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Un legs bénéfique
Charlottetown et l'Île-du-Prince-Édouard ont profité grandement de l'accueil du monde du hockey sur luge
Chris Jurewicz
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4 décembre 2016
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Tracy Stevenson n'a pas vécu un tel engouement les deux dernières fois.

Charlottetown à l'Île-du-Prince-Édouard s'apprête à accueillir le Défi mondial de hockey sur luge (DMHL) pour la troisième fois; l'édition de 2016 se mettant en branle le 4 décembre. Stevenson, directrice administrative de Parasport and Recreation PEI, a fait partie des deux événements antérieurs du DMHL à Charlottetown en 2008 et 2009.

Beaucoup de choses ont changé en sept ou huit ans.

« Les choses commencent à être vraiment très excitantes », dit Stevenson. « Je sais qu'ici, dans nos bureaux, nous recevons beaucoup d'appels. J'ai une énorme pile de formulaires d'inscription de bénévoles qui veulent participer. La dernière fois, les gens n'étaient pas au courant, ils ne savaient pas vraiment ce qu'était le hockey sur luge, mais maintenant, ils le savent.

« Et un certain élan est créé dans les écoles; ils en parlent aux élèves et ils veulent participer. J'ai reçu des appels demandant que les athlètes visitent leurs écoles. Ce n'était pas comme ça la dernière fois. C'est vraiment excitant de voir la communauté se serrer les coudes et vouloir participer. »

Sans faire de bruit, Charlottetown est devenue une chef de file du hockey sur luge à l'échelle nationale. Avant que la capitale insulaire accueille le monde en 2008 et 2009, Stevenson dit que le hockey sur luge n'existait pas sur l'Île-du-Prince-Édouard. Bien sûr, il y avait quelques luges ici et là, mais personne ne pratiquait le sport et ces vieilles luges n'auraient pu être utilisées, dit-elle en riant.

Après le succès des deux Défis mondiaux de hockey sur luge, un fonds de legs a été créé avec Hockey Î.-P.-É. pour développer le sport sur l'île. Stevenson explique qu'au départ, l'argent a servi à acheter 10-12 luges. Par la suite, des adeptes du hockey sur luge comme Eric Payne – bien connu dans le sport et sur l'île – ont parcouru l'île d'une pointe à l'autre avec des luges pour faire la démonstration et la promotion du sport.

« Ce qui m’excite? C’est comme lorsqu’on m’a présenté le sport en 2007 lors du lancement de Sans limites », affirme Payne. « Je me trouvais dans un monde d’incapacités et ça faisait partie de ma vie avant que je réalise que j’étais capable. Si je pouvais faire ça, que pouvais-je faire d’autre? J’aime le fait de pouvoir offrir ça aux autres. »

Toute personne qui a assisté à une démonstration d'un match ou d'un entraînement de hockey sur luge vous dira probablement que voir le sport en direct donne le goût de l'essayer. Stevenson est d'accord et elle en est constamment témoin.

« Nous venons de commencer à présenter des festivals de parasports dans les écoles », dit-elle. « Ce sont des événements d'une journée où nous invitons les écoles à amener des élèves ayant un handicap à notre festival. Nous avons fait huit sports dans le gymnase et ensuite nous avons joué au hockey sur luge. Et tout le monde voulait jouer au hockey sur luge, c'était fantastique.


« Nous avons eu la chance que Billy Bridges [natif de Summerside, Î.-P.-É] et Adam Dixon (membres de l'équipe nationale sur luge du Canada] soient à l'Île-du-Prince-Édouard pour cet événement. Ils ont dirigé la séance sur glace et je suis certaine qu'environ 70 des 80 élèves sur place ont essayé le hockey sur luge. C'était génial. C'était la première fois que nous présentions le hockey sur luge à notre festival de parasports sur glace. »

Le legs des Défis mondiaux de hockey sur luge 2008 et 2009 a permis de faire plus qu'acheter de l'équipement et de faire la démonstration du sport dans des communautés de Borden à Summerside à Alberton et plusieurs autres.

En 2010, grâce en grande partie au DMHL, le premier programme de hockey sur luge de l'Î.-P.-É. a vu le jour. Au début, environ huit joueurs se réunissaient une fois par semaine pour des entraînements et des matchs amusants. Puis, cela a entraîné la formation des Ice Breakers, le programme de hockey sur luge de l'île qui est en activité de novembre à mars.

L'équipe affronte le Cap-Breton, une autre communauté des Maritimes qui offre un programme de hockey sur luge, et elle participe à des tournois d'envergure comme celui présenté par le Blizzard de London.

« Le temps des démonstrations est révolu à l’Île-du-Prince-Édouard », dit Payne, un soldat qui compte plus de 20 ans d’expérience et que l’on a initié au hockey sur luge en 2007 (sa jambe gauche a été amputée sous le genou à la suite d’un accident de motocyclette).

« Nous jouons au sein d’une équipe depuis cinq ans. Cette année-là, nous avons joué contre une équipe à Halifax. L’année suivante, nous sommes allés à London pour le tournoi annuel du Blizzard et nous y sommes retournés deux ans plus tard. Nous avons eu jusqu’à 15 joueurs et aussi peu que 10. »

Il y a aussi le tournoi de hockey sur luge des Maritimes qui a vu le jour en 2015 et qui aura lieu à nouveau en décembre conjointement avec le DMHL.

Trois équipes – les Ice Breakers, Cap-Breton et Halifax – s'affronteront les unes les autres en vertu d’un calendrier établi en fonction du Défi mondial de hockey sur luge qui permettra aux joueurs des Ice Breakers, du Cap-Breton et de Halifax de profiter pleinement de tout ce qui entoure le DMHL.

« Halifax et le Cap-Breton ont des équipes seniors », dit Payne. « Il y a un programme junior à Wolfville et maintenant, à Bridgewater. Nous travaillons fort avec le Nouveau-Brunswick pour qu’ils appuient sur la détente et forment une équipe. »

Le travail visant à assurer l'essor du sport n'est pas terminé. Stevenson vise d'autres buts pour développer le sport sur l'Île-du-Prince-Édouard; elle veut créer un programme pour les jeunes et miser sur le succès du programme des Ice Breakers. L'équipe compte habituellement environ 12 joueurs fermement engagés et Stevenson aimerait que quelques autres s'ajoutent chaque année.

Commencer à la base est essentiel.

En 2013, un deuxième programme de hockey sur luge a été mis en œuvre à Montague, grâce en grande partie au financement du legs des Jeux d'hiver du Canada. L'équipe avait le vent dans les voiles au début, mais Stevenson dit qu'il n'y avait tout simplement pas assez de joueurs pour former deux équipes. Pour ce qui est de l’avenir, l'ajout d'une autre deuxième équipe sur l'île semble possible.

« J'aimerais voir un programme pour les jeunes », dit Stevenson. « Nous commençons à générer de l'intérêt par l'entremise de la relation que nous avons développée avec les écoles. L'intérêt est sans aucun doute croissant auprès de cette population. Et plus nous pouvons les intégrer au sport jeunes, faire en sorte qu'ils sont actifs... plus c'est avantageux pour tout le monde. »

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