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17 mars 2010
SLD.003

VANCOUVER (Colombie-Britannique) – L’équipe canadienne de hockey sur luge a beau exceller au chapitre de
l’offensive aux Jeux paralympiques de Vancouver, elle est encore meilleure en défensive.

Au cours de ses trois victoires en ronde préliminaire, le Canada a inscrit 19 buts, dont sept marqués par le
franc-tireur Greg Westlake.
Mais le pays hôte n’a alloué qu’un seul but à ces trois matchs tout en accordant seulement 15 tirs au but, ce
qui le place au premier rang du tournoi à ce chapitre.
Le gardien de but Paul Rosen, qui a réussi un jeu blanc à ses deux matchs, dit qu’il n’est pas le moindrement
surpris par le travail de ses quatre défenseurs. Il décrit le capitaine Jean Labonté comme un « roc », et le
contrôle de la rondelle et les passes de sortie de zone d’Adam Dixon comme « phénoménaux ».
« Et Ray Grassi et Graeme Murray sont incroyables », ajoute Rosen. « Ils sont très fiables. Ils ne font rien
de particulièrement spécial, mais ils font tout bien. »
« Si vous entrez en zone neutre et que vous avez la tête baissée, Ray va faire en sorte que vous allez vous
retrouver à Sarnia. »
Dixon et Labonté ont mis fin à la ronde préliminaire avec une fiche de plus 10, la meilleure du tournoi.
Grassi et Murray, qui jouent un rôle moins offensif, ont cumulé une fiche de plus 3.
Le seul but accordé par le Canada a été marqué par la Suède en ronde préliminaire. Grassi, le joueur qui
frappe le plus fort et le plus souvent, a quitté son poste pour livrer une puissante mise en échec et un
autre joueur suédois s’est faufilé en possession de la rondelle avant de déjouer le gardien substitut, Benoit
St-Amand, du côté du gant bloqueur.
La formation canadienne a répliqué en refusant d’accorder un autre tir pour les deux prochaines périodes, et
Rosen et St-Amand n’ont pas encore été vraiment mis à l’épreuve.
« Je crois que défensivement, nous avons été la meilleure équipe ici, et je pense qu’ensemble, nos quatre
défenseurs et nos gardiens de but ont été fantastiques », a déclaré Grassi, 27 ans.
« Nous pensons d’abord à la défensive avant de songer à marquer, nous voulons être bons dans notre zone, ne
pas nous avancer quand ce n’est pas nécessaire et réussir une belle passe de sortie de zone – ce sont là nos
éléments-clés. »
Les États-Unis n’ont accordé aucun but à leurs trois matchs en ronde préliminaire contre la République
tchèque, la Corée et le Japon.
Le Canada affrontera à son tour l’équipe japonaise en demi-finale, jeudi, tandis que les États-Unis
affronteront la Norvège dans l’autre demi-finale.
L’entraîneur-chef du Canada, Jeff Snyder, dit que le plan de match de son équipe contre le Japon sera
semblable à celui utilisé contre la Norvège lors du dernier match de la ronde préliminaire.
« Nous tirons la rondelle dans la zone, insistons sur un échec-avant agressif et ne nous gênons pas pour les
bousculer », dit-il.
Aucun joueur n’a livré plus de mises en échec au cours de cette première période que Grassi que ses
coéquipiers surnomment « Ray le train ».
La Norvège, que le Canada a battue dans le match pour la médaille d’or aux Jeux paralympiques de Turin, a
semblé frustrée par son jeu à plusieurs occasions.
« Obtenir la première grosse mise en échec, à la deuxième présence, ça voulait dire quelque chose pour
l’équipe », a dit Grassi. « Ça nous donne de l’énergie, tout le monde le voit, et ils se mettent en marche.
Pour nous, c’est ça le hockey canadien. »
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