meghan agosta action
L’expérience ne s’enseigne pas
En quête d’une page d’histoire à PyeongChang, Meghan Agosta puise dans les leçons apprises au hockey et comme policière pour s’améliorer sur la patinoire et à l’extérieur de celle-ci
Jason La Rose
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8 février 2018
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Hayley Wickenheiser. Jayna Hefford. Caroline Ouellette.

Les trois grandes.

Elles sont littéralement le modèle de référence en ce qui a trait à l’équipe nationale féminine du Canada; les trois ont gagné quatre médailles d’or olympiques (les trois seules joueuses à avoir fait partie des éditions 2002, 2006, 2010 et 2014 d’Équipe Canada) et elles se classent aux premier, deuxième et troisième rangs des marqueuses de tous les temps de l’équipe nationale.

Meghan Agosta est prête à transformer ce trio en quatuor.

Même si elle aura sans doute besoin d’encore quelques années pour égaler leurs exploits offensifs (elle occupe actuellement le sixième rang des pointeuses), Agosta pourrait bien se joindre à Wickenheiser, Hefford et Ouellette comme les seules personnes – hommes et femmes confondus – à remporter quatre médailles d’or olympiques.

Mais le parcours vers PyeongChang a été très différent de ceux empruntés vers le triomphe à Turin en 2006, la victoire à Vancouver en 2010 et le succès à Sotchi en 2014.

Il y a quatre ans, Agosta a décidé de passer à autre chose que le hockey, partant à la poursuite de son rêve de faire carrière dans la police. Peu après avoir remporté l’or en Russie, la jeune femme de Toronto s’est jointe au service de police de Vancouver après avoir pris congé du hockey pendant un an pour fréquenter l’académie de police.

« Cette carrière-là m’est presque tombée du ciel », dit-elle. « Il fallait simplement être au bon endroit au bon moment, et j’ai rencontré les bonnes personnes. Elles m’ont dit “Pourquoi ne poses-tu pas ta candidature?” ce que j’ai fait, et trois mois plus tard, j’ai été embauchée. Ma plus grande crainte était de dire à Hockey Canada “Hé, je dois prendre une année de congé pour poursuivre ma carrière comme policière”, mais [la directrice générale d’Équipe Canada] Mel [Davidson] et Hockey Canada m’ont vraiment appuyée. »

Le déménagement en Colombie-Britannique comportait plusieurs défis pour Agosta. Puisqu’il n’y a pas d’équipe de la Ligue canadienne de hockey féminin à Vancouver, elle a dû trouver d’autres moyens de rester au sommet de sa forme; elle a donc patiné avec les Hawks de Valley West de la BC Hockey Major Midget League, a travaillé avec un préparateur physique à l’Université de la Colombie-Britannique et a joué des matchs avec l’équipe du personnel du service de police de Vancouver, les Centurions.

Agosta a retrouvé Équipe Canada à l’automne 2015 et elle a participé aux Championnats mondiaux féminins 2016 et 2017 de l’IIHF tout en jonglant ses carrières sur la glace et à l’extérieur de celle-ci.

Mais les Olympiques ne sont pas quelque chose avec quoi il est possible de jongler, et Agosta – avec la permission et l’appui sans réserve du service de police de Vancouver – a pris un congé de 12 mois pour s’installer à Calgary et se concentrer complètement sur la centralisation.

« Prendre une année de congé pour déménager ici, habiter ici et être centralisée avec les filles est arrivé au bon moment pour moi, car j’ai pu mettre la police de côté pendant un an et vraiment me concentrer et fréquenter les filles sur une base quotidienne », dit-elle. « J’aime m’entraîner avec elles tous les jours, pouvoir nous motiver les unes les autres, et j’ai l’impression d’être devenue beaucoup plus forte à l’extérieur de la glace et bien meilleure sur la glace. »

Cela n’est pas peu dire pour quelqu’un qui a accumulé 83 buts et 171 points en 171 matchs en carrière.

Mais les chiffres ne sont qu’une partie de l’histoire d’Agosta qui a accepté volontiers son statut de vétérante. Avec trois Jeux olympiques et près de 14 années d’expérience internationale à son actif, l’athlète de 30 ans (elle aura 31 ans le 12 février au lendemain du premier match du Canada aux Olympiques) sait écouter les plus jeunes et elle est ravie de pouvoir agir comme mentore auprès de la prochaine génération.

« Présentement, je me concentre sur le fait d’être ici, être une bonne chef de file », dit-elle, « et aider tout le monde à faire de leur mieux et à prendre les plus jeunes sous mon aile pour qu’elles soient à l’aise et confiantes. »

L’expérience est réciproque. Autant les jeunes joueuses comme Emily Clark, Laura Stacey et Jill Saulnier profitent de l’expérience d’Agosta, elle aussi s’améliore grâce à ce qu’elle a vécu auprès d’Équipe Canada et du service de police de Vancouver.

« Je pense que comme policière, tu apprends que peu importe si c’est difficile, tu en sors toujours gagnante. Le camp de type militaire et la centralisation ont été physiquement épuisants, mais j’ai trouvé que mentalement, le camp de type militaire a été un des plus faciles auxquels j’ai pris part », dit Agosta. « Physiquement, oui, j’étais fatiguée, mais tu sais que tu peux en donner encore plus. Aller et patrouiller les rues avec le travail par quarts, tu ne peux jamais être fatiguée. Dans mes deux carrières, je me dis “Je suis déjà passée par là, j’ai déjà fait ça, je suis formée pour ça et je vais en sortir gagnante.” »

Mais pour combien de temps encore? Avec son travail de policière à temps plein et les défis avec lesquels elle doit composer à Vancouver, rares sont ceux qui blâmeraient Agosta de prendre le large avec ses médailles d’or.

Au lieu d’entendre le chant du cygne cette saison, Agosta s’est rendu compte que le moment n’est pas encore venu de tirer sa révérence.

« J’ai encore tant à donner, et après cette année, avec l’équipe que nous avons et les liens que nous avons, de voir mon progrès comme personne et de voir où je suis rendue, je ne vois pas comment je pourrais accrocher mes patins bientôt.

« Si vous demandez si je vais prendre ma retraite après ces Olympiques, la réponse est non. »

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