Canada - États-Unis
Les Canadiennes battent leurs rivales américaines 4-2 en ronde préliminaire de la Coupe des 4 nations 2013 à Lake Placid

LAKE PLACID, N. Y. – Pour l’instant, c’est l’équipe nationale féminine du Canada qui a nettement le dessus, mais tout est loin d’être terminé contre les Américaines, ses grandes rivales.

Natalie Spooner (Scarborough, Ont./Toronto, LCHF) a marqué pendant une supériorité numérique en troisième période pour rompre une égalité de 2-2 et le Canada a battu les États-Unis 4-2, mercredi, à la Coupe des 4 nations 2013.

Haley Irwin (Thunder Bay, Ont./Montréal, LCHF), Mélodie Daoust (Valleyfield, Qc/Université McGill, SIC) et Brianne Jenner (Oakville, Ont./Université Cornell, ECAC) ont aussi marqué pour le Canada qui a maintenant une fiche de 2-0 au tournoi.
Geneviève Lacasse (Kingston, Ont./Boston, LCHF), qui a réalisé 21 arrêts devant le filet canadien, dit que le jeu robuste de son équipe a dérouté les Américaines.

« Je pense vraiment que c’est notre façon de lutter », dit-elle. « Nous étions les premières sur la rondelle dans les coins et nous avons lutté fort le long de la bande. Nous n’avons pas eu peur d’encaisser les mises en échec, nous n’avons pas eu peur de donner des mises en échec. Cela nous a beaucoup aidées. »

Kelli Stack et Lyndsey Fry ont marqué pour les États-Unis et Jessie Vetter a repoussé 24 tirs devant leur filet. Les Américaines ont maintenant une fiche de 1-1 au lendemain de leur victoire sans équivoque de 10-0 sur la Suède.

Lacasse dit que les Canadiennes ont été altruistes en bloquant plusieurs tirs en fin de troisième période alors que les Américaines tentaient d’exercer une pression.

« Plusieurs de leurs tirs venaient de l’extérieur », a dit Lacasse. « Nous avons vraiment éliminé leur temps et leur espace; nous ne les avons pas laissées entrer en zone privilégiée alors ce fut un énorme effort collectif; nous avons des ecchymoses à force de bloquer des tirs, mais c’est ce qu’il faut pour les battre. »

Ce match survenait au lendemain du match à l’issue duquel l’avant Meghan Agosta-Marciano (Ruthven, Ont./Montréal, LCHF) a critiqué l’échec avant de son équipe dans sa victoire de 3-1 sur la Finlande.

L’entraîneur-chef Dan Church dit que tout cela était réglé contre les Américaines.

« Certainement », dit-il. « Je crois que ce fut un virage à 180 degrés comparativement à notre jeu hier soir. »

« Nous avons placé des rondelles derrière les États-Unis toute la soirée, nous avons forcé leurs défenseures à rebrousser chemin pour revenir vers la rondelle et nous avons exercé une forte pression sur leur gardienne avec notre échec avant. »

« Ce fut probablement un des facteurs critiques du match », a dit Church. « Tirer la rondelle derrière leurs D nous place dans plusieurs luttes, à des endroits sur la glace où notre taille et notre force peuvent faire la différence. »

Le Canada dispute son dernier match préliminaire vendredi contre la Suède qui a une fiche de 2-0 après un revers de 2-0 aux mains de la Finlande, mercredi.

Le Canada participe à ce tournoi sans six vétérantes clés dont la joueuse étoile Hayley Wickenheiser (Shaunavon, Sask./Université de Calgary, SIC), mais les Américaines aussi étaient sans quelques-unes de leurs vétérantes. Les deux équipes évaluent leurs joueuses en prévision des Jeux olympiques d’hiver de février à Sotchi en Russie, où elles sont pressenties pour jouer pour la médaille d’or.

Le Canada a battu les États-Unis à deux reprises lors de matchs hors concours en octobre dans le cadre d’une série préolympique de six matchs entre les deux rivales. Church dit que ces matchs leur donnent une bonne idée de la façon dont les Américaines vont jouer à Sotchi.

« C’est toujours un jeu de chat et de souris et il y a des choses qu’il faut cacher et changer afin qu’ils n’aient pas une idée claire de ce que vous faites et de ce que vous voulez accomplir », a dit Church. « Alors, je pense que nous avons une bonne idée de qui elles sont comme joueuses, mais je crois que nous allons en apprendre plus au fil du temps. »

Le match a aussi permis à Church de voir Lacasse à l’œuvre dans un important match international.

La gardienne de 24 ans aimerait bien entreprendre des matchs aux Olympiques avec Shannon Szabados (Edmonton, Alb./Northern Alberta Institute of Technology, ACAC) et Charline Labonté (Boisbriand, Qc/Montréal, LCHF). Szabados était la gardienne partante du Canada lorsqu’il a gagné l’or contre les États-Unis à Vancouver en 2010, mais Church dit que les chances de Lacasse d’être la gardienne partante lors de la finale olympique l’an prochain sont aussi bonnes que celles de ses coéquipières.

Lacasse affirme qu’elle ne s’attend pas à être sur la glace pour ce match-là.

« Je ne crois pas », dit-elle. « Je suis la négligée, je suis la petite dernière. Alors je n’ai pas vraiment d’attentes. »

« Je ne fais que participer et m’entraîner et j’essaie de semer le plaisir dans l’équipe, avec mon énergie, mais quand c’est le temps de se mettre au travail, c’est sérieux », dit Lacasse. « Les trois gardiennes s’entendent super bien ensemble… et nous savons que peu importe qui est devant le filet, elle fera le travail. »

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