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L’incroyable aventure d’Imoo : Du programme d’excellence à l’équipe olympique japonaise, au programme d’excellence
Jason La Rose
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15 juin 2013
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Dusty Imoo playing for Team Japan at the 1998 Winter Olympic Games in Nagano, Japan

Dusty Imoo a déjà porté le rouge et le blanc sur la scène internationale. Après tout, l’homme originaire de Surrey en Colombie-Britannique a gardé les buts aux Jeux olympiques d’hiver et à quatre championnats mondiaux de l’IIHF.

Mais les partisans canadiens ne doivent pas s’en faire si son nom ne leur dit rien.

La participation d’Imoo sur les plus grandes scènes du hockey international n’a pas eu lieu avec Équipe Canada – le gardien de but a traversé le Pacifique pour représenter le Japon vers la fin des années 1990 et le début des années 2000.

Mais cela ne veut pas dire qu’il n’a jamais eu l’occasion de porter le chandail orné de la feuille d’érable. Imoo a représenté le Canada à deux reprises, la première fois en 1987 en tant que membre d’Équipe Pacifique dans une série des moins de 17 ans contre l’Union soviétique, et la deuxième, un an plus tard, cette fois avec l’équipe nationale masculine des moins de 18 ans du Canada lors d’une série contre les États-Unis à Colorado Springs au Colorado.  

En fin de semaine, le gardien de 42 ans, qui travaille comme entraîneurs des gardiens de but des Thunderbirds de Seattle dans la WHL, effectue un retour auprès du programme d’excellence de Hockey Canada en tant qu’instructeur au camp annuel des gardiens de but du programme d’excellence.

Il considère l’expérience comme une occasion non seulement de contribuer au développement de la prochaine génération de gardiens de but canadiens, mais aussi de se perfectionner comme entraîneur, un rôle qu’il joue au sein des Thunderbirds depuis les deux dernières saisons.

« Le simple fait de revenir et (de travailler au camp) serait amusant, mais c’est une superbe expérience d’apprentissage aussi amusante pour moi que pour ces jeunes », a dit Imoo. « Je dois en apprendre davantage sur l’entraînement. Je crois faire du bon travail, mais il y a toujours tellement de choses à apprendre. » 

Après quatre saisons dans la WHL avec New Westminster, Lethbridge et Regina de 1987 à 1991, Imoo a pris part aux essais de trois équipes de la LNH – Calgary, Hartford et Vancouver – au début des années 1990. Il a aussi joué dans l’IHL et l’ECHL avant de recevoir un appel en 1994 d’un légendaire entraîneur canadien, appel qui a modifié sa carrière à jamais.

« Dave King m’a téléphoné et il m’a demandé si j’aimerais jouer aux Olympiques de 98 », se souvient Imoo à propos du lauréat de l’Ordre du hockey au Canada en 2013 qui a agi comme consultant de la Fédération japonaise de hockey sur glace avant les Jeux de Nagano. « Il a dit que j’allais devoir me rendre là et jouer dans les ligues professionnelles et qu’ils travailleraient pour que j’obtienne ma citoyenneté. »

C’est pourquoi, à l’automne 1994, Imoo, sa femme et ses enfants sont partis pour l’Orient – l’Extrême-Orient plus précisément –, où il a endossé l’uniforme des Lions de Seibu de la Ligue de hockey sur glace du Japon (JIHL) pendant que King travaillait à bâtir une équipe pour les Olympiques.

« (King) a dit qu’il recruterait 10-12 joueurs qui avaient de l’expérience chez les professionnels et des antécédents canado-japonais et c’est ce qui a lancé le tout », a dit Imoo des plans olympiques du Japon. « Ils ont vraiment fait beaucoup de travail, invitant des joueurs et des entraîneurs, remaniant toute la ligue, puis ils sont allés chercher des joueurs importés. »

Le tournoi olympique de hockey masculin de 1998 a sans aucun doute été le plus attendu de l’histoire puisque les Jeux accueillaient les joueurs de la LNH pour la première fois. Des noms comme Gretzky, Yzerman, Sakic et Roy allaient donc faire partie du plus grand événement sportif de la planète.

Malheureusement pour Imoo et les Japonais, ils n’ont pas eu l’occasion de jouer contre les plus grandes vedettes du sport. Ayant accumulé deux défaites et une nulle à ses trois matchs de la ronde préliminaire, le Japon n’a pu accéder à la première ronde. Il a battu l’Australie en tirs de barrage pour terminer au 13e rang. 

Malgré une performance décevante, Imoo ne garde que de bons souvenirs de son expérience olympique.

« Ce fut incroyable », dit-il. « À ce moment-là, c’était si intense et il y avait tellement de choses qui se passaient en même temps. Je ne m’en suis rendu compte que lorsque tout a été fini et que je regardais derrière moi, car il y avait beaucoup de pression. Nous n’étions pas parmi les meilleures équipes et tout le monde voulait bien faire, alors ce fut assez intense, mais ce fut toute une expérience d’être parmi les athlètes; pas seulement les joueurs de hockey, mais tous les athlètes. » 

La fin des Olympiques devait marquer la fin du séjour d’Imoo au Japon, mais il s’y sentait si bien, pas seulement lui comme gardien de but, mais sa famille aussi.

« Je suis parti avec l’intention de jouer seulement jusqu’aux Olympiques », dit Imoo. « L’ambiance entourant les Olympiques fait en sorte que vous développez un certain patriotisme, un sentiment d’unité – bien que je suis Canadien, j’ai été fier de jouer pour le Japon. En plus, il y avait l’argent, le mode de vie, toute l’expérience; ils nous ont si bien traités que lorsque les Olympiques furent terminés, j’ai décidé de rester. »

Au total, Imoo a passé 12 saisons dans la JIHL (plus tard appelée la Ligue de hockey sur glace de l’Asie), soit neuf avec Seibu et les trois dernières avec les Eagles d’Oji, remportant trois championnats de la ligue.

Il a pris part à quatre championnats mondiaux de l’IIHF avec le Japon de 1998 à 2001 et il a gardé les buts de l’équipe japonaise lorsqu’elle a tenté de se qualifier, sans succès, pour les Jeux olympiques d’hiver de 2002.

À sa retraite à la fin de la saison 2005-06, Imoo est rentré au Canada, donnant ainsi l’occasion à son fils Jonah de jouer au hockey junior A dans la Ligue de hockey de la Colombie-Britannique, la même ligue au sein de laquelle Imoo avait joué comme adolescent au milieu des années 1980.

Le père et le fils Imoo ont tous les deux pu faire l’expérience d’Équipe Canada puisque Jonah a été choisi pour participer au Défi mondial junior A 2012 où il a aidé Canada Ouest à remporter une médaille d’argent et où il a été nommé le Meilleur gardien de but.

Le père Imoo a gardé ses conseils assez simples en vue de l’événement.

« Ayant déjà vécu tout ça, tout ce que je lui ai dit, c’est de profiter de chaque moment, d’essayer de briller et de tout donner, de donner 120 pour cent et d’être épuisé après chaque entraînement, après chaque match », dit-il. « Je ne lui ai jamais parlé pendant l’événement, mais il a accompli plus que ce dont je le croyais… ce fut assez spécial. »  

Même si son fils démontre le même amour pour la position, Imoo se tient plutôt à l’écart en ce qui a trait à la carrière de Jonah, à un point tel qu’il ne s’est pas rendu à Yarmouth en Nouvelle-Écosse pour le Défi mondial junior A.  

« Je voulais, mais c’est à son tour », dit Imoo. « Tout le monde me demande pourquoi je ne l’ai pas fait venir à Seattle, pourquoi je ne suis pas son principal entraîneur. C’est sa vie. J’ai ma vie au hockey et il a la sienne. J’essaie simplement d’être plus comme un père. Je l’entraîne, pour l’aider un peu ici et là, mais j’aime être son père et son soutien. »

Pour Imoo, le camp des gardiens de but de cette semaine boucle la boucle; 26 ans après qu’il a fait ses premiers pas dans le programme d’excellence, 15 ans après son expérience olympique, il est de retour où tout a commencé et il ne pourrait être plus excité.

« Revenir ici me donne des frissons. C’est amusant. »


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