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Retour sur le Mondial junior : Championnat mondial junior 1978 de l'IIHF
Le Canada accueille le monde à Montréal
David Brien
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31 janvier 2014
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Avant le Championnat mondial junior 1978 de l’IIHF, le Canada avait toujours envoyé les champions en titre de la Coupe Memorial à ce tournoi, une dernière récompense pour avoir remporté le prix le plus prestigieux du hockey junior majeur la saison précédente.

Tout ça est devenu chose du passé à partir de 1978 lorsque le tournoi mondial a été présenté pour la première fois à Montréal, ville hôtesse de l’événement. Le Canada était représenté par les meilleurs joueurs de partout au pays, un avant-goût de l’équipe nationale junior d’aujourd’hui.

Ryan Walter, qui agissait comme capitaine de l’équipe en 1978, affirme que ce changement ne pouvait survenir à un meilleur moment.

« Ça a permis aux Canadiens de voir en action la prochaine génération de joueurs professionnels, » précise Walter, ouvrant aussi la porte à de nombreuses vedettes en devenir pour faire leurs débuts sur la scène internationale, dont un qui deviendrait le meilleur de tous les temps.

À 16 ans, Wayne Gretzky était le plus jeune joueur à participer au tournoi de 1978, la première de ses nombreuses apparitions sur la scène internationale. Son jeune âge ne l’a pas empêché de dominer le tournoi avec 17 points (huit buts, neuf aides) en seulement six matchs.

En plus de remporter les honneurs du meilleur avant du tournoi, Gretzky s’est vu gratifié d’une place au sein de l’équipe des étoiles aux côtés de futures vedettes de la LNH comme Vyacheslav Fetisov (Union soviétique), Mats Naslund (Suède) et Anton Stastny (Tchécoslovaquie), ainsi qu’auprès du Finlandais Risto Siltanen, qui devint un futur coéquipier de Gretzky chez les Oilers d’Edmonton.

Walter se souvient de son enfance sur la côte ouest et de son entourage; tout le monde avait entendu parler de Gretzky, mais personne ne l’avait encore vraiment vu jouer.

« En tant qu’équipe, nous étions aussi ébahis de le voir jouer que le reste de la planète. Nous ressentions beaucoup de fierté de voir tout l’effort qu’il mettait au jeu et nous étions ravis de l’avoir comme coéquipier. »

Le choix de Montréal comme ville hôtesse du premier tournoi mondial junior en sol canadien lui allait comme un gant, puisqu’aucune ville n’avait une histoire de hockey aussi collée à la peau, et aucun aréna n’était plus vénéré que le Forum de Montréal comme temple de ce sport.

« Jouer devant les partisans montréalais a été une expérience incroyable, » confie Walter. « C’était comme jouer dans la Mecque du monde du hockey, devant une foule qui ne retenait pas son enthousiasme. 

« Je me souviens que les sièges étaient toujours brillants à la patinoire. Comme il avait neigé abondamment au cours de la semaine avant le tournoi, simplement se rendre à l’aréna ajoutait à la magie du moment. Les joueurs devaient apprécier ce moment privilégié. Ils devaient décider de l’objectif qu’ils s’étaient fixé, mais sans ne penser qu’à çà. Dans ce genre de championnat, il ne faut pas regarder trop loin en avant. Si on le fait, on néglige de vivre les étapes cruciales menant justement à cet objectif. »

Les Canadiens ont commencé le tournoi avec une victoire de 6-3 aux dépens des États-Unis le 22 décembre 1977. La marque était égale 3-3 au début de la troisième période, puis le Canada a compté trois buts sans réplique au cours des vingt dernières minutes de jeu, dont le premier de Gretzky sur la scène internationale.

Après ce gain au premier match, le Canada a enchaîné avec deux autres victoires, une contre l’Allemagne de l’Ouest 8-0 et l’autre face à la Tchécoslovaquie 9-3 le jour de Noël, avec un tour du chapeau de Gretzky et deux mentions d’aide face aux Allemands et un autre tour du chapeau aux dépens des Tchèques.
Invaincus au cours de la ronde préliminaire, les Canadiens ont eu la vie un peu plus dure lors du premier match de la ronde des médailles contre les Soviétiques qui avaient dominé le tournoi à ses premières années.

Un but compté vers le milieu de la troisième période a fait la différence et Gretzky, pour la première fois du tournoi, n’avait pas laissé sa marque sur la feuille de pointage; les Soviétiques l’ont emporté 3-2, anéantissant ainsi tout espoir de médaille d’or pour la formation canadienne.

Les Canadiens ont eu un peu plus de fil à retordre lors de leur deuxième match contre la Tchécoslovaquie. Le pointage indiquait 2-2 en début de troisième période, mais comme il l’avait fait en début de tournoi, le Canada s’est démarqué et a marqué à quatre reprises remportant l’affrontement 6-2.

La fiche de 1-1 en ronde des médailles signifiait que les hôtes du tournoi devaient se mesurer à la Suède la veille du Jour de l’An 1978 pour la médaille d’argent.

Une première période disputée à vive allure a vu les joueurs se diriger vers le vestiaire avec une égalité de 2-2, mais les Suédois ont pris les devants 4-2 après deux périodes. Mais l’autre Wayne canadien, Wayne Babych, a complété son tour du chapeau pour créer l’égalité 4-4 en début de troisième période.

Les Suédois ont réussi à compter deux autres buts, alors que le dernier but de Walter ne fut qu’une maigre consolation devant la victoire de 6-5 des Suédois reléguant le Canada à la médaille de bronze

Les 17 points de Gretzky le classent au deuxième rang de tous les temps chez les pointeurs canadiens à un Championnat mondial junior de l’IIHF. Eric Lindros a aussi accumulé 17 points en 1991, alors que Dale McCourt (1977) et Brayden Schenn (2011) se partagent le nouveau record avec 18 points.


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