© Matthew Murnaghan/Hockey Canada Images
De nouveaux noms pour une nouvelle approche
Quatre adolescents percent la formation de l'équipe nationale sur luge du Canada
Wendy Graves
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5 décembre 2016
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Seulement quelques semaines après qu'il soit devenu l'entraîneur-chef de l'équipe nationale sur luge du Canada, Ken Babey a eu un aperçu de la direction que prenait le hockey sur luge. Alors que ce sport était encore nouveau pour lui, Babey a vu les Américains et les Russes filer sur la glace au Défi mondial de hockey sur luge 2015 à une vitesse légèrement supérieure à celle de sa propre équipe.

Si le Canada souhaitait continuer d'aspirer à une médaille d’or – à ce moment, à Leduc, en Alberta, de même que dans les prochaines éditions du Défi mondial de hockey sur luge, les futurs championnats mondiaux et les Jeux paralympiques d’hiver de 2018 – un changement s'avérait nécessaire.

« C'était un choix conscient de trouver des joueurs plus rapides », affirme Babey. « Au hockey sur luge, c'est un peu différent, en ce sens que ce n'est pas tant une question d'âge; les performances dans ce sport sont davantage liées aux habiletés qu'à l'âge. »

En fin de compte, l'équipe a trouvé vitesse et habiletés auprès de quatre adolescents.

Âgé de 16 ans, James Dunn pratique le sport depuis quatre ans. Après avoir participé au camp des espoirs de la prochaine génération en mars 2016, Dunn était au sein de l'équipe nationale de développement sur luge du Canada un mois plus tard pour le Défi sportif AlterGo, une série de trois matchs contre les États-Unis.

Liam Hickey, âgé de 18 ans, a commencé à jouer au hockey sur luge à 10 ans. Joueur accompli de basketball en fauteuil roulant – il a représenté le Canada aux Jeux parapanaméricains de 2015 et aux Jeux paralympiques d'été de 2016 –, il a reçu sa première invitation à un camp de l'équipe nationale de hockey sur luge en août 2013.

Zach Savage, 16 ans, et Corbyn Smith 18 ans, qui jouent au hockey sur luge respectivement depuis 11 et 13 ans, ont chacun fait leurs débuts sur la scène nationale avec l'équipe de développement lors de deux séries de trois matchs contre les États-Unis au printemps 2015.

« L'âge devient certainement un facteur quand on les voit se promener dans leurs vêtements habituels », dit Babey en riant. Selon lui, les quatre joueurs ont peut-être été un peu intimidés au début du camp d'entraînement il y a quelques semaines, à Bridgewater, en Nouvelle-Écosse, mais avec le temps, ils ont tous fini par avoir l'air dans leur élément.

S'ils ont pu prendre leurs aises, c'est qu'ils sentaient qu'ils avaient leur place au sein de l'équipe.

« C'était un peu avant le camp de sélection en septembre dernier », raconte Smith, « où j'étais en train de jouer avec les gars et je me suis dit que j'étais capable de les suivre, que je n'étais pas si loin derrière eux. Ils m'ont fait sentir comme si je faisais partie de l'équipe, comme si j’étais un des leurs. »

Trouvent-ils l'expérience intimidante?

« Pas tellement », affirme Dunn. « C'est simplement plaisant d'être sur la glace avec [les vétérans] et d'apprendre de leur expérience au hockey sur luge. »

Les vétérans, quant à eux, aiment leur rôle de mentors, qui les ragaillardit tout en les obligeant à repousser leurs propres limites.

Selon Babey, les jeunes joueurs ont percé la formation cette année parce qu'ils sont en mesure d'aider l'équipe dès maintenant, mais ils ont tous de bonnes chances de faire partie de l'équipe à nouveau pour 2018.

« Ça aide à maintenir le niveau d'engagement et de motivation des vétérans, parce qu'ils veulent être de la partie eux aussi. Ça crée une saine compétition à même l'équipe », estime-t-il. « C'est un scénario où tout le monde est gagnant. Comme équipe, nous gagnons en vitesse et en habiletés, et, au sein du groupe, les joueurs doivent se battre à tous les matchs, à tous les entraînements, pour faire partie de la formation. C'est de bon augure pour le Canada dans l'année en cours et pour celle qui vient. »

Le sentiment de familiarité facilite aussi la mise en place d'une formation où 20 ans séparent les joueurs les plus âgés des joueurs les plus jeunes. Bon nombre des jeunes joueurs connaissent déjà au moins un vétéran.

Dunn a grandi en jouant au hockey debout. En 2012, sa jambe droite a été amputée après un diagnostic de cancer des os. C'est Tyler McGregor qui l'a initié au hockey sur luge.

Au printemps dernier, Savage a remporté une médaille d’or avec Équipe Alberta à la toute première édition du Championnat canadien de hockey sur luge. Et qui était son entraîneur? Steve Arsenault.

Lorsque Smith avait 12 ans, il a assisté aux Jeux paralympiques d'hiver de 2010 grâce à la Fondation Rêves d'enfants et il y a rencontré son joueur préféré, Brad Bowden.

« Nous étions assis dans le vestiaire il y a un an, et je lui ai demandé s'il se souvenait de l'enfant qu'il avait rencontré aux Jeux paralympiques », dit Smith. « C'est fou. Quand j'étais petit et que j'admirais tous ces joueurs, je n'aurais jamais pensé que je me trouverais ici un jour. »

Le quatuor de joueurs se connaissait déjà également. Tous sauf Hickey étaient au camp des espoirs de la prochaine génération, tandis que Dunn et Smith sont des coéquipiers au sein de l'équipe de hockey sur luge de l'Ontario depuis quelques saisons.

« J'aime jouer avec chacun d'eux », soutient Smith. « C'est un peu plus facile, parce que nous sommes tous jeunes et nous avons une chimie qui nous est propre. »

Cette chimie permet aussi différentes combinaisons sur la glace. Pendant le camp d'entraînement du mois dernier, les entraîneurs ont formé un « trio de jeunes », réunissant Smith, Savage et Dunn. L'équipe amorcera le Défi mondial de hockey sur luge avec les jeunes regroupés en paires : Smith et Hickey formeront un trio pivoté par le capitaine Greg Westlake, tandis que Dunn et Savage joueront aux côtés d'Antoine Lehoux, lui-même une recrue qui, à 23 ans, sera le doyen du trio.

Les quatre joueurs apportent énormément d'habiletés – et, évidemment, de vitesse – à l'équipe, mais relativement peu d'expérience dans les grands matchs. Babey ne se soucie aucunement de cet aspect.

« La seule façon qu'on peut s'améliorer, c'est en jouant », déclare-t-il. « Ils vont faire des erreurs – ça fait partie du processus pour grandir et acquérir de l'expérience. Parfois, il faut savoir prendre du recul – même si le désir de gagner un match aujourd'hui est grand, il faut faire jouer les jeunes pour qu'ils puissent être meilleurs demain. »

« À mon sens », dit Smith, « c'est simplement une question de tout donner et de faire de mon mieux chaque match. »

Et c'est là tout ce qu'un entraîneur souhaite – que les joueurs jouent comme ils en sont capables, de la façon qui leur a permis d'atteindre ce niveau initialement.

« Comme je le dis aux jeunes », dit Babey, « vous êtes ici parce que nous pensons que vous êtes suffisamment bons pour l'être. À vous de sauter sur la glace et de le prouver. Et je pense qu'ils le feront. »

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