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Retour aux sources
Trente-quatre ans après avoir remporté l'or au Mondial junior et après une carrière riche et diversifiée, Paul Boutilier retrouve le programme d'excellence
Paul Edmonds
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30 octobre 2016
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Comme c'est le cas pour la plupart des entraîneurs dans les catégories élites partout au pays, Paul Boutilier occupe son poste pour les bonnes raisons.

Après tout, son parcours postsecondaire pourrait sans doute lui permettre de se trouver un travail plus payant où il ne voyage pas autant et ne s'expose pas aux critiques.

Mais il fait son chemin au hockey en raison de sa passion pour ce sport, de même que d'un désir d'aider et de former les jeunes joueurs, surtout les défenseurs.

Âgé de 53 ans, l'ancien arrière de la Ligue nationale de hockey a repris un rôle d'entraîneur il y a deux ans lorsqu'il a accepté un poste avec les Sea Dogs de Saint John dans la LHJMQ, croyant qu'il avait quelque chose à offrir aux défenseurs en développement, particulièrement en cette ère où la ligne rouge a disparu.

Cet apport s'est traduit par un rôle d'entraîneur-chef de Canada Noirs au Défi mondial de hockey des moins de 17 ans 2016, ce qui marque le retour de Boutilier au programme d’excellence plus de trente ans après sa médaille d'or gagnée au Championnat mondial junior de l’IIHF.

Selon Boutilier, on demande aux défenseurs d'aujourd'hui d'être altruistes, sans qu'on leur enseigne systématiquement comment assumer cette responsabilité rapidement et adéquatement.

Les défenseurs doivent savoir être mobiles, faire circuler la rondelle, jouer défensivement, appuyer l'attaque, dicter le jeu et protéger leur filet. Il s'agit là d'attentes plutôt élevées pour lesquelles, selon lui, l'enseignement doit privilégier la patience, l'intégration et la rigueur.

« Selon moi, on s'attend à ce que les défenseurs d'aujourd'hui soient des joueurs complets sans qu'on leur communique adéquatement comment le devenir », dit-il.

Donc, fort de ses 228 matchs dans la LNH et de son titre de la Coupe Stanley, de ses deux diplômes universitaires (une MBA en gestion des TI et un diplôme d'études commerciales en comptabilité) ainsi que de son expérience comme entraîneur au sein de deux programmes universitaires notoires (St. Mary's et Dalhousie), Boutilier avait un plan en tête lorsqu'il a fait son retour dans le monde du hockey.

En se basant sur son penchant naturel pour les chiffres, il a établi un programme à l'université qu'il a nommé shift downtime (temps morts pendant les présences), dont le principe vise à permettre aux défenseurs de s'améliorer en mettant l'accent sur les moments où ils n'ont pas la rondelle.

Le programme intègre tous les aspects de la position de défenseur : la gestion de l'écart dans le positionnement, la récupération de rondelle, le repérage, etc.

Il a enseigné ce programme à ses joueurs de Saint John au cours des deux dernières saisons avec de bons résultats. Cet automne, les six meilleurs défenseurs des Sea Dogs de l'année dernière ont participé au camp d’entraînement principal d'équipes de la LNH. Parmi ceux-ci, Thomas Chabot a percé la formation de départ au match d'ouverture des Sénateurs d’Ottawa.

On compte aussi parmi ce groupe Luke Green, choix de troisième ronde (79e au total) des Jets de Winnipeg en juin dernier. Green, un défenseur doué pour l'offensive, a perçu l'amélioration de son jeu après seulement une saison sous la tutelle de Boutilier.

« Il a vraiment une approche axée sur les joueurs », affirme l'ancien premier choix de la LHJMQ. « Il fait tout pour tenter de nous rendre meilleurs. Il continue toujours d'apprendre et d'enseigner de nouvelles choses pour qu'on puisse s'améliorer chaque jour. »

« Il me parlait constamment de savoir lire le jeu et de créer un meilleur équilibre entre mon jeu offensif et défensif. »

Cette capacité à communiquer et à enseigner le hockey aux meilleurs espoirs adolescents est l'une des grandes raisons pour lesquelles Hockey Canada a fait appel à Boutilier en vue du Défi mondial de hockey des moins de 17 ans à Sault Ste. Marie, en Ontario.

Pour Boutilier, la décision d'accepter le poste était facile à prendre, puisqu'il est lui-même issu du système de Hockey Canada.

Au début des années 1980, Hockey Canada a lancé le programme d’excellence. L'objectif du programme – et ce, encore à ce jour – est de recruter les meilleurs joueurs au Canada, de poursuivre leur développement grâce à un système d'entraînement de calibre mondial et d'axer leur formation sur la réussite sur la scène internationale pour encadrer leur transition au niveau supérieur.

Boutilier faisait partie de l'équipe inaugurale du programme d’excellence de Hockey Canada en 1982, un groupe qui a mis la main sur la toute première médaille d’or du Canada au Championnat mondial junior de l’IIHF. (Il était de retour l'année suivante avec l'équipe qui a remporté le bronze, aux côtés notamment de Mario Lemieux et de Steve Yzerman.)

Pendant la saison de 1981-1982, Boutilier, patineur habile à caractère offensif, a inscrit 20 buts et 80 points en 57 matchs avec les Castors de Sherbrooke, a aidé son équipe à atteindre la Coupe Memorial et a reçu le prix du Défenseur de l’année de la LHJMQ.

Mais c'est au Mondial junior, sous la gouverne de l'éminent entraîneur-chef Dave King, que Boutilier a réellement transformé sa conception du hockey et sa compréhension des fondements du succès.

« C'est comme un retour aux sources pour moi », explique l'homme originaire de Sydney, en Nouvelle-Écosse. « J'étais un des joueurs du premier programme d’excellence. Quand j'ai reçu l'appel de Tom [Renney, président de Hockey Canada], j'étais honoré qu'on pense à moi. J'ai ressenti les mêmes émotions qu'il y a une trentaine d'années. »

Le Mondial junior a permis à Boutilier de connaître une belle carrière dans la LNH, au sein de cinq organisations différentes. Sa première équipe a été les Islanders de New York, avec qui il a participé à la fin de la séquence de quatre championnats de la Coupe Stanley de suite de cette dynastie en 1983.

Les Islanders ont repêché Boutilier au 21e rang au total en 1981. Il a fait partie de l'équipe pendant près de quatre saisons, sous la direction de l'entraîneur de longue date des Islanders Al Arbour, avant de jouer pour Boston, les Rangers de New York, Minnesota et Winnipeg.

Encore à ce jour, il reconnaît que la plupart de ses connaissances au hockey lui ont été inculquées par King et Arbour, tant directement que par observation, surtout dans les débuts du programme d’excellence.

« Le Programme d’excellence de Hockey Canada se veut toujours la base du hockey élite et la poursuite de l'excellence », déclare Boutilier, qui a aussi occupé des postes à l'étranger pour le gouvernement du Canada et comme directeur administratif du World Curling Tour. « C'est un plaisir d'être un ancien joueur et désormais un entraîneur de ce programme qui ne cesse de croître. »

Boutilier apprécie énormément ce parcours au hockey qui aboutit à un retour aux sources, d'autant plus qu'il a la possibilité de transmettre ses connaissances et de partager son expérience dans le cadre de ce qu'il appelle le « cycle de l'entraînement ».

« Hockey Canada fait un travail de mentorat merveilleux. Il n'y a rien de tel que l'expérience. En vieillissant, on se rend compte que cette expérience procure un sentiment de calme. On parvient à gérer les situations stressantes. »

« Les principes qui m'ont été enseignés par David King me permettent ni plus ni moins de construire à partir des bases qu'il a jetées. Et c'est un grand honneur pour moi de partager les idées et les notions que j'ai apprises avec mes joueurs. »

Cela vaut également pour celles qu'il a lui-même créées, toujours pour les bonnes raisons.

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