Billy Bridges

Deux équipes, deux victoires… il ne reste plus qu’une équipe scandinave à battre

Maintenant, je peux en rire. Je me vois encore assis à ma place dans le vestiaire, environ cinq minutes avant d’aller sur la glace, me demandant si les gens étaient venus; me demandant si quelques-uns de nos parents et conjoints étaient dans la foule; essayant d’entendre ce qui se passait dans l’aréna Thunderbird de l’Université de la Colombie-Britannique par-dessus la musique qui jouait dans le vestiaire. Maintenant je ris parce que quand le moment est venu de sauter sur la glace, notre arrivée a été accueillie par des milliers de mordus du hockey criant à pleins poumons. C’est vraiment incroyable de voir autant de gens avec leur chandail préféré d’Équipe Canada – une marée de rouge et blanc. Il y a tellement de gens que ça m’a pris deux matchs avant de repérer quelqu’un que je connaissais. Et ce ne fut pas n’importe qui. Il s’agit d’une de nos partisanes les plus fidèles, une femme qui a donné tout son appui au mouvement paralympique; elle a même fait un ou deux discours d’avant-match à Salt Lake City – la sénatrice Joyce Fairbairn.      

Nous étions nerveux au début de notre premier match contre l’Italie. Nous étions un peu lents ou fatigués, car un match à 10 h signifie un petit déjeuner vers 5 h afin d’avoir le temps de bien digérer et de nous préparer à la compétition. Ou peut-être que ce fut les cinq poteaux et barres horizontales. Félicitations à Marc Dorion pour avoir marqué le premier but paralympique en sol canadien (je devrais peut-être remercier le défenseur italien qui a dévié la rondelle, mais je veux surtout remercier Marc). Grâce à un discours très motivateur de Shawn Matheson, qui en est à ses cinquièmes Jeux paralympiques, pendant le deuxième entracte, le brouillard dans lequel nous étions s’est levé, et nous avons marqué trois buts en troisième période.

Après une excellente séance vidéo et quelques rapports des dépisteurs, nous avons promis de connaître un bien meilleur départ contre la Suède. Dès que nous sommes montés dans l’autobus pour nous rendre à l’aréna, nous savions que nous étions prêts. Il était évident que toute la fébrilité que nous ressentions pendant le match contre l’Italie avait disparu et que nous étions revenus à la normale. Dès que nous sommes arrivés dans le vestiaire, nous avons reçu un appel de Mark Messier qui voulait nous souhaiter bonne chance et nous encourager. L’essentiel de son message à l’équipe était de nous concentrer sur l’exécution, pas seulement sur le résultat. Et je pense que cela a fonctionné puisque nous avons marqué quatre buts en première période, moins de la moitié du résultat final. L’ambiance était meilleure au sein de l’équipe; nous nous sommes amusés pendant tout le match et nous avons même organisé un « concours d’étirement » dans le vestiaire pour déterminer lequel pouvait s’étirer le mieux à notre musique d’étirement classique.
   
Hier soir, le CPC a organisé une réception avec toutes nos familles et nos amis. Ce fut vraiment gentil de la part du comité de nous permettre de remercier nos plus fidèles partisans avec de délicieux hors-d'œuvre et quelques boissons.

Mon seul problème c’est que nous devons attendre pendant une journée de congé complète avant d’affronter la Norvège.

Un dodo...
Billy Bridges, no 18

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VENDR. 12 MARS

Et bien, nous y voilà, sept ans après avoir appris que les Paralympiques allaient avoir lieu à Vancouver, 316 jours depuis que nous avons à regret remporté le bronze au dernier championnat mondial à Ostrava en République tchèque, et 13 jours depuis que nous avons quitté nos foyers, nous pouvons enfin accueillir le jour 1 des Jeux paralympiques de Vancouver 2010. Les cérémonies d’ouverture sont toujours un élément fantastique des Jeux olympiques et paralympiques, mais le fait d’être le pays hôte et d’entrer dans le stade en dernier sera quelque chose de spécial. Cela vaudra certainement l’attente de trois heures qui précède habituellement ce grand moment, et je suis convaincu que mes coéquipiers créatifs Adam Dixon et Greg Westlake vont nous divertir avec toutes sortes de jeux qu’ils auront inventés. Ces gars-là sont excellents pour trouver des façons de contrer l’ennui.

Avant de nous rendre à B.C. Place pour les festivités, nous avons eu la chance de prendre le dîner avec notre gouverneure générale, Michaëlle Jean. Je ne me souviens pas d’avoir pris un repas en compagnie d’une personne qui est une si grande source d’inspiration. Elle rentre tout juste d’une autre visite à son pays natal, Haïti, alors nous sommes vraiment honorés d’avoir cette occasion.

Évidemment, 16 heures après le début des cérémonies d’ouverture, nous disputerons enfin notre premier match contre l’Italie. L’aréna Thunderbird de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) est en parfait état. La glace est molle, mais rapide. Les bancs ont un plancher de glace (au lieu du plastique traditionnel) ce qui facilite les changements à la volée. De plus, les gradins sont prêts à être remplis et près de la moitié d’entre eux semblent être des estrades temporaires en métal. Le bruit sera sans aucun doute au rendez-vous. Le bon côté d’avoir un match le matin est que cela ne nuira pas à nos championnats de Jenga, nos tournois de palets ou nos performances de Rockband dans la salle de jeu « Vancouver Salt Co. » qui est environ deux fois plus grande qu’un court de basketball et qui est remplie d’énormes fauteuils-poires, de tables de pool, et de tous les jeux vidéos que huit équipes de hockey sur luge et 10 équipes de curling en fauteuil roulant peuvent imaginer (puisque ce sont les deux seuls sports dont les athlètes sont logés au Village olympique de Vancouver).

Nous sommes excités d’apprendre que des centaines de membres de nos familles commencent à arriver… et je parle seulement de la famille Nicholson. Ils sont logés dans un hôtel à proximité du centre-ville et du Village ce qui est pratique pour ceux qui veulent voir leurs familles pendant les rares moments libres, mais pour certains d’entre nous, cela peut entrer en conflit avec des choses beaucoup plus importantes… comme devenir le champion mondial du Jenga 2010.  

Ne ratez pas notre match qui sera présenté en direct sur Sportsnet Pacifique et en différé pour ceux à l’est de la Colombie-Britannique.

À bientôt,
Billy Bridges, no 18

 

Pour plus de renseignements, veuillez contacter:
Adam Crockatt Manager, National Men's Teams | Responsable, équipe nationale masculine (hockey sur luge)

STATISTIQUES

Jeux paralympiques d'hiver 2010
Ronde préliminaire
13 mars CAN 4 - ITA 0
14 mars CAN 10 - SWE 1
16 mars NOR 0 - CAN 5
Demi-finale
18 mars CAN 1 - JPN 3
18 mars USA 3 - NOR 0
Médaille de bronze
19 mars NOR 2 - CAN 1
Médaille d'or
20 mars USA 2 - JPN 0
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