Reseau de Hockey Canada |
Nouvelles
Juge de retour en noir (et blanc)
Vingt ans après ses premiers Jeux, Lonnie Cameron est de retour
Kristen Lipscombe
|
17 février 2014
|
|

Les représentants du Canada sur la glace ne sont pas tous vêtus de rouge et de blanc aux Jeux olympiques d’hiver.

Certains d’entre eux portent le noir et le blanc, dont le juge de lignes de 50 ans Lonnie Cameron de Langley en Colombie-Britannique, qui en fait, cumule plus d’expérience aux Olympiques que plusieurs athlètes.

Deux décennies après son expérience comme recrue aux Olympiques de 1994 à Lillehammer en Norvège, il est aux commandes des décisions au plus haut niveau international à nouveau, cette fois à Sotchi.

« Qu’on m’ait choisi en 1994 a été un grand honneur pour moi », se rappelle Cameron. « Non seulement avais-je la chance de me rendre aux Olympiques, mais j’avais surtout le privilège de représenter tous les officiels du hockey amateur canadien. Et çà, ça comptait pour moi. »

À cette époque, Cameron travaillait dans la Ligue de hockey de l’Ouest, où il avait évolué pendant neuf saisons et « avait eu la chance d’agir comme officiel à deux championnats de la Coupe Memorial », en plus d’agir comme officiel sur la scène internationale, incluant à Lillehammer.

Maintenant, 20 ans plus tard, Cameron est l’un des 13 officiels de la Ligue nationale de hockey choisis par le directeur des officiels de la LNH, Stephen Walkom, pour travailler au tournoi de hockey masculin des Jeux olympiques d’hiver de 2014. Il fait partie d’un groupe de 32 officiels sur la glace à Sotchi.

« Cette fois à Sotchi, la même sensation refait surface », souligne Cameron concernant le port du chandail rayé pour une autre fois aux Olympiques. « Bien que je travaille dans la LNH comme juge de lignes, je suis un officiel canadien évoluant dans les plus hautes sphères du hockey, aux côtés de confrères officiels venus de partout au monde »

Dans une déclaration faite le 2 décembre, alors que Cameron et ses collègues apprenaient la bonne nouvelle, Konstantin Komissarov, directeur de l’arbitrage à l’IIHF, a affirmé : « Tous ces candidats sont considérés comme les meilleurs officiels de leur ligue de clubs respective. »

« Nous avons pris nos décisions en fonction de trois critères principaux : leur condition physique, leur rendement dans leurs championnats nationaux respectifs et leur capacité à travailler en équipe », précise Komissarov. L’équipe des officiels de Sotchi 2014 inclut des arbitres et des juges de lignes ayant une mixité d’expérience dans la LNH comme à l’international.

Cameron est certainement l’exemple par excellence de ces qualités, car c’est ce qu’il a exercé depuis la préadolescence, alors qu’il a commencé à faire la discipline parmi les joueurs des équipes.

« J’ai commencé à agir comme officiel à 12 ans et j’ai joué au hockey jusqu’à 20 ans », ajoute-t-il. « Après avoir joué junior dans les Prairies, je suis revenu chez moi… pour commencer l’université, et j’avais le goût de rester actif dans le milieu du hockey. Lorsque ta période comme joueur est chose du passé, il ne te reste que deux choix – devenir entraîneur ou devenir officiel. »

« J’ai donc choisi le sifflet et j’ai commencé à arbitrer des matchs de mon association locale à Victoria », ajoute Cameron.

La carrière d’officiel de Cameron n’a pas mis de temps à démarrer, car la Ligue de hockey de l’Ouest l’a repêché à 23 ans puis, un peu avant la saison 1996-1997, il a été appelé par la grande ligue.

« Comme le sont les joueurs, les officiels sont évalués chaque fois qu’ils s’avancent sur la glace », explique Cameron, y compris lors des Jeux olympiques d’hiver de 2014. « Notre travail dans son ensemble est scruté quotidiennement et à mesure que progresse le tournoi, les officiels dont le travail a été jugé supérieur sont désignés pour les matchs de la ronde des médailles. »

Les équipes de quatre officiels présentes sur la patinoire au Palais de glace Bolshoï et à l’Aréna Shaïba à Sotchi sont constituées d’un juge de lignes du milieu amateur et d’un autre de la LNH, puis d’un arbitre du milieu amateur et d’un arbitre de la LNH. Tous les officiels olympiques « souhaitent être choisis pour le match de la finale. »

« En 1994, j’ai eu la chance, en tant qu’amateur, de travailler lors de la demi-finale Russie-Suède », mentionne Cameron. « La Suède l’a remporté et a poursuivi sur sa lancée jusqu’à vaincre le Canada en finale pour la médaille d’or. »

En raison des règlements de l’IIHF, Cameron ne pouvait pas travailler lors du match pour la médaille d’or puisque son pays était de la compétition, « mais cette fois, les choses pourraient être différentes et qui sait, je pourrais être choisi! »

« Quoi qu’il en soit, c’est une formidable expérience de hockey », soutient Cameron.

Jusqu’à maintenant, Cameron a travaillé lors des matchs Slovénie-Russie, Autriche-Canada et Norvège-Autriche en ronde préliminaire. Malgré tout ce travail, il compte aussi prendre le temps de profiter de ses moments hors de la glace à ses deuxièmes Olympiques.

« Nous pourrons profiter d’une journée de congé de hockey lundi », affirme-t-il. « Quelques-uns d’entre nous planifient de nous rendre à Sotchi et de faire le tour de la ville ».

Bien que Sotchi 2014 soit une expérience complètement différente de celle de Lillehammer 1994, avec cette fois comme toile de fond « une énorme masse d’asphalte » clôturée et hautement sécurisée comparativement à cette « petite ville montagnarde où nous pouvions marcher où bon nous semblait », un aspect reste toutefois le même.
 
« C’est l’esprit du sport », dit Cameron. « C’est… un privilège de faire partie de l’équipe des officiels de Sotchi 2014 et c’est quelque chose que je n’oublierai jamais. »


Pour plus d'informations :

Francis Dupont
Responsable, relations médias/communications
Hockey Canada
403-777-4564
fdupont@hockeycanada.ca

Keegan Goodrich
Coordonnateur, médias
Hockey Canada
403-284-6484
kgoodrich@hockeycanada.ca

 

facebook.com/hockeycanadafr

twitter.com/hockeycanada_fr

youtube.com/hockeycanadavideos

Videos
Photos
Horaire
Close
Credit  
Close
Photo Credit: