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Le très long parcours vers la Coupe RBC
Remporter un championnat national signifie beaucoup de victoires et de kilomètres
Paul Edmonds
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18 mai 2013
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Au hockey junior, il existe vraiment un seul moyen de transport pour faciliter les voyages requis pour la saison : l’autobus.

Décrit depuis longtemps comme faisant partie de l’équipe, l’autobus peut être de forme, taille, modèle et confort variés, mais la réalité, c’est qu’il est la calèche du hockey junior et une nécessité pour parcourir les distances entre les villes et les villages lors d’une saison.

Le nombre de temps passé dans l’autobus peut varier, bien sûr, principalement en raison de la géographie et de la localisation d’une équipe junior par rapport à une autre dans la même ligue, mais généralement, les trajets d’autobus et les kilomètres parcourus en voyage augmentent à mesure que l’équipe progresse au printemps.

Cette réalité est particulièrement existante pour les équipes du junior A partout au Canada qui réussissent à remporter le titre de leur ligue pour se rendre au championnat régional et peut-être à la Coupe RBC, le Championnat national junior A du Canada.

C’est principalement lors des mois d’avril et de mai que l’odomètre commence à bouger plus fréquemment, les distances devenant plus importantes et la capacité à composer avec les voyages en autobus vers les villes adverses devenant aussi importante qu’un premier but ou un gros arrêt avec deux minutes à écouler en troisième période.

Prenez les Eagles de South Surrey et leur parcours vers la finale de la Coupe Banque Royale 1997 comme exemple. Avec Scott Gomez, alors âgé de 17 ans, comme l’un des joueurs vedettes de l’équipe, les Eagles ont dû visiter trois endroits dans la province en route vers le championnat de la BCHL.

Par la suite, ils ont dû se rendre à Cranbrook, C.-B. pour le titre provincial, puis à Fort McMurray, Alb., avant de gagner la coupe Doyle et représenter la région du Pacifique au tournoi national à Summerside, Î.-P.-É.

Au total, ils ont parcouru plus de 10 600 kilomètres seulement en séries éliminatoires, une grande proportion de cette route ayant été parcourue lors de leurs deux derniers arrêts.

« Les distances n’étaient pas si grandes en saison régulière », admet Mark Holick, qui était entraîneur adjoint avec les Eagles lors de cette saison, une équipe qui a parcouru près de 3200 km à elle seule pendant une série régionale dans le nord de l’Alberta qui comprenait une distance de 26 heures en autobus.

« C’était notre première expérience de long voyage. Ce type de distance a certainement créé une forme d’adversité pour nous. »

Pour les équipes de hockey junior, impossible d’éviter les voyages en autobus, surtout en séries éliminatoires. Leur défi est de voir comment elles arrivent à composer physiquement et mentalement avec les distances prolongées, les contraintes d’espace de l’autobus et la fatigue générale.

En tant qu’entraîneur, pouvez-vous créer une science magique pour mieux encaisser le kilométrage de votre équipe? Peut-être. Mais parfois, les voyages peuvent être si longs et ardus qu’ils pourraient même faire rougir un camionneur habitué aux longues distances, particulièrement parce que le temps est limité et que les échéances pour achever une série sont courtes.

En 1997, South Surrey a atteint le sommet du hockey junior A et s’est qualifiée pour la Coupe Banque Royale. Cette saison-là, comme cette année, le tournoi se déroulait à Summerside, ce qui voulait dire que les Eagles ont dû monter à bord d’un avion pour parcourir encore 4359 km pour se rendre à la compétition en tant que représentants du Pacifique.

« C’était vraiment un voyage d’un océan à l’autre », se souvient Holick, dont l’équipe a perdu en finale contre les hôtes, les Western Capitals de Summerside, avant de remporter le titre national la saison suivante avec Holick à la barre.

Les Eagles ont pu se rendre compte de la mauvaise perception qui existe à l’idée que les voyages en avion pouvaient en quelque sorte amenuiser la difficulté de parcourir une distance entre les deux océans, eux qui ont dû prendre deux vols différents pour se rendre à Summerside, étant contraints par des horaires serrés.

« C’est une longue journée avec un décalage de quatre heures », commente Holick, l’entraîneur-chef des Cougars de Prince George dans la Ligue de hockey de l’Ouest.

Malgré la rigueur de l’autobus et parfois des avions dans le hockey junior, il y a un côté positif et apparemment attirant de parcourir de longues heures sur la route.

« Le voyage est un mal nécessaire », dit Jason Tatarnic, entraîneur-chef des Slammers de Woodstock de la Ligue de hockey des Maritimes, depuis huit ans, dont l’équipe a parcouru plus de 10 000 km la saison passée dans son parcours vers la Coupe RBC, à Humboldt, Sask.

« Lorsque vous voyagez, il y a ces moments où vous regardez dehors par la fenêtre et que vous vous demandez combien de temps vous pourrez endurer cela. »

Toutefois, il admet aussi que le temps passé ensemble dans l’autobus peut être avantageux pour améliorer certains aspects du groupe, comme le renforcement d’équipe et la camaraderie.

« Pour moi, en tant qu’entraîneur, les conversations que vous avez avec votre équipe et les histoires qui surviennent sont de bons souvenirs pour un joueur de hockey. Ça n’a pas vraiment changé à ce sujet. C’est un phénomène constant. »

Bien que les lecteurs DVD et les appareils portatifs aident à passer le temps en autobus, les parties de cartes, la lecture d’un livre ou dormir sont encore des activités communes auprès des joueurs et des entraîneurs lors des voyages sur l’autoroute.

Quelques difficultés des voyages peuvent être allégées en coupant la route, selon Tatarnic. Par exemple, son équipe prend toujours un repas d’avant-match en route vers les matchs à l’extérieur lorsqu’il s’agit d’un long trajet.

De plus, on va même jusqu’à séparer le voyage en deux pour voyager une journée de plus seulement pour faciliter le temps passé en autobus et éviter la probabilité d’avoir les jambes engourdies.

« Surtout lorsque vous disputez trois matchs en trois jours, vous accumulez de la fatigue dans les jambes », commente Tatarnic. « C’est prouvé scientifiquement. La meilleure chose pour les joueurs est de s’étirer et de s’adonner à sa routine le plus vite possible lorsqu’ils sortent de l’autobus. »

Parmi cette routine, on peut même compter une soirée amusante  en équipe sur la route à jouer aux quilles ou à faire en sorte que les joueurs dorment vraiment bien. Dans ce cas, limiter le nombre de joueurs par chambre d’hôtel sur la route peut s’avérer tout un avantage pour l’équipe.

Toutefois, étant donné que ces petits luxes du hockey junior impliqueraient des coûts additionnels, les 127 équipes des 10 ligues de hockey junior A ne pourraient payer ces frais.

D’une façon ou d’une autre, les durs voyages dans le hockey junior, particulièrement en autobus, font autant partie du jeu qu’un bâton ou une rondelle. Chaque équipe peut gérer cet aspect comme elle le veut.


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