Le point de vue de Pounder – Vendredi 14 février

Il s’agit de l’une des plus grandes rivalités du sport. Il n’y a pas d’autres façons de décrire la situation.

On me demande souvent : « Cheryl, qu’est-ce qui te manque le plus depuis que tu ne joues plus? » La réponse est simple : jouer contre les États-Unis. Il n’y a rien qui peut rivaliser avec l’attente, ces derniers moments passés dans le vestiaire où vous devez calmer vos nerfs et respirer profondément pour contrôler vos émotions. Je m’ennuie de m’aligner sur la ligne bleue et de dévisager les Américaines avec un visage de pierre. 

Je me sens « bouger » avec le jeu et mon adrénaline monte en flèche quand les jumelles Lamoureux déclenchent une échauffourée à la fin d’un match. Je suis presque en sueur! Je sais que Colleen Sostorics est sur le point de sauter dans son téléviseur. Ces femmes ne s’enverront certainement pas de cartes de souhaits à la Saint-Valentin!

Avant les Jeux olympiques de 2002, nous avions perdu huit matchs de suite contre les Américaines (en espérant que tout le monde a oublié cela). Au cours des dix dernières années, j’ai entendu de nombreuses anecdotes sur où les gens étaient et sur ce qu’ils ont ressenti pendant la finale olympique de 2002 : 

« J’étais sur le point de subir une chirurgie cardiaque et je me souviens de toutes les punitions. La première chose que j’ai demandé à mon réveil a été : “Ont-elles gagné?” »

« J’étais à l’étage et j’ai entendu beaucoup de bruit en bas. Ma femme, qui ne regarde JAMAIS le hockey, criait après le téléviseur. »

Évidemment, cette rivalité soulève d’innombrables questions. Voici quelques-unes de mes préférées… 

Est-ce que vous vous parliez au village olympique? Eh bien, disons que nous ne mangions pas ensemble à la cafétéria.
 
Est-ce que vous vous lancez des injures sur la glace? À l’EXTÉRIEUR de la patinoire, nous sommes des dames. Sur la glace, c’est une tout autre histoire… ha!  

Est-ce qu’elles ont mis notre drapeau par terre en 2002? Non. 

Comment avez-vous gardé votre sang-froid avec toutes les punitions? Nous sommes restées concentrées sur le moment présent. Aussi fou que cela puisse sembler, je me souviens de m’être dit : « Rage, je vais te mettre de côté pour l’instant. Je vais revenir te chercher plus tard. Je ne peux pas m’occuper de toi maintenant. »
 
Quelle est la meilleure joueuse américaine que tu as affrontée? Krissy Wendell avait la capacité de faire en sorte que les défenseures avaient l’air malade, à mon grand désarroi.

Le match de la ronde préliminaire à Sotchi a été un aperçu de ce qui s’en vient (si les deux équipes sont à leur affaire en demi-finales). Des renversements de vapeur, de l’action d’un bout à l’autre de la glace et de l’excellent travail devant les filets. Cette rivalité est la raison pour laquelle les Canadiennes habitent et s’entraînent ensemble depuis le début du mois d’août. C’est la raison pour laquelle les joueuses ont ressenti de la douleur dans chacun de leur muscle. Si les officielles laissent ces équipes jouer (S’IL VOUS PLAÎT), nous verrons beaucoup de vitesse, d’excellents déplacements de la rondelle et du jeu robuste (style Irwin… j’adore)!

À toutes les jeunes joueuses qui liront ceci, vous devez avoir le goût de la COMPÉTITION. Vous devez VOULOIR gagner les luttes et VOULOIR la rondelle. Vous devez VOULOIR RIVALISER.

Le sport a beaucoup évolué, mais la rivalité est inchangée. Où étiez-vous en 2002? Où serez-vous le 20 février?

LA RIVALITÉ SE POURSUIT! Bon, ça suffit… je suis en sueur!

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