TOUS ENSEMBLE de Janes : Cassie Campbell-Pascall

Double médaillée d’or olympique, l’ancienne « Capitaine Canada » demeure une voix importante dans le développement du hockey féminin


par Jason La Rose

Il existe une règle non écrite au sein de Hockey Canada et de ses équipes nationales : si vous n’êtes pas en avance, vous êtes en retard. Si l’autobus part à 10 h, vous feriez mieux d’être assis à votre place et prêt à partir à 9 h 55.

Aujourd’hui, Cassie Campbell-Pascall est surtout connue pour ses deux médailles d’or olympiques, ses six médailles d’or au Championnat mondial féminin de l’IIHF, ses nombreuses années en tant que capitaine de l’équipe nationale féminine du Canada et son travail à Hockey Night in Canada, ainsi que de nombreux autres honneurs et distinctions.

En 1994, toutefois, Campbell-Pascall, alors âgée de 20 ans, n’était qu’une jeune recrue participant à son premier camp de l’équipe nationale. Dans son empressement à se rendre au camp, elle a poussé à l’extrême la maxime « être à l’avance ».

« J’imagine que j’étais un peu trop énervée », raconte Campbell-Pascall. « À l’époque, j’étais à l’université, et je me suis présentée au camp une journée à l’avance. À mon arrivée, Patti McGarry, qui travaillait alors à Hockey Canada, était là. Elle a dit : “Hé, tu n’es pas censée être ici avant demain. Mais si tu veux rester, tu peux rester.” Alors je suis restée. »

Elle est restée ce jour-là de 1994, et elle est restée pendant les 12 années suivantes, devenant le cœur et l’âme de l’équipe nationale et l’un des visages les plus connus du hockey féminin.

Originaire de Brampton, en Ontario, Campbell-Pascall a suivi les traces de son frère aîné Jeff dans le sport, gravissant les échelons du hockey mineur au moment même où le hockey féminin faisait ses débuts sur la scène internationale.

Elle était adolescente quand Ottawa a accueilli le premier Championnat mondial féminin, en 1990. Peu de temps après, une rencontre avec certaines des médaillées d’or de l’équipe canadienne, dans le cadre d’un tournoi de hockey mineur, a changé sa vie.

« Elles avaient leurs médailles au cou et portaient leurs survêtements roses et blancs », se rappelle Campbell-Pascall. « Je me souviens notamment d’Angela James, de Geraldine Heaney, de Laura Schuler et de Vicky Sunohara. »

« C’était une période charnière de ma vie quant au sport que j’allais continuer à pratiquer, car à cet âge, il fallait commencer à choisir. Si j’avais vraiment un avenir au hockey, où pourrais-je aller? Où pourrais-je jouer? Le fait de rencontrer ces femmes et de regarder à la télévision ce match pour la médaille d’or, avoir la chance de participer aux Jeux d’hiver du Canada en 1991, tous ces événements se sont produits pendant cette période. Ils expliquent en grande partie pourquoi j’ai pu continuer à jouer et continuer à aimer le hockey. »

Capitaine adjointe à partir de 1997, Campbell-Pascall a succédé à Thérèse Brisson en tant que capitaine avant les Jeux olympiques d’hiver de 2002, au cours desquels le Canada, malgré huit défaites consécutives contre les États-Unis préalablement au tournoi, a vaincu les Américaines, remportant sa première médaille d’or en hockey féminin.

« Nous les avons battues une fois, et c’était la fois qui comptait le plus », dit-elle. « Face à l’adversité, nous sommes devenues une équipe formidable. Ce jour-là de février 2002, nous formions une équipe formidable. »

Elle était aussi capitaine aux Jeux de 2006 à Turin, en Italie, devenant la seule Canadienne à mener deux équipes à la conquête du titre olympique, avant d’annoncer sa retraite, en août de la même année. Depuis, elle est devenue la première hockeyeuse intronisée au Panthéon des sports canadiens, a été la première femme à recevoir l’Ordre du hockey au Canada et a été investie de l’Ordre du Canada.

Plus de 14 ans après sa retraite, Campbell-Pascall, qui a effectué un retour dans le giron d’Équipe Canada à titre de conseillère la saison dernière, demeure une voix importante au hockey féminin. Elle a souvent parlé de la nécessité d’une ligue professionnelle unique, qui donnerait aux meilleures joueuses au monde un endroit où jouer.

« Nous devons travailler ensemble », dit-elle à propos des conditions pour que ce rêve devienne réalité. « Je pense qu’à l’heure actuelle, le plus gros problème du hockey féminin, c’est l’absence d’un groupe de personnes déterminées à travailler ensemble. Certains recherchent plutôt la gloire, et cela a été vraiment frustrant pour moi. Je sentais que je devais prendre un peu de recul et me faire moins présente, pour permettre aux joueuses actives de se faire entendre. Je pense que cela a été important pour le sport. »

Prendre du recul lui a aussi permis de se concentrer sur son rôle le plus important, soit celui de maman. Sa fille Brooke a 10 ans et fait son propre chemin au hockey.

« Cela me rappelle des souvenirs, être sur la glace aujourd’hui et être entraîneuse adjointe de son équipe, comprendre l’importance de ce que ma mère a vécu, séparer les rôles de parent et d’entraîneuse », dit-elle. « J’espère vraiment qu’elle aime le hockey. Et si ce n’est pas le cas, c’est très bien ainsi, elle pourra poursuivre son chemin et faire ce qu’elle veut. Cependant, pour le moment, je sais qu’elle aime l’aspect social. Je sais qu’elle s’amuse beaucoup, et c’est ce qui est important pour moi. C’est vraiment cool de la voir aller sur la patinoire. »

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