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22 février 2010
OLY.021
par Jason LaRose
Que faire en tant que capitaine d’une équipe de capitaines? Comment diriger une équipe de chefs de
file?
Si vous êtes Scott Niedermayer, capitaine de l’équipe olympique de hockey masculin du Canada, la règle de
base est de garder les choses simples.
« Je ne pense pas que je fais les choses différemment qu’eux au sein de leurs équipes », dit
Niedermayer. « Il y a quelques responsabilités officielles à assumer, mais nous sommes tous là comme
compétiteurs, voulant donner le bon exemple à nos coéquipiers tout en essayant de les appuyer. Ce sont là des
choses importantes que doit faire un chef de file de n’importe quelle équipe, alors je ne crois pas que cela
change beaucoup. »

Niedermayer, capitaine des Ducks d’Anaheim est l’un des neuf joueurs d’Équipe Canada qui portent le
« C » auprès de leur équipe de la LNH. Les autres sont Sidney Crosby (Pittsburgh), Jarome Iginla
(Calgary) Roberto Luongo (Vancouver), Brenden Morrow (Dallas), Rick Nash (Columbus), Mike Richards
(Philadelphie), Eric Staal (Caroline) et Jonathan Toews (Chicago).
Il dit qu’il essaie d’éviter de réinventer la roue dans un vestiaire plein de meneurs.
« Tu ne vas pas faire quelque chose de différent ou créer quelque chose de complètement
nouveau », dit Niedermayer. « Tu n’as qu’à te présenter, faire ce qui a été fait par le passé et
faire ce qui a fonctionné pour toi. Évidemment, en présence de situations différentes, ta façon de réagir et
de répondre devient importante. »
À sa huitième participation avec Équipe Canada – sa première comme capitaine – Niedermayer admet que
celle-ci est peut-être la plus spéciale puisque les Olympiques de 2010 ont lieu dans sa province d’origine;
il a grandi à Cranbrook, à environ 850 kilomètres de Vancouver, et a joué au hockey junior à Kamloops, à
quatre heures de route.
Niedermayer est considéré comme une légende à l’intérieur des terres de la Colombie-Britannique pour avoir
mené les Blazers de Kamloops à leur premier championnat de la Coupe Memorial en 1991-92, sa dernière saison
dans la Ligue de hockey de l’Ouest.
« Nous sommes ici pour nous concentrer et faire le travail, alors ce n’est pas le temps de
s’amuser », dit Niedermayer à propos de sa deuxième expérience olympique (il a remporté l’or en 2002),
« mais en même temps tu essaies de prendre quelques instants pour savourer l’expérience parce c’en est
une qui ne se présente pas souvent. »
Alors que la ville tout entière semble vêtue des chandails rouges et blancs d’Équipe Canada depuis
l’ouverture des Jeux il y a un peu plus d’une semaine, la pression exercée sur l’équipe masculine est grande.
Tous veulent qu’elle remporte une deuxième médaille d’or en trois tentatives pour le Canada.
Dans un pays où le hockey fait partie de la vie de tous les jours, c’est l’or ou rien, et Niedermayer dit
que l’équipe canadienne a discuté du fait qu’elle doit répondre aux attentes d’un pays.
« Nous en avons parlé à l’été, et nous en avons parlé en arrivant ici – il va y avoir des moments qui
vont vous mettre à rude épreuve », dit-il. « Accomplir quelque chose de si grand n’est jamais
facile; ça ne vous est jamais offert sur un plateau. Il y a d’autres équipes qui le veulent tout autant et
elles vont vous mettre à l’épreuve. Vous allez être éprouvé, et votre réaction à ces épreuves est la chose la
plus importante. »
L’épreuve la plus difficile est à venir – un rendez-vous avec l’Allemagne en ronde de qualification mardi,
et un affrontement possible contre la Russie en quart de finale, 24 heures plus tard, un affrontement que
plusieurs avaient prédit pour le match pour la médaille d’or le 28 février.
Comment réagira le Canada? Les prochains jours nous le diront.
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