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Dans la vallée et sur la glace
Bien dissimulée sous un soleil de plomb, entre les buttes et les superbes cours d’eau du pays du vin, se cache une pépinière du hockey
Ryan Dittrick
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11 mai 2014
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Bienvenue à l’Okanagan où le passe-temps national du Canada connaît un essor au-delà de toutes les attentes.

Au long du trajet de trois heures et demie entre Sicamous et Osoyoos, il est possible de croiser notre sport national à chaque tournant. Représentant la Ligue de hockey de l’Ouest (WHL), la Ligue internationale de hockey junior de Kootenay (KIJHL), la Ligue canadienne de hockey des écoles sport-études (CSSHL) et la Ligue de hockey de la Colombie-Britannique (BCHL), 12 équipes et une litanie de potentiel se trouvent dans la vallée, clôturant les arrondissements de bandes et de baies vitrées, et vibrant à l’énergie et à la détermination d’une collectivité passionnée.

« Tout le monde connaît tout le monde, et tout le monde joue au hockey », affirme le défenseur des Predators de Nashville, Shea Weber, à propos de sa ville d’origine qui compte environ 3 000 habitants.

Le hockeyeur de 28 ans, originaire de Sicamous en Colombie-Britannique, a passé plusieurs saisons dans le hockey mineur à patrouiller les eaux – gelées, bien entendu – de la capitale des caravanes flottantes du Canada.

« Nous n’avions que 10 ou 12 joueurs dans notre équipe chaque année, alors le talent était concentré. C’était le même groupe de jeunes chaque année. Dans une collectivité comme celle-là, nous avons grandi ensemble et nous jouions tout le temps, que ce soit dehors – dans la rue ou sur une patinoire extérieure – ou à l’intérieur au [Sicamous and District] Rec Centre.

« On aurait dit que le hockey était toujours une des principales attractions de la région. »

Et honnêtement, il l’est.

De nombreux athlètes convergent vers la vallée chaque été pour assister à l’Okanagan Hockey School (OHS), un programme de renommée mondiale qui a vu le jour en 1963 et qui exploite maintenant six centres au Canada. De plus, l’OHS dirige l’Okanagan Hockey Academy, qui est en activité à longueur d’année à Penticton et où l’on forme de nombreux joueurs de l’élite de la province, dont plusieurs ayant connu du succès par la suite dans la BCHL, la WHL, la NCAA, et ailleurs.  

« C’est assez formidable », affirme le propriétaire des Vipers de Vernon, Duncan Wray. « Nous sommes assez chanceux d’avoir ces incroyables programmes de développement dans la région. C’est une situation unique aussi parce que plusieurs des joueurs qui cheminent dans le système et jouent avec nous sont nés, ont grandi et ont développé leurs habiletés ici, dans notre propre cour arrière. »   

C’est littéralement ce qui s’est produit avec Weber.

Le père de Shea, James, travailleur d’usine de jour, a été son entraîneur lorsqu’il était plus jeune. Le puissant tir de Shea ne s’est pas développé tout seul après tout. Il est le résultat du travail acharné et du dévouement exigés par James sur un petit terrain d’entraînement intime, bâti avec presque rien. 

La cible, une collection de boîtes de soupe en conserve meurtries par des rondelles placées dans les coins d’un vieux filet dans la cour arrière de la famille Weber. Il fallait répéter souvent. La cour des Weber est devenue un lieu de rassemblement, un refuge où les joueurs de l’élite de la petite ville venaient perfectionner leur jeu; Cody Franson, Colin Fraser, Kris Beech et d’autres professionnels en devenir ont passé d’innombrables heures, jour et nuit, à décocher des rondelles sur la surface de jeu rudimentaire en contreplaqué.

Mais cela en a valu la peine.

Porté par les heures supplémentaires et l’attention privilégiée qu’il a reçue en perfectionnant son art sur la célèbre patinoire de sa cour arrière, Weber a joué pour les Eagles de la KIJHL de sa ville natale à l’âge de 16 ans. En 2001-02, il a mené son équipe à une fiche presque parfaite de 43-5-1-1, a remporté la Coupe Cyclone Taylor, le championnat provincial, et la Coupe Keystone, le championnat régional junior B de l’Ouest canadien.

La saison suivante, il a amorcé sa carrière avec les Rockets de Kelowna qui ont connu de très bonnes années, prenant part à trois Coupes Memorial de suite et remportant le championnat national en 2004.

Et la suite fait maintenant partie de l’histoire.

Alors que Fraser a immédiatement fait le saut à la WHL, Franson et Beech ont opté pour la KIJHL, jouant aux côtés de Weber avec les Eagles de Sicamous. Et ils ne sont pas les seuls à avoir emprunté ce parcours. Ray Ferraro (Smoke Eaters de Trail), Adam Deadmarsh (Nitehawks de Beaver Valley), Chuck Kobasew (Heat d’Osoyoos), Brad Lukowich (Colts de Cranbrook) et Steve Passmore (Border Bruins de Grand Forks) ne sont que quelques-uns des vedettes de la KIJHL à connaître du succès dans la LNH par la suite.

Pour plusieurs, le cheminement vers le pinacle du vedettariat a commencé ici, dans les buttes du paradis.

Justin Schultz des Oilers d’Edmonton a grandi tout près, à Westbank, non loin de Prospera Place, domicile des Rockets de Kelowna. C’est là, sur la rive gauche du lac Okanagan qu’il a découvert sa véritable vocation, revenant à la ligne bleue après des années à l’aile et même un court passage devant le filet alors qu’il était plus jeune.

Schultz, Weber et des milliers d’autres athlètes originaires de la vallée ont grandi en jouant au sein de l’Association de hockey mineur de l’Okanagan, une organisation qui offre divers programmes aux jeunes, garçons et filles, de tous les âges et de tous les niveaux d’habileté.

Lorsqu’il fut assez vieux, la BCHL est devenue la destination de choix pour le futur joueur des Oilers qui a passé trois saisons en partie avec les Warriors de Westside.

« C’était un endroit spécial où jouer », dit-il. « Nous n’avions pas grand-chose en matière de patinoires extérieures. Mais lorsqu’il faisait assez froid – ce qui se produisait quelques fois par année –, les lacs étaient bondés. Des endroits comme Kelowna, Vernon, Sicamous, Penticton… ce sont des centres de villégiature, des points chauds pour les vacanciers pendant l’été.  

« Lorsque la température chute et que l’hiver arrive, le hockey est la chose à faire. »

À 45 minutes au nord sur l’autoroute 97, c’est plus ou moins la même chose avec une autre formation de la BCHL. Wray – aujourd’hui membre du Temple de la renommée du hockey de la C.-B. – est devenu propriétaire des Vipers en 1992 lorsqu’il a quitté la Saskatchewan pour vivre l’expérience de sa vie. Au cours de ses 22 ans à la barre de l’équipe, il a incarné la passion de l’Okanagan comme nul autre. 

« Nous faisons partie d’une communauté assez petite que les matchs des Vipers constituent un incontournable auquel il faut assister l’hiver venu. Tout le monde, et je dis bien tout le monde, se rallie autour de cette équipe », explique Wray.

Puisant leurs joueurs dans un bassin d’environ 38 000 habitants, les Vipers sont constamment parmi les premiers de la ligue au chapitre de l’assistance avec une moyenne d’environ 2 000 partisans par match au cours des six dernières saisons. Comparativement à des agglomérations comme Penticton, West Kelowna, Salmon Arm, Trail et Merritt, c’est une statistique dont Wray est particulièrement fier.

Cela, jumelé à cela l’engagement de l’équipe envers la victoire, a cimenté la réputation des Vipers comme l’une des franchises junior A les plus réussies et respectées du pays. Au cours des 20 dernières années, le club de Wray a remporté sept championnats de la BCHL, six Coupes Doyle, 12 bannières de la division Interior et trois championnats de la saison régulière.

Le fait d’avoir produit plusieurs joueurs de la LNH, incluant l’avant Mike Santorelli des Canucks de Vancouver, ne fait qu’ajouter aux nombreux succès du club (et de la région).

Mais la plus grande fierté du propriétaire du club vient du fait qu’il a pu obtenir des bourses d’études auprès d’universités et de collèges américains pour les siens. Au cours des 17 dernières années, 101 joueurs des Vipers ont poursuivi leur carrière et leurs études au sud de la frontière.

« C’est l’objectif de toute organisation de notre niveau; de permettre aux joueurs d’atteindre ces niveaux », dit Wray. « Nos joueurs ont toutes sortes d’occasions de poursuivre leur carrière, de connaître du succès et, au bout du compte, d’évoluer chez les professionnels. »

Schultz, 22 ans, est l’un de ces joueurs. Il a étudié en sciences de la vie et en communications avant d’être repêché par les Ducks d’Anaheim et de signer un contrat avec Edmonton. Ce cheminement n’aurait peut-être pas été possible s’il avait entrepris son cheminement ailleurs que dans l’Okanagan.

« Le nombre de joueurs qui passent par (le programme de la BCHL) est incroyable », déclare Schultz. « Ce n’est pas comme si l’Okanagan était un endroit particulièrement grand ou quelque chose du genre, mais le nombre de joueurs de talent qui proviennent de là est assez incroyable. Je ne crois pas qu’il existe un meilleur endroit où se développer quand vous considérez la compétitivité qui règne à tous les niveaux et dans toutes les ligues. »

Dans l’ensemble, la BCHL a eu quelque chose à faire dans le développement de joueurs comme Bob Nystrom, Glenn Anderson, Brett Hull, Cliff Ronning, Mark Recchi, Jamie Benn, Duncan Keith et plusieurs autres vedettes de la LNH au fil des ans.

La liste est longue et elle s’allongera encore pendant des années grâce à toutes les ligues de la région. Le hockey est aussi grand, sinon plus grand, dans l’Okanagan que partout ailleurs au Canada.
 
Que dire de plus sur la passion qui règne dans la vallée, sinon que c’est remarquable, vraiment.


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