Le point de vue de Pounder – Mercredi 19 février

La veille du match pour la médaille d’or olympique en 2002 et en 2006 restera à jamais gravée dans ma mémoire. Au lit, j’avais le sommeil agité alors que j’essayais de visualiser chaque jeu tout en priant pour ma meilleure performance à vie… oui, j’ai vraiment prié. Certains s’attendraient à une très grande confiance et à une certaine force mentale de la part d’une athlète olympique se préparant à sa performance pour une médaille d’or. Eh bien, cela est beaucoup plus facile à dire qu’à faire.  

Lorsque vous êtes loin de votre objectif, il est beaucoup plus facile de jouer librement. Mais quand il se trouve droit devant vous, à votre portée, il est difficile à saisir! Je me souviens de me sentir SI proche du but, sans toutefois l’avoir atteint! C’est la situation la plus difficile à gérer – votre état esprit s’entremêle à vos sens et vous vous retrouvez à bord des montagnes russes de l’émotion. Le moment est venu de distinguer les bons des grands! Avez-vous le courage de le saisir?

Le défi que je devais surmonter le 20 février 2002 et le 19 février 2006 (la veille des matchs pour la médaille d’or) était la peur d’échouer. J’ai tourné et retourné toute la nuit essayant de combattre mes pensées négatives et de gérer mes émotions. J’ai tout « recadré » et j’ai écrit des pensées positives dans mon journal. J’allais à tout prix changer ma façon de penser, sapristi!

La chose la plus importante qui est survenue la veille de ces matchs a été l’appel à mon mari (mon banc d’essai… désolée chéri). J’avais besoin d’entendre sa voix pour avoir une perspective différente. Ce qu’il m’a dit résonnera à jamais dans mes oreilles : « Cheryl, peu importe ce qui arrivera demain, je t’aime. »

Voilà toute une perspective!

Je suis arrivée à l’aréna le jour des deux matchs pour la médaille d’or… mon anxiété s’est dissipée pour faire place aux papillons. Il n’y a qu’une façon pour moi d’expliquer et de donner un sens à tout ça. Quand vous savez que vous avez tout fait pour développer votre plein potentiel, il ne reste qu’une chose à faire : FONCER! Des erreurs, il y en aura, mais vous vous êtes donné la meilleure occasion possible pour réussir. Au bout du compte, je crois que vous devez être capable de vous poser une question : êtes-vous prête?

Nos Canadiennes sont prêtes! Elles ont entrepris leur parcours en tant que groupe de 27 joueuses triées sur le volet. Elles se sont regroupées à Calgary où elles se sont entraînées à temps plein depuis le mois d’août. Elles se sont poussées à fond pendant d’innombrables heures de tests de conditionnement physique, d’endurance, de renforcement des muscles du tronc, et de musculation. Elles ont fait partie d’un programme sur glace structuré et elles ont eu un calendrier de matchs chargé. Elles se sont effondrées. Elles se sont ennuyées de leurs familles, ont eu des doutes sur le processus et se sont demandé pourquoi. Elles ont joué fatiguées, endolories et se sont adaptées à des changements à tous les niveaux. Elles ont tout fait et elles le feraient encore.

Alors les filles… êtes-vous prêtes?

Surtout, n’oubliez pas une chose. Quoi qu’il arrive, le Canada vous aime!
   
Jouez librement.

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