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8 février 2010
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Alors que l’excitation s’accentuait à bord du vol en provenance de Calgary, l’équipe nationale féminine du
Canada a eu son premier aperçu des installations olympiques, des airs, dimanche soir.

Le plan de vol a amené l’équipe au-dessus de Cypress Mountain, à l’est de Vancouver, site des compétitions
de surf des neiges et de ski acrobatique lors des Jeux.
« J’essayais de ne pas trop penser », a déclaré la défenseure Tessa bonhomme de Sudbury,
Ontario. « Je regardais le film et me plaisait en compagnie de tout le monde tout en essayant de ne pas
être trop stressée ou de laisser mes émotions prendre le dessus. »
« Nous avons survolé une des pentes de ski. Nous avons vu cela et tout le monde s’est excité. »
Le départ de Calgary de l’équipe canadienne a été retardé de plus d’une heure et l’excitation qui régnait
parmi celles qui en étaient à leur première participation aux Olympiques a fait en sorte que le voyage a
semblé encore plus long.
« Je sais qu’à l’atterrissage mon cœur a fait quelques soubresauts », a affirmé bonhomme.
À son arrivée à Vancouver, l’équipe de 21 joueuses, qui tentera de défendre la médaille d’or du Canada en
hockey féminin, a été accueillie par un groupe de jeunes filles portant des chandails de hockey.
Les joueuses centralisées à Calgary depuis le 2 août ont pris part à 55 matchs contre des équipes midgets
masculines de l’Alberta et des formations féminines internationales.
La capitaine Hayley Wickenheiser de Shaunavon, Saskatchewan, la défenseure Becky Kellar de Hagersville,
Ontario et les avants Jennifer Botterill de Winnipeg, Saskatchewan, et Jayna Hefford de Kingston, Ontario, en
seront à leurs quatrièmes Jeux.
Sept joueuses de la formation disputeront leur premier match olympique, samedi, lorsque le Canada
affrontera la Slovaquie. Il s’agit de l’avant Marie-Philip Poulin de Beauceville, Québec, de la gardienne
Shannon Szabados d’Edmonton, Alberta, de la défenseure Meaghan Mikkelson de St-Albert, Alberta, de la
défenseure Catherine Ward, de Montréal, Québec, de l’avant Haley Irwin de Thunder Bay, Ontario, et de l’avant
Rebecca Johnston de Sudbury, Ontario.
« C’est fou », dit Poulin, la plus jeune joueuse de l’équipe à seulement 18 ans. « Les mots
me manquent. C’est fantastique d’être ici et de vivre mon rêve. »
Le Canada fait partie du groupe avec la Slovaquie, la Suisse, et la Suède, médaillée d’argent en 2006. Les
États-Unis, la Finlande, la Chine et la Russie font partie de l’autre groupe. Les deux meilleures formations
de chaque groupe accéderont aux demi-finales lors de matchs en croisés où la meilleure équipe de chaque
groupe affrontera la deuxième meilleure formation de l’autre groupe.
Le match pour la médaille d’or, qui aura lieu le 25 février à la Place Hockey du Canada, devrait opposer le
Canada et États-Unis, à moins d’un revirement majeur. Le Canada a remporté les deux derniers titres
olympiques et les États-Unis ont remporté l’or en 1998, la première fois que le hockey féminin figurait parmi
les disciplines aux Jeux.
L’équipe canadienne a passé la semaine dernière séquestrée à Jasper, Alberta, parce que
l’entraîneure-chef, Melody Davidson, a décidé que son équipe avait besoin d’espace avant de vivre en vase
clos aux Jeux.
« Ce fut une année exigeante en ce qui a trait à l’aspect mental à cause des compétitions auxquelles
nous avons pris part toute l’année », a expliqué Davidson. « Les filles avaient beaucoup de fierté
lors de ces matchs, alors elles n’ont pris aucune journée de congé. »
« Les quatre ou cinq derniers jours leur ont permis de se souvenir de l’amitié qui les lie et de leur
amour du jeu. »
Davidson, qui a mené la formation canadienne à l’or en 2006, a observé un curieux mélange d’émotions à
bord du vol vers Vancouver.
« Les plus jeunes, celles qui en sont à leur première expérience, ne sont pas sûres si elles doivent
être excitées ou non et elles essaient d’être cools », dit-elle. « Les vétérantes essaient d’être
cools parce qu’elles ont déjà vécu l’expérience, mais lorsqu’elles étaient toutes réunies, il y avait
beaucoup d’énergie et de sourires. »
Wickenheiser en sera à une cinquième participation aux Jeux olympiques puisqu’elle a aussi fait partie de
l’équipe de balle-molle du Canada aux Jeux olympiques de 2000 à Sydney en Australie. Ce seront les premiers
Jeux olympiques de la vétérante à domicile.
« Tu mets moins de choses dans des valises parce que tu sais que si tu oublies quelque chose, tu peux
toujours aller sur la rue Robson », dit-elle en faisant référence au quartier mode branché de
Vancouver.
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