Le patrimoine d’une communauté prête main-forte
De nouveau en quête de ses rêves olympiques, Brigette Lacquette porte en elle les espoirs des Premières Nations et elle s’en inspire en vue de PyeongChang.
Jason La Rose
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25 septembre 2017
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Parlez à Brigette Lacquette et vous ne tarderez pas à vous faire une première impression – joueuse tranquille, humble, toujours prête à foncer et à se mettre au travail et qui adore le sport. Et vous n’auriez pas tort.

Mais il existe un autre aspect à son histoire, et il est important.

Lacquette est la première joueuse autochtone à se tailler une place au sein de l’équipe nationale féminine du Canada; c’est une désignation qui ne doit pas être prise à la légère et Lacquette en retire une très grande fierté.

« C’est tout pour moi », dit Lacquette. « J’ai travaillé toute ma vie pour ceci, et être un modèle pour les jeunes Autochtones du Canada, c’est énorme. Je n’avais pas ça en grandissant, une hockeyeuse autochtone pour m’inspirer, et le fait d’être la première a une très grande importance. »

Lorsque Lacquette était plus jeune, Jordin Tootoo, qui est arrivé sur la scène internationale avec Équipe Canada au Mondial junior 2003, était celui qui ressemblait le plus à un modèle pour elle.

Lacquette venait d’avoir 10 ans lorsque Tootoo a aidé le Canada à remporter l’argent à Halifax, et elle se souvient de l’impact de sa performance – sur elle, sur les Premières Nations et sur le reste du Canada.

« Tout le pays était derrière lui, et il rendait les Premières Nations et les Autochtones fiers partout au Canada », dit-elle. « J’ai toujours voulu faire une différence de la sorte. »

Le parcours que la jeune femme de 24 ans a suivi pour parvenir à faire une différence n’a pas été facile, car plusieurs obstacles ont surgi en cours de route vers la centralisation olympique – des ennuis financiers, de l’intimidation et du racisme, pour n’en nommer que quelques-uns.

Mais tous ont aidé Lacquette à se forger ce qu’elle appelle une « carapace ».

Tout comme ses parents. Terance, un Métis, et Anita, une indienne inscrite visée par un traité auprès de la Première Nation de Côté en Saskatchewan, ont été une force motrice, littéralement, conduisant Lacquette, son frère et sa sœur d’un bout à l’autre du Manitoba à la poursuite de leurs rêves au hockey.

« La famille, c’est tout pour moi », dit Lacquette. « C’est mon rocher; mes parents, ma sœur (Tara, 26 ans) et mon frère (Taran, 21 ans) assurent mon équilibre. Même lorsque les choses ne vont pas bien à l’aréna, je peux compter sur eux pour être là pour moi. »

Originaire de Mallard au Manitoba, une petite communauté d’environ 150 personnes située à 330 kilomètres au nord-est de Winnipeg, Lacquette décrit sa ville d’origine comme étant « au milieu de nulle part ». Mais rares sont les choses qui ont défini son parcours plus que cette communauté.

« C’est d’où je viens et où j’ai grandi », dit-elle. « Ça fait partie de moi.

« Il n’y a pas que Mallard, il y a aussi ma réserve. J’amène une partie de Côté et de Mallard partout avec moi. Je suis extrêmement fière d’où je viens, car, en plus des obstacles que j’ai affrontés et surmontés, cela a fait de moi qui je suis aujourd’hui. »

Lacquette a fait son entrée en scène il y a un peu plus de 10 ans grâce à trois performances couronnées de succès – elle a été nommée Meilleure défenseure du Championnat national féminin des moins de 18 ans 2008, de la Coupe Esso 2009 (remportant le titre national avec les Wildcats de Westman) et du Championnat mondial féminin des M18 2010 de l’IIHF (où elle a préparé le but gagnant en prolongation pour permettre au Canada de remporter sa première médaille d’or à cet événement).

En cours de route, elle a fréquenté la Pursuit of Excellence Hockey Academy, l’Université du Manitoba et l’Université du Minnesota à Duluth, et elle s’est taillé une place au sein du programme national et a mérité une invitation à la centralisation olympique en prévision des Jeux de 2014.

Mais en présence d’un grand nombre de défenseures, Lacquette a été retranchée en novembre 2013 et elle a dû regarder, de chez elle, le Canada remporter sa quatrième médaille d’or consécutive à Sotchi lors d’une prolongation endiablée contre les États-Unis.

Quatre ans plus tard, elle est de retour à Calgary alors que d’autres Jeux olympiques pointent à l’horizon et les souvenirs douloureux de 2013 la motivent alors que l’équipe nationale féminine du Canada se prépare à PyeongChang.

« Je n’ai jamais oublié le sentiment ressenti lorsque j’ai été retranchée il y a quatre ans, alors ça me motive. »

Il serait tout à fait normal de penser qu’avoir une deuxième chance de représenter son pays sur la plus grande scène du sport pendant que les yeux de la communauté des Premières Nations sont tournés vers vous est accompagné d’une certaine pression (probablement assez forte).

Mais non.

« Je ne sens pas vraiment de pression », affirme Lacquette. « Je suis extrêmement fière de mes origines et je suis tout simplement ravie d’être où je suis et d’avoir l’occasion de participer aux essais de l’équipe olympique et de jouer pour Équipe Canada.

« Le simple fait d’être la personne qui peut servir de modèle et représenter un espoir pour les jeunes des Premières Nations revêt beaucoup d’importance. »

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