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Son excellence et le hockey Le président d’honneur David Johnston, un choix évident
Andrew Podnieks, IIHF
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4 avril 2013
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Son excellence le gouverneur général David Johnston encourage les joueuses lors du match Canada-États-Unis mardi soir. À ses côtés, sa petite-fille Emma Johnston-Peacock, sa femme Sharon, et sa fille aînée Debbie.

OTTAWA, Ont. – Heureux celui qui est nommé président d’honneur d’un tournoi de hockey. Il peut assister aux matchs, rencontrer les organisateurs de l’événement et baigner dans l’esprit communautaire qui rend ce jeu si grand.

Le rôle enviable de président d’honneur du Championnat mondial féminin 2013 à Ottawa revient au gouverneur général du Canada et à sa femme, Monsieur et Madame David et Sharon Johnston.  

« L’idée de me nommer président d’honneur est venue de Hockey Canada », a indiqué Son excellence cet après-midi à Rideau Hall dans le cadre d’une réception spéciale pour les organisateurs du tournoi et les chefs d’équipe des huit pays participants.

« Je crois bien que l’initiative a été mise de l’avant en partie à cause de l’intérêt très inhabituel d’autres gouverneurs généraux pour le hockey. Lord et Lady Dufferin ont bâti la première patinoire en Amérique du Nord. Et bien sûr, Lord Stanley nous a donné la coupe il y a presque de 125 ans. Il existe plusieurs liens entre Rideau Hall et le hockey et, bien sûr, j’aime le jeu, alors il était naturel pour moi d’établir ce lien. Ce fut une décision de passion, une décision facile. »

De plus, la coupe Clarkson, remise annuellement à l’équipe remportant le championnat de la Ligue canadienne de hockey féminin, est nommée en l’honneur de l’ancienne gouverneure générale Adrienne Clarkson qui a récemment remis la « coupe Stanley du hockey féminin » aux Blades de Boston.   

Cette passion a vu le jour chez M. Johnston alors qu’il était tout jeune et elle n’a cessé de croître au fil de sa vie. Sa carrière, sa famille et sa personnalité reflètent toutes un amour pour le sport qui est aussi vrai qu’un tir frappé de Bobby Hull.  

« J’ai grandi à Sault Ste. Marie », explique M. Johnston, « et nous apprenions à patiner avant d’apprendre à marcher. Mon plus beau souvenir est de ma dernière année là-bas. J’ai joué au sein d’une équipe de moins de 17 ans qui a remporté le Championnat du nord de l’Ontario. Nous avons perdu les trois premiers matchs d’une série quatre de sept à Timmins et nous avons gagné les quatre suivants chez nous à Sault Ste. Marie. Deux de mes coéquipiers étaient Phil et Tony Esposito, et Tony était le gardien de but substitut. Le substitut vous dites? Oui, eh bien Tony avait environ 13 ans et il faisait partie d’une équipe de moins de 17 ans! L’autre joueur exceptionnel était Lou Nanne qui a joué avec les North Stars du Minnesota par la suite. C’est un beau souvenir. »   

Du Grand Nord à Harvard, M. Johnston a rapatrié son équipement et a entrepris la prochaine étape de sa vie, le hockey étant son fidèle compagnon. Il a joué pendant quatre ans à compter de 1959 sous la direction de l’entraîneur Cooney Weiland, une légende des Bruins de Boston et membre du Temple de la renommée du hockey, et il était assez bon pour qu’une carrière dans les rangs professionnels ne soit pas hors de question.

« J’y ai songé (à une carrière professionnelle) », admet-il.  « Je pesais 150 lb à Harvard. J’étais défenseur et j’ai passé les deux dernières semaines de ma dernière saison à l’hôpital avec une mononucléose, mais j’avais été invité au camp d’entraînement des Bruins. C’était avant le repêchage et il n’y avait que six équipes dans la LNH. Je crois que si j’avais été en meilleure santé, plus fort, etque j'avais joué alors qu’il y avait 30 équipes, pas six, je me serais probablement poussé à y aller. Mais, j’avais une bourse d’études pour aller étudier le droit à Cambridge en Angleterre, et le droit l’a emporté. »  

Observateur érudit du jeu, M. Johnston était un joueur talentueux, cela ne fait pas de doute, mais il comprenait les détails du jeu comme Dryden.

« J’ai joué comme avant et défenseur, et même comme gardien de but à un moment donné », explique M. Johnston. « Ce que j’aimais le plus au hockey, c’était de voir toute la surface de la glace et de constater comment la virtuosité individuelle s’intégrait au plan d’ensemble. J’aime la stratégie et l’intelligence instantanée du jeu. J’aime l’intensité. Il est pratiqué à une vitesse telle que vous ne pouvez patinez plus d’une minute sans avoir besoin de repos. Très peu de sports ont cette même intensité qui fait en sorte que vous avez besoin de vague après vague de joueurs pour la maintenir. » 

Après avoir lancé sa carrière en droit, le futur gouverneur général a épousé l’amour de sa vie et ensemble, ils ont eu assez d’enfants pour former leur propre équipe – toutes des filles! Mais cela n’a pas empêché Son excellence de transmettre son amour pour le sport à ses cinq filles, quoique sur le tard.    

« Nous étions une famille de skieurs parce que nous habitions Montréal et que nous avions un chalet de ski à Mont-Tremblant, au nord », dit-il. « Les filles patinaient, mais elles n’ont pas joué au hockey avant de fréquenter le Collège Brébeuf où il y avait un aréna. Là, elles ont découvert  un amour pour le jeu et m’ont demandé pourquoi elles n’avaient pas joué avant. C’est parce qu’elles étaient trop occupées à faire du ski. Mais elles ont toutes joué. »

Son excellence commence alors à me présenter sa formation partante avec une éloquence digne de Richard Garneau : « Notre première fille, Debbie, joue présentement dans une ligue féminine à Chelsea. Notre deuxième fille, Alex, qui habite Toronto, a joué au hockey intramural à McGill. Notre troisième fille a suivi mes traces à Harvard où elle a joué avec l’équipe féminine, puis elle est allée à Cambridge, comme moi, où elle était la capitaine de l’équipe de hockey féminin. Elle a aussi été entraîneure de l’équipe. Notre quatrième fille, Jen, attend son deuxième enfant ces jours-ci, mais après son accouchement elle recommencera à jouer au hockey. La cinquième fille, Sam, a aussi fréquenté Harvard, et elle joue présentement au hockey improvisé. » 

Du nord de l’Ontario à l’université, de jeune homme à père. Le hockey et M. Johnston sont associés depuis fort longtemps. Vous vous demandez encore pourquoi ce résident de Rideau Hall est président d’honneur du Championnat mondial féminin?  

« Enfant, j’aimais le sport et nous avons cinq filles, et elles ont toutes joué. Et nous avons neuf petits-enfants qui jouent eux aussi », dit M. Johnson en guise de conclusion. Rien à ajouter. 


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