Journal de Stan Butler

JOUR SIX, MOSCOU - le 31 déc. 2000
Rapport aprés-match c. la Suisse/Veille du jour de l'an

C'était un de ces matchs qui te poussent à vouloir crier. On a fait tellement de bonnes choses dans les deux premières périodes. J'ai adoré nos nouvelles combinaisons sur les trios. Lundmark, Heatley et Reid étaient excellents ensembles.

De fait, nous avons des occasions de marquer avec chacun de nos trios à l'attaque. C'est justement la profondeur qu'on cherchait quand on a mis cette équipe ensemble. Voilà les bonnes nouvelles. Les mauvaises nouvelles sont arriv*es en troisi*me, une histoire d'horreur.

Nous n'avions pas été assez disciplinés. Nous avons perdu notre focus et avons laissé Alex Auld tout seul. Alex est un gars avec une excellente attitude qui a dû occuper le poste difficile de gardien de relève. Je voulais lui donner l'occasion de jouer dans un match et, malheureusement c'était le gars devant le filet quand nous avons arrêté de travailler et avons jou* du hockey indiscipliné.

Quand même, le positif dépassait le négatif. Espérons que nous avons appris de quoi de cette troisi*me p*riode et on sera meilleur lors de notre prochain match en quart-de-finales contre les États-Unis. C'est la veille du Jour de l'an - le congé le plus important ici en Russie. C'est bien important chez nous aussi, et souvent l'occasion de réfléchir sur ce qu'on a. Je pense à ma mére, Kay, qui a été là pour moi pendant toute ma vie. Elle est une femme extraordinaire avec l'habileté (comme bien des méres) de me donner un coup de pied dans le derrière quand j'en ai besoin, ou de me mettre sur la bonne voie quand je me doute. Mon épouse Barb est toujours là - pour moi et les enfants. Mon emploi exige de moi beaucoup de mon temps pour réussir.

Ceci demande en double àBarb - conduire les enfants ici et là, passer du temps avec eux; faire les choses qu'elle ferait d'habitude en plus de ce que je pourrais si je n'avais pas à travailler. Je ne sais pas ce que je ferais sans elle. Mon fils Adam est tout un gamin. Il commence à adorer le hockey presqu'autant que moi. Il joue sur une équipe Novice des sept ans à Wexford. Croyez-le ou non, il est un gardien de but (comment j'ai fait pour permettre ça?) Je fais des farces, bien sûr. Il adore garder les buts et s'amuse beaucoup.

Je suis le genre de parent qui souhaite que ses enfants aiment ce qu'on aime. Mais ce n'est pas toujours le cas. Il faut les laisser trouver leur propre chemin. En ce moment, toutefois, je suis content de voir qu'Adam aime quelque chose qui m'a apporté tellement de bonheur. Et finalement, je dois mentionner ma belle fille Sara. Sara est, ce qu'ils appellent en anglais, "globally developmentally delayed". En somme, ça veut dire qu'elle se développera, au niveau mental, jusqu'à une certaine limite. De la voir apprendre des choses comme mener un cheval, et la fierté et la joie qu'elle ressent, me rend trés heureux. Qu'elle est positive, cette fille-là.

Après avoir perdu contre les Russe, j'étais dans ma chambre d'hôtel un peu déprimé. J'ai vérifié mes courriel et Sara m'avait envoyé ce message: "Ne t'inquiète pas Papa .. tu gagneras la prochaine fois."

Si ça, ça ne vous encourage pas, y'a rien qui le fera. Bonne et heureuse année à vous tous.

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André Brin Director, Communications | Directeur, communications