9 avril 2013

Réflexions d'une recrue :
Un blogue sur le Championnat mondial de hockey sur glace féminin 2013 de l'IIHF

MARDI 9 AVRIL : LA BEAUTÉ DU HOCKEY

par Tracy Gagnon

Avez-vous une idée à quel point le Championnat mondial de hockey sur glace féminin 2013 de l’IIHF a été excitant?

Si vous êtes allé à l’aréna PBS et au Nepean Sportsplex pour voir des matchs, vous savez de quoi je parle. La vitesse, les aptitudes athlétiques, l’esprit sportif. J’ai eu des frissons en voyant un superbe jeu et je ne connais pas beaucoup de choses au hockey! Vous devez être abasourdi! Il y a probablement un hôpital pour les amateurs surexcités!

Aussi excitant que ça pouvait être sur la glace, j’imagine que ça l’était autant en dehors. J’étais certaine qu’il y avait des histoires en coulisses dont jamais personne n’est au courant. J’avais raison. Je suis si reconnaissante envers Kristen, Howie et Brodie pour m’avoir permis de les suivre dans cet événement incomparable.

Le fil conducteur de ces histoires, c’est les gens, comme sur la glace. Les statistiques ne font pas le sport. Le fabuleux tir au but de votre joueuse favorite, c’est ce qui compte.

Vous avez rencontré certaines de ces personnes par l’entremise de mon blogue. Les 800 bénévoles, par exemple, qui travaillent sans relâche en coulisses pour rendre votre expérience au mondial fantastique.

Mais laissez-moi vous partager d’autres histoires qui surviennent en arrière-scène dont je n’ai pas encore parlé dans mon blogue. Certaines sont excitantes. D’autres tristes. D’autres amusantes. D’autres incroyables. Mais elles font partie de l’expérience du Mondial féminin.

Par exemple, la semaine dernière, au Nepean Sportplex, j’ai rencontré deux adorables femmes suédoises. Elles se tenaient au milieu d’un hall vide, se tordant les mains. Je devais avoir l’air perplexe alors que je leur souhaitais la bienvenue au Canada. Elles étaient des mères anxieuses des joueuses suédoises Fallman et Winberg. Elles sont venues au Canada pour appuyer leurs filles, mais ne pouvaient les regarder jouer!

La journée d’avant, j’avais rencontré leurs filles. Il était assez clair dans ce hall vide que les familles vivent au rythme du sang, de la sueur et des larmes de leurs filles.

En ce qui concerne les joueuses, c’est réellement du sang, de la sueur et des larmes. J’ai remarqué lorsque je questionnais quelques joueuses la semaine passée que lorsque je leur demandais pourquoi elles aimaient le hockey, des larmes se pointaient dans leurs yeux. Je me suis interrogée par rapport à ça.

Je n’avais vraiment pas pris ce que cela signifiait pour elles assez au sérieux. Jusqu’à ce que je fasse un commentaire ridicule à une joueuse suédoise après un revers qui était SEULEMENT un match. Je l’avais fait de façon cordiale, mais la réponse a été négative : « Non, ce ne l’est pas ». Soudainement, j’ai compris. Des larmes ont aussi coulé sur mon visage quand j’ai réalisé que le hockey est leur passion, leur rêve, leur vie, comme l’écriture l’est pour moi. Je n’oublierai jamais ce moment.

Et je n’oublierai jamais deux autres moments poignants.

J’ai interrogé Luke Richardson, qui dirige le club-école d’Ottawa, les Senators de Binghamton, et sa femme Stephanie pour un article sur Do it For Daron. Si vous n’avez pas remarqué tous les bracelets mauves durant le tournoi, ils signifient un mouvement pour amener du positif à la santé mentale des jeunes joueuses de hockey qui a été lancé après le suicide tragique de la fille de Richardson, Daron, en 2010. J’ai pleuré après avoir parlé aux Richardsons tout comme lorsque j’ai rencontré les grands-parents de Daron dans les estrades le soir de D.I.F.D. J’ai pleuré parce que même si la famille entière est terrassée par la mort de Daron, elle est déterminée à lancer un message positif aux jeunes qui ont des problèmes de santé mentale. Elle m’a poussée à vouloir devenir une meilleure personne.

Il y a tellement d’inspiration au Mondial féminin. Comme la joueuse russe de 40 ans, Yekaterina Pashkevich, qui, même si son équipe n’a pas remporté l’or au Mondial féminin, est aussi déterminée à continuer de travailler le plus fort possible pour faire partie de la formation russe l’an prochain.

J’ai été inspirée encore par une histoire que je croyais qui serait seulement amusante. J’écrivais à propos du vol de l’ours Honnêteté et la mascotte de l’OWHA. Je questionnais Fran Rider (présidente de l’OWHA et une inspiration en soi) lorsque j’ai remarqué le regard de Hazel McCallion. Hazel McCallion! Une célébrité dans le monde du hockey et, à 92 ans, la seule et unique mairesse de Mississauga.

Comment battre cela? Peut-être en croisant Lacasse et Labonté d’Équipe Canada s’échauffer dans le couloir avant le match pour la médaille d’or en jouant au tennis de table! Ou peut-être en rencontrant une adorable fille de l’Égypte qui fait du bénévolat parce que le hockey est le sport du Canada.

Je pourrais partager des douzaines d’histoires comme ça, mais hélas, notre temps ensemble est presque terminé. Autant la beauté du hockey a été démontrée sur la glace par les joueuses, j’espère que mon blogue, autant si peu soit-il, aura démontré la beauté de ce sport à l’extérieur de la patinoire aussi. La beauté du hockey, comme n’importe quoi dans la vie, c’est une histoire de gens.

Votre recrue au hockey,
Tracy


À propos de Réflexions d’une recrue : Tracy Gagnon est une bénévole du service des médias pour le Championnat mondial de hockey sur glace féminin 2013 de l’IIHF. Néophyte avouée, Tracy, avec l’aide d’autres bénévoles qui consacrent généreusement de leur énergie et de leur temps à faire de cet événement un succès, va nous amener dans les coulisses de l’aréna PBS à Ottawa, Ont., du Sportsplex de Nepean, et partout entre les deux, pour nous initier à tout ce qu’il faut pour accueillir un championnat mondial d’envergure dans la capitale nationale – tout cela, vu à travers les yeux d’une recrue.

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