Sommaire du Match

États-Unis 2 - Suisse 2

Ronde préliminaire
vendredi le 30 décembre 2005
16h00 PAC
Vancouver, BC
Pacific Coliseum

 

LES ÉNERGIQUES SUISSES SURPRENNENT LES ÉTATS-UNIS ET FONT MATCH NUL

Par John Kurucz | Compte

Les Américains ont eu les mains pleines dans un match excitant qui a vu les Suisses revenir de l’arrière pour faire match nul 2 –2 au Pacific Coliseum, le 30 décembre, et ce, malgré le fait que les Américains étaient beaucoup plus habiles et qu’ils ont obtenu plus de tirs au but que les Suisses.

Après trois matchs, les États-Unis présentent une fiche de deux victoires et un match nul tandis que les Suisses ont cumulé trois points dans le groupe A.

Les deux formations disputeront leur dernier match de la ronde préliminaire le 31 décembre alors que la Suisse affrontera la Finlande et que les États-Unis feront face au Canada.

« Nous avons beaucoup de respect pour ce qu’ils ont fait et nous avons beaucoup de respect pour qui ils sont, mais nous devons être prêts dès la mise au jeu demain », a dit l’entraîneur-chef Kyle à propos du match contre le Canada.

« Le Canada a toujours été l’équipe dominante depuis le début des années 1990 », a dit Robbie Schremp des États-Unis. « Je pense que nous commençons à nous tailler une place au tournoi. Je pense que ce sera un bon affrontement. »

Les Canadiens peuvent maintenant terminer au premier rang du groupe A simplement en faisant match nul contre les États-Unis.

Dans le match de ce soir, Mathias Joggi a imposé l’allure aux siens en marquant le but égalisateur avec 5:52 à jouer dans le match et en obtenant une mention d’aide sur le premier but de son équipe, marqué par Eric Blum à 7:53 de la troisième période. Les deux buts ont été marqués en avantage numérique.

« Ce fut un point important pour nous, revenant pour faire match nul 2 –2 », a dit l’entraîneur-chef de la Suisse, Jakob Kolliker. « Pour notre équipe, c’est vraiment bien. »

Geoff Paukovich et Bobby Ryan ont marqué pour les Américains.

« J’ai bien aimé le travail des officiels ce soir », a dit Kyle. « Ce fut bien pour nous jusqu’en troisième période quand nous avons commis des infractions stupides. Je pense que cela a certainement eu un effet sur nous. Nous avons marqué quelques buts tôt, mais nous n’avons pas fait le travail par la suite. »

Le gardien des États-Unis a bloqué 22 des 24 tirs des Suisses tandis que Reto Berra a bloqué 32 des 34 tirs des Américains.

« Il a bien joué », a dit Erik John en parlant de Berra. « Il a bien joué contre le Canada aussi. Il a gardé les siens dans le match et ce soir, il a connu un bon match. »

Après avoir marqué 17 buts en deux matchs, un sommet au tournoi, les États-Unis semblaient presque en état de choc au début de la première période lorsque l’équipe de la Suisse s’est avancée sur la glace prête à jouer du hockey à vive allure.

Les Suisses ont obtenu deux excellentes occasions de marquer pendant les premières minutes du match et ils ont appliqué de solides mises en échec aux Américains.

Après ça, toutefois, les Américains ont semblé retrouver leurs jambes et ils ont ouvert la marque à 6:16 profitant d’une erreur à la défensive causée par le jeu frénétique de la Suisse en début de match. Alors que les deux défenseurs suisses cherchaient à effectuer une solide mise en échec dans le coin, Geoff Paukovich s’est trouvé seul devant le filet et l’avant de 19 ans a marqué après avoir capté une passe au centre de Nathan Darvis pour donner une avance de 1 –0 aux Américains.

Après avoir accordé le premier but du match, la Suisse s’est vue imposer deux punitions consécutives.

Une incroyable démonstration de vitesse, gracieuseté de Nate Gerbe, a failli porter l’avance des Américains à deux buts à 13:23. Le joueur du Boston College s’est avancé à l’extérieur, à la droite du défenseur suisse, avant de couper vers le centre et de foncer vers Berra. Il a raté de justesse en voulant soulever un tir du revers par-dessus l’épaule du cerbère suisse.

Les États-Unis ont porté la marque à 2 –0 à 16:59 lorsque Bobby Ryan s’est emparé du rebond qui a suivi un tir frappé de Robbie Schremp placé au-delà de la ligne bleue. Bien que Berra ait contrôlé le long tir initial, la rondelle a glissé le long du rembourrage du côté de son gant bloqueur et Ryan, le futur avant des Mighty Ducks d’Anaheim, n’a eu qu’à la pousser dans le filet.

Les Suisses ont amorcé la deuxième période avec un avantage numérique puisque le défenseur américain Jack Johnson avait été chassé pour coup de coude à la fin de la première période.

Aucun but n’a été marqué au cours de la deuxième période, mais les deux équipes ont obtenu plusieurs occasions de marquer de qualité
À la dixième minute, le trio suisse formé de Julien Sprunger, Mathias Bieber et Julian Walker a exercé une grande pression sur la défensive américaine et Sprunger a décoché un tir qui a frappé le poteau gauche.

Quelques secondes plus tard, la jeune merveille américaine, Phil Kessel, a effectué son premier jeu digne des faits saillants en décochant un tir dès la mise au jeu, tir qui a frappé un poteau.

Moins de deux minutes plus tard, l’Américain Nathan Darvis s’est avancé en échappée, mais sa feinte du revers a été neutralisée par Berra qui a étendu la jambière droite.

Sprunger a indéniablement obtenu la meilleure chance de la période pour la Suisse à 19:29, mais son tir décoché juste en deçà des lignes hachurées a été bloqué par Schneider.

Les Suisses ont amorcé la troisième période en ressentant l’urgence de la situation et les États-Unis ont éprouvé des difficultés à cause des punitions.

La Suisse a finalement marqué à 7:53 pendant que Kevin Porter purgeait une punition pour avoir fait trébucher.

Dans un jeu bizarre, le défenseur Eric Blum a tiré de l’arrière du but et la rondelle a bondi sur le dos du gardien avant de tomber dans le but.

« Ça m’a surpris un peu », a dit Schneider. « Je n’ai pas vu le gars qui était juste là alors c’est ma faute si ne n’étais pas collé sur le poteau. »

Les problèmes des États-Unis liés aux punitions se sont poursuivis et les Américains se sont retrouvés à court de deux joueurs après la douzième minute, quand Jack Johnson et Blake Wheller se sont dirigés au banc des punitions.

Les Suisses ont nivelé la marque à 14:08 quand l’avant Mathias Jogge a marqué après avoir capté une superbe passe transversale de Matthias Bieber.

Bien que Berra se soit vu imposer une punition pour avoir déplacé le filet de ses amarres avec 3:04 à faire dans le match, les Suisses ont résisté à l’assaut des Américains et ont tenu le coup pour faire match nul.

« C’est probablement plus comme une victoire pour [les Suisses] », a dit Schneider. « Nous sommes concentrés sur le match de demain, alors il ne faut pas s’en faire. »

APERÇU : ÉTATS-UNIS - SUISSE

Par Jenny Wiedeke

États-Unis : Il n’y a rien de pire que d’être perçu comme les favoris pour remporter un tournoi. Dans le cas des États-Unis, cela signifie que vous devez franchir la ronde préliminaire sans accrocs, sans défaites, sans le moindre effort. Mais, comme toutes les équipes favorites ont appris, de telles attentes sont irréalistes. Prenez les Américains. Ils ont battu la Norvège11 –2 et tous étaient d’accord pour dire « Il fallait s’y attendre. » Ils ont eu des difficultés contre les Finlandais et l’on a entendu « Peut-être qu’ils ne peuvent tolérer la pression. » Vous ne pouvez pas simplement gagner (pour ainsi dire), en tant que favoris. Alors, ce n’est pas surprenant que le match d’aujourd’hui contre la Suisse soit un match dangereux pour les Américains qui ont une formation bourrée de talent. Premièrement, la Suisse a prouvé, dans son match contre le Canada, qu’elle peut jouer avec beaucoup d’émotion et représenter un défi pour une des meilleures équipes. Ensuite, il y a les partisans canadiens qui développeront sans aucun doute une grande affinité pour le fromage et le chocolat pendant au moins trois périodes aujourd’hui. Enfin, le dernier élément, mais non le moindre, est le souvenir d’un jeu hésitant contre la Finlande qui hante les Américains. Le gardien Jeff Frazee a été ébranlé par les Finlandais, ce qui n’est pas habituel dans son cas, et même la défensive américaine quasi impénétrable a été compromise pendant le match. Le salut de l’équipe des États-Unis a été l’offensive qui a marqué 17 buts en deux matchs, y compris neuf buts en 24 avantages numériques. Le trio de Chris Bourque, Phil Kessel et Kevin Porter est le plus menaçant du tournoi avec 18 points en deux matchs et cela n’est pas peu dire, considérant que le dynamique Robbie Schremp a cinq points alors qu’il évolue sur le deuxième trio. Si les Américains sont aussi bons qu’on le dit, alors ce match contre la Suisse sera purement une formalité. Mais comme tous les favoris d’un tournoi ont appris, il n’y a pas de match facile au Championnat mondial junior de l’IIHF – seulement des cibles faciles.

Suisse : Bienvenue au Championnat mondial junior à vous les Suisses. Les Suisses sont littéralement arrivés à Vancouver il y a 10 jours, mais l’équipe n’est vraiment arrivée au championnat que mardi soir. Si jamais une défaite peut être interprétée comme une victoire, alors la défaite de 4 –3 de la Suisse aux mains du Canada était une victoire. La Suisse n’a évidemment pas obtenu deux points, mais elle a acquis de la confiance et s’est mérité le respect, ce qui, au bout du compte, permettra à cette équipe d’aller beaucoup plus loin. Cette année, l’équipe de la Suisse est formée de deux groupes relativement faibles de joueurs qui ont eu un parcours difficile au championnat mondial des moins de 18 ans au cours des saisons passées. Mais comme la Suisse l’a appris, vous pouvez compenser un manque de talent par une infusion d’émotion et de jeu robuste – et un gardien de but au sommet de sa forme. Heureusement, pour les Suisses, ils ont les deux, du moins pour le moment. La différence entre une victoire et une défaite pour la Suisse devant les Américains dépendra de la performance du gardien et de sa capacité de retrouver la puissance de frappe dont elle a fait preuve contre les Canadiens. La question prime qui est sur toutes les lèvres aujourd’hui dans les Alpes est : « Quel gardien de but sera le pilier de l’équipe? » Ne soyez pas surpris si les Suisses choisissent d’accorder un repos à Reto Berra et font appel au substitut Leonardo Genoni. Et ne soyez pas surpris si Genoni est tout aussi bon que Berra. Les deux sont coéquipiers avec les Lions de Zurich dans la Ligue B suisse et c’est Genoni qui a disputé le plus de matchs cette saison avec l’équipe. Mais, au bout du compte, il reste à voir si ces joueurs peuvent retrouver la magie qu’ils ont découverte dans le match contre le Canada.

Pour plus de renseignements, veuillez contacter:
André Brin Director, Communications | Directeur, communications