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De Londres à Montréal
Fils de parents anglais, Callum Booth se forge une réputation dans le sport de choix des Canadiens
David Brien
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4 janvier 2014
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Callum Booth

De leur propre aveu, quand Rob et Nicki Booth ont quitté Londres en Angleterre pour venir s’installer à Montréal au Québec au début des années 1990, ils ne connaissaient presque rien du sport qu’ils appellent encore le « hockey sur glace ».

Leur fils a changé tout cela.

« Après avoir reçu une offre d’emploi de l’Université McGill à Montréal, nous avons décidé que déménager au Canada était quelque chose que nous voulions essayer », explique Nicki Booth. « Mon premier contrat était de trois ans, mais maintenant, 17 ans plus tard, nous avons déterminé que le Canada est l’endroit où nous voulons demeurer. » 

Callum Booth est né en mai 1997 et alors qu’il grandissait, ses parents ont réalisé qu’ils n’étaient pas tout à fait surs des sports que Callum allait pratiquer.

Ils habitaient le Canada après tout, alors une seule réponse s’imposait.

« Mon père a joué au soccer, au rugby et au cricket plus jeune, alors mes parents ne connaissaient pas les sports que les jeunes pratiquaient ici », dit Callum. « Ils se sont renseignés et un ami leur a conseillé de m’inscrire à un programme local pour apprendre à patiner et je chausse les patins depuis ce temps. »

À neuf ans, Callum a échangé ses patins de joueur pour des patins de gardien de but et son cheminement au hockey a été modifié à jamais.

« Son équipe n’a presque pas gagné de matchs de l’année », se rappelle Rob Booth. « Avant le premier match des éliminatoires, l’autre gardien de but a décidé qu’il en avait assez et il est parti. Seulement deux ou trois joueurs voulaient le poste et après un entraînement au cours duquel Callum a fait l’impossible, ils ont décidé de lui confier la tâche. 

« L’équipe de Callum a gagné plus de matchs en séries éliminatoires qu’elle ne l’avait fait pendant toute l’année. Ils ont battu des équipes qui les écrasaient quelques semaines auparavant. »

Le jeune Booth est rapidement devenu un des meilleurs jeunes gardiens de but de la province et les dépisteurs l’avaient à l’œil lorsqu’il s’est développé au début de l’adolescence.

Puisque Rob et Nicki n’avaient pas été à l’école en anglais au Québec, la loi provinciale exigeait que Callum fréquente l’école primaire et secondaire en français, mais l’an dernier, il a opté pour une école privée au sud de la frontière, l’école Salisbury qui fait partie de la ligue des écoles privées de la Nouvelle-Angleterre.

« L’éducation revêt une grande importance pour ma famille et moi », dit Booth. « À ce moment-là, rester au Québec pour jouer au hockey dans la catégorie élite voulait dire que je devais sacrifier un peu cette éducation. Aussi, je voulais jouer au plus haut niveau possible. Mon intention était de jouer dans la NCAA. » 

Les exploits de Booth auprès des Knights ont fait en sorte qu’il a été repêché en troisième ronde lors du repêchage de la LHJMQ en 2013, 52e au total, par les Remparts de Québec qui ont demandé à rencontrer Callum et ses parents pour discuter de son avenir.

« Quelques semaines avant le camp d’entraînement, nous avons rencontré le personnel des Remparts », dit Callum. « Ils nous ont expliqué que je ne sacrifierais rien de mon éducation. Ils m’ont inscrit à une école privée à Québec parce que nous avons insisté sur le fait que je devais finir mes études secondaires. De plus, la catégorie de hockey dans laquelle je joue ici est supérieure à celle de mes écoles privées américaines. » 

Cette réunion a aussi permis à Booth de rencontrer probablement le meilleur gardien de but de l’histoire du hockey ainsi que l’un des meilleurs du sport de nos jours.

« Ils nous ont demandé de les rencontrer dans un restaurant de Montréal », explique Callum. « Quand nous sommes arrivés, c’était Patrick Roy. Il était assis avec quelqu’un d’autre; il s’est levé, m’a donné la main et s’est présenté. C’était très impressionnant. Je n’aurais jamais cru que cela allait se produire. »

Roy a présenté l’autre personne comme Semyon, mais Callum n’a pas réalisé tout de suite de qui il s’agissait.

« Au départ, je me suis dit que Patrick connaissait peut-être quelques personnes du nom de Semyon, mais au cours du repas, il a commencé à l’appeler Varlamov. Nous avons trouvé ça très cool qu’il l’invite à la rencontre. 

« Je me souviens que Varlamov m’a donné quelques conseils sur la façon de gérer le stress, car j’étais habitué de jouer devant 300 étudiants et maintenant j’allais devoir jouer chaque soir devant plus de 9 000 personnes à Québec. » 

Sur la glace cette semaine avec l’équipe du Québec au Défi mondial de hockey des moins de 17 ans, Booth s’est joint à une fraternité exclusive de gardiens de but de moins de 17 ans qui ont représenté la province, soit Marc-André Fleury, Jean-Sébastien Giguère et Roberto Luongo.

Si la carrière internationale de Booth continue de progresser, quelques options s’offrent à lui. Puisqu’il a la citoyenneté britannique et canadienne, il pourrait représenter la Grande-Bretagne si jamais l’occasion se présentait.

Mais le gardien de but n’a qu’un seul chandail en tête.

« La question ne se pose même pas pour moi. Je suis né ici et j’ai grandi ici alors je suis un Canadien dans l’âme. Porter le logo de Hockey Canada est un honneur! »


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