Graeme Murray

» IL Y A DE LA FÉBRILITÉ DANS L’AIR À L’AUBE DES DEMI-FINALES

Je pourrais écrire sur plein de choses dans ce blogue, mais je vais m’en tenir qu’à une seule – nos préparatifs en vue du 4e match contre l’Allemagne. Il y a beaucoup de choses à considérer en vue de ce match. Lorsque nous avons affronté l’Allemagne en ronde préliminaire, nous avons commencé lentement, mais fini avec fougue, inscrivant une victoire de 12 -1 (j’en ai marqué trois). Nous n’avons pas souvent l’occasion de jouer contre l’Allemagne, alors lorsque cela se produit, nous apprécions l’expérience. C’est une équipe tenace qui joue avec intensité et veut dominer par son jeu robuste. Heureusement, le Canada est toujours prêt à disputer un match robuste (comme ce fut le cas lors du 2e match contre les États-Unis). Un match robuste convient à notre style. Nous avons quelques-uns des patineurs les plus rapides et talentueux du monde. Nous avons également certains joueurs qui frappent parmi les plus forts. Personnellement, je ne me sens pas complètement dans le match jusqu’à ce que je donne une solide mise en échec.

L’Allemagne voudra se racheter ce soir. Les Allemands vont tenter d’amorcer le match avec encore plus de fougue. Mais je pense que le Canada aussi amorcera le match avec fougue, montrant que nous méritons d’être de la finale.

Plusieurs m’ont demandé si je suis nerveux avant un match. La réponse est « oui ». Je suis nerveux avant chaque match. Ma poitrine se resserre chaque fois parce que je ne sais pas comment le match va se dérouler. Dès la mise au jeu, la nervosité se transforme en adrénaline et en excitation. Je suis excité de patiner à fond et excité d’avoir l’occasion de pouvoir porter une autre victoire à notre fiche.

Au déjeuner, les membres de l’équipe lisent les articles des journaux locaux sur la coupe Hockey Canada. C’est fantastique de voir toute l’attention accordée au hockey sur luge à Vancouver et de constater que tout le monde est excité à l’approche des Jeux paralympiques l’an prochain. Nous voulons remercier tous les partisans qui viennent nous voir – c’est un énorme honneur d’endosser le chandail d’Équipe Canada et de jouer pour notre pays et c’est encore mieux de jouer devant une foule de gens qui encouragent le Canada à gagner. J’espère que vous allez venir nous encourager ce soir contre l’Allemagne.» COMMENT NOUS NOUS PRÉPARONS

C’est jour de match. Au jour 2 de la ronde préliminaire de trois matchs, le Canada jouera contre les États-Unis. Je ne peux vous décrire comme je suis motivé pour ce match. Au Japon, nous avons eu une victoire et une défaite face aux Américains. Hier soir, les États-Unis ont perdu 3 -1 au Japon. Le match de ce soir opposera deux puissances tentant de prouver ce qu’elles valent. Ce soir, les États-Unis joueront pour retrouver le respect et leur confiance. Nous tenterons de profiter de notre élan à la suite du 1er match en souhaitant que cela se poursuive jusqu’à la fin du tournoi. Au Japon, nous avons battu les États-Unis pour la médaille d’or, et le match de ce soir va dicter l’allure du reste du tournoi.

Ce soir, Équipe Canada s’avancera sur la glace avec quelque chose à prouver. Certains ont des contusions aux côtes, d’autres ont le crâne rasé, mais tous sont prêts à affronter tout ce qui se produira. Nous jouons en équipe, nous gagnons en équipe et nous perdons en équipe. Nos adversaires ne nous imposeront pas leur façon de jouer. Le match d’hier soir est chose du passé et avant le match de ce soir, chaque joueur fait ce qu’il doit faire pour se préparer au match. Que ce soit faire une sieste (un favori de plusieurs joueurs de l’équipe), regarder un film d’action ou aller prendre un café, ce soir, chaque joueur canadien va s’avancer sur la glace prêt à affronter n’importe quoi. Moi, j’aime m’allonger sur mon lit avec mon iPod à mes côtés pour écouter des chansons que je n’ai jamais entendues auparavant. Cela me permet de m’évader et de me concentrer sur le match qui vient. Je m’imagine en train d’effectuer les bons jeux pour tirer la rondelle dans le filet et donner de solides mises en échec. Je m’imagine en train de travailler fort et de faire tout ce qu’il faut pour gagner parce que je sais que je peux compter sur chacun de mes coéquipiers pour faire la même chose.

Le match de ce soir sera une chaude lutte. Les deux équipes sont talentueuses et rapides. Nous savons tous que le cœur gagne des championnats. Allons prouver notre caractère…

Graeme Murray – 29

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» CE QU’IL FAUT POUR GAGNER

C’est jour de match à l’aréna Thunderbird de l’UBC. Équipe Canada se sent calme et impatiente d’amorcer ce qui devrait être un tournoi fantastique regroupant quatre équipes. Comme des guerriers se préparant à une bataille, Équipe Canada a utilisé sa séance de patinage d’avant-match en matinée pour peaufiner certains aspects de son jeu. Se préparer, ce n’est pas que mettre du ruban sur son bâton ou faire affuter ses patins. Se préparer, c’est aussi s’assurer de connaître les nuances de la surface glacée; le rebondissement de la bande, la distance de la ligne bleue au filet et l’espace derrière le filet sont tous des éléments que chaque jour doit connaître lorsqu’un match international est en jeu.

Le COVAN essaie quelque chose de nouveau à ce tournoi. À ma connaissance, c’est la première fois qu’il y a de la glace aux bancs des joueurs pour permettre aux joueurs d’accéder et de quitter plus facilement la glace. Par le passé, il y avait toujours du plastique par terre au banc. Cela n’a jamais été un problème, mais je trouve ça génial que le COVAN essaie quelque chose de nouveau.

Ce match d’ouverture contre l’Allemagne doit donner le ton pour le tournoi. Ce match doit semer le doute chez les autres équipes. Les autres équipes doivent savoir que lorsque le Canada s’avance sur la glace, il ne fait aucun prisonnier et ne regrette rien. Le Canada est ici pour gagner. C’est la définition même de notre équipe. Que faudra-t-il pour que cette équipe remporte le tournoi? De la concentration et du travail acharné.

Le Canada a des patineurs très habiles, mais la raison pour laquelle l’équipe gagne est parce que chaque membre de l’équipe donne son 100 pour cent chaque fois. Chaque membre de cette équipe a travaillé fort pour avoir la chance de représenter son pays. Chaque joueur sait ce que ça signifie de porter la feuille d’érable sur leur poitrine; ils y pensent chaque jour. Chaque joueur témoigne de ce dévouement et de cet engagement chaque match.

Je parle pour tout le monde quand je dis que je suis excité par ce tournoi, et vous aussi devriez l’être. Rien ne vaut l’expérience de participer à un tournoi chez soi. Soyez donc de la partie.

Graeme Murray, 29

 

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Adam Crockatt Manager, National Men's Teams | Responsable, équipe nationale masculine (hockey sur luge)