meilleures équipes avec lesquelles je pouvais jouer, donc on a fait ces voyages pendant trois ans. »

Toutefois, lorsque Cynthia a appris en 2012 qu'une maison historique sur l'Île d'Orléans qui était dans sa famille depuis la fin des années 1800 allait être mise en vente, elle s'est proposée et a déménagé sa famille au sud-est de la ville de Québec.

C'est à partir de ce moment que Métis a réellement commencé à jouer au hockey à la canadienne. Après avoir mené l'Académie Saint-Louis à un championnat provincial en 2015 en tant que capitaine, il a percé la formation du Blizzard l'année dernière.

« Il est vraiment un joueur qui a eu un impact positif sur notre équipe », affirme Martin Laperrière, entraîneur-chef de Saint-François. « Il a toujours eu un excellent sens du hockey et un bon tir, mais il devait travailler sur différents détails, surtout compte tenu de son gabarit. »

Après n'avoir récolté que six points en 33 matchs l'année dernière – ce qui a tout de même suffi pour lui permettre d'être un choix de quatrième ronde des Olympiques de Gatineau au repêchage de la LHJMQ –, Métis a causé la surprise auprès de son entraîneur, de ses coéquipiers et de ses adversaires en obtenant 42 points en saison régulière cette année, pour une moyenne de plus d'un point par match.

« C'est surtout une question de confiance, mais c'est certain que ça a aidé de m'habituer à mon corps et d'apprendre à m'en servir », explique-t-il au sujet de son éclosion durant la saison.

La plupart des adolescents qui ont une taille imposante ont besoin de plus de temps pour s'accoutumer à leur corps, mais dans le cas de Métis, ce fut plutôt rapide. Il peut remercier ses parents et ses qualités athlétiques innées pour cette facilité.

« Le simple fait d'être l'enfant de mes parents m'a aidé comme athlète », estime-t-il. « Mais leur apport le plus important est qu'ils font attention à ce que nous, leurs enfants, mangeons. Sans doute plus que dans les autres familles, ça a donc joué un rôle important dans mon développement. »

Que ce soit grâce à ses parents, à ses deux frères qui jouent au hockey ou à ses deux sœurs qui jouent au soccer et font de l'équitation, Métis a reçu beaucoup de soutien à la maison, même s'il ne s'en rendait pas compte à ce moment.

« Je n'y avais jamais vraiment pensé, mais le fait d'être l'aîné m'a probablement aidé à devenir un meilleur meneur, puisque je devais toujours montrer l'exemple à mes frères et à mes sœurs », dit-il.

« Il vient d'une famille tissée serrée, et il a la même approche avec ses coéquipiers. Il n'est pas nécessairement celui qui parle le plus, mais son jeu et son attitude lui attirent le respect de ses coéquipiers, et c'est une grande contribution à l'équipe sur le plan du leadership », soutient Laperrière.

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