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Spott Sous Les Projecteurs En Tant Qu’Entraîneur-Chef de L'Équipe Nationale Junior du Canada
WJC.009.12
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24 décembre 2012
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Lorsque l’eau chaude frappe Steve Spott en pleine figure, le côté de son cerveau qui contrôle le hockey s’active.

« Mes meilleures idées me viennent sous la douche », dit l’entraîneur de l’équipe nationale de hockey junior du Canada.

« Ma femme dit que je gaspille plus d’eau chaude que quiconque. Je prends une douche avant les entraînements. »

Mais tout le savon au monde ne peut enrayer un souvenir qui hante Spott.

Il était l’adjoint de Willie Desjardins quand le Canada a perdu le match pour la médaille d’or par la marque de 6-5 en prolongation aux mains des États-Unis en 2010.

Jordan Eberle avait marqué deux buts en fin de match en temps réglementaire pour niveler la marque à Saskatoon. Le pays hôte visait une sixième médaille d’or consécutive au tournoi, mais John Carlson a mis fin à ce rêve en marquant pour les Américains à 4 min 21 s.  

« Je revois le but de Carlson encore aujourd’hui, chaque jour », dit Spott. « Avoir l’occasion d’effacer ce souvenir est quelque chose que je suis impatient de faire. »

Le jour de son 44e anniversaire (18 mai), Spott a appris qu’il serait l’entraîneur du Canada au Championnat mondial junior 2013 de l’IIHF.

« Ce fut un cadeau très spécial », se souvient-il. « C’est quelque chose dont j’ai toujours voulu faire partie. »

Alors qu’il grandissait à Toronto, il a vu son ami d’enfance, Adam Graves, jouer au tournoi en 1988. Son neveu, l’avant Stephen Weiss des Panthers de la Floride, a aussi pris part au tournoi en 2002.

L’ancien joueur des rangs collégial et professionnel mineur a été promu d’entraîneur adjoint au poste d’entraîneur-chef des Rangers de Kitchener de la Ligue de hockey de l’Ontario (OHL) en 2008 quand Peter DeBoer a accepté un poste dans la LNH.

Le cheminement lent et constant de Spott comme entraîneur indique qu’il est un homme patient dans un milieu où tous sont empressés d’atteindre la LNH.

Il a passé 12 saisons comme adjoint de DeBoer avec Kitchener et les Whalers de Plymouth.

« Je crois en la loyauté », explique Spott. « Je ne serais pas dans cette situation sans Peter DeBoer. »

« Il m’a donné l’occasion de faire ce travail à temps plein. C’est un gars qui ne m’a jamais traité comme un adjoint. »

Les Rangers ont remporté la Coupe Memorial en 2003 et ils ont atteint la finale en 2008 avec DeBoer et Spott.

Spott a dû s’acquitter de plus de responsabilités à Kitchener pendant que DeBoer était entraîneur adjoint de l’équipe junior du Canada en 19.

DeBoer, qui est maintenant entraîneur-chef des Devils du New Jersey dans la LNH, dit qu’il se considère chanceux que Spott soit resté à ses côtés.

« Il a eu plusieurs occasions de partir et de devenir entraîneur-chef », dit DeBoer. « Plusieurs sont venus frapper à la porte au cours de ces 12 ans pour lui offrir un poste, et avec raison. 

« Je pense (qu’il y avait de la) loyauté, nous travaillions bien ensemble, nous étions à l’aise et j’aime penser que nous nous poussions à donner le meilleur de nous-mêmes. »

Les deux hommes sont encore régulièrement en contact.

« Il est habituellement le premier gars que j’appelle pour valider des idées et je crois que c’est réciproque », dit DeBoer.

Spott admet aspirer à la LNH comme tout entraîneur, joueur ou soigneur lié au jeu.

Mais il a pris le temps d’acquérir le plus d’expérience possible en entraînement avant de passer à l’étape suivante.

Il est resté à Kitchener, car Spott savait que la LNH embaucherait DeBoer tôt ou tard.

Il devait aussi prendre en considération sa femme Lisa, son fils Tyler et sa fille Emma.

« Mes enfants arrivaient à un âge où ils participaient à des programmes dans la collectivité et à l’école et ils avaient créé des amitiés », explique Spott.

« J’ai réalisé que Kitchener-Waterloo est un bel endroit où travailler, élever une famille et j’espérais que si Peter partait un jour, j’aurais l’occasion de rester ici.

« Je ne veux insulter personne, mais je ne déménagerai pas ailleurs pour laisser ma famille à la maison. Pour moi, cela ne vaut pas la peine. Ma famille est ce qu’il y a de plus important. »

La nomination de Spott comme entraîneur-chef de l’équipe junior était une progression naturelle.

En plus d’avoir été entraîneur adjoint en 2010, il a aussi été entraîneur-chef et deux fois entraîneur adjoint de l’équipe des moins de 18 ans du Canada.

Il a été entraîneur de l’Ontario au Défi mondial de hockey des moins de 17 ans et aux Jeux du Canada.

« Il a fait ses classes », dit DeBoer. « Il a bien fait les choses à tous les différents niveaux et il a pris toutes les bonnes décisions en cours de route.  

« Il ne verra rien ici qu’il n’aura pas vu auparavant. Quand vous possédez ce genre d’expérience, vous êtes calme, vous êtes préparé et vous prenez les bonnes décisions. »

Les Rangers ont présenté des fiches gagnantes à trois des quatre saisons depuis que Spott est devenu entraîneur-chef, dont deux saisons de plus de 40 victoires. La fiche de Spott en éliminatoires avec les Rangers est de 22-12.

« Il n’est pas du genre à venir vous taper dans le dos devant tout le monde », dit le défenseur des Rangers, Ryan Murphy qui a été choisi à l’équipe canadienne à sa troisième tentative.

« Il va vous faire savoir ce qu’il pense de votre jeu en fonction du temps de glace que vous aurez ou du temps passé en avantage numérique.

« Vous le saurez lorsqu’il n’est pas content, mais il est assez bon. Il sait quand vous faire des réprimandes et quand y allez doucement. »  

Grâce au lockout dans la LNH, le Canada a pu choisir les meilleurs joueurs de 19 ans au pays, incluant le centre Ryan Nugent-Hopkins des Oilers d’Edmonton.

Cela est de bon augure, mais Spott doit s’assurer que tous vont dans le même sens.

« Vous avez 23 personnalités différentes », dit-il. « Il faut vraiment mettre son égo de côté; nous le faisons comme entraîneurs, ils doivent le faire comme joueurs et céder un peu de temps de glace pour le bien collectif dans le but de gagner une médaille d’or. »

En plus d’être du genre à réfléchir sous la douche, Spott n’aime pas faire des expériences sur le plan culinaire.

« Il n’est pas la personne la plus intéressante à inviter à dîner, car s’il n’y a pas de viande et de pommes de terre en purée au menu, il n’est pas intéressé », dit DeBoer.

Spott refuse de goûter à la cuisine indienne, chinoise ou thaïlandaise.

« Je ne veux insulter aucune culture, mais ça ne se produira pas », dit-il en secouant la tête. « Une soupe ou une salade, de la viande et des pommes de terre comme plat principal et du sucré pour dessert… dans cet ordre-là. »


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