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Vivre son rêve (version 2)
Un cancer a bousillé une carrière potentielle dans l’OHL, mais Tyler McGregor a encore trouvé une façon de faire sa marque dans le monde du hockey.
David Brien
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14 mars 2014
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Même si son nom n’est peut-être pas (encore) connu de plusieurs Canadiens, McGregor, joueur d’avant de l’équipe nationale sur luge du Canada, a accompli des exploits dont les gens de sa ville natale de Forest, en Ontario, sont bien au courant.

Cependant, l’histoire de McGregor n’est pas seulement une question de hockey. Aux yeux des gens qui ont déjà rencontré cet athlète de 20 ans, il représente un chef de file, un batailleur, un symbole d’inspiration et de courage et par-dessus tout, un ami.

Ayant grandi à Forest, McGregor a passé son enfance dans le hockey.

« J’ai commencé à pratiquer le hockey à l’âge de trois ans », dit-il. « Mes parents m’ont enfilé les patins et je suis tombé en amour avec ce sport. »

À force de vieillir, McGregor ne cessait de s’améliorer. Lors de sa saison dans l’atome majeur, il s’est lié d’amitié avec les frères jumeaux de la ville pas si lointaine de Grand Bend, en Ontario, Matt et Ryan Rupert, deux vedettes actuelles des Knights de London, dan l’OHL.

« Il est une bonne personne et un bon ami », confie Matt Rupert à propos de McGregor. « Lorsque nous étions plus jeunes, Tyler, Ryan et moi regardions toujours des matchs de hockey ensemble, habituellement du Sting de Sarnia. Nous rêvions un jour de joindre les rangs de l’OHL ensemble. »

Même si ce rêve s’est concrétisé pour les Rupert, celui de McGregor s’est éteint en janvier 2010, lorsque les malchances se sont succédé, mettant ainsi fin à une carrière potentielle dans le hockey.

« Le tout a en quelque sorte progressé par petites étapes », explique McGregor. « J’ai d’abord fracturé ma jambe et cru que ma saison était terminée. Quelques semaines plus tard, j’ai reçu un diagnostic de cancer et je croyais que je serais hors du jeu pendant un an ou deux. Puis, une semaine plus tard, j’ai appris que j’allais perdre ma jambe. Je pensais que je ne jouerais plus jamais au hockey. »

« Cette nouvelle m’a brisé le cœur puisque j’étais à l’âge où tout allait très bien pour moi dans ce sport et j’étais excité de voir où ma carrière de hockeyeur allait me mener. »

En ce qui concerne les Rupert, ils savent où le hockey aurait mené McGregor : avec eux dans une formation de l’OHL.

« Je me souviens que lors de notre année dans le midget mineur, son objectif était évidemment de se rendre dans l’OHL et je sais qu’il aurait été repêché assez tôt », affirme Ryan Rupert. « Malheureusement, ce fut assez difficile puisque nous savons ce qui est arrivé. Il aurait joué dans l’OHL, sans aucun doute. »

« Il était un joueur offensif qui pouvait marquer. Lors des situations défensives, il était un joueur fiable à utiliser avec une minute à écouler. Il pouvait bloquer des tirs et effectuer des jeux. Le genre de joueur que les entraîneurs adoraient avoir dans leur équipe puisqu’il faisait tout ce qu’ils voulaient. »

Sa vie a peut-être changé, mais McGregor était encore un adolescent canadien et comme plusieurs de son âge, il n’a pas mis beaucoup de temps avant de graviter à nouveau autour du hockey.

Seulement un an après avoir perdu sa jambe, McGregor s’est installé sur une luge pour s’initier au hockey sur luge, même s’il n’était pas certain de vouloir essayer ce sport.

« À ce moment-là, je ne savais pas ce qu’était le hockey sur luge, mais des gens m’en avaient parlé. J’étais hésitant à l’essayer, mais j’ai fini par le faire et mon envie de continuer a grandi lorsque j’ai commencé à le pratiquer. »

« J’ai en quelque sorte obtenu une deuxième chance de vivre mon rêve. Lorsque j’ai découvert que le hockey était une discipline paralympique et que je pourrais toujours jouer pour Équipe Canada, j’ai senti une grande motivation et mon objectif immédiat a été de faire l’équipe. »

McGregor a fait ses débuts dans ce sport avec le Blizzard de London, l’équipe de club de hockey sur luge de son coin, mais cette formation s’entraînait seulement une fois par semaine et il savait qu’il devait sauter sur la glace le plus souvent possible.

McGregor tentait de pratiquer ce sport dès qu’il en avait l’occasion, que ce soit lors de séances publiques de patinage ou de patinage libre dans sa ville.

« J’avais de la misère à progresser puisque je ne pouvais m’entraîner quatre ou cinq fois par semaine », confie-t-il. « Je me plaçais sur ma luge dans mon sous-sol et je maniais la rondelle et m’exerçais. Je me concentrais sur de petites habiletés et c’est une des raisons pourquoi j’ai progressé si rapidement. »

Moins d’un an après sa première expérience en hockey sur luge, McGregor s’est taillé un poste au sein de l’équipe nationale de développement sur luge du Canada, participant à deux séries de trois matchs contre les États-Unis en janvier et avril 2012. À l’automne suivant, il a été sélectionné par l’équipe nationale sur luge du Canada à sa première tentative.

La rapide ascension de McGregor en hockey sur luge n’a surpris personne dans son entourage.

« Il a tellement du cœur au ventre », lance Matt Rupert. « À notre première année dans le AAA, nous ne savions pas trop à quoi nous attendre, mais non seulement il a eu ce qu’il fallait pour faire l’équipe en tant que recrue, mais il a aussi été nommé capitaine de notre équipe. »

« Tyler n’a pas l’air de celui qui prononce de grands discours, mais en coulisses, il fait sentir sa présence », ajoute Ryan Rupert. « Il aime impliquer tout le monde. Si quelqu’un descend la pente, il va le remonter et lui dire qu’il fait bien les choses. Il est une bonne personne à côtoyer. »

Même si McGregor veut être traité comme n’importe quel jeune de 20 ans, il sait bien qu’il s’avère une source d’inspiration pour d’autres jeunes survivants du cancer. Son courage et son intrépidité face à l’adversité ne motivent pas seulement ses amis, mais tout le monde qui connaît son histoire.

« Je dis aux gens de ne jamais lâcher et de toujours poursuivre leurs rêves », raconte McGregor. « Je n’ai jamais abandonné. J’ai fait tout ce qu’il fallait pour les réaliser. Aujourd’hui, je vis mon rêve et je représente mon pays. »


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