Journal de Stan Butler

JOUR TROIS, MOSCOU - le 28 déc. 2000
Rapport après-match c. la Finlande

Ne voulant rien enlever à la Biélorussie, le tournoi a vraiment commencé aujourd'hui pour nous ce soit. Je crois qu'on a pris pas mal de temps à s'ajuster à la vitesse des finlandais. Mais, il faut l'accepter, aucune des huit meilleures équipes se fera battre catégoriquement.

On ne dispute pas des matchs de 9-0 contre la Finlande. Regardez l'équipe suisse qui a arraché un match nul à la Russie dans leur premier match. Ce match nul contre la Finlande a servi dÕexp*rience d'apprentissage pour nous. Et c'était un apprentissage sans avoir à perdre.

Ce n'est pas toujours le cas dans le monde du sport. C'est drôle ã on écoute aux questions apr*s le match et le monde cherche à y mettre du négatif. C'est l'entraîneur en moi qui ressort. J'aime ètre positif; et il y a de quoi être très positif. Maxime a eu un excellent match encore une fois. Je crois que Barret Jackman a été extraordinaire. Nous n'avons que deux joueurs de 19 ans à la ligne bleue É et nos jeunes ont eu à répondre à l'appel pour nous.

Je suis bien content aussi avec le trio de Jason Jaspers, Derek Mackenzie et Dave Morisset qui a vraiment accepté le rôle défensif qu'on leur a donné. Ces gars sont les meilleurs avants offensifs avec les équipes club. Ils jouent en attaque à cinq et lorsque l'équipe a besoin d'un but. Mais ici, ils sont contents de faire ce qu'il faut pour le bien de l'équipe. J'ai bien hâte au match contre la Russie. Pour quelqu'un de mon âge, ça ma rappelle 1972 et la série Canada-Russie.

Après notre entraînement hier, nous avons tous fait une tournée du Luznicki Ice Palace où les quatre derniers matchs de la série 1972 ont été joués. Je me prenais pour "Stan le Touriste". Je me suis fait prendre en photo dans l'endroit devant le filet o* était Paul Henderson quand il a compté le but vainqueur lors du 8e match. La plupart des joueurs ont fait de même. Nous sommes également entrés dans ce qu'était le vestiaire du Canada. Je peux seulement m'imaginer ce que les joueurs devaient ressentir là-dedans en 1972 ã sachant qu'un pays au complet suivait tout ce qui se passait. Je sais qu'aucun des joueurs sur cette équipe étaient même à veille de naître (à moins que leurs parents faisant de la planification à très long terme), mais je crois qu'ils sont bien conscients, comme moi, de l'histoire de hockey qui existe entre le Canada et la Russie (et, avant, lÕUnion soviétique).

Vous savez, quand on y pense, le hockey est une des seules choses qui nous pousse comme canadiens à se léver debout sur la scène mondiale, et s'afficher fièrement. Nous voulons toujours gagner au hockey. CÕest premier ou rien. C'est comment nous sommes sur une patinoire parce ce sport fait tellement partie de notre patrimoine.

Et je porterai, avec Mike et Kevin et chaque gars avec un chandail du Canada, ce fardeau de cette fiert*. Pas sur nos épaules, mais sur le devant du chandail. Là au milieu de la feuille d'érable que tellement d'autres grandes équipes ont porté avant nous. Ça ne peut pas arriver assez vite.

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