2 avril 2013

Réflexions d'une recrue :
Un blogue sur le Championnat mondial de hockey sur glace féminin 2013 de l'IIHF

MARDI 2 AVRIL : ESSAI 1, 2, 3… NOUS SOMMES PRÊTES… ET VOUS?

par Tracy Gagnon

Avant tout tournoi majeur comme celui du Championnat mondial de hockey sur glace féminin 2013 de l’IIHF, on présente des parties hors concours. Même une jeune avec peu d’expérience dans le hockey comme moi sait ça!

Ce que j’ignorais et que vous ignorez sans doute est que l’on fait aussi des matchs d’essai pour s’assurer de la bonne marche de l’événement.

Le lundi 1er avril, le comité hôte a tenu une « journée d’essai ». Des écrans vidéo qui résonnaient tout autour de la patinoire jusqu’aux temps d’arrêt durant les parties, c’était le moment pour s’assurer que tout se déroule parfaitement.

C’est une expérience fascinante que de se promener dans les coulisses de l’aréna pour saisir la complexité de ce qu’est un Championnat mondial féminin.

J’ai observé le jeu un moment. On y voyait des tirs et les arbitres sifflaient, comme lors d’une partie normale. Le chronomètre s’est arrêté. Une mise au jeu a eu lieu. Les joueuses sautaient sur la glace quand venait leur tour. Un temps d’arrêt fut demandé. Même la Zamboni s’est entraînée!

Tout ce que je voyais ou entendais semblait réel. J’ai même surpris une conversation de trois hommes qui analysaient sérieusement la partie. Je devine qu’ils étaient les entraîneurs.

J’ai quitté le banc derrière le gardien de but pour aller m’asseoir derrière le banc des joueuses. Je dois avouer que c’est un sentiment très agréable de pouvoir choisir n’importe quel siège! Je n’ai jamais vu l’aréna PBS si vide, à l’exception des bénévoles et des employés qui travaillaient pour cet événement.

J’ai voulu savoir ce qui se passait dans l’espace réservé aux médias. J’ai alors emprunté l’escalier jusqu’au premier étage afin de prendre un ascenseur qui me mènerait au quatrième étage. Il y a quelques jours, nous avons fait le tour de la bâtisse, mais l’aréna PBS étant vaste, j’ai eu quelque difficulté à m’orienter correctement.

Alors que je me promenais au premier étage cherchant un ascenseur, j’ai entendu le son aigu d’un sifflet. J’ai dirigé mon regard vers la patinoire pour voir ce qui s’y passait. Un groupe de personnes entourait un individu étendu sur la glace. Était-ce une vraie blessure ou un simple exercice dans le cadre de ces essais? Résultat, quelqu’un jouait la comédie pour que l’équipe médicale s’entraîne elle aussi!

J’ai continué de déambuler dans les corridors qui étaient mal éclairés. Le café Bert n’était pas ouvert. Les tabourets posés sur les tables attendaient les partisans. Les concessions étaient inopérantes et barricadées. Pas de file d’attente pour l’achat de bière ou pour la salle des dames.

La musique rugissait du fond de l’aréna. Un peu fort. Quelqu’un travaillait sûrement sur le réglage. Tout à coup, j’ai vu un homme penché sur un chandail jaune tenant ce qui semblait être un immense fer à repasser. C’était un peu surréaliste. C’était comme aller dans un centre commercial après la fermeture et rencontrer un cordonnier d’un vieux conte de fées.

Je lui ai demandé ce qu’il faisait. Comme tout le monde, il travaillait pour le Championnat mondial féminin. J’ai découvert que Chris, c’était son nom, travaillait à s’assurer que les logos du commanditaire de l’équipe de la Suède soient apposés sur les chandails correctement et à temps pour le tournoi. Ma curiosité satisfaite, j’ai continué mon chemin.

J’ai trouvé l’ascenseur et j’ai fait le voyage avec une mini Zamboni et son chauffeur. Même la femme de ménage travaillait à rendre les lieux prêts pour accueillir les équipes venues des quatre coins du monde.

Les portes de l’ascenseur se sont ouvertes et une odeur de hot-dogs envahit l’atmosphère. Je me suis dirigée vers un bourdonnement d’hommes et de machines, dans une merveilleuse cacophonie de médias.

J’adore l’espace des médias. C’est un endroit rempli de gadgets que les journalistes manipulent aisément. C’est l’endroit le plus élevé, à l’exception des structures portantes. Je me suis toujours demandé pour quelle raison les gens des médias sont postés à l’endroit le plus élevé de l’aréna. On me dit que c’est le meilleur endroit pour observer la partie. Je ne suis pas de cet avis. Tout dépend, j’imagine, de ce qu’on regarde quand une partie se déroule devant nous! Hum… je me fais une note, « Écrire un blogue sur le meilleur endroit pour regarder une partie ».

J’ai aperçu par-dessus la rampe de minuscules personnes sur la patinoire. Je ne voyais pas grand-chose. Je me suis déplacée vers une salle remplie de gens occupés avec des jumelles aux yeux, des ordinateurs et ils écrivaient. C’est ici que sont compilées les statistiques des parties.

J’ai descendu l’escalier vers une rangée de bancs appuyés sur une rampe. Là, j’ai aperçu Chris d’ANC Sports de la ville de New York et Richard, stagiaire de service de marketing des Sénateurs qui manipulaient d’autres équipements. C’est alors que j’ai réalisé que ces hommes étaient les responsables de l’animation paraissant aux écrans vidéo installés autour de la patinoire!

J’étais là depuis quelques heures, j’observais, je déambulais, je posais des questions, j’écoutais et je comprenais. Je commençais à réaliser comment les pièces de cet énorme événement se soudaient les unes aux autres. Chacun connaissait son boulot, du balayage de plancher jusqu’au collage de logos sur les chandails, incluant l’analyse de la partie.

Ma petite contribution à cet événement est de vous informer sur mon blogue des expériences que j’ai vécues à ce championnat féminin. J’espère que par cette intervention, vous serez plus à même de comprendre tout le travail qui se fait derrière la scène pour assurer et réaliser un tournoi spectaculaire. Allez  Équipe Canada!

Votre recrue au hockey,
Tracy


À propos de Réflexions d’une recrue :
Tracy Gagnon est une bénévole du service des médias pour le Championnat mondial de hockey sur glace féminin 2013 de l’IIHF. Néophyte avouée, Tracy, avec l’aide d’autres bénévoles qui consacrent généreusement de leur énergie et de leur temps à faire de cet événement un succès, va nous amener dans les coulisses de l’aréna PBS à Ottawa, Ont., du Sportsplex de Nepean, et partout entre les deux, pour nous initier à tout ce qu’il faut pour accueillir un championnat mondial d’envergure dans la capitale nationale – tout cela, vu à travers les yeux d’une recrue.

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